CHAPITRE IX
\ Ἢ EN ax S » ἘΝ ν᾿ ἘΞ IX, 1. Ὃ δὲ Σαῦλος ἔτι ἐνπνέων ἀπειλῆς nat φόνου εἰς. τοὺς μαθητὰς τοῦ Κυρίου, προσελθὼν τῷ ἀρχιερεῖ 2. ἠτήσατο παρ᾽ αὐτοῦ ἐπιστολὰς εἰς Δαμασχὸν πρὸς τὰς
συναγωγάς, ὅπως ἐάν τινας εὕρῃ τῆς ὁδοῦ ὄντας, ἄνδρας τε not γυναῖχας, δεδεμένους
qu'on.le voit ἃ Césarée seulement beaucoup. plus tard, χχι, 8. Mais pourquoi Luc aurait-il parlé de Philippe dans Les récits précités puisqu'il n’y jouait aucun. rôle ?
FFT. — 1x, 1-30, CoNvERSION DE SAUL, SON ACTION A Damas ET À JÉRUSALEM. IX, 14-192, CONVERSION DE SAUL.
Luc continue le récit de l'extension de l'Église chrétienne. Avant de dire comment ke christianisme sort du milieu juif pour se répandre dans le monde païen, il raconte
la conversion de l’homme qui fut le principal acteur de cette expansion, le Pharisien
Saud. IL attache une grande importance à cette conversion, puisqu'il en donne troïs fois le récit; rx, 3-18; χχιν, 6:81; xxvr, 12-18. Ces trois récits, identiques pour le fond, présentent quelques divergences que nous aurons à examiner plus tard.
Saulus ad fidem adducitur, non sensim et lenta anïmi mutatione, sed sæbita ac potentissima Dei actione (miraculo. quodam psychologico in anima Pauli causato per miraculum sensibile, sc. apparitionem. externam Christi ressuscitati), ut gentilés, ad
- quos mittendus erat Saulus, melius intelligerent id quod ipsorum animis praesertim
inculcandum foret, hominem quemvis non suis viribus, sed per Deï gratiam, ad justitiam et ad salutem pervenire : quam utique doctrinam Paulus in epistolis suis
omnibus, at praëcipue in epistolis ad Romanos et ad Galatas proponet, CamerLyNek.
Les Recognitions clémentines, τ, 71, contiennent en partie le commencement du récit de Luc : Post triduum autem venit ad nos ex fratribus quidam ἃ Gamalïele, de quo
supra diximus, ocultos nobis nuncios deferens, quod inimicus ille homo legationem
suscepisset ἃ Caïpha pontifice, ut omnes qui crederent in Jesum persequeretur et Damascum pergeret cum epistolis ejus, ut etiam inibi auxilio usus infidelium fidelibus inferret exitium; idcirco autem praecipue Damascum festinaret, quod illuc confugisse
- crederet Petrum, et post dies fere XXX digressus est per Hiericho Damascum tandem.
ἃ 4) δὲ Συῦλος : δέ est ici une particule destinée à reprendre le récit sur les actes de
Paul, interrompu après vin, 3; elle nret aussi en opposition la conduite de Philippe et
celle: de Paul. Le récit de la conversion est précédé d’une vivante description dans sa brièveté du zèle persécuteur de Saul. ἔτι : Saul est encore dans l'état d'esprit mentionné vx, 3 : il ravageait l'Eglise, ce qui nous incline à croire que la conversion de Paul a suivi de près le martyre d’Efienne. ἐνπνέων ἀπειλῆς al φόνου : au génitif comme avec les verbes qui signifient sentir, respirer, ὄξειν τινός, Littéralement, soufflant menace et mort, c'est-à-dire menace de mort. Sous l'excitation d’une forte émotion la respiration devient plus courte; elle est plus difficile sous l'effort qui est fait pour donner issue à la passion qui excite. ἐνπνέων, souffler dans ; avec le génitif, respirer, avoir dans le cœur. Paul respiraït la menace et le meurtre; il vivait dans une. atmosphère de menace et de meurtre; expression classique : Ὡς οὗτος ἠδὴ ravis χαὶ συχοφαντίδς πνεῖ, ARISTOPHANE λον. ἀ, 37. ᾿Αραθίης Oduñe ἐμπνέοντα, Srogée, For. 85, 19. Preuschen croit que cette expression est du dialecte dorien. Om en trouve d'analogues dans les Septante, Jos, x, 40 et Ps. χυπι, 26 : nd ἐμ πνεύσεως πνεύματος ὀργῆς σου. Ici seulement dans
ix, 1. Or, Saul, respirant encore menace et meurtre contre les disciples du Seigneur, alla chez le grand-prêtre 2. et lui demanda des lettres pour Damas
pour les synagogues, afin que s’il trouvait quelques-uns | partisans] de cette
le N. T. φόνου; tamen non videtur quisquam praeter Stephanum necatus esse, sed vincti verberibusque afféecti multi, quarum rerum erat apud fudaeos arbitrium, Brass. L'autorité romaine se serait opposée à des exécutions. εἰς τοὺς μαθητὰς τοῦ Κυρίου : 65 disciples sont ici exactement dénommés comme disciples du Seigneur [le Messie glorifié].
