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suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi. 38. C’est lui qui fut dans l’assemblée au désert avec l'ange qui lui parlait sur le mont Sina et avecnos pères, lui qui reçut des paroles vivantes pour nous les donner. 39. Nos pères-ne voulurent pas lui être obéissants, mais ils le repoussèrent et ils se détournèrent dans leurs cœurs vers l'Égypte, 40. disant à Aaron : Fais-nous des dieux qui marcheront devant nous, car ce Moïse qui nous 8 fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé. #1. Et ils fabriquèrent un veau en ces jours-là et ils offrirent un sacrifice à l’idole et ils se
l'égyptien Apis. Cf. Æz. xx, 16. Auilieu de ἐστράφησαν D a ἀγεστράφησαν, détourner, ramener à d’autres sentiments; au moyen, se détourner. Il semble que cette leçon précise mieux l’idée : les Hébreux se détournèrent dans leurs cœurs vers l'Egypte, se souvenant des choses de ce pays, et non pour y retourner, comme l'ont cru quelques exégètes, ce qui serait contraire à l’histoire. Les Hébreux adorèrent le veau d’or, parce que, disaient-ils, il les avait fait sortir d'Egypte, Ex. xxxn1, 4; Néh. 1x, 8 et non pour qu’il les ramène dans ce pays. Plus tard, Nomb. xiv, 4, les Israélites désireront se
nommer un chef et retourner en Egypte, mais ce n’est pas à cela qu'Etienne fait allusion.
ÿ 40) θεούς : Pluriel d'excellence ou de catégorie puisqu'Aaron sur la demande des Hébreux, Ex. xxxn, 1, fit une seule idole, un veau et én fonte, &4., 4; ils dirent : Israël voici ton dieu, ἐὖ. 4. Etienne a reproduit littéralement les Septante; le texte hébreu suit mieux le contexte en faisant dire aux Israélites : Fais-nous un dieu, DH, qui marche devant nous. On peut supposer que les Septante ont traduit littéralement l’hébreu Elohim qui est un pluriel, maïs signifie Dieu. οὗ προπορεύσονται, qui praecedant, Vlg.: au futur, terme hellénistique.
ὃ γὰρ Moÿoñs οὗτος, nominativus pendens, nominatif absolu, forme rare dans le grec classique. Placés ai nsi en tête dela phrase, ces mots forment comme un thème indépendant. οὗτος est ici au sens péjoratif, qui accentue le sarcasme envers Moïse, ὃς ἐξήγαγεν: à Moïse et non à Dieu est attribué le départ de l'Egypte. οὐκ οἴδαμεν, anacoluthe, Brass, Derruner, 466, 1 : les deux membres de phrase sont placés en opposition l’une à l’autre sans qu'une copule les relie : la tournure est hébraïque, bien qu’on en trouve des exemples dans Isocrate et dans Platon. Ge Ÿ est reproduit littéralement des Septante, Ex. xxxn1, 1, sauf que ὁ ἄνθρωπος est omis après οὗτος.
Les Hébreux alléguent la disparition de Moïse comme cause de leur désobéissance : s’il les ἃ abandonnés ou s’il est mort, c’est que le Dieu qu’il adorait ne méritait pas leur confiance. Pour la deuxième fois les Hébreux rejettent Moïse qui les avait tirés de l'esclavage de l'Egypte.
Ÿ 41) ἐμοσχοποίησαν, vitulum fecerunt, Vlg.; terme inconnu au grec classique et aux Septante. Le mot a été formé de l'expression des Septante : χαὶ ἐποίησεν μόσχον χωνευτόν, Nunquam cessavit in lingua graeca facultas nova vocabula fingendi, Brass. Ce veau était fait à la ressemblance du bœuf Apis, adoré à Memphis, ou du bœuf, appelé Minervis, adoré à Héliopolis. Les Israélites, cependant n’ont pas eu l'intention d’adorer un dieu égyptien, mais de représenter sous la forme d’un veau Yahveh, qui les avait délivrés de l'Egypte, Ex. xxx, 4. Remarquons cependant que ce veau est appelé une idole, mais c'est peut-être dans le sens de simulacre, d'image. Etienne attribue à tout le peuple la fabrication du veau d’or, bien qu’elle soit 1 œuvre d’Aaron, Ex, xxxn1, 3: le peuple y avait participé puisqu'il l'avait demandée,
€ x « - 1 Ve 4 δὲ ὁ Θεὸς χαὶ παρέδωχεν αὐτοὺς λατρεύειν τῇ στρατιᾷ τοῦ οὐρανοῦ, χαθὼς γέγραπται
din σφάγια χαὶ θυσίας προσηνέγχατέ μοι, ἔτη τεσσεράχοντα ἐν τὴ ἐρήμῳ, οἶχος Ἰσραήλ;
χαὶ ἀνήγαγον θυσίαν : ἀνάγω signifie conduire de bas en haut, élever : quia victima in
aram tollitur; cf. HÉRopoTE, 11, 60. εὐφραίνοντο, imparfait moyen de εὐφραίνω, réjouir; δ
moyen, se réjouir. Classiquement la préposition est ἐπί ou διά et non ἐν; le datif aurait
| suffi. On trouve εὐφραίνω avec ἐν dans II Paral. vi, 61; Æccli. xiv, 5, etc, ou avec ἐπί,
τς Deut. xn, 17, etc. Etienne fait allusion aux réjouissances populaires mentionnées dans
l'Exode, xxxu, 6. Dans "Δ. T. Dieu se réjouit de l'œuvre de ses maïns ou les hommes
de l'œuvre de Dieu; ici, ironiquement. ils se réjouissent de leurs propres œuvres.
