‹ Les Actes des ApôtresChapitre 211 sur 358 · PETER ER · texte numérisé non relu

PETER ER

FR EN MEN Ὑ VE RARE ET à

τοῦ ὄρους Σινὰ ἄγγελος ἐν φλογὶ πυρὸς βάτου. 91. ὁ δὲ Μωύσῆς ἰδὼν ἐθαύμασεν τὸ er - , \ SLT δὲ Lapin ‘ PES VS D Le < papa προσερχομένου δὲ αὐτοῦ χατανοῆσαι ἐγένετο φωνὴ Κυρίου" 32, ᾿γὼ ὁ Θεὸς ce » e ΝΥ ᾽ \ 1 L) w τ ? [4 LA οἷ f τῶν πατέρων σου, ὁ Θεὸς ᾿Αόραὰψμ. χαὶ ᾿Ισαὰχ wat ᾿Ιαχώῤ. ἔντρομος δὲ γενόμενος Moüoñç οὐχ ἐτόλμα κατανοῆσαι. 88. εἶπεν δὲ αὐτῷ ὁ ἸΚύριος᾽ λῦσον τὸ ὑπόδημα τῶν -“ ue εἶ ! REZ ἌΣ τ Ὁ , A LA ι , με ποδῶν σου ὁ γὰρ τόπος ἐφ᾽ ᾧ ἕστηχας γῇ ἁγία ἐστίν. 84. ἰδὼν εἶδον τὴν χάχωσιν τοῦ

λαοῦ mou τοῦ ἐν Αἰγύπτῳ, nai τοῦ στεναγμοῦ αὐτῶν ἤχουσα, χαὶ χατέῤδην ἐξελέσθαι

tradition, Beresh. Rabb. f. 115, 3. Dans l’Exode le récit est plus détaillé. Le texte manuscrit des Actes offre divérses variantes dont le but a été de le conformer à celui de l'Exode. Dans D le récit débute ainsi : χαὶ μετὰ ταῦτα πλησθέντων αὐτῷ.

ἐν τῇ ἐρήμῳ τοῦ ὄρους Σινᾶ. La seconde apparition de Dieu eut lieu dans le désert, loin de la terre promise. Σινᾶ, au gén., nom indéclinable. Josèphe a τὸ Σιναῖον ou τὸ Etvaioy ὄρος. D’après l’Exode, 11, 2, l'ange apparut à Moïse sur le mont Horeb; ici, c'est dans le désert du mont Sinaï. Il y a divergence, maïs non contradiction. Dans le N. T..et dans Josèphe il n’est jamais parlé que du mont Sinaï. Dans le Pentateuque, Sina et Horeb sont interchangeables. Quel est celui des deux qui est le nom de la chaîne de montagne et celui du mont? D'après Robinson, Horeb serait le nom général de la chaîne, et Sinaï le mont sur lequel la Loi a été donnée. D’après Felten, la chaîne tout entière porterait le nom de Sinaï et le sommet central serait le Sinaï proprement dit. Le mont Horeb serait le sommet septentrional de la chaîne.

. ὥφθη ἄγγελος : D'EH P Pesch. Harkl. Chrys. ajoutent Κυρίου, comme Ex. πι, 2. Cet ange ou ce messager faisait fonction de Dieu, en ce sens qu’il était son représentant : Est enim communis et vera doctrina 5. Thomae et scholasticorum apparitiones illas factas esse per angelum personam Dei gerentem, cui doctrinae suffragium fert apostolus, Gal. ur, 19; ÆHébr. τι, 2. KNABENBAUER. Angelus erat qui apparuit, sed loquebatur in persona Dei, Gaetan. Mais d’après Étienne, un ange apparut à Moïse dans la flamme d’un buisson en feu, puis ÿ 31, dans ce buisson la voix du Seigneur se fitentendre et Υ 35 c'est encore un ange qui est apparu dans le buisson. IL faut donc distinguer entre l’ange qui est apparu à Moïse et la voix qu’il a entendue. Étienne suit exactement le texte de l'Exode, 11, 2, ss. où c’est Dieu qui parle tout le long du récit.

“ἐν φλογὶ πυρὸς βάτου, d'après les Septante, tandis que l’hébreu porte : dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson, d’où la leçon ἐν πυρὶ φλογὸς βάτου, À CE Vulgate, in igne flammae rubi. D'après B. Weiss, la flamme de feu n’est pas décrite comme s’élançant d’un buisson, mais comme la flamme d’un buisson en feu. πῦρ βάτου équivaut à buisson enflammé, πυρός joue le rôle d’un adjectif. ; cf. 1x, 15. Toutes les explications naturelles que l’on a données pour expliquer ce phénomène, météore, effet de la foudre, etc., ne s'adaptent pas au fait.