Après avoir assouvi sa rage à Jérusalem, Paul va rechercher les chrétiens partout où il pourrait en rencontrer. Maïs il ne pouvait se livrer à ces poursuites de sa propre autorité; il s'adresse donc au grand prêtre qui avec le Sanhédrin exerçait une certaine juridiction sur les Juifs de la Diaspora. Cf. Ÿ suivant Ce grand prêtre est Caïphe, si l'événement s’est passé avant l'an 36, date de la déposition de Caïphe par Vitellius ; s’il eut lieu en l’an 37, ce fut Jonathan, fils de Anne, établi grand prêtre par Vitellius, au temps de Pâques ou son frère, Théophile, établi à la Pentecôte. Peut-être Luc a-t-il, en vue, comme ailleurs, 1v, 6, le grand-prêtre Anne.
ἃ 2) ἠτήσατο, aoriste moyen de œtéouar, avec rapé, demander de quelqu'un pour soi; l’aoriste indique que la demande a été accordée. ἐπιστολὰς πρὸς τὰς συναγωγάς : des lettres pour les synagogues, c’est-à-dire pour les chefs des synagogues. Ceux-ci devaïent aider Saul dans ses recherches et au besoïn lui prêter main forte, Les: lettres étaient adressées aux synagogues parce que les chrétiens, pour la plupart des Juifs convertis, continuaient à fréquenter la synagogue. Le témoignage rendu par Paul à Ananias :
c'était un homme pieux, selon la Loi, xxu, 12, indique que les chrétiens de Damas wavaient pas formé de communauté distincte et restaïent unis à la synagogue. Les
membres de la synagogue devaient venir en aide à Saul dans la recherche des chrétiens. La mission de celui-ci devait consister aussi à mettre en garde les membres des synagogues contre ceux d’entre eux qui avaïent accepté la foi en Jésus Messie. Quelle pouvait être la valeur de ces lettres, qui impliquaient une mission pour Saul de rechercher les chrétiens dans les synagogues de Damas ? Ce n’était pas simplement des lettres de recommandation, mais des lettres de réquisition donnant à Paul le pouvoir d’enchaîner les chrétiens pour les amener à Jérusalem. Le droit de juridiction religieuse sur tows les juifs, même résidant hors de la Palestine, avait été accordé par César à Hyrcan IE, Josèrne, And. jud. XIV, 10, s. Le même droit avait été reconnw à Hérode par Auguste, fn. Guerre juive, I, 24, 2. En un certain sens, dit Schürer, Gesch. der jüd. Volkes, πα, p. 258, le Sanhédrin exerçait librement une juridiction sur toutes les communautés juives dans le monde entier. Ses ordres étaient reconnus comme obligatoires dans toute l'étendue du judaïsme orthodoxe, maïs Fobligation qui liait les synagogues dépendait de la bonne volonté de chacune d’elles. Le lien n’était pas
officiel. En d’autres termes, il n’étaït pas reconnu par l'autorité romaine. De son côté,
Loisy, p. 390, affirme qu'il est de toute invraisemblance que le droit de juridiction ait été accordé au grand prêtre ow au Samhédrin sous le régime des procurateurs. Cependant, d’après O. Holtzmann, Stwdien zur Apostelgeschichte, 8, Zeitseh. für Kirchengeseh. XIV, p. 495, le grand prêtre et le Sanhédrin de Jérusalem avaient une juridiction reconnue sur tous les Juifs dans toute l'étendue de l'empire romain. Ce pouvoir judiciaire était reconnu au Sanhédrin, mais Luce ἃ pu écrire que les lettres avaient été demandées au grand prêtre, puisque celui-ci était le président du Sanhédrin. D'ailleurs, Paul dit, xx, 5, que c’est du grand prêtre et de tout le presbytérat, πᾶν. τὸ
; L = φ 5 4 De Eee ἀγάγῃ εἰς Ἱερουσαλήμ... ὃ. ἐν δὲ τῷ πορεύεσθαι ἐγένετο αὐτὸν ἐγγίζειν τῇ Δαμασχῷ, ἐξαίφνης τε περιήστραψεν αὐτὸν φῶς ἐχ τοῦ οὐρανοῦ. . χαὶ πεσὼν ἐπὶ τὴν γῆν
hs —
πρεσδυτέριον, qu'il ἃ reçu des lettres et xxvi, 10, qu'il avait reçu ses pouvoirs des grands prêtres.
εἰς Δαμασχόν : les lettres de Paul étaient pour Damas, à destination de Damas.
