‹ Les Actes des ApôtresChapitre 213 sur 358 · PAS · texte numérisé non relu

PAS

“λαλῶν τῷ Μωῦσῃ ποιῆσαι αὐτὴν χατὰ τὸν τύπον ὃν ἑωράχει" 45. ἣν χαὶ εἰσήγαγον pe ἢ ἐπ ΣΝ ἘΣ ον τ ἐν

διαδεξάμενοι οἱ πατέρες ἡμῶν μετὰ ᾿Ιησοῦ ἐν τὴ χατασχέσει τῶν ἐθνῶν, ὧν ἐξῶσεν € x LES 7 - Ζ - δῶ ee ss IN ΠῚ e

ὁ Θεὸς ἀπὸ προσώπου τῶν πατέρων ἡμῶν, ἕως τῶν ἡμερῶν Δαυείδ, 46. ὃς εὗρεν - - ε - ΄ - ss = » ? r

41. Σολομῶν δὲ οἰχοδόμησεν αὐτῷ οἶχον. 8. ἀλλ᾽ οὐχ ὃ ὕψιστος ἐν χειροποιήτοις LE x xatotnet, χαθὼς ὃ προφήτης λέγει" e

ο΄ ἡ 46) ἣν est gouverné par ον et par διαδεξάμενοι, εἰσήγαγον... ἕως : construction Ἷ prégnante. Les Israélites, après avoir reçu le tabernacle, l’introduisirent dans la Terre promise; ils ne le tenaïent donc pas pour un sanctuaire provisoire. διαδεξάμενοι : part. aor. moyen de διαδέχομαι, recevoir par transmission, recevoir ce qui avait appartenu à un autre. Les Hébreux avaient reçu de Moïse ou de leurs pères le tabernacle; cette idée se trouve ici seulement. μετὰ ’Inco, avec Josué, leur chef, celui qui les guidait. ἐν | τῇ κατασχέσει τῶν ἐθνῶν, daus la possession des nations, Nombr. xxxn, 5. χατασχέσις action de retenir, possession, jouissance; τῶν ἐθνῶν, génitif de l’objet, dans le pays possédé par les nations, ou prenant possession des nations, ne Were, ou génitif subjectif, de la terre possédée par les nations; Grimm. ἐν pour εἷς : il est employé ici parce que l’idée de repos l'emporte sur celle de mouvement. ὧν, au gén. par attraction. ἐξῶσεν, sans l’augment syllabique, ou ἐξεῶσεν, N E, min., de ἐξωθέω pour ἐξώθησε, pousser dehors, chasser. Floriacensis : ex quibus salvavit, change le sens de la phrase. ᾿ ἕως τῶν ἡμερῶν Δανέιδ, doit être rapporté ἃ εἰσήγαγον, phrase principale : le tabernacle, que nos pères portèrent devant eux jusqu'aux jours de David. On a pensé aussi qu'il faut le rapporter à ὧν ἐξῶσεν : les nations, que Dieu chassa devant nos pères jusqu'aux ᾿ς jours de David, ce qui supposeraïit que la soumission des peuples cananéens n’a été terminée qu’au temps de David; cet accord avec le relatif le plus proche serait régulier, mais le séns de la phrase ne répond pas alors à ce que veut démontrer Etienne : son esprit est porté sur le tabernacle et non sur la conquête du pays de Canaan. __« L’auteur entend que les Israélites avaient « reçu » de Moïse, et pour la garder fidèie lement, cette économie du tabernacle; que, pour cette raison, conduits par Josué, le successeur que Dieu avait donné à Moïse, ils amenèrent avec eux en Canaan « la tente du témoignage » qui les accompagna dans la conquête que Dieu réalisa par leurs | mains ; enfin que cette forme de culte se perpétua jusqu’au règne de David inclusive- ment». Loisv.

