ἐν τῇ ταπεινώσει ἣ χρίσις αὐτοῦ ἤρθη" \ ie x
3%. ἀποχριθεὶς δὲ ὁ εὐνοῦχος τῷ Φιλίππῳ εἶπεν" Δέομαί co
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V, 7 λέγει τοῦτο; περὶ ἑαυτοῦ ἢ περὶ ἑτέρου rec 35. ἀνοίξας δὲ ὁ Φίλιππος τὸ στόμα
ΧΠΙ, 1-4; xLIX, 1-6; τν, 9; Lu, 13-1111, 12 une prédication directe de son œuvre, de ses souffrances, de sa mort, de son règne universel. » Copain, Le Livre d'Isaïe, p. 344.
Υ 33) Ce verset est difficile à expliquer : il ne reproduit pas le texte hébreu et les exégètes ne s'accordent ni sur la traduction du texte grec ni sur celle du texte hébreu; nous devons nous borner à reproduire les diverses interprétations sans essayer d'en donner une nouvelle.
ἐν τῇ ταπεινώσει ἣ χρίσις αὐτοῦ ἤρθη : dans l’humiliation sa condamnation a été détruite. Voici d’autres traductions : c’est dans son humiliation que son jugement s’est consommé, Cramrox. Dans l’humiliation dont il a été l’objet, tout jugement (toute justice) a été mis de côté, Hackerr. C'est dans son humiliation profonde que son jugement, ce jugement qu'il subissait de la part des hommes, ἃ été consommé, achevé, Bonxer. Sensus esse videtur Christum passum esse eo usque se deprimi ut in ipsius causa cognoscenda aequum judicium seponeretur proculque amandaretur, Parrizzr. In ejus oppressione, sententia ejus condemnatoria per vim lata est et quasi extorta, CAMER- £ynck. When he humbles himself in death, his judgment was taken away, id est reversed by His Father, Philip. πι, 6, 7, ou When he humbled himself a fair trial was not allowed, Burxsipe.
Le texte hébreu porte : Par un jugement inique il est emporté, Conpamix. Il ἃ été enlevé par (ou : de?) l’angoisse et le châtiment, Barne.Dans l'hébreu donc, l’idée paraît être que l’angoisse sans pareille, dont le serviteur de l'Éternel a été saisi, l’a enlevé de la terre; dans le grec, que son abaïissement inouï mais volontaire a eu pour résultat de l'enlever au jugement prononcé contre lui, ΒΑΚΡΕ.
τὴν δὲ γενεὰν αὐτοῦ τίς διηγήσεται : γενεά, signifie ce qui est engendré, d’où famille, race, génération, naissance. Les versions anciennes ne traduisent pas γενεά par le même terme. On a generationem dans l’ancienne latine et la Vulgate, âge dans la Peschitto, race, famille dans l’'Arménienne, nativitatem dans Irénée, πι, 12,8. Voici quelques-unes des traductions relevées par Condamin, 715 αἴθ, p. 321 : τὴν γενεὰν αὐτοῦ τίς διηγήσεται; LXX; generationem ejus quis enarrabit? Vlg. Impossible, car : « occurrit haec vox 7 plus quam centies sexagies in. 5. literis.. sed nunquam in sensu nativitatis. Quare etiam generatio hoc loco ita explicari nequit. KNaBENBAUER. Sancti Patres, textum hebraicum nescientes vel certe ei non attendentes, unanimi consensu textum suum graecum vel latinum exponant ita ut γενεά, generatio ipsis sit origo eristendi, nativitas. Unde alii de Christi generatione aeterna in sinu Patris (1), alii de generatione humana temporali in sinu Virginis, alii de utraque locum Isaiae intelligunt [aut de resurrectione Christi].… Patres certe non consentiunt in una interpretatione, cum tres habeant, Corzuy. Quis potest generationem ejus enumerare, i. 6. posteritatem, posteros ejus? Nicoras DE Lyre, SALMERON, Scxec. Et parmi ses contemporains, qui songeait qu’il était arraché? Reuss, Trocaox. Qui dira l'injustice de ses contemporains? VATABLE, KNABENBAUER. Quis cogitando assequetur locum commorationis ejus? Corzuy. Le lieu de son séjour qui le découvrira? Duxw. Le P. Condamin propose la traduction suivante en corrigeant le mot 17 : Et qui songe à [défendre] sa cause ?
