‹ Les Actes des ApôtresChapitre 205 sur 358 · PUS MERE · texte numérisé non relu

PUS MERE

et on l’asservira et on la maltraitera quatre cents ans. 7. Et la nation, à laquelle 115 seront asservis, moi je la jugerai, dit Dieu, et après cela ils sortiront et ils m’adoreront dans ce lieu. 8. Et [Dieu] lui donna un pacte de circoncision et ainsi il [Abraham] engendra Isaac et le circoncit le huitième Jour, et Isaac Jacob, et Jacob les douze patriarches. 9. Et les

ment. C'est Dieu qui parle à Moïse sur le mont Horeb et lui dit : καὶ λατρεύσετε τῷ θεῷ ἐν τῷ ὄρει τούτῳ. Étienne a transporté à Abraham la parole de Dieu à Moïse et ἃ changé ἐν τῷ ὄρει par ἐν τῷ τόπῳ τούτῳ, mieux adapté à son discours. C’est donc en Canaan que Dieu sera adoré, mais 400 ans après que Dieu a parlé à Abraham. Et pourtant pendant tout ce temps-là Dieu a été adoré et servi : cette adoration n’était donc pas restreinte à un lieu particulier, ce qu'Étienne voulait démontrer.

Ÿ 8) καὶ ἔδωχεν αὐτῷ διαθήχην περιτομῆς, La circoncision est un don de Dieu. διαθήχη περιτομῆς, génitif d'appropriation : un pacte par circoncision ; Gen. x, 10, 12. Le pacte est sanctionné par la circoncision, qui en est le signe visible et distinctif, cf. Rom, IV, 11, σημεῖον περιτομῆς, Ce pacte de circoncision est la disposition établie par Dieu pour être le gage, le sceau de sa protection envers Israël. διαθήχη, disposition, arrangement, ordonnance, testament, convention entre deux parties ; cf. 1, 25. Il est employé ici au sens de pacte, lien entre Dieu et Israël, faisant ressortir que la fidélité d'Israël était la condition pour la perpétuité de la faveur de Dieu envers les descendants d'Abraham. διαθήκη est employé au lieu de συνθήχη qui impliquerait l'égalité des deux contractants.

καὶ οὕτως, rebus ita confectis; Abraham étant ainsi établi dans l'alliance de Dieu. οὕτως pourrait aussi être traduit par alors. ἐγέννησεν, Abraham engendra Isaac : changement de sujet assez dur. τῇ ἡμέρᾳ τῇ 6yd6n, au locatif, Gen, xx1, 4. καὶ ᾿Ισαὰχ τὸν Ἰαχώδ : il faut compléter la phrase : Isaac engendra et circoncit Jacob. χαὶ Ἰαχὼδ τοῦς δώδεχα πατριάρχας : même complément. πατριάρχας : les douze fils de Jacob sont honorés du nom de patriarches, parce qu’ils sont les chefs, ἄρχοντες des douze tribus, πατριαί, d'Israël. Encore ici, Étienne insiste sur le fait que l’accomplissement des promesses de Dieu n’est pas attaché à un lieu, n’en dépend pas.

ÿ 9) Sur l’histoire de Joseph, cf. Gen. xxxvir, 2-36; xxxix, 1- τ, 26. Étienne rapporte les principaux événements de la vie de Joseph, à cause de leur intérêt pour les Juifs et aussi parce que sur divers points le sort de Joseph rappelle celui de Jésus. Joseph haï, persécuté, devint le sauveur de sa famille : de même, Jésus souffrant, mis à mort, a été le sauveur du genre humain.

ζηλώσαντες, participe aor. de ζηλόω, porter envie, et aussi ambitionner, avoir du zèle; il est aussi employé au sens péjoratif, Act. xvn, 5; 1 Cor. x, ἃ et dans les écrivains classiques. Aemulantes, envier, porter envie, de la Vulgate rend bien le sens. ζηλώσαντες peut-être employé au sens intransitif ou au sens transitif, comme ici, où il gouverne τὸν Ἰωσήφ. Le rappel que fait Étienne de la jalousie des patriarches envers Joseph et leur crime envers lui est probablement une allusion à l’hostilité des chefs des Juifs envers Jésus, qui, lui aussi, fut livré par ses frères.