L'imparfait fait ressortir l'excitation du peuple et la persistance de leur joïe. τοῖς ἔργοις,
pluriel d'espèce; au pluriel, bien que l’œuvre soit unique; mais elle est le produit ἀπ travail de plusieurs.
| ÿ 42) Ici, Étienne abandonne le récit de l’'Exode et ne parle pas des trois mille ο΄ Israélites qui furent mis à mort par les enfants de Lévi, Ex. xxxn, 26-29. Il se réfère plutôt au texte d'Ezéchiel, xx, 7, 8, 13, et cite un passage du prophète Amos, v, 25-27. | τς ἔστρεψεν δὲ ὁ Θεός : Faut-il entendre ἔστρεψεν au sens transitif ou au sens intransitif? Les exégètes sont partagés à ce sujet. Au sens transitif, Dieu a tourné les Israélites de l’adoration d'une idole à celle d’une autre, c'est-à-dire de l’idolâtrie à l’astrolâtrie, B. Wriss, Hiçexrezp, mais employé dans ce sens ἔστρεψεν ferait pléonasme avec παρέδωχεν. Loisy ne croit pas qu'il y ait lieu de voir là un passage des Israélites de l'idolâtrie à l’astrolâtrie. « Dieu aurait tourné vers le culte des astres les Israélites et les y aurait abandonnés. « Tourner » ne fait pas double emploi avec « abandonner », et l’on n’est pas obligé de supposer que Dieu détourne les Israélites du veau d’or pour les donner aux divinités astrales. » Au sens intransitif, στρέφω signifie se tourner, se détourner. Dieu se détourna des Israélites, c’est-à-dire ne s’occupa plus d’eux comme auparavant, ne leur accorda plus ses faveurs, ou même il est changé à leur égard jusqu’à être leur ennemi, Josué, xxiv, 20. Ce sens réfléchi de ἔστρεψεν est important parce qu'il établit que l'abandon des Israélites au culte des astres est une suite du détournement de Dieu; cf. Rom. 1, 24, 26. Mais dans la Bible les dérivés seuls de ἔστρεψεν : ἀναστρέφειν, ἐπιστρέφειν, ἀποοιῤέφειν ont ce sens. Remarquons cependant qu'il y ἃ une sorte d’antithèse entre ἔστρεψεν et ἐστράφησαν, ÿ 39 : Dieu s’est détourné des Israélites comme ceux-ci s'étaient détournés dans leur cœur. παρέδωχεν αὐτοὺς λατρεύειν : traditit eos servire, Vig.; expression hébraïque. παρέδωκεν, 80. de παραδίδωμι, livrer, mettre entre les mains, abandonner, permettre. Dieu livra les Israélites au service de l'armée des cieux en châtiment de leur ingratitude. Il n’en faudrait pas conclure que Dieu poussait directement les Israélites au péché, mais qu’en punition de leur idolâtrie, il les priva de sa grâce et les abandonna à eux-mêmes. « Traditio in peccata de qua pluries mentio fit in Scriptura, tantum indirecta est, ἣν quum in eo consistat quod Deus hominibus scelestis gratiam suam deneget; neque M absoluta est illa negatio gratiarum, nam quamdiu vivit homo gratiam sufficientem habet; verum fit interdum ut Deus, propter magnam perversitatem, nolit amplius hominibus concedere gratias speciales, per quas ἃ peecato quodam magno hactenus abstinuerunt. Ttaque traditio illa non est causa peccati positiva et directa, quod Calvi nus blasphemavit, sed negativa tantum et indirecta. Quamobrem, Ep. 1v, 49, gentiles.
