‹ Les Actes des ApôtresChapitre 209 sur 358 · PRES · texte numérisé non relu

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dans les deux sens. On le trouve dans les écrivains médicaux et dans Plutarque. .

ἐπισχέψασθαι τοὺς ἀδελφοὺς αὐτοῦ : cette proposition infinitive sert de sujet logique au verbe impersonnel, &vé6n. ἀδελφοὺς αὐτοῦ : bien que vivant dans le palais de Pharaon et de la vie des Égyptiens, Moïse savait qu’il était hébreu et il n'oubliait pas ses frères. Il avait vécu jusqu'alors loin d'eux, mais il voulut leur montrer sa sympathie et leur venir en aide. ἐπισχέπτομαι signifie aussi porter son secours à quelqu'un.

Ÿ 24) ἀδιχούμενον, participe prés. passif de ἀδικέω, être injuste, se rendre coupable, faire tort à; au passif. celui à qui on a fait du tort. D’après Æxode, τι, 11, l'Égyptien frappait l’Israélite. Après ἀδικούμενον D Εἰ Harkl. ajoutent ἐκ τοῦ γένους αὐτοῦς, quelqu'un de sa race; on a complété le texte d’après l'Exode. ἠμύνατο, aor. moyen de ἀμύνω, repousser, écarter, détourner de quelqu'un une attaque, défendre, prêter assistance à quelqu'un ; le sens demandait seulement l'actif, ἤμυνε, opem tulit, vindicavit eum, Vlg, Gig. Au moyen, il signifie écarter de soi, mais aussi rendre la pareille, venger, ce qui justifierait l'emploi du moyen. Radermacher, p. 119, relève dans la Κοινή l’incertitude dans l’emploi du moyen. Philon, de Vita Mosis, I, 40, dit de Moïse : Mr” ἀμύνεσθαι τοὺς ἀδιχοῦντας μήτε βοηθεῖν τοῖς ἀδιχουμένοις ἱκανὸς Gv. Certe vocabulum ex elegantiore lingua assumptum, BLass. ἐποίησεν ἐχδίχησιν, faire, commettre une vengeance, une punition; cf. Ze. xvunt, 7, 8; Rom., x, 19, etc. Poye, 111, 8, 10. ἐχδίχησιν ποιεῖσθαι : expression fréquente dans les Septante. L’agresseur n’est nommé qu’à la fin de la phrase; c’est donc une construction ad sensum. χαταπονουμένῳ, part. prés. passif de χαταπονέω, hellénistique, fatiguer, épuiser, vaincre, abattre. Le participe présent indique que le secours vint à temps pour détourner les coups. πατάξας, battre, frapper; ici, il signifie tuer. τὸν Αἰγύπτιον : l'article est justifié par ce fait que les auditeurs d'Étienne savaient qu'il s'agissait là d’un Égyptien. D ajoute καὶ ἔκρυψεν αὐτὸν ἐν τῇ ἄμμω; le texte est complété d’après Ex. 11, 12.

Saint Augustin se demande si Moïse avait le droit d’agir ainsi : Reperio non debuisse hominem ab illo qui nullam ordinatam potestatem gerebat, quamvis injuriosum et improbum, occidi, Contra Faustum, 22, 70. Mais plus tard il conclut que Moïse, divinement averti, eut le droit d'accomplir cet acte, Quaest. in Hept. 2, 2.

ἡ 25) Moïse pensait que le fait d'avoir sauvé un Israélite des mains d’un Égyptien ferait comprendre à son peuple qu'il devait être son libérateur, Celui-ci aurait dû juger que l’heure de sa délivrance était arrivée.

218 ACTES DÉS APOTRES, vit, 25-30.

pubey δὲ συνιέναι τοὺς ἀδελφοὺς ὅτι ὁ Θεὸς διὰ χϑιρὸς αὐτοῦ δίδωσιν σωτηρίαν αὑτοῖς oi δὲ οὐ συνῆχαν. 20, τῇ τε ἐπιούσῃ ἡμέρᾳ ὥφθη αὐτοῖς μαχομένοις, ai συνήλλασσεν αὐτοὺς εἰς εἰρήνην εἰπών ἄνδρες, ἀδελφοί ἐστε΄ ἵνα τί ἀδιχεῖτε ἀλλήλους; 27. ὁ δὲ