ἀπέδοντο, aoriste moyen de ἀποδίδωμι, donner à qui de droit; au moyen; vendre. εἰς Αἴγυπτον, sous-entendu : le vendirent pour être emmené en Egypte. Au lieu de vendiderunt, Vlg, a traduit : distraxerunt. ὁ Θεὸς μετ᾽ αὐτοῦ : expression empruntée à Gen. ΧΧΧΙΧ, 2, 21, 28, Cf. Luc. 1, 28. Dieu était avec Joseph, bien qu'il fût en terre étrangère : constatation démontrative pour Etienne.

Es É εν 3 , «3

Αἰγυπτον᾽ nat ἦν ὁ Θεὸς μετ᾽ αὐτοῦ, 10. vai ξξείλατο αὐτὸν 2x πασῶν θλίψεων αὐτοῦ, χαὶ ἔδωχεν αὐτῷ χάριν χοὶ σοφίαν ξναντίον Φαραὼ βασιλέως Αἰγύπτου, καὶ κατέστησε A ds A = 3 à) x ?

αὐτὸν ἡγούμενον ἐπ᾿ Αἴγυπτον χαὶ ἐφ᾽ ὅλον τὸν οἶχον αὐτοῦ. 11, ἦλθεν δὲ λιμὸς ἐφ .“ πο ΚοΥ Αἵ \ NX NE von Κη ὌΝ !. dl 3 el 2 3 ς ὅλην τὴν Δἴγυπτον καὶ Χαναὰν χαὶ θλίψις meyaAn, καὶ οὐχ ηὕρισχον χορτάσματα οἱ "Ἂς < 2 Ζ N

Ÿ 10) χαὶ ἐξείλατο, aoriste moyen de ἐξαιρέω, signifiant à l’actif enlever, exclure, détruire et au moyen, ôter, enlever, écarter, éloigner; les deux voix sont employées dans le . même sens; ici et Gen. xxn, 11; Act. χα, xxvi, 17, le verbe est au moyen avec le sens de l'actif et du moyen. τῶν θλίψεων, de θλίψις, pression, oppression, ou en général tribulation. — ἔδωχεν αὐτῷ χάριν χαὶ σοφίαν : Dieu donna à Joseph, χάριν, la grâce, la faveur auprès du τοὶ, καὶ σοφίαν et la sagesse qui lui fit mériter la faveur du roi. On peut voir ici un hendyadis χάριν καὶ σοφίαν, la grâce de la sagesse, la grâce obtenue par 88 sagesse. Joseph avait obtenu la faveur du roi parce que par sa sagesse, son intelligence il avait su expliquer les songes du roi et plus tard prendre les mesures nécessaires pour obvier à la disette.

Φαραώ : Pharaon est le nom donné dans la Bible à tous les rois d'Égypte, comme au temps des rois grecs, ils seront appelés Ptolémée. IL a dû être primitivement un terme signifiant roi et nous en trouvons des traces dans la langue populaire. Mais l'expression, Pharaon, roi d'Égypte, montre qu'on devait employer dans la Bible ce terme comme un nom propre. βασιλέως Αἰγύπτου, sans l’article est un hébraïsme, Wiver-

- ScxmiepeL, p. 185. En se servant du titre générique de Pharaon on est en accord avec

les usages égyptiens du temps; les papyrus ne parlent pas autrement. « Ce fut surtout

δὰ temps des Ramsès, quand le peuple d'Israël était prisonnier en Égypte, que ces

mots per &a (Pharaon) servirent à dénommer le roi du Delta et de la Thébaïde. » Lorsque nous donnons aujourd'hui à Ramsès le nom de Pharaon, nous employons l'expression même dont se servaient ses contemporains pour le désigner. » Lorer, l'Égypte au temps des Pharaons, 1889, p. 18.