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réjouissaient dans les œuvres de leurs mains. 42. Alors Dieu se détourna (les
tourna) et les livra au culte de l’armée du ciel, comme il est écrit dans le
livre des prophètes : TN M'avez-vous offert des victimes et des sacrifices. Durant quarante ans, au désert, maison d'Israël?
dicuntur semetipsos tradidisse impudicitiae, dum, Rom. 1, 24, asseratur eos in impudi-
citiam traditos fuisse α Deo : ipsi nempe, per suam pravam voluntatem erant causa
peccatorum suorum proprie dicta; Deus vero ea permiserat, imo ut committerent effecerat, in quantum speciales gratias eis dare noluerat, aut ab eis abstulerat. Igitur Dei permissio non intelligitur nuda et iners; sed talis quae cum actu Dei, gratiam
specialem et proxime sufficientem subtrahentis, conjungatur. » CAMERLYNCk, in Act.
p. 194. Cf. Taomas Ao. 1, 2; q. 79, art. 3; q. 83, ἃ. 2 55.
λατρεύειν, être serviteur ou esclave de quelqu'un, servir; dans la Bible, avec le datif, adorer, rendre un culte; dans le N. T. il s’agit toujours d’un culte au vrai Dieu; sauf dans Rom. τ, 25, où le culte est rendu à la créature. τῇ στρατιᾷ τοῦ οὐρανοῦ : l’armée du ciel ou des cieux, est une locution biblique, Jér. χιχ, 13; II Rois, xvur, 16 ; xxt, 3, pour désigner le soleil, la lune et tous les astres, Deut. xvu, 3; Jér. vin, 2. Yahveh Tsebaoth était le Dieu des armées des cieux, Amos, v, 27. Ici, Étienne fait allusion au culte idolâtrique des étoiles.
ἐν Θίδλῳ τῶν προφητῶν : Étienne se place au point de vue de la partition qui était faite des Écritures en trois divisions : La Loi, Torah; les prophètes, Nebiim, livres histo-
riques et livres prophétiques ; les écrits, Kethoubim, en grec, ‘Aytoypapat, partition qui
. existait dès le milieu du ne siècle av. J.-C., Æccli., xuix, 12. La citation est extraite du.
ivre d'Amos, v, 25-27, texte des Septante avec quelques variantes. Le texte hébreu du ὃ 26 est différent, maïs la signification est douteuse. Le voici traduit aussi littéralement que possible, d’après Hoonacker, Rev. bib. 1905, p. 175 : « Vous emporterez Sakkut votre Roi et l’astre de votre dieu (ou plutôt votre dieu sidéral) Kévân, vos images que vous vous êtes fabriquées. »
uf, interrogatif, est-ce que, appelle une réponse négative; il pourrait être aussi simplement négatif : vous ne m'avez pas offert des victimes. σφάγια, victimes égorgées. Étienne n’a pas voulu dire que les Hébreux n’ont jamais offert de sacrifices dans le désert, ce qui serait en opposition avec Exode, xxiv, 4; Nombres, vu, 9,
mais que le culte des Hébreux n'était pas permanent, parce qu’ils adoraient aussi
d’autres dieux, ou bien que Dieu ne tenait pas compte de ces sacrifices offerts par un peuple adonné à l'idolâtrie.
Hoonacker, Revue bibl. 1905, p. 179, explique autrement le texte d’Amos. La particule, μή des Septante, ne comporte pas nécessairement une réponse négative; tout peut dépendre du ton sur lequel la question est censée posée. On peut demander : « M’en avez-vous offert des sacrifices et des oblations, dans le désert, pendant quarante ans, maison d'Israël! » de manière à donner à entendre que la maison d'Israël a en effet offert des sacrifices à cette époque. Or, en comprenant la question en ce sens, on donne pleine satisfaction à l'exigence du contexte. Amos vient d’insister sur l’aversion que Yahveh éprouve pour les sacrifices qu’on lui offre; ces sacrifices hypocrites n’empêcheront pas le jugement, ÿ 21-28; aux ÿ 26, 27, il va proclamer que malgré ses sacrifices le peuple sera déporté en exil, loin de son territoire. Maïs auparavant, par une interrogation incidente, il rappelle qu'une telle conduite de Yahveh n'est point sans précédent analogue dans l’histoire. C’est sur les quarante ans, que porte l’'emphase de l’interrogation ironique d'Amos. Le sens est : Vous m'en avez offert assez, des sacrifices et des oblations, au désert, pendant quarante ans! — de même qu’au désert,
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8. χαὶ ἀνελάδετε τὴν σχηνὴν τοῦ Μολὸχ 0 mit r χαὶ τὸ ἄστρον τοῦ θεοῦ Ῥομφά, τοὺς τύπους οὺς ἐποιήσατε προσχυνεῖν αὐτοῖς" Ν = € FA 2 ΄ χαὶ μετοιχιῶ ὑμᾶς ἐπέχεινα Βαῤυλῶνος.