ÿ 31) La vision de la théophanie dans le buisson en feu suit presque littéralement le récit de l’Exode, mt, 2 ss. Du long entretien entre Dieu et Moïse, Æx. mnt, 4-1v, 17, Étienne n’a reproduit que ce qui était nécessaire pour définir la mission de Moïse. ἐθαύμασεν τὸ ὄραμα : θαυμάζω gouverne l’accusatif de la chose. ABC Vlg. ont ἐθαύμασεν. τὸ ὄραμα, plusieurs fois employé dans les Actes signifie ce que l'on voit par les yeux, de la racine δὁράω, un spectacle, une vision et souvent dans le N. T. une vision accordée par Dieu dans l’extase ou dans le sommeil, Act. x, 17, x1, 5: 1x, 10, 12; x, 3, etc. — χατα-νοῆσαι, inf. aor. de xaravoéw, remarquer, observer, prendre connaissance de, contempler à fond, acriter contemplari, BLass; oculos vel mentem defigere in aliquo, Grimm. xavavoéw implique la connaissance, la compréhension plutôt qu'une simple vision, βλέπω.

ἐγένετο φωνὴ Κυρίου : littéralement, une voix du Seigneur fut [vers lui]. Après Κυρίου, CHP Gig. ajoutent πρὸς αὐτόν. Au ÿ 30 comme Exode, mr, 2, il est parlé de l'ange de

sn sé" μον, Ch us à

d’un buisson en feu [du feu du buisson]. 31. Et Moïse, voyant [cela|, fut étonné de la vision et, comme 1] s’approchait pour examiner, il y eut une voix du Seigneur. 32. Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, d’Isaac et de Jacob. Mais Moïse devenu tremblant n’osait regarder. 33. Et le Seigneur lui dit : Ote la sandale de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. 34. Voyant j'ai vu l'affliction de mon peuple qui est en Égypte et j'ai entendu leur gémissement et je suis descendu pour les délivrer.

Yahveh; ici, c’est Yahveh lui-même qui parle. On trouve d’autres exemples dans l'A. T. de la transition d’un nom à un autre s'appliquant à une même personne; Réouel, Ex. 11, 18 — Jéthro, mi, 1; 1v, 18. Sans aller jusqu'à dire que l'ange, étant le représentant de Yahveh, sa voix peut être dite celle de Yahveh, on peut supposer que l'ange prête à Dieu son ministère pour la manifestation auditive, au même titre et de la même manière qu'il concourt à la théophanie visuelle.

Cette voix du Seigneur est le Logos d’après Justin, Irénée, Cyprien, Ambroise, Chrysostome, Philon et plusieurs exégètes.

Υ 32 ἐγώ: emphatique ; εἰμί, Septante, Ex. πι, 6, est omis comme dans le texte hébreu. Cette omission est rare en grec à la 119 personne. τῶν πατέρων σου; Sept. τοῦ πατρός σου. Étienne dit de « tes pères » parce qu'il ne pense qu'au Dieu des patriarches, au Dieu de la promesse. Yahveh se proclame le vrai et le seul Dieu en opposition aux dieux des autres peuples qui entouraient Israël et principalement aux dieux des Égyptiens.

ἔντρομος, seulement 2 fois dans les Actes et 1 fois dans Hébreux, dans Plutarque; il est synon yme de ἔμφοδος, 4 fois dans Luc. D’après Exode, m1, 6, Moïse se cache le visage, car il craignait de regarder Dieu.

Υ 33) Sauf quelques légères différences ce ÿ est la reproduction littérale de Exode, ut, 5. μὴ ἐγγίσῃ ὧδε est omis. λῦσον, à l’aoriste actif, au lieu du moyen, λῦσαι, Septante. τὸ ὑπόδημα, sandale, d'où chaussure, soulier, au singulier et non au pluriel, comme x, 25, Jn, 1, 27. τῶν ποδῶν σου, un Grec classique aurait omis σου. Par cette parole Dieu déclarait saint le lieu où étaient posés les pieds de Moïse. L'usage chez les Orientaux était d’adorer Dieu, les pieds nus; il en était de même chez les Grecs : Cf. Wersrein. On attribue à Pythagore cette sentence : ᾿λνυπόδητος θῦε καὶ προσχύνει, Cette nudité des pieds est d’un usage cultuel très répandu : Cf. J. Heckexsacn, De nuditate sacra, p. 40. Elle a pour origine la croyance à la puissance divine de la terre. Le magicien devait avoir les pieds nus parce qu'il recevait de la terre des forces démoniaques. Les prêtres israélites dans le Tabernacle et le Temple officiaient les pieds nus. Les Samaritains marchaïent pieds nus sur le Mont Garizim; les Musulmans agissent de même dans leurs mosquées. C’est une marque pour honorer celui en la présence de qui l’on est. D'ailleurs, les souliers couverts de poussière et d'impuretés souilleraient un lieu saint.

