‹ Les Actes des ApôtresChapitre 204 sur 358 · FAT ΕΣ · texte numérisé non relu

FAT ΕΣ

ACTES DES APOTRES, vit, 2-4. NUS DOS

à es. 3. et il lui dit : Sors de ton pays et de ta ΠΑ et viens δὰ pays

que je te montrerai. 4. Alors, étant sorti du pays des Chaldéens, il habita

tique; or, il n’est pas prouvé qu’en plusieurs passages la lecon des Septante ne doive

pas être préférée à celle des Massorètes. Il y ἃ en outre toujours lieu d’être très réservé toutes les fois qu'on se trouve en face de divergences, provenant de chiffres ou .

de noms propres.

Passons aux détails. Étienne affirme qu'Abraham, habitant la Mésopotamie avant

d'habiter Harran, reçut de Dieu, tandis qu'il était encore dans la terre des Chaldéens, ἃ

Ur Kasdim, l’ordre de sortir de son pays et de sa famille et d’aller dans un pays qu'il lui montrera. Or, d’après la Genèse, x1, 31, Terach, père d'Abraham, prit son fils et

Lotbh, fils de Harran, et ils sortirent ensemble d'Ur Kasdim pour allerau pays de Chanaan.

Ils vinrent jusqu’à Harran, où ils habitèrent. C'est là, à Harran, que Dieu dit à Abraham : E

Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour aller dans le pays que je te

montrerai, Gen., χα, 1. D'après ce récit Dieu serait donc apparu à Abraham à Harran

et non avant qu’il habitât Harran, ainsi que le dit Étienne. De plus, d'après la Genèse,

à Harran, Dieu ordonne à Abraham de sortir de la maison de son père, tandis que d'après Étienne il lui ordonne de sortir de son pays et de sa famille, mais non dela

maison de son père, puisque celui-ci était mort, Ÿÿ 4 Cette divergence peut s'expliquer en supposant Ἐν Dieu donna à Abraham deux fois

l’ordre de quitter son pays et sa famille; une première fois à Ur Kasdim et une seconde

fois à Harran. La Genèse rapporte le deuxième ordre et les Actes le premier, mais que la Genèse ait connu ce premier ordre, cela ressort des paroles de Dieu à Abraham,

Gen., xv, 7 : Je suis Yahveh, qui t'ai fait sortir d'Ur Kasdim. Cf. Néhémie, 1x, 7% Philon, De Abr., n, 11, 16, dit nettement qu'Abraham, obéissant de nouveau à un oracle, fut envoyé à une seconde migration. D’après Wendt, la tradition scolaire juive

conclut de Gen., xv, 7, σα Abraham avait déjà eu à Ur une révélation concordant avec celle de Gen., χιι, 1.

Il est possible qu’il n’y ait eu qu’un ordre de Dieu à Abraham de quitter son pays et

qu'il ait été donné à Ur Kasdim. Le passage de la Genèse, x11, 4, peut être traduit :. Yahveh dit ou avait dit à Abram. « Nos verteremus plusquamperfecto Dixerat » Huuwerauer. Si l’on adopte cette seconde traduction, la Genèse parle d’un ordre qui ne fut pas donné à Harran, mais à Ur Kasdim. Josèphe, Ant. juives, I, 7,1, ne connaît

qu'un ordre donné à Abraham, et cela à Ur Kasdim.

Knabenbauer, après Hummelauer, remarque que les paroles de Dieu à Abraham : Sors

de ta terre, s'appliquent mieux à Ur qu'à Harran : ce dernier pays n’a été pour Abraham

qu'une demeure de passage, tandis que Ur était la terre de ses ancêtres. Mais on justifie ainsi le texte des Actes en abandonnant celui de la Genèse, à moins qu'au lieu 1.

de Dixit on ne lise Dixerat.

La divergence serait aplanie si l'on adoptait la leçon citée plus haut, d'après laquelle

il semblerait que l’ordre de Dieu a été donné à Harran, puisqu'il l’a été après la mort de … Terach, qui eut lieu dans cette ville. Elle justifie aussi l'expression ἐν τῇ Μεσοποταμία,

qui ne peut être dite de Ur puisque cette ville était en Chaldée.