Damas, en hébreu, Damméséq ou Darméséq; en grec, Δαμασχός; en latin, Damascus ou Damascenus; en syriaque, Darmsüq; en arabe, Dimaschq ou Esch-Schâm, est une des plus anciennes villes du monde; elle jouit de ce privilège d’avoir continué à exister depuis sa fondation jusqu’à nos jours, malgré les nombreux changements qu’elle eut à subir dans le cours de son histoire. Sa position géographique explique ce fait. Elle est située dans une vaste plaine, appelée el-ghoutah, bornée au nord, au nord-ouest et au sud par des montagnes et ouverte à l’est du côté du désert. Bâtie sur un plateau à une altitude de 697 m,, elle est arrosée par le Barada, dont les eaux sont distribuées à travers la ville par de nombreux canaux. C’est une oasis délicieuse au milieu du désert. On ne sait à quelle époque Damas fut fondée; d’après Josèphe Ant., Jud. 1, 6, 4, elle l'aurait été par Ousos, fils d'Aram et petit-fils de Sem, Nous la voyons apparaître pour la première fois dans l’histoire au temps d'Abraham, Gen. χιν, 15; son serviteur Eliézer, était de Damas, 16. xv, 2. Damas est ensuite fréquemment nommé dans l'A. T.; elle a été la capitale des rois syriens souvent en guerre avec les rois d'Israël et de Juda; elle fut successivement occupée par les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Romains, et pendant quelques années par les Arabes Nabatéens. Elle tomba plus tard au pouvoir des Sarrasins et joua un rôle considérable au temps des Croisades. Elle resta enfin sous la domination des Turcs jusque après la guerre de 1914. Actuellement elle est sous la protection de la France. Au dernier recensement, 1888, elle comptait 120.750 habitants, dont 6.329 Juifs. Déjà aux temps anciens les Juifs y étaient nombreux; Josèphe, Guerre juive, II, 20, 2, raconte que
τς pendant la guerre contre les Romains 10.000 juifs furent massacrés en une heure dans
cette ville. Et, ἐδ. 11, 20, 2, il nous dit que les Damascéniens se défiaient de leurs femmes qui, presque toutes, adhéraient à la religion juive.
ὕπως ἐάν τινας εὕρῃ : N E ont ἄν τινας, forme classique. Cette expression n'indique pas un doute sur l'existence de chrétiens à Damas, mais si Saul réussissait à en trouver quelques-uns. Quelques critiques ont soutenu qu'il n’y avait pas de chrétiens dans cette ville, à cette époque, parce que Luc ne dit pas que les fidèles, chassés par la persécution, vin, 1, soient allés à Damas; il mentionne seulement, parmi les lieux de dispersion, la Judée, la Samarie, vit, 1, la Phénicie, Chypre et Antioche, xi, 19° mais Luc n’était pas obligé de nommer toutes les régions où s'étaient réfugiés les fidèles dispersés : il dit seulement ce qui était nécessaire à l'intelligence de son récit, N’est-il pas compréhensible que Damas en rapport fréquent d’affaires avec Jérusalem, dont elle était étoignée seulement de 225 k., ait été un lieu de refuge pour les fidèles. D'ailleurs, il est plus que probable que des Juifs si nombreux à Damas étaient présents à Jérusalem, le jour de la Pentecôte, qu'ils étaient parmi les auditeurs de Pierre, qu’ils ont été baptisés et qu’ils ont porté à Damas la bonne nouvelle de Jésus Messie. En outre, les chrétiens de Jérusalem devaient être en rapports de commerce avec Damas et ont dû y porter cette bonne nouvelle.
τινας τῆς ὁδοῦ ὄντας ἄνδρας : Le génitif avec εἵνειν οὐ γίνεσθαι est fréquent dans le N.T. et aussi chez les classiques; il a divers sens; ici, il indique une propriété à laquelle plusieurs participent, Winer, xxx, 5. τῆς 6005 : 25, 40, Pesch. Harkl. ajoutent ταύτης; Vlg. Gig., hujus viae. ὁδός, sans un complément, avec Θεοῦ, xvir, 26 ou Ἰζυρίου, xvint, 25, est emphatique; l’article inclut l'adjectif déterminatif, ce, cette. ὁδός, route; au figuré,
voie, hommes et femmes, il les amenât liés à Jérusalem. 3. Et comme il était
en chemin, il arriva qu’il approcha de Damas; tout à coup une lumière
[venant] du ciel resplendit autour de lui. 4. Et étant tombé par terre, il
voie, manière, doctrine et par extension, secte. Du sens de route, ὁδός passe à celui de direction, manière de voir ou de vivre. ἣ ὁδός, avec l’article et sans qualificatif, indique une voie religieuse déterminée; ici, la religion chrétienne; cf. χνπι, 25, 26; xix, 9, 28; xx11, 4; xxIV, 22. Cette expression vient de l’hébreu derech, qui désigne la manière de vivre, d’agir, la façon dont Dieu veut être servi,. Gen. xvin, 49 ; I Sam. xvinr, 14; Ps. v, 9; XVI, 31; Prop. x 15, etc. Le terme vise ici ceux qui, hommes et femmes étaient partisans de la‘doctrine de Jésus. Mais comme ὁδός est employé par Saul, il est possible qu'il faille le traduire par « secte », la secte de ces Juifs qui croient que Jésus est le Messie.
γυναῖκας : la fureur de Saul était telle qu’il ne se contentait pas de persécuter les hommes, mais qu’il attaquait aussi les femmes. Cette aggravation de la persécution est mentionnée trois fois : vint, 3; ΙΧ, 2; XXII, 4.
ÿ 4) Saul et ses compagnons, poursuivant leur voyage, arrivèrent près de Damas. D'après la tradition, ils n'étaient qu'à dix minutes de la porte orientale du mur d’enceinte, que les chrétiens ont appelée la « Porte de saïnt Paul ». On s’est demandé si Paul avait fait à pied ou à cheval la route, qui, de Jérusalem à Damas, exigeait six jours de marche environ. Au ÿ 8, il est dit qu’on le prit par la main et qu'on le conduisit à Damas, ce qui indique qu’il n'avait pas de monture sur laquelle on l'aurait
. placé pour l’amener dans la ville. Mais il est possible qu’il ait été si près de la ville
qu’on ne jugea pas nécessaire de 16 transporter à cheval.