γῆ ἁγία ἐστίν : pour les Juifs le Temple seul était un lieu saint. Mais Dieu a déclaré, dit Étienne, que là où il était présent la terre était sainte, que ce soit dans le désert ou même en terre étrangère.

Ÿ 34) Ce ÿ reproduit Ex. m1, 7, 10, mais avec des divergences et des omissions. ἰδὼν εἶδον : le redoublement du verbe pour renforcer l’idée, pour affirmer plus fortement se retrouve dans l’hébreu : "ΣΝ ΠΝῚ et chez les classiques, Eschyle, Hérodote. ἰδὼν εἶδεν est dans Lucien. xaré6nv, je suis descendu, je me suis abaïssé, parole qui marque la compassion de Dieu envers son peuple, καὶ νῦν : νῦν n’exprime pas le temps, mais

222 ACTES DES APOTRES, VIl, 34-37.

τίς σ σεχατεστῆδεν ἄρχοντα ral δικαστήν ; τοῦτον ὁ Θεὸς χαὶ ἄρχοντα χαὶ λυτρωτὴν

ἱ 2 2 = ΔῊ "3: 2 fre ἔτῃ τεσσεράχοντα. 8:1. οὗτός ἐστιν à Μωῦσῆς εἴπας τοῖς υἱοῖς ᾿Ισραήλ

l'émotion de l'orateur, Roserrson. δεῦρο; adverbe d’exhortation : ici, viens ici. Après ἄψες Ou δεῦρο, le verbe peut être mis à la 1° personne; dans ce cas l’exhortation est une requête de l’orateur à la personne à laquelle il s'adresse pour lui permettre de faire quelque chose, Burton, p. 74. Cette conjonction d’exhortation n’est pas si impropre dans là bouche de Dieu, qu’on doive rejeter cette forme anormale, Wenpr. Et maintenant, viens, que je t'envoie : le subjonctif est employé à la place du futur, je t’enverrai. Le subjonctif de volition se retrouve dans les papyrus et dans le grec moderne pour les exhortations, les défenses et les désirs, Ropertson, p. 931, n. 7.

ἢ 35) τοῦτον τὸν Μουσῆν. οὗτος, emphatique, par anaphore ou répétition d’un même mot en tête d’une phrase, est répété six fois : τοῦτον, 2 fois ἡ 35; οὗτος, ÿ 36, 37, 38, 40, afin de produire plus d'effet et de faire mieux ressortir la ressemblance entre Moïse et Jésus, qui éclate aux yeux par tous les caractères attribués à Moïse et reproduits dans Jésus. τοῦτον est placé en tête de la phrase, comme proposition indépendante, afin de mettre l’idée en relief. τοῦτον ὁ Θεός .. ἀπέσταλχεν : ce même Moïse, Dieu l’a envoyé; le second τοῦτον identifie Moïse rejeté par les Israélites au Moïse accepté par Dieu. ἄρχοντα χαὶ λυτρωτήν : les MM. ABHP Vilg. Harkl. soutiennent λυτρωτήν, tandis que NCD 61 Gig. Par. ont δικαστήν par assimilation avec la parole de l'Israélite, } 27. Au point de vue de l'évidence externe διχαστήν est plus fortement soutenu que λυτρωτήν, mais l'évidence " interne est en faveur de ce dernier. C’est un mot ici seulement dans le N. T.; de plus,

* il introduit une idée nouvelle dans le discours.