En tout cas, la première révélation de Dieu à Abraham eut lieu en pays idolâtre, ἰῇ

constatation importañte pour ce qu'Etienne voulait démontrer, à savoir que Dieu .

pouvait être vu en dehors du Temple.

Ÿ 4) τότε, alors, après cet ordre de Dieu, ἐξελθὼν ëx γῆς Χαλδαίων, Abraham sortit de la terre des Chaldéens. Or, Υ 2, il est dit que Dieu apparut à Abraham, lorsqu'il était en Mésopotamie. La Chaldée est Le pays au sud de la Mésopotamie, et Ur doit être identifié

2 2 % f : sf x 2 ἐξελθὼν ἐκ γῆς Χαλδαίων χατῴχησεν ἐν Χαρράν. κἀχεῖθεν μετὰ τὸ ἀποθανεῖν τὸν μεῖς νῦν ἄατοι VLEÎTE" ὁ. χαὶ

οὐχ Edwxey αὐτῷ χληρονομίαν ἐν αὐτῇ οὐδ

; Sy) Ὁ τα EL ἐπ ἡγγεῦλατ ο δοῦναι αὐτῷ

6. ἐλάλησεν δὲ αὐτῷ ὁ Θεός" ὅτι ἔσται τὸ σπέρμα αὐτοῦ πάροιχον ἐν γὴ ἀλλοτρίᾳ, noi

avec Mugheir, sur la rive occidentale de l’Euphrate, à moitié chemin entre Babylone et le golfe Persique, par conséquent en dehors de la Mésopotamie, mais il est possible qu'Étienne ait pris ce terme dans un sens général et englobé Ia Chaldée dans la Méso- . potamie.

Et c'est de là, c’est-à-dire de Harran, après la mort de son père, que Dieu le fit passer dans la terre de Chanaan. Étienne affirme donc qu'Abraham ne quitta Harran qu'après la mort de son père. Mais d’après la Genèse, xr, 26, 32; xnr, 4, dit-on, Térach était encore vivant, quand son fils quitta Harran, puisque Abraham avait à ce moment septante

cinq ans et que, lors de sa naissance, son père Térach avait septante ans, Donc, lorsque

Abraham quitta Haran, Térach avait seulement cent quarante-cinq ans. Or d’après la

Genèse, χι, 32, Térach est mort à Harran à l’âge de deux cent cinq ans. Il auraït done vécu encore soixante ans après le départ de son fils Abraham. Le calcul serait juste si

Abraham était né certainement dans la soixante et dixième année de son père, maïs

rien ne le prouve. On le conjecture seulement d’après le texte de la Genèse, χι, 26 : Térach vécut soixante-dix ans, et il engendra Abram, Nachor et Aram. Mais il est | possible qu'Abraham ne soit pas le fils aîné de Térach et ne soït nommé ici le premier

qu'à cause de sa dignité de père du peuple juif; il existe d’autres passage de l'A. T. :

… Gen., xivim, 5, 20; Ex., v, 20; 1 Chron., 1, 28, où l'ordre de primogéniture n’est pas

observé. Ainsi, Gen., v, 82; 1x, 18, Japhet est mentionné le dernier parmi les fils de Noé et cependant d’après la Genèse, x, 21, il était l’aîné. D’après Lightfoot, Horae hebr. in loco, des écrivains juifs pensent qu'Abraham était le plus jeune fils de Térach, its si Abraham est le puiné, il serait difficile d'admettre que Térach l’a engendré soixante ans après Aram. I} faudrait qu’il l’eût engendré à l’âge de cent quarante-cinq ans, ce qui est pourtant possible en ce temps-là.