(1) Patrizzi, In Actus dpost. Com., p. 69 a donné la liste des écrivains ecclésiastiques et de leurs ouvrages où est défendue cette interprétation.
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ΕΣ ΤΡ ΠΥ ἘῚ Ἢ ΤΑ ἐλ ΠΩ ΤῊ 3 RUES RUE EURE 1 at ἜΣ j
33 Dans l’humiliation son jugement a été détruit. Sa génération qui la racontera?
Car (parce que) sa vie a été retranchée de la terre. 34. Alors l’Eunuque parlant à Philippe lui dit : Je te prie, de qui le prophète dit-il cela? De lui-même ou de quelque autre? 35. Et Philippe
ouvrant la bouche et commençant par cette Écriture lui annonça la bonne
Voici quelques autres traductions ou interprétations : Quis poterit describere gentis hac aetate viventis nequitiam? Grimm. Et ceux de sa génération qui les dépeindra? SEGOND. Qui peut déclarer exactement le nombre de ceux qui partagent sa vie? Wewor, FELTEN. Qui racontera sa génération, c’est-à-dire : qui évaluera sa descendance spirituelle, le nombre de ceux qui croiront en lui? PAlp. 11, 10, 11. On pourrait entendre : qui dira la perversité de ses contemporains, qui l’ont mis à mort? Mais le contexte suggère plutôt l’exaltation du Ghrist dans le succès de l'Évangile. Loisy. « Le grec γενεά traduit l’hébreu +, et l’on entend par ce mot, tantôt origine, provenance; tantôt âge, durée de vie, tantôt descendance. Mais γενεά ne désigne pas la postérité; c’est bien plutôt la génération contemporaine. Le verset 8 d’Isaïe marque un étonnement douloureux causé par l’inintelligence des contemporains du Messie : nul n’a voulu comprendre la vraie cause de son enlèvement de la terre. Notre verset 33 exprime une sorte de dégoût au sujet de ces contemporains dégénérés : nul ne voudrait raconter leurs destinées, car, par le fait de leurs iniquités la vie du Christ a été enlevée de la terre.. La première forme n'est-elle pas celle de la prophétie, la seconde celle de l'histoire ? » BARDE. ὅτι αἴρεται ἀπὸ τῆς γῆς : ὅτι, quoniam, Vlg. quia, Gig. αἴρεται de αἴρω, qui marque l'enlèvement avec violence. Ces mots sont en faveur de l'interprétation: : Qui pourra décrire la méchanceté de ses contemporains dans le traitement qu'ils lui ont fait subir. Sur l'explication de ce Υ 33, cf. CAMERLYNGKk, p. 197.
ÿ 34. La lecture de ce passage d’'Isaïe, relu par l’Eunuque ou par Philippe, donne à l'Eunuque l’occasion de poser une question qui vient naturellement à l'esprit et qui précise la difficulté que présente ce passage. De qui le prophète a-t-il parlé? Est-ce de lui-même ou de quelque autre? Il est possible que l’Eunuque aït déjà entendu, à
Jérusalem, discuter ce texte et entendu l'attribution qui était faite du serviteur de
Yahveh à Ezéchias, à Isaïe ou à Jérémie, ou bien à Israël et surtout au Messie. IL cherchait de nouvelles lumières sur cette identification qui le préoccupait. Cette question de l’'Eunuque prouverait qu'il était étranger et païen plutôt que Juif. Tous les Juifs comprenaient qu'Isaïe avait parlé dans ce passage du Messie souffrant, ScHÔTTGEN, Horae hebr. 11, 647. — ἀποχριθείς a souvent le sens de répondre à une situation, à un fait et non à une question posée; expression très fréquemment employée par Luc, 33 fois dans son évangile, 8 fois dans les Actes.