kh. ἡ σκηνὴ τοῦ μαρτυρίου ἦν τοῖς πατράσιν ἡμῶν ἐν τῇ ἐρήμῳ, καθὼς διετάξατο ὁ
| malgré vos sacrifices, vous êtes restés exclus de la terre promise pendant quarante ans, ainsi, malgré vos sacrifices, vous en serez expulsés!
Il ne semble pas qu'Étienne ait compris le texte d'Amos en ce sens. Il l'a employé afin de prouver que les Israélites depuis les jours du désert ont été infidèles à Yahveh. Il ne tient pas compte des sacrifices dont parlent l’Exode et les Nombres et demande par une interrogation, qui appelle une réponse négative si les Israélites ont offert des sacrifices. Non, et ils ont porté dans le désert les tabernacles de Moloch et de Rompha.
μὴ προσηνέγκατέ μοι : quoique la pers onne à laquelle on s'adresse, la maison d'Israël, soit un singulier, le verbe peut-être au pluriel : maison d'Israël étant un collectif. — μοι, à moi : faut-il ajouter μόνῳ seul ?
Ÿ 43) καὶ ἀνελάδετε, suscepistis, Vlg. aor. de ἀναλαμθάνω, ramasser, prendre pour soi se charger de, se relever. Yahveh répond à sa question : Vous avez pris la tente de Moloch, vous l'avez portée dans vos marches d’un lieu à un autre. oxnvdv : est-il fait allusion à une tente ou à un tabernacle élevé à Moloch en imitation de la tente de l'alliance élevée à Yahveh? Dans l’hébreu, le verbe est au parfait consécutif : il faut donc
traduire : Vous emporterez. τοῦ MoAdy : Moloch était le dieu des Ammonites; son nom hébreu, Môlék, signifie roi, ce qui explique qu’on le traduit tantôt par Moloch, tantôt par roi. Les Septante ont traduit ici Molek par Moloch, ce qui occasionne une confusion, car les Israélites n’ont pas adoré Moloch dans le désert, Aïnsi que nous
l'avons dit plus haut, il faut traduire : Sakkut leur roi. τὸ ἄστρον : l’astre, l'étoile; τοῦ θεοῦ “Poupé. Ce terme présente plusieurs variantes: Ῥομφά, B; ‘Peupéu, Dd Flor, Irénée; ‘Peapdv, 614; Ῥομφάν N * Ῥεφάν. E 58 : Ῥεφάν P. « Au lieu de y il faut lire, dit Hoonacker, ἰδ, p. 181, 13, un nom propre, compris ainsi
PR ee ἐν
ΤΑ par LXX (‘Paipav, déformé de Καίφαν3) et syr. (Kaivânà); c’est le nom connu en arabe (Kaïvan) et en assyrien (Ka-ai-va-nu), de la planète Saturne. Ka-ai-va-nu désigne d’ailleurs en assyrien le dieu Adar, auquel s’applique aussi le nom de Sak-Kut; il n'y a guère de doute que c’est ce dernier nom qu’il faut reconnaître également dans notre texte. Les deux noms divins Sakkut et Karavanu figurent l’un à côté de l’autre dans une incantation assyrienne publiée par Zimmern, Winckler : Die Keliinschrifien und
das Alte Testament, 1902, pp. #10, 476. » D’après Lepsius, Chron. der Aegypter, Ῥεφάν serait le dieu égyptien, repa-n-neteru. τοὺς τύπους, figuras, Vlg. τύπος signifie bruit fait en frappant, empreinte, figure, modèle en creux ou en relief, Dans Josèphe, Anr. jud., 1, 19, 11; xv, 9, 5, les idoles de Laban sont appelées τύποι, μετοιχιῶ, futur attique de μετοιχίζω, transporter dans une autre résidence, transferam, Vig. ἐπέκεινα, ici seulement. Au lieu de ἐπέχεινα, au delà de, D Sah. Gig. ont ἐπὶ τὰ μέρη, dans la région de. Il est probable qu’un copiste sachant que les Israélites n’ont pas été déportés plus loin que la Babylonie aït voulu ramener le texte à la vérité de l’histoire. ἐπέχεινο, βαδυλῶνος : Dans le texte hébreu et dans les Septante, c’est au delà de Damas et non de Babylone que les Hébreux sont transportés. Il est probable qu'Étienne a interprété le texte d'après l'événement et que, parlant du châtiment des Juifs en général, son souvenir du texte étant en défaut, il ait mentionné la captivité de Babylone qui était la plus connue. D'ailleurs que les Israélites aient été transportés à Damas ow à
43. Et vous avez porté la tente de Moloch . Et l’astre (l’étoile) du dieu Rompha, Les images (figures) que vous aviez faites pour les adorer. Aussi je vous transporterai au delà de Babylone. k4. Le tabernacle du témoignage fut à nos pères dans le désert comme
Babylone, l’idée reste la même, à savoir que Dieu, pour châtier leur infidélité, a transporté les Israélites en terre étrangère.