En fait, tous ces chiffres de la Genèse sont sujets à caution. D'après le Pentateuque

samaritain, Térach mourut à l’âge de cent quarante-cinq ans, l’année même où son fils

Abraham quitta Harran; Philon, de Migratione Abraham, p. 415, affirme aussi qu’Abra-

. ham partit d'Harran seulement après la mort de son père : τελευτήσαντος δὲ᾽ οὐτῷ τοῦ πατρὸς … ἐχεῖθε χαὶ Ex ταύτης [Χαρραν] μετανίσταται. On peut supposer encore que la tradition juive a

cru qu'Abraham était parti de Harran avant la mort de son père, parce que la mort de

celui-ci est rapportée dans la Genèse, x1, avant la mention du départ d'Abraham de la

ville de Harran.

μετὰ τὸ ἀποθανεῖν : μετά avec l'infinitif pour exprimer une proposition temporelle est fréquent dans Luc. On trouve des constructions analogues dans lhébreu, que les Septante ont traduites par μετὰ τό, Baruch, τ, 9, mais μετὰ τό avec l’infinitif se trouve quelquefois dans Hérodote, Platon, Démosthène, et plus souvent dans Polybe. Le sujet

de μετῴχισεν est 6 Θεός du ÿ 2; ce changement est facilement saisi par le lecteur. μετῴχισεν,

aoriste de μετοιχίζω, transitif, est ici seulement et au Υ 43. D a uerwxnsev, aoriste de

'μετοιχέω, émigrer, intransitif. La leçon est fautive ; ἃ ἃ traduit : intransmigravit eum, qui doit être de basse latinité. εἰς ἣν ὑμεῖς νῦν χατοιχεῖτε. Après κατοιχεῖτε DE Harkl (mg) Aug. ajoutent xat οἱ πατέρες ἡυῶν οἱ πρὸ ἡμῶν. B. Weiss fait remarquer que cette addition

demanderait χατῴχησαν ; elle était d’ailleurs bien inutile. εἰς ἥν au Heu de ἐν ἢ, Ranrrma-

cuer, p. 116. εἰς ἥν dans laquelle vous avez été introduits et vous demeurez. D'après

Winer, εἰς est assez souvent employé avec les verbes de repos, surtout avec ceux qui

etui sen à PE à δ a

Ἔν ΨΥ 0 ΘΠ ENST nus

τ ΕΜ SES ΣΡῊΨΟΣΨΜΡΕ ἘΡΕ ΕῚ

à Harran. Et de là, après que son père fut mort, [Dieu] le fit passer dans ce pays où vous-mêmes habitez maintenant. 5. Il ne lui donna aucun héritage dans ce [pays], pas même un pas de pied, mais 11 promit de 16 lui donner en possession, et à sa postérité après lui, quoiqu'il n’eût point d’enfant. 6. Or, Dieu parla ainsi : Sa postérité habitera dans une terre étrangère

sont construits avec μετά. Etienne dit : ὑμεῖς χατοιχεῖτε et non ἡμεῖς, parce qu'il était un Juif n'habitant pas la Palestine.

Ÿ 5} καὶ oùx ἔδωχεν κληρονομίαν ἐν αὐτῇ : Dieu ne donna à Abraham aucun héritage dans la terre de Chanaan pendant sa vie, mais il la lui promit pour sa postérité. Cf. Genèse, ΧΙ, 7; ΧΠῚ, 18; XVII, 8; XLVIN, 4. οὐδὲ βῆμα ποδὸς : βῆμα signifie pas, enjambée, estrade, marche d’un sanctuaire, d'où : pas même la place du pied, spatium quod planta pedis calcatur, Grimm. βῆμα ποδός devait être une expression proverbiale; elle paraît traduite littéralement de l’hébreu, Deur., mn, 5; 24. ἐπηγγείλατο δοῦναι αὐτῷ; Dieu promit à Abraham, Gen., xin1, 15, de donner la terre de Chanaan à lui, dans la personne de ses descendants : χαὶ est épexégétique et non copulatif. Le pays peut ainsi être dit appartenant à Abraham par reversion, εἰς κατάσχεσιν : xardoyeot signifie action de retenir, prise de possession. οὐχ ὄντος αὐτῷ téxvou : οὐ se construit avec tous les participes que l'on peut remplacer par une proposition subordonnée construite aux modes des propositions déclaratives, Currius, p. 645. La négation fait corps avec le verbe et est donnée comme niant le fait. οὐ est la forme attique; μή est préféré dans la langue hellénistique, Burrmanx, p. 351 Ce paradoxe d’Étienne fait ressortir la foi d'Abraham par l'opposition de οὐχ ἔδωχεν et de ἐπηγγείλατο; Dieu ne lui a rien donné; il a promis la possession de la terre de Chanaan à lui et à sa postérité, quoiqu'il n’eût pas d'enfant, qu’il fût vieux et que sa femme fût stérile; Cf. Rom., 1v, 18, 19. Abraham a eu foi aux promesses de Dieu : promesse de la possession de Canaan, alors qu'il n'avait pas de quoi y poser le pied; promesse de donner ce pays à sa postérité, alors qu’il n'avait point d'enfant.