Ÿ 35. ἀνοίξας δὲ ὃ Φίλιππος τὸ στόμα αὐτοῦ : Et Philippe ayant ouvert sa bouche, expression hébraïque, Job, πι, 1; Dan. x, 16; qui forme pléonasme avec εὐηγγελίσατο. Cette formule solennelle est employée pour introduire une communication importante : cf. x, 34; χυπι, 14; Le. 1, 64; Mt. ν 2; II Cor, vi, 11. Il s’agit d'enseigner l'Évangile à un païen. Les Orientaux aiment la description minutieuse, l'énoncé de toutes les circonstances. χαὶ ἀρξάμενος ἀπὸ τῆς γραφῆς ταύτης, proposition prégnante : ayant commencé par ce passage de l’Écriture pour de là procéder à d’autres. εὐηγγελίσατο : εὐαγγελίζομαι se construit avec l’accusatif de la personne évangélisée, vur, 25, 40 et de la chose annoncée, Ze. vint, 1; Act. v, 42, mais, quand il est parlé en même temps des deux, la personne évangélisée est au datif, Le. 1 19; 11, 10; Act. xvir, 18. τὸν Ἰησοῦν :
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αὐτοῦ χαὶ ἀρξάμενος ἀπὸ τὴς γραφῆς ταύτης εὐηγγελίσατο αὐτῷ τὸν Ἰησοῦν. 80. ὡς δὲ ἐπορεύοντο χατὰ τὴν ὁδόν, ἦλθον ἐπί τι ὕδωρ, καί φησιν ὁ εὐνοῦχος" ᾿Ιδοὺ ὕδωρ. τί χωλύει με βαπτισθῆναι; ST. [εἶπε δὲ ὁ Φίλιππος" ἘΠ πιστεύεις ἐξ ὅλης τῆς χαρδίας, ἔξεστιν. ἀποχριθεὶς δὲ εἶπε ΤΠιστεύω τὸν υἱὸν τοῦ Θεοῦ “εἶναι τὸν Ἰησοῦν Χριστόν.Ἷ 38. καὶ ἐχέλευσεν στῆναι τὸ ἄρμιι, nai κατέῤησαν ἀμφότεροι εἰς τὸ ὕδωρ, 8 τε Φίλιππος καὶ ὁ εὐνοῦχος, χαὶ ἐῤάπτισεν αὐτόν. 839. ὅτε δὲ ἀνγέῤησαν Ex τοῦ
Philippe expliquant à l'Eunuque le passage d'Isaïe, où il est parlé du serviteur de Yahveh, conduit à la mort comme un agneau, a insisté sur Jésus mourant pour le salut des hommes. Maïs de la suite du récit on doit conclure que Philippe ne se borna pas à cet enseignement, maïs qu'il lui raconta la vie bienfaisante de Jésus, lui apprit comment il pouvait être uni à Jésus et entrer dans le royaume messianique par la régénération que lui conféreraient le baptême au nom de Jésus et l’Esprit-Saïnt. La question que pose l’Eunuque à Philippe au Ÿ suivant, suppose que ce dernier dans son témoignage sur Jésus comme Messie avaït enseigné à l'Eunuque que le baptème
. était le moyen nécessaire de la rémission des péchés, afin de participer au salut
messianique.