λυτρωτήν, Ps. χιχ, 45; cxxvint, 85 : redemptorem, Vlg.; le mot n’est pas classique. Il est dérivé de λύτρον qui signifie ordinairement l'argent pour le rachat d'un captif, DErssmaAnx, Licht vom Orient, p. 331. En opposition avec les Israélites Étienne affirme que Moïse, refusé comme juge par ceux-ci a été établi par Dieu comme rédempteur; καὶ ἄρχοντα χαὶ λυτρωτήν ; xa répété fait bien ressortir l'opposition. Les Israélites ont repoussé Moïse comme chef et juge : Dieu l'établit non seulement comme chef, mais aussi comme rédempteur, λυτρωτής, Si, titre appliqué à Dieu seul dans l’A. T. Un seul Israélite, M Ÿ 27, avait repoussé Moïse, mais Étienne considère qu’il représentait l’opinion de tout : son peuple. Omnia quae negaverunt Judaei Deus attribuit Moysi, Brass. « Dieu a donné à Moïse non seulement la dignité que lui refusait son peuple, mais encore en plus Ia « dignité d’un λυτρωτής, Ps, xix, 15; LxxvIn, 35, comme type de Jésus, apportant la messianique λύτρωσις au peuple », Wenpr. Luc emploie ici le terme en pour faire ressortir le parallèle avec Ia Un le salut par le Christ, ῥα, ‘à 68; π, 38; Aébr. IX, 12. FELTEN.

σὺν χειρί, leçon de ABDCE 614 Vlg. Harkl. σύν indique le secours, l'assistance que Moïse ἃ reçu ἀπ ange : la main, c’est-à-dire la puissance d'un ange, représentant de Dieu, accompagne Moïse dans l’accomplissement de son œuvre de libération; il était son ange protecteur, ἐν χειρί, expression hébraïque, Τὴ}, leçon de NH P d, par la main ou par le moyen de l'ange. ἐν χειρί se dit souvent dans le Pentateuque pour marquer le rôle instrumental de Moïse, un peu comme en grec διά, Τόν, xxvi, 46; Nomb. 1v, 47, Lacraxce, Ep. aux Gal. Ρ. 84, en note. Moïse a été ne par la main de l'ange, parce que c’est un ange qui ἃ été l'intermédiaire de l'ordre de Dieu qui

envoyait Moïse en Égypte. ἐν χειρὶ ἀγγέλου τοῦ von dans le cas d'un adjectif attrie

Et maintenant, viens, que je t’euvoie en Égypte. 35. Ce Moïse qu'ils avaient

renié en disant : Qui t'a établi chef et juge? c’est lui que Dieu ἃ envoyé comme chef et rédempteur à (avec) la main del ange qui lui était apparu dans le buisson. 36. C’est lui qui les fit sortir [d’ Égypte] en opérant des prodiges et des miracles au pays d'Égypte, et dans la mer Rouge et au désert, pen-

dant quarante ans. 37. C’est ce Moïse qui a dit aux fils d'Israël : Dieu vous

butif il peut arriver que le substantif n’ait pas l’article, tandis que l'adjectif, ici le participe, qui suit, prend l’article parce que c'est lui qui définit l’action ou l’état, Bcass, DeBrunner, 270, 3. ἐν τῇ βάτῳ; dans le N. T, βάτος est tantôt masculin, Me. xn, 26, tantôt féminin, Ze. xx, 87. C'est donc un ange, parlant au nom de Yahveh, qui a été vu dans le buisson: cf. vu, 38. D’après Blass, Debrunner, 343, 2, ἀπέσταλχεν, NABDE 614 est mis à tort pour dia CH P, plus régulier,

ÿ 36) Le résumé éloquent que fait Étienne de l’œuvre de Moïse pour la délivrance de ses frères est une réfutation directe de l’accusation portée contre lui de proférer contre Moïse des paroles blasphématoires, vi, 11, La construction de ce ÿ semble indiquer que l’exode d'Israël n’a pas été définitif avant les quarante ans du désert et ce point de vue est assurément exact.

οὗτος, emphase oratoire, ἐξήγαγεν, eduxit, Vlg., conduire dehors, faire sortir, Æ£x- ὙΠ, 3, 10. ποιήσας, faciens, Vlg,; nous ne pouvons traduire, ayant opéré des miracles, puisque quelques-uns d’entre eux ont été faits après la sortie d'Égypte, Pour la différence entre τέρατα et σημεῖα, οἵ, 11, 22. — ἐν γῇ Αἰγύπτῳ, lecon de KADE HP, Vlg. mieux soutenue que celle de BG ἃ, ἐν τῇ ᾿Αἰιγύπτω, Dans les majuscules le texte se présente ainsi : ENTH ou ENTH : un copiste ἃ pu à tort lire τὴ au lieu de y", ou identifier l'expression avec celle de vu, 12. Dans le N. T. l’article est omis avec γῆ, suivi d'un seul nom de pays. Allusion aux plaies d'Egypte, Er, vri-xit, ἐν ἐρυθρᾷ θαλάσσῃ, passage miraculeux de la mer Rouge, Æx. xiv, 21-29, L'article est omis comme en hébreu, ἐν τῇ ἐρήμῳ, allusion aux miracles des cailles et de la manne, Ex, xvi, &-31, de l’eau jaillissant du rocher, Ex. xvn, 6, de la défaite d'Amalek, 16. 8-13, etc. ἔτη.