ἐν δὲ τῶ πορεύεσθαι : ἐν avec τῷ et l’infinitif est une expression temporelle; l'emploi de l'infinitif, précédé d'une préposition est fréquent dans Luc; on le trouve très souvent dans l’évangile et les Actes avec ἐγένετο, ἐγγίζειν τῇ Δαμασχῷ : trois routes conduisaient de Jérusalem à Damas, par Sichem, par Césarée de Philippe, par Jéricho, Heshbon. Il est probable que Saul dans son ardeur à atteindre les chrétiens prit la plus courte, celle qui va droit sur Sichem (Neapolis), incline du côté de l’est, longe le rivage oriental du lac de Tibériade, et se dirige en ligne droite de Gadara sur Damas, où elle entre par le sud. D’après une ancienne tradition, le lieu de l'apparition serait à Karikal, seize à vingt kilomètres de Damas. La distance ayant paru trop longue, on a choisi d’autres localités. :
ἐξαίφνης : 2 fois dans l’évangile et 2 fois dans les Actes; terme fréquent chez les écrivains médicaux, Hoparr, p. 19. περιήστραψεν, circumfulsit, de περιαστράπτω, briller autour, environner d’éclairs ou de lumière; seulement 2 fois dans les Actes, inconnu au grec classique; dans le troisième récit de la conversion, il y ἃ περιλάμψαν, xxvi, 13. Cette lumière, qui resplendit en plein midi, xxu, 6, et qui était plus éclatante que la lumière du soleil, xxvr, 13, était la gloire du Seigneur dont resplendissait le corps glorieux de Jésus. Das vom Himmel, 11, 2, stammende Licht ist die sinnlich wahrnembare Erscheinungsform der gôttlichen Herrlichkeït, B. Wriss. La soudaineté et l'éclat de cette lumière fut telle que Saul tomba par terre, ainsi que ses compagnons, xxvi, 16. Les deux expressions : πεσὼν ἐπὶ τὴν γῆν et ἔπεσα εἰς τὸ ἔδαφος, xx11, 7, sembleraient indiquer que Saul était sur une monture. Après γῆν, Par. (Flor.) ajoute : cum magna mentis exaltatione, glose explicative. ἤχουσεν φωνὴν λέγουσαν : dans le récit que fait Paul de sa conversion, nous avons ἤχουσα φωνῆς λεγούσης, XXII, 7 et ἤχουσα φωνὴν λέγουσαν, xxvi, 14, comme ici. Knowling explique les divergences des textes de la façon suivante : « Il semblerait que la distinction entre ἀκούειν avec (1) l’accusatif, et (2) le génitif : (1) entendre et comprendre, et (2) entendre seulement ne peut être
ἤχουσεν φωνὴν λέγουσαν αὐτῷ" Σαοὺλ Σαούλ, τί με διώκεις; B. εἶπεν δέ" Τίς ct, 9 ᾽ + “ ᾿ » 4
Κύριε; 6 δέ᾽ Eye εἰμι Tnoods, ὃν où διώχεις. 6. χλλὰ ἀνάστηθι χαὶ εἴσελθε εἴς τὴν
πόλυν, χαὶ λαληθήσεταί oo ὁ τι σε δεῖ ποιεῖν. 7. οὗ δὲ ἄνδρες οἵ συνοδεύοντες αὐτῷ
pressée. Ainsi, il est d'usage d'expliquer ἀχούειν avec φωνὴν, Ÿ 4, comme indiquant que Saul non seulement entendit maïs comprit la voix, cf. xxn1, 44, tandis que ἀκούειν avec φωνῆς, Ÿ 7, a été choïsi pour montrer que Îles compagnons entendirent maïs ne comprirent pas. Mais ici (1) il n'y a pas de contradiction avec xx1r, 9, car il est dit des compagnons de Paul : τὴν δὲ φωνὴν oùx ἤχουσαν τοῦ λαλοῦντός por — ils entendirent les paroles, 1x, 7; xxr, 7, maïs ils n'entendirent pas d’une façon déterminée, c’est-àdire ils ne comprirent pas ce qui était dit, μηδένα δὲ θεωροῦντες, mais (2) en comparant les passages les uns avec les autres, il apparaît que dans 1x, 4 et 7, est établie une distinction entre le contenu des paroles émises et le simple son de la voix, distinction marquée par l'accusatif et le génitif; dans xxrr, 7, la même distinction est réellement maintenue et au moyen des mêmes cas, puisque, xxir, 7, Paul en parlant de lui-même dit qu'il entendit une voix, c’est-à-dire qu’il avait conscience d’une voix qui lui parlait (génitif φωνῆς) tandis que Υ 9 (accusatif φωνήν) le contenu des paroles émises est visé, et ÿ 14, même chapitre; dans xxvf, 14, le contenu des paroles émises, l’'accusatif est à bon droït employé pour le contenu des paroles émises qui y est donné plus complètement que nulle part ailleurs. »
Hrovsev φωνὴν λέγουσαν : l’accusatif exprime l’objet de la perception et ne se trouve qu'avec un nom abstrait, φωνή, λόγος, Vireau, τ, p. 195. Paul a donc entendu une voix émettant des paroles compréhensibles et nom simplement un son indistinct. Luc ne dit pas nettement que Saul vit quelqu'un; cela ressort cependant de l’ensemble du
récit et du fait que ÿ 7 il remarque que ses compagnons ne virent personne. De plus,
Paul nous dit formellement qu’il a vu Jésus-Christ Notre-Seïgneur, Ε Cor. rx, 1, que le Christ lui est apparu comme à Céphas et aux autres apôtres, 16. xv, 8. Il est probable - qu'il fait allusion à 1 ‘apparition de Jésus sur le chemin de Damas.