Ÿ 36. ὡς δὲ ἐπορεύοντο χατὰ τὴν ὁδόν, et comme ils allaïent sur la route, ἦλθον ἐπὶ τι ὕδωρ, ils rencontrèrent un certain d'eau, quelque eau, quamdam aquam, Vlg, et mon de l’eau : τι employé au sens partitif nécessiteraït ὕδωρ au génitif. Persuadé par les enseignements de Philippe, l’Eunuque s’écrie : Ἰδοὺ ὕδωρ, sans un verbe; Τί κωλύει we βαπτισθῆναι, qu'est-ce qui empêche que je ne soïs baptisé? I1 exprime sa foi en Jésus. « Ces paroles, dit saint Chrysostome, Hom. χιχ, 2, sont le témoignage de l'extrême ferveur de son âme. Qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé? Voyez-vous son désir? Il ne dit pas : Baptisez-moi, il ne se tait pas non plus, mais son langage tient le milieu entre le désir et le respect. »
C’est en poursuivant leur route de Jérusalem à Gaza que les voyageurs rencontrèrent de l’eau. Vu qu’on ne sait pas sur quelle route Philippe rencontra l’Eunuque et que d’ailleurs on peut trouver partout un peu d’eau, il est difficile de préciser le Heu du baptême de l'Eunuque; les exégètes ne s'accordent donc pas sur son emplacement. D’après Eusèbe et Jérôme, de loco Heb. Bethsur, la localité où fut baptisé l’Eunuque serait Bethzur, Jos. xv, 28, appelé actuellement Bethsoron, et de nos jours Bourdj Soûr, à peu près à 20 milles de Jérusalem et à 2 d'Hébron; dans le voisinage, il y a une source, Ain-est-Dirweh. Au temps des Croisades, l'emplacement du baptême ‘était fixé à Ain Hanigeh, à 5 milles, sud-ouest de Jérusalem, où se trouve une fontaïne qui porte le nom de saint Philippe. Robinson, B1b1. Res. II, p. 749, pense que cette localité doit être un ruisseau près de Tell el-Hasy, sur la route directe de Beït Jibrin à Gaza, au milieu d’une contrée déserte. Les routes coupent plusieurs ruisseaux, Wâdiel-Hasi, nord de Gaza, Wäâdi Razze, sud de Tell el-‘Addschül. Smith, Æistor. Geogr. of the Heil. Land, p. 186, 240, croit qu'elle doit être dans la plaïne philistine. Bref, on ne sait rien de certain. $
Ÿ 37) Philippe répond au désir de l’Eunuque : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. Ces paroles appelaient la confession de foi de l’Eunuque : Je crois que Jésus- Christ est le Fils de Dieu. En antiquissimam eandemque brevissimam formulam confessionis in baptizando adhibitae, BLass. τὸν υἱὸν τοῦ Θεοῦ est l’attribut de εἶναι,
Ce Ÿ présente diverses variantes dans les manuscrits et chez les Pères ; Irénée et da
Vulgate après Ἰησοῦν omettent Ἰζριστόν. Au lieu de ἔξεστιν, E a σωθήσει. L’authenticité de \
ce ÿ est faiblement soutenue par les documents. Il est admis par Τῷ, 15 27 29 36 60
nouvelle de Jésus. 36. Comme ils allaient sur le chemin ils arrivèrent à quelque eau. Et l’Eunuque dit : Voici de l’eau; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé? 37. [Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. Et [l’'Eunuque] répondant, dit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu.] 38. Et il ordonna d’arrêter le char et ils descendirent tous deux dans l’eau, Philippe et l’Eunuque, et il [Philippe] le baptisa. 39. Quand ils
ACTES DES APOTRES, VIll, 35-39.
Codex Athos 184, etc. Gig. Par. Wern. vieilles latines, ὁ de g pmptw, Vig. (Am“* Dem. ΤῸ] Clémentine) Αὐτὰ. Harkl. (mg). Irénée, «dv. Haer. πι, 12, 8 : Eunuchus credens et statim postulans baptizari dicebat : Credo Filium Dei esse Jesum. Cyprien, Testim. 3.43 : Tune dicit Philippus : si credis ex toto corde tuo, licet. Aug. Oecum.
Cramer, Catena. Voïci le texte latin : Dixit autem Philippus si credis ex toto corde
licet et respondens ait credo dei filium esse Jesum Christum. Mais les manuscrits latins présentent de nombreuses variantes qu’on trouvera relevées dans Wordsworth- White, in loco. à
Ce Ÿ est omis par presque tous les majascules, K A B C H L P, par plus de 80 minuscules 18 58 61 614, etc. par de nombreux codex de la Vulgate, Am. Fuld. San- Germanensis, etc. par la Pesch. Harkl. (texte) Sah. Boh. Eth. Chrys. Théoph. De ce relevé il résulte que ce ÿ était ignoré de Ia tradition orientale ; il paraît dépendre de la tradition occidentale; nous ne savons pas cependant s’il était dans le codex de Bèze; il y a une lacune de vai, 29b à x, 14. Il étaït connu en occident dès la fin du ne siècle, puisque nous le trouvons dans saïnt Irénée, par conséquent avant que les manuscrits grecs les plus anciens n’aient été écrits. Les critiques font observer que, s'il avait été écrit, son omission aurait été incompréhensible. D'autre part, il semble bien qu’il répond à la question posée par l’Eunuque. Il est vrai que c’est peut-être La raison pour laquelle ik a été introduit par un interpolateur qui aurait placé ici Ia formule baptismale, laquelle lui a semblé nécessaire pour exprimer la foi de l’'Eunuque avant son baptême, foi φ n’avait pas professée ailleurs. Gette confession de foi n’était cependant peut-être pas exigée des catéchumènes, puisque la Didachè n’en parle pas. Il est possible aussi que ce ÿ ait été tout d’abord une glose marginale. Ce ÿ est supprimé dans presque toutes les éditions critiques; nous l'avons mis entre crochets pour signaler que son authenticité est douteuse.