᾿ τεσσαράχοντα : les Hébreux ont été pendant quarante ans dans le désert, Nombr. χιν, 33;

Amos, V, 25.

ÿ 37) Pour l’explication de cette prophétie de Moïse cf. mr, 22. οὗτος insiste de nouveau sur la personne de Moïse et son œuvre, afin de mieux faire ressortir la désobéissance du peuple. Il est certain que pour Étienne le prophète annoncé par Moïse, c'était Jésus. C’est donc Moïse que méprisent les Juifs en rejetant Jésus, le prophète que celui-là avait annoncé typologiquement, car dans la pensée de Moïse le prophète qu'il annonçait, c'était Josué. Moïse, d'après Étienne, se déclare donc lui-même, Deut. xviu, 15, le type du Messie à venir, « Étant donné, dit Loisy, p. 334, que, dans les TE précédents, Moïse a figuré le Christ, il est tout naturel que le discours, après. avoir fait ressortir les merveilles qui ont signalé La délivrance d'Israël par Moïse, remarque expressément que, d'après Moïse lui-même, Dieu devait envoyer « un prophète comme lui », c'est-à-dire le Christ, le médiateur de la véritable délivrance, qui aurait aussi ses prodiges et ses signes, et dont la mission et l’œuvre de Moïse figuraient la mission et l'œuvre supérieures ».

αὐτοῦ ἀκούσεσθε se trouve dans CDE 614 Gig. Par. Wern. Ve. Pesch. Harkl. Boh. Arm, Eth, mais est omis par N A BH P 38 61 Sah. Chrys. Il semble que cette addition est surtout dans les textes occidentaux; elle a dû être ajoutée en imitation de Deut. ΧΥ ΠῚ, 255 Acé, μι, 22.

ΣΝ 2 € S = = eHRS 7 e προφήτην ὑμῖν ἀναστήσει ὁ Θεὸς Ex τῶν ἀδελφῶν ὑμῶν ὡς pe 38. οὗτός ἐστιν ᾿ 2 ΡῈ - - = pre γενόμενος ἐν τῇ ἐχχλησίᾳ ἐν τὴ ἐρήμῳ μετὰ τοῦ ἀγγέλου τοῦ λαλοῦντος αὐτῷ ἐ ὄρει Σινὰ χαὶ τῶν πατέρων ἡμῶν, ὃς ἐδέξατο λόγια ζῶντα δοῦναι ὑμῖν, 99. ᾧ “ἠθέλησαν ὑπήχοοι γενέσθαι οἱ πατέρες ἡμῶν, ἀλλὰ ἀπώσαντο χαὶ ἐστράφησαν ἐν ταῖς »“ »““ 9, , Ἔ A χαρδίαις αὐτῶν εἰς Αἴγυπτον, hO. εἰπόντες τῷ ᾿Ααρών᾽ ποίησον ἡμῖν θεοὺς οἵ προ-

, LUCE " de τ A , 2 € > 3 ἘΝ 3. τ» ?

πορεύσονται ἡμῶν ὁ γὰρ Muÿoñs οὗτος, ὃς ἐξήγαγεν ἡμὰς Ex γῆς Αἰγύπτου, oÙx 12 VANRCER EE 2. = (hp 7 9 2 / ᾽ NP οἴδαμεν τί ἐγένετο αὐτῷ. μΊ. al ἐμοσχοποίησαν ἐν ταῖς ἡμέραις ἐχείναις καὶ ἀνήγαγον

