‹ Les Actes des ApôtresChapitre 224 sur 358 · RATES · texte numérisé non relu

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υἱὸς τοῦ Θεοῦ. 21. ἐξίσταντο δὲ πάντας oi ἀχούοντες χαὶ ἔλεγον Οὐχ οὗτός ἐστιν ὁ

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πορθήσας ἐν ᾿ἱερουσαλὴμ. τοὺς ἐπ πικαλουμένους πὸ ὄνομα τοῦτο, at ὠδε: εἰς τοῦτο ἐληλύθει, ἵνα δεδεμένους αὐτοὺς ἀγάγῃ ἐπὶ τοὺς ἀρχιερεῖς; 22. Σαῦλος δὲ μᾶλλον ἐνεδυναμιοῦτο, nat συνέχυννεν ᾿Ιουδαίους τοὺς χατοιχοῦντας ἐν Δαμασχῷ, συμόιθάζων

de Saul. Il est plus raisonnable de croire que celui-ci s’y livra après sa retraite en Arabie où il a dû réfléchir et trouver dans la méditation des Écritures les preuves de la messianité et de la filiation divine de Jésus. Le P. Lagrange, Épitre aux Galates, p. 16, pense que Luc ne parle pas de la mission de Paul en Arabie probablement parce qu’elle a été de courte durée, peut-être parce qu’elle n’a pas réussi, comme l’a soutenu saint Jérôme, et aussi parce que cette Arabie étant voisine de Damas, les

: Actes ont pu l’embrasser dans la notice consacrée à l’apostolat de Paul dans cette

ville. + Floriacensis, Par. Wernig, complètent ainsi le commencement du récit : Et introivit in synagogas Judaeorum et praedicavit. — 51 notre classification des événements est

exacte, c’est à son retour d'Arabie que Paul prêcha aux Juifs; il pouvait penser que

l'irritation de ceux-ci contre lui était apaisée, maïs ne le fût-elle pas, il était assez

courageux pour braver leur fureur. Il s'adresse donc d’abord aux Juifs, comme

il aura l'habitude de le faire dans ses missions subséquentes. 11 leur affirmait hautement que Jésus était le Fils de Dieu. ἐχήρυσσεν, à l’imparfait pour marquer le commencement de l’action et indiquer une prédication répétée et qui durait.

Cette affirmation de la divinité de Jésus est unique dans les Actes, à moins qu'on

n'accepte comme authentique le ÿ 37b du ch. vin, où l'Eunuque affirme qu’il croit que Jésus-Christ est Fils de Dieu. Voyez le commentaire, ἐπ loco. Dans HLP Chrysos- tome, au lieu de Ἰησοῦν, soutenu par A BCE 61 Irénée, Vlg. nous avons Χριστόν, ce qui

affaiblit la portée de l'affirmation de Saul, parce qu’on peut supposer que la divinité du Christ était entendue au sens messianique. Floriacensis, 68 m Sah. Irénée semblent indiquer cette interprétation : praedicavit.. Dominum Ihesum quia hic est Christus filius Dei. C’est l'affirmation que Jésus est le Messie, Fils de Dieu. Entendue au sens juif, elle n’implique pas que Jésus était le Fils de Dieu par nature. Les Juifs ne croyaient pas en la divinité du Messie : Kat γὰρ πάντες ἡμεῖς τὸν Χριστὸν ἄνθρωπον ἐξ ἀνθρώπων προσδοχῶμεν γεγήσεσθαι, dit Tryphan, parlant au nom des Juifs, Justin, Dial. αἂν. Tryph. xuv. Cf. Book of Enoch, cv, 1. Wendt, Gloag et d’autres exégètes pensent que l'expression 6 υἱὸς τοῦ θεοῦ, étant un des titres Sur au Messie devient l'équivalent de ὃ Χριστός. Saul aurait donc enseigné aux Juifs seulement la messianité de Jésus, ce qui paraît plus probable; les Juifs, stricts monothéistes, n’auraient pas

compris l’enseignement de Saul, affirmant la divinité de Jésus. IL semblerait donc

que Saul aurait enseigné que Jésus était le Messie, ce qui est affirmé au ÿ 22. Il n'aurait donc pas dépassé l'affirmation de Pierre qui prêchait seulement la messianité de Jésus. Observons que le texte authentique des Actes : ἐκήρυσσεν τὸν Ἰησοῦν ὅτι οὗτος ἐστιν ὃ υἱὸς τοῦ Θεοῦ ne parle pas ici du caractère messianique de Jésus, mais affirme nettement la filiation divine de Jésus. Il est vrai qu'on peut entendre cette filiation au sensjthéocratique; cf. Ps. n, 7. Après praedicavit, Irénée, Floriacensis m ajoutent cum omni fiducia.