ἡ 38) εἰς τὸ ὕδωρ pourrait être traduit « à l'eau » ou « vers l'eau »; ïls descendirent vers l’eau; mais Les mots ἀνέδησαν ἐκ τοῦ ὕδατος du ÿ suivant indiquent qu'ils étaient
descendus dans l'eau. κατέδησαν ne désigne pas la descente du haut du chariot, mais la |
descente dans l’eau du haut de la rive du ruisseau. Le baptême de l'Eunuque eut donc lieu probablement par immersion, façon de baptiser coutumière dans la primitive Église, Did. wir. Le langage symbolique de Paul, Rom. wi, #; Col. n, 12, nécessite Pimmersiom. Cependant dans certains cas le baptême pouvait être donné par l’effusion de l’eau, Did. vu, 3. Le texte des Actes n'implique pas nécessairement l’immersion, il indique seulement que Philippe et lEunuque entrèrent dans l’eau. Nous ne reviendrons pas sur l'hypothèse qui a été émise de nos jours que Philippe est le premier qui ait baptisé dans l’eau. Nous en avons déjà parlé dans « les Enseignements doctrinau x des Actes », p. c@xvI.
ÿ 39) ἐκ τοῦ ὕδατος. hors de l’eau et non « de l’eau » comme s’il ÿ avait ἀπό, ce qui n’indiquerait. pas que Philippe et l’Eunuque sont entrés dans Peau. ἀπό au lieu de ἐχ se trouve dans E 644. Πνεῦμα Κυρίου ἥρπασεν : le ministère de Philippe auprès de l’'Eunuque était terminé; l'Esprit du Seigneur l'enleva; ἥρπασεν, de ἁρπόξω, chez les
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ὕδατος; {Πνεῦμα Κυρίου ἥρπασεν τὸν Φίλιππον, χαὶ οὐχ εἶδεν αὐτὸν οὐχέτι ὁ Re εὑρέθη εἰς ᾿Αζωτον, χαὶ
classiques, indique tout à la fois la soudaineté et la violence de l'enlèvement. Il ne peut s'agir ici d'une impulsion intérieure de l’Esprit du Seigneur, sur l'esprit de Philippe, lui ordonnant de partir soudain. L'action a été extérieure. Πνεῦμα Kvplou, ventus Domini, ut I Reg., xvin, 12; 2 Reg., τι, 16; Ez. 11, 14; x1, 24; nam de spiritu sancto hic cogitare subabsurdum sit, BLass. Il s’agirait donc d’un vent envoyé par le Seigneur; l’enlèvement aurait été soudain, surnaturel, comme dans les faits cités précédemment; cf. aussi Daniel, xiv, 35, 38. On pourrait plutôt y voir cet enlèvement dont il est parlé I Thess. 1v, 17 ou II Cor. xu, 2, 4; Apoc. xu, 5. En tout cas, il est parlé ici d’une intervention surnaturelle, Philippe a été enlevé par l'Esprit du Seigneur, comme, au ÿ 29, il avait été envoyé par l'Esprit.
La supposition qu'un orage ou un tourbillon de vent a enlevé Philippe n'a aucun fondement plausible, D'après Zeller, le récit de l'enlèvement de Philippe est mythique et son seul fondement historique est qu’un noble Éthiopien a été converti au christianisme.