La voix s'exprima en langue sémitique, xxvr, 44. Σαοὺλ Σαούλ, forme araméenne du
nom de Saul: elle est employée dans les trois récits de la conversion de Sauf, tandis
ue partout ailleurs c’est la forme grecque Eaoëkos qui est employée. La répétition du nom est emphatique; elle est familière à Luc. x, #1; xt, 34; xx, 34 et se trouve aussi dans PA. Τ᾿, Gen. xxir, 14. τί με διώκεις : en persécutant les fidèles, disciples du Christ, Saul poursuivait Jésus lui-même, Ze. x, 16: caput pro membris clamabat, Ageusrin: τὸν ἴδιον δεσπότην ἐδίωχε διώχων τοὺς μαθητὰς αὐτοῦ, ÎRÉNÉE, ΠῚ, 12, 9. Paul a appris par ces paroles l'union du Christ avec son Église, union qu'il enseigna plus tard dans ses épiîtres. Il nous apprend d'ailleurs lui-même qu’il a persécuté l'Église de Dieu, I Cor. xv, 9; Gal. 1, 13,
Après διώκεις, Εἰ Pesch. Harkl. (mg) s'inspirant de xxvi, 14, ajoutent σκληρόν σοι πρὸς χέντρα λακχτίζειν, au ÿ &, tandis que Flor. Gigas. Arm. Wernig. Par. Vig. l'ajoutent après quem tu persequeris, ὃ 5 : durum (vanum, Flor.) est tibi oies stimulum calcitrare. ce parole du Seigneur est authentique, mais seulement le texte grec de xxvr,
4 Va conservée, tandis que les textes occidentaux l'ont reproduite ch. 1x, 5 et xxvi, 14.
ÿ 5) Saul répond à la voix qu’il ἃ entendue; qui es-tu, Seigneur ? « Il semblerait que Saul aurait pu dans la question même reconnaître qui lui parlait. On doit supposer que dans le trouble de son esprit, Saul comprend bien les paroles, mais qu'il se trouve incapable d'en tirer à l’imstant même aucune conclusion touchant la personne de leur auteur, » Loisv. Κύρις : ce titre n’est pas seulement untitre de respect, Maître, Docteur, il indique que Paul reconnaissait qu'il y avait là une intervention divine, que Dieu ou un ange, envoyé de Dieu était présent. Cette question est nécessitée par la réponse :
entendit une voix lui disant : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?5. Et il dit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. 6. Lève-toi et entre dans la ville et l’on te dira ce que tu dois faire. 7. Or les hommes qui faisaient route avec lui s'étaient arrêtés muets de stupeur, en-
Je suis Jésus. fe parat ad obediendum, qui prius insaniebat ad persequendum, AUGUSTIN. ἐγώ... σύ, pronoms emphatiques et formant contraste. Je suis Jésus et c’est moi que tu persécates en persécutant ceux qui croient en moi. Jésus révèle ainsi à Saul qu'il est vivant, qu'il n’est plus dans le tombeau et qu'il est un avec les disciples qu'il a persécutés.
Après Ἰησοῦς, Εἰ 6 À ὁ Pesch. Harkl. ajoutent ὃ Ναζωραῖος ; cf. xxi1, 8. Après persequeris la Vulgate ajoute : durum est tibi contra stimulum ealcitrare. Wordsworth, White omettent ce passage.
Ÿ 6) À la place de ἀλλά du texte grec, la Vulgate clémentine a : Et tremens ac stupens dixit : Domine, quid me vis facere, Et Dominus ad eam. — Floriacensis ἃ : Qui tremens timore plenus in isto facto, dixit : Domine, ss. La même leçon se trouve à peu près semblable dans Harkl. (mg) Ethiop. Par. Preuschen ne voit rien à redire contre l'authenticité de cette addition, sauf qu’elle n’est dans aucun manuscrit grec. Zahn observe que la conformité de ce texte avec la langue particulière de Luc est une preuve de son authenticité. On doit reconnaître aussi qu’elle donne un tableau vivant des événements, Les autorités grecques, NABEHLP Vie. (Am.) Pesch. Harkl, (texte) Sah. Boh. Arm. Chrysostome n’ont pas cette addition. Le texte grec du Textus receptus : τρέμων τε χαὶ θαμδῶν εἶπε : Kôpre, τέ με θέλεις ποιῆσαι; χαὶ ὃ Ἰζύριος πρὸς αὐτόν, doit ὁ provenir d'Érasme qui aura traduit le texte latin.