Ille Époque DE DAVID ET DE SALOMON. VII, 44-50.
Dans cette troisième partie de son discours, Étienne réfute plus directement l'accusation portée contre lui d’avoir parlé contre le Lieu saint; il en parle au contraire avec révérence. Il ἃ rappelé qu'après la promesse faite à Abraham, il n’y avait eu pendant la période patriarcale ni sanctuaire, ni temple. Au temps de Moïse, Dieu ordonna la construction d'une tente, inaugurant ainsi une nouvelle manière de lui rendre un culte; puis, après le tabernacle, il ordonna à Salomon de construire un temple. Ce qu'il a fait autrefois il peut le faire encore maintenant et établir une uouvelle manière de l’adorer. Étienne pouvait donc affirmer sans blasphémer que le Temple serait renversé et que la vraie religion fondée sur Jésus-Christ prendrait sa place. « Subintelligi vult, sicut tabernaculum in templi factura desertum, sic et ipsum templum intelligunt meliori statu succedente delendum, Bèpe. Étienne n’a voulu prononcer aucune parole blasphématoire contre le Temple; il en nie seulement la valeur absolue comme lieu d’adoration du vrai Dieu et ne lui accorde qu’une valeur relative. Le Temple ne pouvait limiter dans ses murs l’adoration de Dieu qui est esprit et vérité.
Ÿ 44) à σκηνὴ τοῦ μαρτυρίου. Asyndète : cependant le texte peut être relié à celui qui précède par le sens, à moins qu'on ne suppose que ñ σχηνὴ τοῦ μαρτυρίου a été citée par opposition à τὴν σχηνὴν τοῦ Μολόχ du ÿ 43. ἐν τῷ ἐρήμῳ : le premier sanctuaire de nos pères n’a pas été le Temple mais la tente du témoignage élevée dans le désert par l'ordre de Dieu. à σχηνὴ τοῦ μαρτυρίου : dans le texte hébreu, Ex. xxix, 42, cette tente est appelée : tente de l’assemblée, c’est-à-dire de Dieu avec son peuple. Les Septante ont traduit : tente du témoignage. La différence de sens est minime entre la tente où il est rendu témoignage à Dieu et La tente devant laquelle le peuple se rassemble pour entendre ce témoignage. Les Septante l’ont appelée « tente du témoignage » parce qu'elle contenait l'arche du témoignage, Ex. xxv, 9 (Septante), où se trouvaient les tables de la Loi. Elle pouvait aussi être appelée aïnsi comme un témoignage de la présence de Dieu et de l’alliance entre lui et son peuple — ἦν τοῖς πατράσιν ἁμῶν : la tente du témoignage était à nos pères, leçon de x APBCHp 62 ou ἦν ἐν τοῖς πατράσιν ἥμων, leçon de DE Pesch. Vulg. cum, était avec nos pères. |
χαθὼς διετάξατο, disposuit, Vlg. : aoriste moyen de διατάσσομαι, ranger, disposer; au moyen, commander, donner des ordres. La Vulgate ajoute 115 Deus. ὁ λαλῶν τῷ Moüoÿ : celui qui a parlé à Moïse; per reverentiam appellatio siletur, BLass. Mais n'est-ce pas plutôt l’ange dont il a été parlé plus haut auquel Etienne fait allusion. κατὰ τὸν τύπον : secundum formam, Vlg. suivant le modèle. Ex. xxv, 40. La tente du témoignage avait été construite d’après un modèle original qui avait été montré à Moïse sur le Sinaï : χατὰ τὸν τύπον τὸν δεδειγμένον. Etienne précise le sens de l’ordre de Dieu : Moïse doit fabriquer la tente suivant le modèle, non seulement qui lui a été montré, mais qu'il avait vu. ὃν éwpéxey : au plus-que-parfait, parce que l’action était achevée au temps indiqué par le contexte, BurrTow, 89.
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