L'Eunuque ne vit plus Philippe : οὐκέτι, amplius, pas davantage, ἐπορεύετο γὰρ τὴν ὁδὸν αὐτοῦ, car il marchait sa route; αὐτοῦ est emphatique et même pléonastique. γάρ relie ce qui précède à ce qui suit; il est insuffisamment traduit par « et » Vulgate. Cela ne signifie pas que Philippe devint invisible, mais que l’Eunuque ne le vit plus car, (parce que) il continuait sa route, χαίρων, mot caractéristique de Luc; 11 fois dans l’évangile, 7 fois dans les Actes; très fréquent aussi dans Paul, 25 fois. « Pourquoi, direz-vous, l'Esprit du Seigneur a-t-il enlevé Philippe? C’est parce qu’il devait parcourir d’autres villes et prêcher. Et afin qu’on fût dans l’admiration de ce qui avait été fait et qu’on tint non pour humain, mais pour divin cet événement, CHRYsosTOME, Æom. ΧΙΧ, 1.
Au lieu de Πνεῦμα Κυρίου ἥρπασεν τὸν Φίλιππον, A2 Par. Wern. Harkl. (mg) Arm. Jérôme, Augustin, ont Πνεῦμα ἅγιον ἐπέπεσεν ἐπὶ τὸν εὐνοῦχον, ἄγγελος δὲ Κυρίου ἥρπασεν τὸν Φίλιππον. C’est probablement une interpolation destinée à faire de l’Eunuque un parfait chrétien, ayant reçu, comme Paul, 1x, 17, 19, l'Esprit-Saint après le baptême. Zahn, Preuschen ne sont pas de cet avis et tiennent ce texte pour authentique. Loisy juge qu’une omission dans le texte ordinaire s’expliquerait tout aussi facilement, soit par un accident de copie, soit plutôt encore pour éviter la contradiction avec le récit précédent, où les convertis de Samarie semblent n’avoir pu recevoir le Saint-Esprit que de la main des apôtres. Nonobstant le nombre et la qualité des témoins contraires, l’hypothèse de l'omission n’est point, dit-il, à écarter absolument, la leçon de la minorité étant plus naturelle, et les raisons de l’omission plus fortes que celles de l’interpolation. — Nous ferons observer qu’il n’y a pas simplement omission mais changement du texte et que les autorités sont trop nombreuses en faveur du texte que nous acceptons pour admettre un autre texte faiblement soutenu.
D'après la tradition, l'Eunuque prêcha l'Évangile {dans son pays. ὃς καὶ ἐπέμφθη ᾿ εἷς τὰ χλίματα τῆς Αἰθιοπίας χηρύξων τοῦτο ὅπερ ἐπίστευσε, [RÉNÉE, 111, 12, 8. D'après Eusèbe, 1, 1, 18, l'Eunuque, à son retour dans son pays, prêcha la connaissance du Dieu de l’univers et l'avènement de notre Sauveur parmi les hommes comme source de vie. S. Jérôme, in Isaiam, 1.111, affirme aussi que l'Eunuque fut envoyé comme apôtre à la nation de Éthiopiens. Qu'on entende ce pays des Éthiopiens de l'Éthiopie proprement dite ou de la Nubie, il est difficile de prouver par des documents historiques la vérité de cette tradition. Le christianisme ne paraît pas avoir été prêché dans ces deux pays antérieurement au 1ve siècle, |
furent montés hors de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe et l’eunuque ne le vit plus, car il continuait sa route [tout] joyeux. 40. Mais, Philippe fut trouvé dans Azot et en passant il évangélisait toutes 165 villes jusqu’à ce qu’il vint à Césarée.