29 ἜΝ μ CEE" DE D CAE 5) VS τ

20, ἔφυγεν δὲ Μωυσῆς ἐν τῷ λόγῳ τούτῳ, nat ἐγένετο πάροιχος ἐν γὙὴ δίαδιάμ,, οὗ 1 de ἧς 1 Fe) ds i Lee

ἐνόμιζεν δέ : imparfait inchoatif; l’idée, née dans la pensée de Moïse, n’a pas été réalisée. Ce verbe est fréquemment employé par Luc. Nous avons là une conjecture d'Étienne, car on ne voit pas dans l’Exode que Moïse ait eu cette pensée ou cette espérance. συνιέναι, infinitif présent de συνίημι, approcher, comprendre, avoir conscience ; à l’infinitif, après un verbe exprimant une conception de l'esprit. — ὃ Θεὸς δίδωσιν σωτηptav : Moïse pensait que par cet acte les Hébreux comprendraient que Dieu leur donnait la délivrance : cet acte était l’aube de leur délivrance. δίδωσιν : ce verbe au pré-

sent indique l'offre d’un don qui n’a 0895 été accepté, faute de confiance, RENDALL.

Josèphe, Ant. jud. II, 9, 2, 8, rapporte qu’une promesse fut faite par Dieu au père de Moïse que son fils délivrerait son peuple. Étienne s’est Pot être rappelé cette pre phétie. διὰ χειρὸς αὐτοῦ : hébraïsme, 1192; Cf. πι, 23. οἱ δὲ où συνῆκαν, parfait de συνίημι; expression, saisissante par sa concision, qui prépare la conclusion, ÿ 5).

Étienne fait allusion ici à la similitude de la situation entre Jésus et Moïse. De même que Moïse fut méconnu par ses frères qui ne comprirent pas qu'il devait les délivrer; ainsi, Jésus fut rejeté par ses compatriotes qui ne voulurent pas reconnaître en lui

le Messie, sauveur d'Israël.

Ÿ 26) Cf. Ex. 11, 13, 14. τῇ ἐπιούσῃ ἡμέρᾳ, datif de temps. ὥφθη, il fut vu; il apparut à l’improviste. Supervenit potius quam apparuit, BLass. Après μαχομένοις, se battant, combattant, D ajoute εἶδεν αὐτοὺς ἀδικοῦντας, qu'il faut compléter par ἀλλήλους ; cette addition est un doublet de ὥφθη αὐτοῖς μαχομένοις. συνήλλασσεν, imparf. de συναλλάσσω, échanger, concilier, unir; Vlg. reconciliabat eos in pace. Littéralement, il les conciliait ensemble pour, vers, εἰς, la paix. C’est un imparfait de conatu, marquant une action commencée dans le passé mais non accomplie, Brass, Desrunner, 326. Moïse faisait effort pour les réconcilier. AE P Chyrs. ont σνήλασεν, aor. de συνελαύνω, contraindre, pousser; donc Moïse les contraignit à la paix, expression difficile à comprendré. ἀδελφοί ἐστε : Vous êtes frères, étant de la même nation. Par ces mots, inconnus à VExode, Moïse fait ressortir la plus grande gravité de cette action. La communauté de souffrance aurait dû cimenter leur union fraternelle; cette simple appellation aurait dû suffire à réconcilier les combattants. Au lieu de ἄνδρες ἀδελφοί ἐστε, D spécifie le fait : τί ποιεῖτε, ἄνδρες ἀδελφοί. ἵνα τί; Cf. 1v, 25.

ÿ 27) Étienne a modifié et complété le texte biblique, Ex. 11, 14. ἀπώσατο, hellénistique pour l’attique ἀπεώσατο. Aoriste moyen de ἀπωθέω, au moyen, repousser, loin de soi, écarter de soi; c’est une addition à l’Exode, 11, 14. « C’est dans le même esprit que les Juifs paraissent avoir dit contre le Christ : Nous n'avons pas de roi, si ce n'est César. Telle était la coutume dés Juifs de témoigner leur reconnaissance à ceux qui leur faisaient du bien », Carysosroms, Mom. xvi. τίς σὲ χατέστησεν ἄρχοντα ai διχαστὴν ἐφ ‘uv est reproduit littéralement de Ex. u, 18.

Υ 28) Citation littérale de Æxa, 14. ἀνελεῖν signifie ici tuer, comme d'ordinaire, dans Luc. Ἶ

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