χαὶ κατέστησεν : le sujet est changé; c'était d'abord ὃ Θεός, maintenant, c'est Φαραῶ. ἡγούμενον, participe présent de ἡγέομαι, conduire, commander comme gouverneur d’un pays, diriger comme chef; il a pu être employé ici pour ἡγεμόνα, conducteur, chef. ὡς peut être sous-entendu : Pharaon établit Joseph comme gouverneur,

Nous avons ici une attestation de la valeur historique du récit biblique sur Joseph et son élévation au pouvoir, Gen. χει, 37-47; il est certain qu’au temps d’'Étienne tous l'admettaient. De nos jours même, les quelques critiques qui ont mis en doute la valeur absolue de ce récit croient cependant qu’il y ἃ à sa base des faits histo-

riques qui ont été idéalisés par les prophètes hébreux.

Ÿ 11) οὐχ ηὕρισχον χορτάσματα οἱ mapépes ἡμῶν : le sujet est changé. χόρτασμα signifie fourrage dans la langue classique; χορτάζω signifie engraisser avec du fourrage, Or, le manque de fourrage était désastreux pour un peuple pasteur comme les Hébreux. Dans la langue hellénistique χόρτασμᾳ signifie aussi nourriture pour les hommes. La Vulgate ἃ traduit par cibos, e p par frumentum, ἃ par utensilia, mais Gigas par pabula. Il est peut-être employé ici dans les deux sens.

. 12) σιτία dérive de σῖτος, blé et signifie vivres, aliments, principalement faits avec du blé. HP Chrys. Vlg ont σῖτα, pluriel de σῖτος. Les Septante, Gen. xLn, 2, ont ὅτι ἐστιν σῖτος, Luc emploie la construction littéraire,

patriarches, portant τῆνος à Joseph, le vendirent pour l'Égypte, mais Dieu était avec lui, 10. et il le délivra de toutes ses tribulations et il lui donna faveur et sagesse devant Pharaon, roi d'Égypte, qui l'établit chef sur l'Égypte et sur toute sa maison. 41. Or, il arriva une famine sur toute l'Égypte et sur Chanaan et une grande détresse, et nos pères ne. trouvaient point de vivres. 12. Mais Jacob ayant appris qu'il y avait des vivres en Égypte [y] envoya nos pères une première fois. 13. Et la seconde fois Joseph fut reconnu par (se fit reconnaître à) ses frères et la famille (l’origine) de Joseph fut manifestée à Pharaon. 14. Et Joseph envoya

ὄντα σιτία. Lorsque ἀκούειν signifie apprendre, connaître, savoir par oui-dire une chose qui existe réellement, un fait, il prend après lui la proposition participe au style indirect, Goopwin. ὄντα au participe, au lieu de l'infinitif, indique done que l’existence, en Égypte, de ces blés était indubitable. εἰς Αἴγυπτον : d’après Wendit, εἰς Αἴγυπτον doit être rattaché à ἐξαπέστειλεν et non à ὄντα; s’il est placé avant le verbe, c’est pour marquer le lieu où sont les aliments. Dans ce cas εἰς Αἴγωπτον, leçon de RABCGE 40 doit être préférée à ἐν Αἰγύπτῳ leçon de D H P Vig 614, qui doit provenir des Septante. τὸ πρῶτον, au lieu de l’attique τὸ πράτερον, la première fois, en opposition avec ἐν τῷ δευτέρῳ, la seconde fois. ÿ 13. ἐξαπέστειλεν, aoriste de ἐξαποστέλλω, hellénistique.