Υ 40) δέ est adversatif : quant à Philippe; εὑρέθη, il fut trouvé, au passif, vise les habitants d’Azoth, qui trouvèrent Philippe, cf. Ze. 1x, 36; xvir, 18. Cependant Beelen, Gram. 39, 5, croit que ce passif a le sens du moyen, qu'il vise par conséquent Philippe et doit être traduit : Philippe se trouva. εὑρέθη εἰς "λζωτον ; expression prégnante : Philippe fut enlevé, ἡρπάγμενον, et trouvé à Azoth. εἰς marque le mouvement et indique que Philippe ἃ été porté vers et ensuite trouvé dans Azoth. εὑρίσχεσθαι est fréquemment employé pour εἶναι; entre les deux verbes il y a cependant cette différence que εἶναι indique la qualité d'une chose en elle-même, tandis que εὑρίσκεσθαι indique la qualité en tant qu'elle est découverte, reconnue dans un sujet, Winer, Lxv, 2. εὑρέθη est peut-être une corruption de ἤρθη, il fut enlevé.
Azoth, en hébreu ᾿Αδάδά, forteresse, à 5 k. de la Méditerranée, à 55 k. de Gaza et autant de Jaffa, était une des cinq grandes villes des Philistins; elle a subi de nombreuses vicissitudes au cours de l’histoire. Elle est restée philistine jusqu’au temps de Néhémie, Neh. xt, 23, 24. Elle fit partie du royaume d’Hérode le Grand qui la donna à sa sœur Salomé. Au 1° siècle de notre ère, elle contenait beaucoup de Juifs; c’est actuellement le village de Esdoüd.
διερχόμενος, employé dans les Actes, vi, 40; 1x, 82; x1, 19, etc., pour indiquer un voyage d’évangélisation. Même réunion de διερχόμενος εὐηγγελίζετο, dans Ze, 1x, 6; Act. vin, &. εὐηγγελίζετο τὰς πόλεις πάσας; pour se rendre d’Azoth à Césarée, Philippe suivit la route maritime, dans les plaines de Sephela et de Saron et évangélisa toutes les villes qu'il rencontra sur son chemin, probablement Jamnia, Lydda, Joppée et Apollonia; toutes ces villes, administrées par l’autorité romaine étaient plus facilement ouvertes à la vérité chrétienne que les villes juives; en dehors des Actes, on ne sait rien sur leur évangélisation.
ἕως τοῦ, ici seulement, est pour l’attique μέχρι τοῦ. — ἐλθεῖν αὐτόν : 16 sujet de l’infinitif se place après le verbe. εἰς Καισάρειαν se rapporte aux deux verbes διερχόμενος et ἐλθεῖν, jusqu'à ce qu’en passant il vint à Césarée, où il établit sa demeure, xxt, 8.
Césarée, Καισάρεία παράλιος, Josèpue, Guerre juive, III, 9, 1 ou ἐπὶ θάλαττῃ, 10. VII, 1, 3 ou Σεδαστή, Ant. jud.; XNI, 5,.1, était située sur la Méditerranée, à 130 k. environ, N. O. de Jérusalem. Elle fut bâtie par Hérode le Grand sur l'emplacement de l’ancienne Tour de Straton. Hérode, dit Josèphe, la bâtit toute en pierres blanches, l’orna de splendides palais et, ce qui fut le travail le plus long et le plus difficile, y construisit un port abrité en tout temps des vagues de la mer, Ant. jud, XV, 9,6. Aux temps apostoliques, Gésarée était la capitale politique de la Judée, caput Judaeae, Tacrre, Hést. ur, 79 et la résidence des procurateurs. Quoique les Juifs fussent nombreux dans la ville, la majorité de la population était païenne et le grec la langue qui y était parlée. Son port était un des meilleurs de la côte de Palestine. Il est souvent question de Césarée dans les Actes. Elle ἃ subi de nombreuses vicissitudes au cours des siècles, jusqu’au jour où elle fut détruite par le sultan Bibars, en 1265. Actuellement, c’est un village du nom de el-Kaisäriyeh, un champ de ruines.
Lekebusch, p. 100, pense que Philippe consacra un assez long temps à évangéliser les villes de la côte, avant d'arriver à Césarée où il ne se serait établi qu'après le baptême de Cornélius, ce qui nous explique qu’il n’est pas question de lui dans la conversion du centurion romain. Quelques critiques ont contesté l’arrivée de Philippe à Césarée à cette époque parce qu'il n’est pas parlé de lui, 1x, 30, ch. x, ni xvur, 22 et