‹ Les Actes des ApôtresChapitre 216 sur 358 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

b > » & : : : 5 1”. Eyévero δὲ ἐν ἐχείνῇ τῇ ἡμέρᾳ διωγμὸς μέγας ἐπὶ τὴν ἐχχλησίαν τὴν ἐν

vir de la langue même de Paul, de l’activité du νοῦς et de celle du πνΞῦμα ». « Ajoutez ἃ ces qualités, dit Findlay (1), la chaleur de cœur de l’Apôtre; l'ardeur de passion et d'imagination, qui fondait en un ses intuitions mystiques et ses conceptions logiques, sa fine sensibilité, sa volonté énergique, sa mâle sincérité et sa tendresse presque féminine, sa vivacité, la subtilité de son esprit, son humour, sa perspicace faculté d'observation morale, son habileté et son tact, son génie d'organisation et son pouvoir inné de commandement, son don d'expression vigoureux et créateur, qui lui fournissait le vêtement original, adapté à sa pensée; toutes ces qualités réunies contribuaient à faire de l’Apôtre du Christ le maître constructeur de l'Église universelle et de la théologie chrétienne. »

Les dons de l’esprit étaient chez Paul à la hauteur de ceux du cœur. Il suffit de lire avec attention ses écrits pour s’en convaincre. Quelle hauteur de vues, quelle profondeur de pensées à chaque ligne! Aucun écrivain n’a jamais soulevé plus de redoutables problèmes et n’a su les résoudre avec une maîtrise plus personnelle: que l’apôtre Paul. Et il s’est élevé si haut, il a creusé si profondément que personne ne peut s'être flatté de l’avoir compris entièrement, de s'être rendu maître de toute sa pensée. Mais l’Apôtre n'était pas simplement un homme de spéculation doctrinale, c'était surtout un génie religieux; chez lui le mystique dominait. Ce fait ressort surtout de sa doctrine sur l'union de l’homme avec le Christ : ζῶ δὲ οὐχέτι ἐγώ, ζῇ δὲ ἐν ἐμοὶ Χρίστός,

= dit-il aux Galates, τι, 20. et ἐμοὶ γὰρ τὸ Cv Χριστός, aux Philippiens, 1, 21 (2). Il possé-

dait tous les dons spirituels : il parlait en langues, I Cor. x1v, 18; il prophétisait, I Cor. xiv, 6; il a eu des visions et des révélations, II Cor. χη, 2; Gal. πι, 1, etc; il a même une fois été enlevé au troisième ciel et il a entendu des paroles que nulle oreille humaine n’a entendues et qu'il ne peut redire, II Cor. xu, 2-4; il entend des voix du monde extérieur, Act. 1x, 4; xvI, 9; xx, 28; xx11, 17; au moment même où il était incapable de prier, l'Esprit a prié pour lui, Rom. vu, 26. De toutes les épîtres de Paul il ressort que le Dieu vivant, le Seigneur Jésus, l'Esprit habitant en nous sont en lui des réalités immédiates et impressionnantes.

Paul était un juif helléniste; il a passé les premières années de sa vie à Tarse, sa patrie. Il a dû recevoir sa première instruction religieuse dans les écoles juives de Tarse, où il lisait la Bible dans le texte des Septante, ainsi que le prouve la profonde connaissance qu’il en a. C’est toujours, sauf de rares exceptions, les Septante qu'il cite dans ses épîtres. Adolescent, il avait été élevé à Jérusalem à l’école de Gamaliel et là s'était imprégné des doctrines juives et des méthodes de raisonnement des rabbins. Nous ne pouvons donc nous étonner si nous retrouvons en lui tous les caractères psychologiques du juif etsi sathéologie a pour base fondamentales les Écritures juives, VA. T. Guignebert soutient qu'il est très invraisemblable que Paul ait été l'élève des rabbins de Palestine : « Ce qui semble probable, dit-il, c'est qu’il a en effet reçu une instruction solide « dans la Loi », qu’il a suivi un enseignement religieux poussé très loin, mais non pas à Jérusalem. Il n’y avait pas de docteurs juifs qu'en Palestine : nous savons qu'il en existait également à Alexandrie; il s’en trouvait de même à Antioche, la puissante métropole de la Syrie et il y a lieu de croire que c’est là que

(1) HASTINGS, Diclion. of the Bible, t. III, p. 699. (2) Cf. J. Durerray, Le Christ dans la vie chrétienne d’après saint Paul, Gand, 1920; 7. STALKER, Paul dans Dictionary of the apost. Church, Il, p. 156.

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