ἀλλά se rencontre souvent chez les classiques devant un mot exprimant un ordre brusquement donné; cf. x, 20; xxvi, 16. Il marque vivement le passage de la description d’un état de choses à l’ordre qui se rapporte : Laïssons le passé et venons-en à l'avenir. ἀνάστηθι, imp. δον. 2 de ἀνίστημι, verbe très souvent employé dans Luc ; il est pris ici au sens Httéral. Le Seigneur dit à Saul quelle doit être sa conduite. λαληθήσεται σοι ὅ τι σε δεῖ ποιεῖν : ὅ τι après les verbes de déclaration signifie tout ce que. Jésus ne dit pas lui-même à Saul ce qu’il doit faire; il l'envoie aux chrétiens qui l'instruiront à ce sujet. λαληθήσεται exige une question de Saul qui n’est pas dans le texte grec, mais se trouve dans le texte occidental, où elle a peut-être été insérée pour expliquer la suite des paroles du Seigneur. L'apparition de Jésus a complètement transformé la pensée de Saul ; celui-ci a reconnu que Jésus de Nazareth qu'il persécutait était le Messie; de persécuteur il est devenu serviteur fervent du Christ. Cependant, « en cet instant suprême, Saul n’a point perdu sa liberté. IL aurait pu résister à ces ordres. Gela résulte avec évidence de son apologie devant Agrippa : Οὐχ ἐγενόμην ἀπειθής. Je ne devins point désobéissant à la vision céleste, xxvr, 19. Un devenir était inévitable; Sa 11 ne le détermine pas dans Le sens de la révolte. Et sa soumission ressembla tout d'abord à celle du père des croyants. I1 partit comme lui... sans savoir. » BARDE,
Ÿ 7) Οἱ συνοδεύοντες, qui comitabantur, Vlg., de συγοδεύω, faire route ensemble ; terme hellénistique, ici seulement, se trouve chez Plutarque et dans les Septante. Il s’agit ici ou de ceux qui faisaient route avec Saul à travers les déserts de Syrie vers Damas, ou peut-être d’associés à sa poursuite contre les fidèles ; il avait besoin d’aides pour conduire les prisonniers en sûreté à Jérusalem. Stupéfaits de ce qu'ils ont vu, xxn, 9, et de ce qu'ils ont entendu, 1x, 7, les compagnons de Saul étaient pour ainsi dire fixés au 50]. εἱστήκεισαν, plus-que- parfait de Fee se tenaïent debout : au parfait, ἵστημι ἃ
Ὑοῦντες δὲ αὐτὸν εἰσήγαγον εἰς Aapaoxôv. 9. χαὶ ἦν ἡμέρας τρεῖς μὴ βλέπων, καὶ » ΨΚ
» La ; - ᾽ 3 oùx ἔφαγεν οὐδὲ ἔπιεν. 10. ἦν dé τις μαθητὴς ἐν Δαμασχῷ ὀνόματι ᾿Ανανιάς, καὶ εἶπεν
le sens intransitif, se tenir debout. Il peut être ici pour εἶναι, Ils étaient tombés par terre, xxvi, 14, mais ils s'étaient relevés plus tôt que Saul. éveol; ici seulement dans le N. T.; ἐνεός ou ἐννεός peut être rattaché au terme poétique ävews, muet, sans voix, de & privatif et &w ou ἄνω, crier. Le mot désigne ainsi un individu frappé de stupeur au point de ne pouvoir parler. Ici Luc décrit l'effet produit par l’audition de la voix et ΧΧΙΙ, 9, par la lumière. ἀκούοντες τῆς φωνῆς : cf. τὴν δὲ φωνὴν οὐχ ἤχουσαν, ΧΧΊΙ, 9. « L’accusatif accentue la perception intellectuelle du son, tandis que le génitif appelle l’attention sur le son produit par la voix sans accentuer le sens des mots. Le verbe ᾿ἀχούω ἃ deux sens qui répondent à ces deux cas : l’un entendre, l’autre comprendre. » RogBerrson. Cf. Simcox, Language of the N. T., p. 87. μηδένα δὲ @ewpodvres : μηδένα au lieu de οὐδένα, à cause du participe qui suit. Luc marque le contraste qu’il y eut
dans cette scène entre Saul et ses compagnons. Ceux-ci entendirent la voix, mais ils
ne virent personne. Il n’est pas dit s’ils ont vu la lumière ou quelle impression elle a faite sur eux; en tous cas, ils ne savent rien d’une apparition du Christ. Donc Saul vit Jésus. D'ailleurs, ÿ 17 et xx11, 14, Ananias dit nettement que Jésus est apparu à Saul. Paul dira plus tard aux Corinthiens, 1, 1x, 1; Οὐχὶ Ἰησοῦν τὸν Κύριον ἑώραχα, et XV, 8; (Ἰησοῦς) ὥφθη xauol.
Υ 8) ἠγέρθη δὲ Σαῦλος ἀπὸ τῆς γῆς : ἐγείρω au passif est employè au sens intransitif et réfléchi : Saul se leva de terre. ἀνεῳγμένων δὲ τῶν ὀφθαλμῶν : les paupières de Saul s'étaient spontanément fermées sous l'action de la vive lumière; « lucis splendor oculorum aciem perstinxerat. » BLass. οὐδὲν ἐδλέπεν — οὐχ ἐνεδλέπον ἀπὸ τῆς δόξης τοῦ φῶτος, χχπ, 11. Ébloui par la lumière brillante qui se dégageait de la personne de Jésus, Saul avait fermé les yeux; il les rouvre, mais il ne voit rien.