Étienne fait ressortir que les promesses de Dieu à Abraham eurent lieu dans une terre païenne avant la loi de la circoncision, avant que la Loi ait été donnée à Moïse, que le Tabernacle ou le Temple aient été édifiés, ce qui établit sa thèse.

On a fait observer qu'Étienne affirme qu'Abraham ne posséda pas même la place où poser son pied dans la terre promise. C’est une façon de parler qui ne saurait prouver qu'il ignorait l'achat par Abraham du champ et de la caverne de Macpéla, Gen. ΧΧΠΙ, 46-18, puisque dans la suite du discours il en parle lui-même, vu, 16. Il reste vrai qu'Abraham n'eut, comme dit Étienne, dans cette terre aucun héritage. Un champ et un tombeau ne forment pas un héritage. D'ailleurs Abraham avait acheté cet emplacement pour son tombeau et ne l’avait pas recu de Dieu en don.

ÿ 6) δέ ne marque pas le contraste avec le fait qu'Abraham n’avait point d'enfant mais introduit ce qui suit. D'après Wendt il précise par ce qui suit ce qui a été dit précédemment. Le discours ici est indirect; au ÿ suivant il devient direct. ὅτι peut être le fait de l’orateur pour introduire les paroles suivantes, ou faire partie de la citation. Ce passage est emprunté aux Septante, Gen. xv, 13, avec quelques modifications. Le discours est direct; les mots ne sont pas dans le même ordre et quelquesuns sont modifiés et l’un est ajouté : Γινώσχων γνώσῃ ὅτι πάροιχον ἔσται τὸ σπέρμα σου ἐν γῇ οὐχ ἰδίᾳ, χαὶ κακώσουσιν αὐτὸ χαὶ δουλώσουσιν αὐτοῦς χαὶ ταπεινώσουσιν αὐτοὺς τετοαχόσια ἔτη.

δουλώσουσιν αὐτό : au lieu de αὐτό, Dd Vlg. Gig. ont αὐτοῦς, reproduisant les Septante. πάροικος signifie qui demeure auprès, qui loge chez quelqu'un, locataire, d'où étranger.

᾿ nd Y +

κρινῶ ἐγώ, εἶπεν ὁ Θεός, χαὶ μετὰ ταῦτα ἐξελεύσονται χαὶ λατρεύσουσίν ot ἐν τῷ V JS NS r 4 ᾽΄ 2 Y ὶ ἔδωχεν αὐτῷ διαθήχην περιτομῆς. χαὶ οὕτως ἐγέννησεν τὸν ᾿Ισαὰχ

τ τόπῳ τούτῳ. 8. χὰ Σ St Z LES TA DIS \ ἯΙ \ N202 \ 2 \ χαὶ περιέτεμεν αὐτὸν τῇ ἡμέρᾳ τῇ ὀγδόῃ, καὶ ᾿Ισαὰχ τὸν lauw6, χαὶ ᾿Ιαχὼῤ τοὺς

Harnack, Die Apostelg., p. 59, n. 1, fait remarquer que παροιχία et πάροικος n'ont pas

encore reçu dans les Actes une signification technique; ils y sont même rarement. On les trouve seulement dans le discours d’Étienne, vu, 6, 29 et dans celui de Paul

᾿ς Antioche de Pisidie. C'est une preuve de la haute antiquité relative des Actes, puisque