Ÿ 43) ἐν τῷ δευτέρῳ : ἐν est employé au sens temporel. ἐγνωρίσθη, leçon de AB au lieu de ἀνεγνωρίσθη leçon de KDCHP qui a le même sens que le premier. γνωρίζω gouverne le datif et laccusatif, τινα τι, J oseph fut reconnu par ses frères auxquels il déclara son

nom, Gen. xLv, 3. Il n’est pas nécessaire de donner au verbe le sens réfléchi : il se fit connaître par ses frères, bien que la Genèse, xzv, 1, l'indique. xat φανερὸν ἐγένετο : Luc aime les composés avec γίνομαι, τὸ γένος, la race, plus général que συγγένεια. Étienne n'a pas voulu dire que Pharaon connut alors que Joseph était un hébreu; il le savait déjà, Gen. χει, 12, ou que sa famille lui fut présentée; cette présentation n'eut lieu que plus tard, Gen. xivi, 2. En fait, par l’arrivée des frères de Joseph on connut sa famille en ce sens qu’elle fut mise en évidence. Cf. Gen., xLv, 3 58. |

Ÿ 14) ἀπεστείλας μετεχαλέσατο : légèrement pléonastique; ayant envoyé il appela à soi. μετεχαλέσατα : 4 fois dans les Actes et nulle part dans le N. T.; äoriste moyen de ustaxakéw, appeler, faire venir; au moyen, appeler à soi, mander. Attique : μεταπέμπεσθαὶ, πᾶσαν τὴν συγγένειαν, toute sa parenté. ἐν ψυχαῖς : ἐν, hébraïsme pour 5, consistant en 75 personnes. On a dans les papyrus des exemples de l'emploi de ἐν dans ce sens : ἔσχες τὴν πρώτην δόσιν ἐν δραχμαῖς τεσσαράχοντα, Ο. P. 724, ne siècle avant J.-C. Cf. Μοῦμτον, Gram. of Ν. T. Greek, p. 103. "

ψυχαῖς ἑδδομήκοντα πέντε : 75 personnes; ψυχή, âme est employé dans le sens de personne, individu. Le texte hébreu et les Septante, Deut. x, 22, disent que la famille de Jacob était composée de 70 personnes. Même nombre dans Exode, 1, 5; Gen. xLvi, 27, dans le texte hébreu, mais les Septante comptent dans ces textes 75 personnes. La différence provient du nombre de personnes ajoutées aux 66 qui vinrent en Égypte avecJacob sans compter Les femmes des fils de Jacob : 16 total était de 70, Gen. xzvr, 26. Les Septante ajoutent aux 66 personnes de la famille de Jacob, 9 fils de Joseph, nés en Égypte, en tout 75 personnes. Toutes ces combinaisons de chiffres sont sujettes à caution; il est inutile d’ essayer de les justifier dans le détail. Étienne, qui cite la Bible d’après les Septante, a suivi cette version. Josèphe cite le texte hébreu. Philon donne les deux nombres. Étienne a cité ce petit nombre des personnes venues en Égypte pour

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212 ACTES DES APOTRES, Vi, 14-18. .

λέσατο Ἰαχὼό τὸν πατέρα αὐτοῦ χαὶ πᾶσαν τὴν συγγένειαν ἐν ψυχαῖς ἑόδομήχοντα πέντε. 15. χαὶ χατέθη ᾿Ιαχὼῤ εἰς Αἴγυπτον, nat ἐτελεύτησεν αὐτὸς χαὶ οἱ πατέρες ἡμῶν, 16. χαὶ μετετέθησαν εἰς Συχὲμ, χαὶ ἐτέθησαν ἐν τῷ μνήματι © ὠνήσατο ᾿Αὐραὰμ, τιμιῆὴς ἀργυρίου παρὰ τῶν υἱῶν ᾿Εἰμμὼρ ἐν Συχέμ. 17. χαθὼς δὲ ἤγγιζεν ὁ χρόνος τῆς ἐπαγγελίας ἧς ὡμολόγησεν ὁ Θεὸς τῷ ᾿Αὐραάμ,, ηὔξησεν ὁ λαὸς nai ἐπληθύνθη ἐν Αἰγύπτῳ, 18. ἄχρι οὗ ἀνέστη βασιλεὺς ἕτερος ἐπ᾿ Αἴγυπτον, ὃς οὐχ ἤδει τὸν Ἰωσήφ.

faire ressortir combien était peu nombreuse la famille de Jacob par rapport à ce qu’elle fut plus tard. C’est l’idée exprimée par Deut. x, 22 : « Tes pères descendirent en Égypte au nombre de 70 personnes ; et maintenant l'Éternel, ton Dieu, a fait de toi une multitude pareille aux étoiles des cieux. » Sur ce passage du discours d’Étienne on lira avec fruit un article de la Repue biblique, 1905, p. 284 ss.