Ÿ 21) ἐξίσταντο δὲ πάντες οἱ ἀχούοντες : à l'audition de ce discours de Saul tous les auditeurs;étaient hors d'eux-mêmes. Il est probable que, outre les auditeurs juifs, il y avait aussi des disciples, qui connaissant la conversion de Saul ne devaient pas être

étonnés de l'entendre, professer la divinité de Jésus. — ὃ πορθήσας, employé

dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu. 21. Tous ceux qui l’en-

tendaient étaient hors d'eux-mêmes et disaient : N’est-ce pas lui qui persécu-

tait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom et n'est-il pas venu ici dans le but de les conduire liés devant les grands prêtres? 22. Mais Saul se fortifiait de plus en plus et il confondait les Juifs qui habitaient à Damas, [leur| démontrant que celui-ci | Jésus] est le Christ.

adjectivement ne marque pas le temps; expression prégnante. Participe aor, de πορθέω, saccager, ravager, violer : cf. Gal. 1, 18 τὴν ἐκκλησίαν τοῦ Θεοῦ xat ἐπόρθουν αὐτήν ; 10.23, τὴν πίστιν ἥν ποτε ἐπόρθει. Faut-il supposer que Luc ἃ emprunté cette expression à Paul, car elle n’est qu'ici et dans l’épître aux Galates? Ce n’est pas nécessaire, vu que πορθέω est dans les Septante et très souvent chez les classiques. D'ailleurs Luc a-t-il connu l’épître aux Galates ?

Au lieu de ἐν Ἱερουσαλήμ, leçon de BCEHLP 614 Flor. Gig., NA ont εἰς, ce qui signifierait que les fidèles hors de Jérusalem étaient poursuivis aussi et amenés dans cette ville pour être jetés en prison. Il semble que c’est dépasser le sens de πορθέω. Rappelons que ἐν et εἰς sont interchangeables dans le N. T., RADERMAGHER, p. 116 χαὶ ὧδε signifie : ici, après un verbe de mouvement. ἐληλύθει, plus-que-parfait de

ἔρχομαι : inest indicatio voluntatis mutatae, Brass. Le plus-que-parfait indique une action complètement passée au moment où parlent les Juifs. ἵνα avec le subjonctif

aoriste ἀγάγη pour marquer le but. Les Juifs de Damas avaient dû apprendre des compagnons de route de Saul sa conduite à Jérusalem et le but de son voyage à Damas. Ils rapportent leurs propos.

Ÿ 22) μᾶλλον ἐνεδυναμοῦτο : Saul se fortifiait de plus en plus {dans la foi]. D’après Loisy : Paul n’en était que plus fort, plus énergique et plus décidé dans ses démonstrations. ἐνδυναμόω, à l’aoriste passif, signifie prendre des forces, se fortifier. C’est probablement dans la foi que Paul se fortifiait. Pour indiquer que Saul avait pris des

forces au point de vue physique, Luc emploie ἐνισχύθη, ÿ 19. Il est ici seulement et

6 fois dans Paul, où il est toujours employé au sens religieux ou moral et accompagné d’un mot qui le détermine, τῇ πίστει, Rom. 1v, 20; ἐν Κυρίῳ, Æph. vi, 10, ou d’un complément direct, ἐνδυναμοῦντί pe, Philip. 1v, 13, etc. Il en est de même dans les Septante. C E ΕἸ ont imité cette forme en ajoutant τῷ λόγῳ à ἐνεδυναμοῦτο pour déterminer le sens du verbe, Ge verbe est inconnu aux écrivains profanes.

Saul prêchait de plus en plus avec force et il confondait les Juifs, συνέχυννεν, imparfait de συνχύννω, hellénistique et rare pour συνχέω, verser ensemble, d’où confondre; au fig, remplir de trouble. Il est à l’imparfait pour indiquer la continuation de l’action commencée dans le passé. Ce verbe est employé seulement dans les Actes, u, 6; ΧΙΧ, 32; xx1, 31 et toujours dans le même sens. ACHLP, τοὺς Ἰουδαίους, contre Ἰουδαίους, sans l’article, B 614. D’après B. Weiss, Ἰουδαίους sans l’article indique que la prédication de Saul s’adressait à des Juifs, qui n’avaient pas encore entendu parler de l'Évangile. συμδιθάζων, ici et x1x, 33 et 1 Cor. 11, 16, de συμδιδάζω, rapprocher, réunir; au fig. concilier, réunir des éléments pour conclure par comparaison entre différents termes mis à côté les uns des autres, d’où convaincre, instruire; il a le même sens dans les Septante. Affirmans, Vig., ne rend pas le sens complet de συμδιθάζων, Saint Chrysostome ἃ διδάσχων; d’après Beelen, le sens est : docere locis rebusve inter se collatis. L'idée impliquée dans ce terme, signifiant réunir des éléments pour conclure par comparaison entre différents termes mis les uns à côté des autres, serait donc que Saul présentait une énumération .des passages messianiques de l'A. T., dont il faisait un examen détaillé et une étude attentive, d'où il déduisait en les comparant

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