ἀνεῳγμένων τῶν ὀφθαλμῶν peut aussi être traduit : Ses yeux étant ouverts, c’est-à-dire quoiqu'ils fussent ouverts : donc il n'avaient pas été fermés. Les yeux ouverts, il n'y voyait pas; ses yeux étaient incapables de voir — χειραγωγοῦντες δὲ αὐτόν : terme hellénistique. Les compagnons de Saul sont obligés de le conduire par la main; il ne voyait rien. » Qui alios prosternere voluit, ipse est prostratus; qui alios vincire et compedibus onerare cupiebat, ipse jam ad manum quasi vinctus ducitur; quam igitur diversus in urbem ingressus ab eo quem putaverat; qui venerat fidem impugnare, ingreditur ut fidem discat. » SALMERON.
Floriacenis et en partie Gigas et Wernigerode présentent la fin du ÿ 7 et ÿ 8 de la façon suivante : Neminem videbant cum [quo] loqueretur. Sed ait ad [eos; Levalté me de terra. Et cum levassent illum nihil [videbat] apertis oculis et tenentes manus ejus.. Blass tient ce passage pour authentique : non enim poterat fieri ut per se Paulus humo surgeret. Maïs il est en contradiction avec le ÿ 6, où Saul reçoit de Jésus l'ordre de se lever ce qu'il pouvait donc faire sans un secours étranger. Il est inadmissible de supposer, comme Preuschen, que, dans le texte grec, cette aide des assistants est supprimée parce que Saul devait sans assistance accomplir l'ordre qui lui avait été donné.
ÿ 9) ἣν μὴ βλέπων : construction familière à Luc pour indiquer la continuité de l’action. Blass attribue cette cécité de Saul à l'éclat de la lumière, qui perstrinxerat aciem oculorum. Maïs si Saul avait eu les yeux brûlés par la lumière, il n'aurait pas
rase ὧς
tendant bien la voix, mais ne voyant personne.8. Et Saul se releva de terre:
mais, ses yeux étant ouverts, il ne voyait rien. Le conduisant par la main, ils le firent entrer à Damas. 9. Et il resta trois jours ne voyant rien et il ne mangea ni ne but. 10. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias.
recouvré la vue trois jours après. S'il avait été simplement ébloui par la lumière, sa cécité n'aurait pas duré si longtemps. Impossible donc d'attribuer les faits à une cause naturelle. La cécité de Saul a été un châtiment de son incrédulité.
χαὶ οὐχ ἔφαγεν οὐδὲ ἔπιεν : Felten, Hackett croient qu’il existe une différence de signi-
fication entre ces trois négations, u#, oùx, οὐδέ, où βλέπων signifierait être aveugle,
tandis que μὴ βλέπων, moins expressif, signifierait ne voyant pas, étant incapable de voir. Il y a la différence entre un état définitif et un état transitoire. οὐχ ἔφαγεν οὐδὲ ἔπιεν. marqueraient seulement le fait et doivent être pris au sens littéral. Pour Blass μή est synonyme de οὐ; d’après Burnside, devant un participe μή est employé à la place de où. Suivant Winer, μὴ βλέπων est une négation portant sur une idée, tandis que dans οὖκ ἔφαγεν elle porte sur un fait.
Il n’y ἃ pas lieu de rechercher, comme on l’a fait, un rapport entre ce jeûne de trois. jours et le jeûne qui précédait le baptême aux premiers siècles, Did. vu, ἃ; JUSTIN, I Apol. 61; TERTULLIEN, de Baptismo, 20. Saul n’a pas jeûné en vue du baptême, mais plutôt par la suite de l’accablement physique et moral après la secousse qu'il a éprouvée, ainsi qu'il ressort du ÿ 19, où il est dit qu'ayant pris de la nourriture, il en fut fortifié. D'ailleurs le catéchumène jeünait un jour et non trois.
Quelles furent les réflexions de Saul pendant ces trois jours? Nous l’ignorons, mais nous devons penser que son esprit religieux s’appliqua à comprendre ce qui venait de lui arriver et que sous l'influence de la lumière divine il comprit à quoi Dieu l’appelait. Jésus d’ailleurs l'avait mis sur la voie : Il lui était apparu pour qu'il fût son témoin auprès des païens et qu'il les convertit à la foi en Lui, xxvi, 16-18. Il dira donc aux Galates, 1, 15-16 : Il a plu à Dieu de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonçasse parmi les gentils.
ÿ 10) Le Seïgneur accomplit sa promesse, ÿ 6. Un disciple est envoyé à Saul qui lui expliquera ce à quoi Dieu l'appelle. Paul a affirmé à diverses reprises qu’il n'avait pas reçu des hommes son Évangile, mais qu'il lui avait été révélé par Jésus-Christ, Gal. 1, 12. Ananias ne lui a en effet rien enseigné: il lui a dit seulement que le Seigneur l’a envoyé vers lui pour qu'il recouvrât la vue et qu'il fût baptisé, ΤΧΣΥ ΤΣ
ἦν δέ : δέ adversatif et introductif. μαθητὴς ἐν Δαμασχῷ ὀνόματι Ἀνανίας : Ananias était un juif converti au Christ, peut-être le jour de la Pentecôte; était-ce un de ces fidèles chassés de Jérusalem lors de la persécution qui suivit le meurtre d'Étienne, vin, 21; x1, 13? Ananias, de l’hébreu Ananiah, Yahveh m'a fait grâce, propitius. Cf. xx1, 12,
où il est qualifié de εὐλαδὴς κατὰ τὸν νόμον. Ces deux qualités, disciple et pieux selon la
Loi, ne sont pas exclusives l’une de l'autre, puisque le chrétien ne s'était pas encore séparé du judaïsme, qu’il tontinuait à aller au Temple et à fréquenter la synagogue. Les Juifs, ses compatriotes, lui rendaient un bon témoignage, ἐδ. 12. IL était habitué aux révélations du Seigneur, ainsi qu’en témoigne le récit où l'on voit qu’Ananias comprit de suite que c'était Jésus qui l’appelait. Oecumenius croit, d’après une tradition, qu'il était un des soixante-douze disciples du Seigneur. Augustin pense que c'était le presbytre à qui était confiée la direction de la communauté chrétienne de Damas. D'après une tradition il aurait été évêque de cette ville et mis à mort par Pôl, général d’Aretas, Book of the Bee, par Saromon De Bosra, ch. xxx,
as δὲ Ayavlas Κύριε, ἥχουσα ἀπὸ πολλῶν περ
δὲ εἶπεν" Ἰδοὺ ἐγώ, Κύριε. 11. ὁ δὲ Κύριος où ζήτησον ἐν
éd. Wazuis Buncr; d’après les Acta sanctorum, 25, Jan., irauraït été lapidé par ordre de Lucien, préfet de Damas.