ἡ 46) ὃς εὗρεν χάριν, hébraïsme; cf. Ze. τ, 80 ; I Rois, xvi, 18: xin, 14. Etienne insinue que si le Temple avait été aussiimportant aux yeux de Dieu que les Juifs le prétendent, celui-ci aurait permis de le construire à David qui avait trouvé grâce devant lui. frdoavo εὑρεῖν σκήνωμα, petit ut inveniret tabernaculum, Vlg. ἡτήσατο, aoriste moyen de __ αἰτέω : David demanda pour lui-même comme un privilège, Nous n'avons aucune men- tion positive de cette prière dans la Bible : l’idée en est impliquée cependant dans IT Sam. vu, 2 ss; I Chron. xx 7 ss. Cf, Ps. xxx. εὑρεῖν, inf. aor. 2 de εὑρίσχω, trouver, obtenir, trouver par la réflexion, inventer, imaginer. David demanda à Dieu d'imaginer, d'inventer, de construire une habitation à Dieu. σχήνωμα signifie tout d’abord, tente, campement, puis habitation, σχήνωμα est le terme désignant l'habitation de Dieu dans Ps. χιν (xv) 1; xxv (xxvi) 8; xzu (xzin) 8. David dira au Ps. cxxxn, 5 : τς ἕως οὗ εὕρω τόπον τῷ Κυρίῳ, σκήνωμα τῷ Θεῷ Ἰαχώδ. τῷ Θεῷ ᾿Ιαχώδ, leçon de N* ACEP Vlg. Pesch. Harkl. 58, Boh. Arm. Eith. Chrys. ou τῷ οἴχῳ Taxw6, leçon de Ν᾿ BDH. Au point de vue de l’évidence externe les autorités sont presque équivalentes, avec une certaine prédominance pour la seconde lecon. Au point de vue interne la première l'emporte. Il s’agit ici d'une habitation à construire à

l'avait ordonné celui qui dit à Moïse de le faire selon le modèle qu'il avait vu. 45. Et nos pères, l'ayant recu, l’introduisirent aussi, avec (sous la conduite de) Josué, dans le [pays] qui était possédé par les nations que Dieu chassa de devant nos pères jusqu'aux jours de David. 46. Celui-ci

trouva grâce devant Dieu et il demandait de trouver (construire) une habi-

tation pour le Dieu (la maison) de Jacob. #7. Mais ce fut Salomon qui lui bâtit une maison. 48. Mais le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’hommes, comme dit le prophète :

Dieu; on ne voit pas ce que pourrait signifier la construction d’une habitation à la maison, au peuple de Jacob. On pourrait supposer qu'un copiste a changé θεῷ en oùù parce qu'il pensait que le Dieu de Jacob n'avait pas besoin d’un sanctuaire, mais la maison de Jacob devait posséder une demeure où elle pourrait entrer en relation avec son Dieu. On a supposé aussi que τῷ οἴχῳ était une mauvaise lecture, ou que c'était un

homaeoteleuton causé par οἴχον du ὃ suivant. En tout cas il est difficile d'admettre cette

: leçon qui formerait tautologie avec de ἡ qui suit : David demanda de trouver un lieu

de tente, σκήνωμα, à la maison de Jacob, mais ca lui bâtit une maison. La suite

du discours indique que ce n’est pas à la maison de Jacob, mais à Dieu que Salomon a bâti une maison.

Les deux expressions : θεὸς ’laxw6 et otxos ’Iaxw6 se rencontrent dans l'A, T.

Ÿ 47) Σολομὼν δέ : δέ est adversatif; ce qui ἃ été refusé à David a été accordé à Salomon. Étienne voulait-il faire ressortir que l'édification du Temple devait être accordée par Dieu, ce qui n’a pas été le cas pour le Temple existant à cette ‘pote lequel avait été bâti par Hérode, un Iduméen ?

Loïisy se demande « s’il sera bien téméraire de dire que Salomon est censé avoir réalisé autre chose que ce qu'avait projeté David : que si l’on en croit notre auteur,

David, l'élu de Dieu, ne voulait que trouver un campement au dieu de Jacob, une place où mettre définitivement » la tente du témoignage », ce qui restait dans la ligne de l'institution mosaïque; et que c’est Salomon, Salomon seul, qui est censé avoir :

voulu la construction du Temple, altérant ainsi la forme authentique du culte mosaïque. » Salomon aurait donc eu tort de bâtir le Temple; mais tout cela est en opposi-

tion avec le texte de l'A. T., II Sam, vu, 2 ss, 18-16, 29, d’où il suit que David a

désiré bâtir une habitation à Yahveh, mais que c’est Salomon qui, par ordre de Dieu,

a bâti cette habitation.

Ÿ 48) Étienne entre maintenant dans le plein de sa démonstration; il affirme nettement ce qu'il n'avait jusqu'alors qu'insinué. Salomon ἃ bâti un Temple à Dieu, mais le Très-Haut n'habite pas dans ce qui a été fait de main d'hommes. Un édifice ne peut enfermer, contenir son immensité, ni usurper l'honneur qui n’est dû qu'à lui seul; Étienne proteste ainsi contre le respect superstitieux des Juifs envers le Temple,

contre cette opinion rabbinique de la Shekinah, impliquant cette conviction des Juifs :

que Dieu habitait d’une manière exclusive le Temple. Jamais les mains des hommes n’enfermeront le Dieu présent partout. C’est donc à tort que Zeller, Overbeck, Pfleiderer, Hilgenfeld accusent Étienne de rejeter le Temple, de le réprouver. En fait, il en affirme la valeur relative. Salomon, d’ailleurs, lors de la dédicace du Temple, affirme dans sa prière, 1 Rois, vin, 27 : « Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir; combien moins cette maison que j'ai bâtie. » Cf. II Chron. νι, 18. Étienne s’appuie ainsi sur l'autorité de Salomon et du DÉOPSES Isaïe. IL fait aussi écho aux paroles de Jésus à la Samaritaine, Jn. 1v, 21-24. ἀλλ᾽ οὐχ 6 ὕψιστος : la négation n’affecte