ÿ 38) Cette répétition de οὗτος trahit l'émotion croissante de l’orateur. Moïse a été le médiateur, ὁ μεσίτης, Gal. πι, 19, entre l'ange, représentant Yahveh, qui lui parlait en son nom au Sinaï et les Hébreux auxquels il transmettait les ordres divins. Étienne

rappelle ce fait pour exalter le service rendu par Moïse à ses frères : Moïse, pour lui, est le type de Jésus méprisé, crucifié par ses compatriotes, qu'il était venu réconcilier avec Dieu. ἐν τῇ ἐκκλησίᾳ, dans l'assemblée des Hébreux, tenue au désert pour recevoir la Loi qui avait été donnée à Moïse par l’ange, Ex. χιχ, 17. Deut. 1x, 10; xvinr, 16; le jour où fut donnée la Loi est appelé à ἡμέρα τῆς EnxAnoiac. — τοῦ ἀγγέλου ἃ été omis par Gigas, probablement pour éviter la difficulté qui résulte du fait que c’est Dieu qui parle sur le Sinaï et non un ange, Ex. χιχ, 35, 24; xxx1, 18; Cf. Deut. xxxuI, 2, c'est Dieu qui a écrit les tables de la Loi, mais déjà dans les Septante, Deut. xxx, 2, Josirne, Ant. jud., XV, 5, 8, un ange avait été l'intermédiaire qui avait promulgué la Loi, Étienne l’affirmera encore ὃ 53; c'est aussi l’enseignement de Paul, Gal. πι, 19 et de Hébreux, τι, 2. Sur γίνεσθαι μετά, cf. 1x, 19; xx, 18; Mc. xvi, 10; ce n’est pas un hébraïsme. λόγια pluriel de λόγιον, diminutif de λόγος, signifie dans les auteurs classiques, réponses d’'oracles, prédictions. Dans les Septante et dans Philon il signifie oracles de Dieu, paroles inspirées de Dieu. Dans l'A, T., sauf Ps. xix, 9, il désigne seulement de courtes sentences de Dieu.

ζῶντα, vim vitalem habentia, BLass; spiritualia, Hizcenren ; gültig, kräftig, Wenpr; vivantes, agissantes, c’est-à-dire opérant avec un pouvoir divin, vivifiantes, donnant la vie à ceux qui observent les paroles (Lois). ζῶντα désigne la nature δὲ le but de ces paroles de Dieu, Deut. xxx, 47; Par eux-mêmes, les commandements de Dieu donnaïent la vie, Rom. vu, 10, x, 5; Gal. πι, 12; ils étaient saints et spirituels, Rom. vu, 12. 14. Irénée, ads. Haer., τν, 15, 1, ἃ λόγια Θεοῦ ζῶντος, praecepta Dei vivi (lat. arm.). Philon, Leg. all. im, 70, 1, appelle la Loi λόγια ζῶντα et la compare à la force vive de la semence. Par ces expressions Etienne affirme de nouveau son respect pour Moïse qui, dit-il, ἃ reçu de Dieu des oracles vivants. — δουναι buiv marque de rapport direct qui existe entre les auditeurs et la donation de la Loi. Si l’on accepte cette leçon qui est celle de B, 36, 43, Etienne se sépare de ses auditeurs, ce que ne reconnaît pas la leçon uiv, de Dd AE, Vilg. Pesch. Harkl. Gigas.

Υ 39) Cf. Nombr. χιν, 4. Ce passage reproduit les idées et même les paroles d’Ezéchiel : c’est donc par lui qu’il faut l'expliquer : Sur οὐχ ἠθέλησαν ὑπήχοοι γενέσθαι, cf. Ex. xx. 8; οὐχ ἠθέλησαν εἰσαχοῦσαί μοι; sur ἀπώσαντο, cf. Ἐπ. xx, 18, 24 : τὰ διχαιώματά μου ἀπώσαντο; Sur ἐστράφησαν ἐν ταῖς χαρδίαις αὐτῶν εἷς Αἴγυπτον, Cf. Ez. xx, 7, 8.

ἀπώσαντο, aoriste moyen de ἀπωθέω, repousser, écarter de soi, sous-entendu αὐτοῦ. ἐστράφησαν, aor. 2 passif, qui sert aussi pour le moyen; aversi sunt Vlg. conversi sunt, ἃ, στρέφω signifie tourner, retourner, faire plier, faire changer d’avis, rouler dans la pensée; au moyen, se retourner. Les Hébreux se détournèrent dans leurs cœurs vers l'Egypte, ils regrettèrent ce pays et la vie plantureuse qu'ils y menaient, Ex. xvi, 3; Nomb. x1, 4, 5; ils désirèrent adorer les idoles de ce pays, comme le prouve leur demande à Aaron. ÿ 40 et le dieu qu'ils se fabriquèrent, Υ 41, un veau, analogue à

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