τ siècle : Cf. I Pr. 1, 17; II Pr. 1, 41.

xoù δουλώσουσιν Ἢ δουλόω, réduire en esclavage; χαὶ καχώσουσιν, de καχόω, maltraiter, opprimer : ces deux verbes sont transitifs. Le sujet de ces verbes est 168 hommes chez qui les Hébreux ont vécu, οἱ τῆς γῆς ἀλλοτρίας, ἔτη τριαχόσια. se rapporte à ἐν γῇ τ΄ ἀλλοτρίᾳ, c'est-à-dire pendant tout le temps du séjour des Hébreux en Égypte et non à ο΄ δουλώσουσιν et καχώσουσιν, le temps où ils furent persécutés. Le chiffre rond de 400 ans est donné ici comme dans la Genèse, xv, 13, tandis que dans l’Exode, xu, 40, le séjour des Hébreux en Égypte a été de 430 ans. La différence entre ces deux dates est peu importante. Mais dans l’épiître aux Galates, πι, 17, Paul affirme qu'entre la promesse de Dieu à Abraham et la promulgation de la loi mosaïque, il s’est écoulé 430 ans. Or, si nous déduisons 25 ans entre l’arrivée d'Abraham en Canaan et la naissance d’Isaac: 60 ans de la naissance d’Isaac à celle de Jacob; 130 ans de la naissance de Jacob à son arrivée en Égypte, nous arrivons à un total de 215 ans à déduire des 430 ans

τς aurait duré 215 et non 400 ou 430 ans. Cette divergence est étudiée par le P. Lagrange, Epiütre aux Galates, p. 80, en note. Les nombres ne sont pas les mêmes dans le texte τς massorétique et dans les Septante. « En mettant 430 ans entre la promesse faite à Abraτς hamet la Loi, Paul, dit le P. Lagrange, s’est référé à l’Exode, x, 40 s., d’après le . texte des Septante qui, pour atteindre ce nombre, bloque le séjour des patriarches en ἘΣ Canaan et le séjour des Hébreux en Égypte. Le texte massorétique, suivi par la Vulgate, ne parle que du séjour des Hébreux en Égypte, comme Gen. xv, 18 (avec le chiffre rond de 400 ans). Pour les Septante on peut citer le Pentateuque samaritain, le Targum du Pseudo-Jonathan, le livre des Jubilés, Pour le texte massorétique, Étienne, Act. vn, 6, Philon. Josèphe va tantôt avec les uns, tantôt avec les autres ». Les Juifs, au εὐππὴς d'Étienne, avaient donc deux manières différentes de compter la durée du séjour des Hébreux en Égypte. Étienne en a adopté une. Était-ce la bonne ? C’est impossible à dire.

SLR

ÿ 7) Le discours devenu direct est marqué par χρινῶ ἐγώ, ὁ Θεὸς εἶπεν. ἐγώ est emphatique; κρινῶ implique le jugement et l'exécution du jugement. Ce ÿ est une citation libre des Septante, Gen. xv, 14 : après ἐξελεύσονται au lieu de λατρεύσουσίν μοι il Υ a dans

les Septante ὧδε μετα ἀποσχευῆς πολλῆς, traduction de l’hébreu : et ils sortiront ensuite avec de grandes richesses.

Dieu défendra donc la cause des affligés et exercera sa vengeance envers ses ennemis. Et après qu'ils auront été vengés, ils viendront dans la terre promise à Abraham

et y honoreront Dieu. ἐάν, populaire au lieu de l’attique ἄν, leçon de B D. δουλευσώσιν, leçon de RBEH P, σὶρ ἁ au subjonctif aoriste est, à cause de ἐάν, plus régulier que δουλεύσουσιν, leçon de À C D 26 96 Sah. Ir. au futur indicatif d'éventuatité.

Après oo les paroles de Dieu sont empruntées à Exode, nr, 12, mais très libre-

ces mots étaient devenus des termes techniques dans l'Église avant la fin du premier

indiqués par l’Apôtre : 430 — 215 — 215 ans. Donc le séjour en Égypte des Hébreux

STE EC PPS

Page 1