Ÿ 15) ἐτελεύτησεν αὐτός : le verbe est au singulier, s’accordant avec le premier sujet αὐτός. οἱ πατέρες ἣμῶν, nos pères, c’est-à-dire les patriarches.

Υ 16) Ce ÿ présente deux divergences avec le texte hébreu de l'A. T. D’après Étienne, Jacob et les patriarches furent transportés à Sichem, où ils ont été inhumés. Or, d’après la Genèse, 1, 13, Jacob fut enterré dans la caverne du champ de Macpéla, qu’Abraham avait achetée d'Éphron, le Hittite. Le Deutéronome, xxiv, 32, dit bien que les os de Joseph furent enterrés à Sichem, dans la portion du champ que Jacob avait achetée des fils de Hémmor, père de Sichem. Maïs il n’est rien dit du lieu de sépulture des autres patriarches. La tradition juive est silencieuse aussi sur leur inhumation à

Sichem. D'après Josèphe, Ant. juives, 11, 8, 2, leurs corps ont été enterrés à Hébron. Jérôme, racontant les voyages de Paula en Palestine, dit qu’elle arriva à Sichem et que là elle vit les tombeaux des douze patriarches, Ep. 86. Il est probable en effet que les autres patriarches ont été enterrés avec Joseph, à Sichem. Quant au lieu d’inhumation de Jacob, il est possible qu'Étienne n'y fasse pas allusion, μετετέθησαν peut avoir pour sujet ot πατέρες seulement, à l'exclusion de αὐτός. Cette construction est possible, surtout si nous considérons que nous n'avons ici qu’un discours prononcé au milieu de l’effervescence des auditeurs et reproduit probablement dans ses parties importantes seulement. :

Une seconde divergence est presque inextricable. D’après Etienne, les patriarches furent inhumés dans le sépulcre qu'Abraham avait acheté des fils de Hemmor, à Sichem, D'après la Genèse, xxx, 19, c'est Jacob qui avait acheté des fils de Hemmor une partie du champ, où il avait dressé sa tente; il n’est pas dit que ce fut pour une sépulture. C’est Abraham qui avait acheté un champ et une caverne pour sa sépulture, mais il les avait achetés de Ephron, le Héthéen, à Macpéla vis-à-vis de Mamré, Gen. χχπὶ, 17. Pour résoudre la difficulté il suffirait de retrancher ᾿Αδραάμ après ὠνήσατο et alors de traduire : le sépulcre qu’on acheta, ou bien en lisant : ὃ ὠνήσατο, le sépulcre qui fut acheté. Mais l'addition doit être très ancienne, car on la retrouve dans tous les manuscrits. On ἃ supposé aussi qu'Abraham avait acheté un champ à Sichem, car, Gen. xn, 6, 7, il est raconté qu'Abraham a élevé un autel à Sichem. Mais il n’a pu bâtir un autel sans en posséder l'emplacement. Tout cela est vague et concorde à peine. Enfin, il est possible que le nom d'Abraham ait été substitué à celui de Jacob; car il était le seul, dont il est dit, dans la Genèse, qu'il ait acheté un tombeau. Nous ne serions pas étonné qu'il y ait ici une confusion de plusieurs textes, qui doit remonter très haut, sinon à Étienne, peut-être à ceux qui ont résumé son discours. La tradition rapportait que Joseph et ses frères avaient été enterrés à Sichem; la Genèse disait que Jacob avait acheté à Sichem un champ de Hemmor, père de Sichem, et, en outre,

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