ἡ δὲ YA ὑποπόδιον τῶν ποδῶν Lou’

ὅ1. σχληροτράχηλοι χαὶ ἀπερίτμιητοι χαρδίαις χαὶ τοῖς ὠσίν, ὑμεῖς ἀεὶ τῷ Πνεύματι τῷ ἁγίῳ ἀντιπίπτετε, ὡς οἱ πατέρες ὑμῶν nat ὑμεῖς. 52. τίνα τῶν προφητῶν οὐχ

pas ὃ ὕψιστος mais χκατοιχεῖ, contrairement à la règle générale que la négation doit être placée devant le mot visé. L'expression ne signifie donc pas que quelqu'un d'autre habite là, BLass, DeBRuNNER, 433 ἢ, 1. Il semble probable que οὐχ est ici emphatique et placé en tête pour accentuer la négation et la faire porter sur l’ensemble de la phrase. Dgh (p) ont évité cette irrégularité : ὃ δὲ ὕψιστος où χατοιχεῖ ἐν. 6 ὕψιστος, expression emphatique; elle est fréquente dans l'A. T. où elle désigne Yahveh, Gen. χιν, 18; Nomb. xx1v, 16; Ps. xLvn, 4; ἀντι, 3, etc., et dans le N. T., surtout dans Luc, pour désigner Dieu, Me. v, 7; Le. vin, 28; Act. χγι, 17; Héb. vu, 1. Cf. DaLman, Die Worte Jesu, Ὁ. 162. On trouve dans Pindare et dans Eschyle, Ζεὺς ὕψιστος et ὃ ὕψιστος Θεός dans des inscriptions d'Asie mineure.

ἐν χειροποιήτοις, sous-entendu οἴχοις; H P ajoutent ναοῖς, glose explicative; χειροποίητος est une épithète souvent appliquée aux idoles dans les Septante, Juges, vu, 18; /saie, 11, 18; x, 11, etc.; au Temple, dans le N. Τ. Mc. xiv, 58: Hébr. 1x, 11, 24. Paul, se souvenant probablement du discours d’Étienne, dira aussi : Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il contient... n’habite point dans des temples faits de main d'hommes, Act. xvu1, 24, Cf. BARNABÉ, ιν, 11; vi, 15 ; Ienace, Philad. vin, 1; Jusrix, Ado. Tryph. 22 et Ps. Euripide, 1130.

Υ 49) χαθὼς ὁ προφήτης λέγει : la citation est du prophète Isaïe, Lxvi, 1, 2, avec quelques variantes; elle reproduit presque textuellement les Septante, sauf quelques divergences. D'après Camerlynck, le raisonnement d’Étienne serait le suivant : « Immensus sum, ait Deus, et omnia impleo; imo omnia ipsemet creavi; non ergo indigeo vestro templo : mundus universus templum est meum, quod meis manibus aedificavi. » Étienne ne veut pas cependant faire ressortir l'inutilité du Temple, mais sa valeur relative. L'idée qui circule à travers tout son discours est que la présence de Dieu n’est pas confinée dans un lieu déterminé et que tous les bienfaits qu’il accorde ne sont pas attachés à un lieu; il en a donné même en terre étrangère. Étienne a cité ce passage d’Isaïe pour montrer que l’adoration de Dieu en esprit qu’il veut inculquer en opposition avec le légalisme des Pharisiens avait déjà été enseignée par les prophètes.

ποῖον οἶχον : comme dans le grec classique ποῖον implique une question pressante mais en même temps ironique.

Υ 50) οὐχὶ à χείρ μου ἐποίησεν : au lieu de l'interrogation, le texte hébreu et les Septante présentent la forme affirmative : πάντα γὰρ ταῦτα ἐποίησεν ἣ χείρ μου. ἣ χείρ μου ἐποίησεν, sujet périphrastique pour ἐγὼ ἐποίησα.

Conczusion pu Discours d'ÊTIENNE. vit, 51-53.

ÿ 51) Après s'être justifié du reproche de blasphème contre le Temple. Etienne résume ses arguments et passe à l'offensive contre ses adversaires; il les accuse d’avoir toujours résisté à Dieu. L'histoire du peuple juif est une chaîne d'infidélités

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