Baur, Zeller et Weïizsäcker ont mis en doute la valeur historique du récit sur
l’action d’Amanias. Observons seulement que les Juifs de Jérusalem devaient savoir
ce qui s'était passé à Jérusalem entre Amanias &t Saul; Paul n’auraït donc pu les
“tromper dans son discours, ch. xx, 12 ss. À moins de supposer que ce discours
est une composilion libre de Luc, il faut admettre la véracité de son contenu,
εἶπεν πρὸς αὐτὸν ἔν δοάνατι 6 Kious. Le Seigneur Jésus, lui dit en vision. « Jésus parle en vision à Ananie, mais on me dit pas qu'il se montra à lui, le Christ ayant seulement à lui donner une instruction par rapport à Saul. On ne saurait même dire si l'instruction Hi est adressée en songe ou dans une extase; toutefois la comparaison des autres passages des Actes ‘où il est parké de communications analogues favorise plutôt l’idée de songe; car il semble que le narrateur, quand il pense à une vision d'homme éveillé, prenne soin de le noter expressément (cf. x, 8, 47, 19: χι, 5), tandis qu'ailleurs la simple vision (ὅραμα, comme ici ἐν δράματι désigne une vision de songe) cf. χνι, 9, 10; χνυιπ, 9; xxvIL, 23. » Lotsv.
ἰδοὺ ἐγώ, hébraïsme, 237, C'est ainsi que répondit autrefois Samuel au Seigneur qui l’appelle : Kat ἐχάλεσε Ἰζύριος. Σαμουὴλ, Σαμουὴλ, καὶ εἶπεν ἴδοὺ ἐγώ, 1 Roës, 1, 4. — Ananie comprend dès l’abord d'où vient l'appel et que c’est Jésus qui lui parle. Et il dit : « Me voici, Seigneur ». C’est comme s'il répondaït :'« Je suis à tes ordres. » D’après Floriacensis, Ananias aurait répondu : « Oui, Seigneur, étiam Domine. »
ÿ 11) Le Seigneur donne ses instructions à Ananias. ἀναστὰς πορεύθητι : expression familière à Luc. Au lieu de ἀναστάς, leçon de ACEHIP — B Pesch. Harkl. Flor. ont ἀνάστα, hellénistique pour ἀνάσθητι, πορεύθητι, impératif aor. moyen au lieu de l’inusité énopevodunv. ἐπὶ τὴν ῥύμην : ῥύμη signifie proprement tractus, espace allongé, de δύω, traîner. Chez les écrivains récents il signifiait : tractus viae in oppido utriusque aedificiis septae, platea, vicus. Grimm; donc rue étroite, comme d’ailleurs toutes les rues de l'antiquité. εὐθεῖαν : cette rue était appelée Droite; elle allait de la porte ‘orientale à la porte occidentale de Damas et reçoit encore ce nom, en arabe, Darb el-Mostakîm, bien qu'aujourd'hui elle ne soit plus droite. Des restes de colonnes à droîte et à gauche de la rue indiquent que cette rue était bordée de deux colonnades qui la partageaïent en trois avenues; elle devait avoir 30 m. de large et 4.800 m., de dong. ὧν; montre encore la maison de Judas et celle d'Ananias, mais il n'y ἃ aucune certitude sur ces emplacements. — ἐν οἰκίᾳ Ἰούδα : ce Judas nous est inconnu par ailleurs; rien ne prouve qu'il faille l'identifier avec Judas, sumommé Barsabbas du ch. xv, 22, Ge devait être un Juif d'importance, puisqu'il a reçu chez lui un «envoyé du grand
prêtre, à moins que ce ne fût, tout simplement le maïtre de l'hôtellerie fréquentée par
les Juifs. — Σαῦλον ὀνόματι Ταρσξέα : un habitant de Tarse, du nom de Saul: cette désignation a pour but de le distinguer des autres Juifs appelés aussi Saul. Sur Tarse, cf. 1x, 30. Flor. et Par. ajoutent natione — ἰδοὺ γὰρ προσεύχεται : le présent indique la continuité de la prière; cette prière est distincte de la vision du Ÿ suivant. Cet homme en prière et préparé par une vision fera un bon accueil à Ananias, — Floriacensis, au lieu de orat, a ecceenim adorat ipse.