‹ Les Actes des ApôtresChapitre 232 sur 358 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

X, 1. ᾿Ανὴρ dé τις Ev ζαισαρίᾳ ὀνόματι Kopyhuos, ἑχατοντάρχης Ex σπείῤης τῆς: Ÿ 41) δοὺς δὲ αὐτῇ χεῖρα. Jésus, Mc. ν,.40, saisit aussi la jeune fille par la main, mais ce fut avant qu’elle ne fût ressuscitée, tandis que Pierre fait un geste analogue, moins énergique, δούς au lieu de κρατήσας — mais après la résurrection de Tabitha. ἀνέστησεν αὐτήν : il La fit mettre debout; erexit, Vilg., est moins expressif que ἀνέστησεν. Pierre

appelle — φωνεῖν pour χαλεῖν; cf. Le. xvi, 2; ΧΙΧ, 25 — les saints et les veuves, χήρας.

Rendall pense que ce terme désigne un corps organisé, comme 1 Jim. v, 11-14, engagé au service de l’église. Il est plus simple d’y voir la mention des veuves dont il a déjà été parlé, ÿ 39. παρέστησεν αὐτὴν ζῶσαν, Cf. 1, 3.

On a vu, avons-nous déjà dit, dans la résurrection de Tabitha un doublet de celle de la fille de Jaïr; Holtzmann et Pfleiderer ont comparé cette résurrection à celle d’Eutychos, xx, 9-12, mais il n’y a aucune ressemblance entre les deux récits, sauf 16 fait de

la D don Pour Loisy ce récit, pas plus que celui de la guérison d’Aeneas,

n’est à discuter au point de vue de l’histoire. Le rapport avec les miracles d’Elie et d'Elisée, avec la résurrection de la fille de Jaïr dispense d'en chercher l'origine

ailleurs. Les autres détails de la mise en scène sont d’une convention facile. — On ne peut nier qu'ils ne soient très naturels et répondent bien à l'ensemble du fait. k

Υ 42) Ce miracle fut connu dans toute la ville de Joppé, καθ᾽ ὅλης τῆς Ἰόππης, à travers tout Joppé, καὶ ἐπίστευσαν πολλοὶ ἐπὶ τὸν Κύριον, x1, 17; xvi, 81; xx11, 19. ἐπί, vers, indique que la foi va du croyant au Seigneur, objet de la foi; ἐπί peut être tenu pour ""δααϊvalent de εἷς. Sur ἐπί avec le génitif cf. Grimm ou ZoreLr. ἐπί signifie surtout « sur ». Le croyant est appuyé sur le Seigneur, in Domino, Vig:; dans le latin vulgaire on emploie indifféremment « in » avec l’accusatif ou l'ablatif.

Υ 43) ἐγένετο avec l'infinitif, μεῖναι, tournure familière à Luc, cf. Ÿ 32, 37. μεῖναι a Πέτρου pour sujet; ilest à l’aoriste « quia terminus ad quem mansit subintellegitur ab auctore, Bzass. ἡμέρας ἱκανάς indique un séjour assez prolongé, comme ÿ 23. Pierre a consacré ce temps à instruire dans la foi à Jésus Messie ceux que la résurrection de Tabitha avait conduits à croire au Seigneur.

παρά τινι Σίμωνι βυρσεῖ : Pierre était logé chez un certain Simon; rw: fait allusion à la fréquence de ce nom de Simon chez Le Juifs. βυρσεῖ, datif de l’hellénistique βυρσεύς pour. l'attique βυρσοδέψης, de βύρσα, peau apprêtée, cuir. Ce séjour de Pierre chez un homme dont le métier était odieux aux Juifs et aux Grecs atSsi, cf. Wersraix, indique l’état d'esprit de l’Apôtre qui se dégageait de la mentalité de ses compatriotes. Verum id Petrus parum curabat, majora mox non curaturus, Brass. Le travail du corroyeur était tenu pour immonde par les Juifs, Ketuboth, 7, 10, parce qu'il obligeait celui-ci à : toucher des corps morts, ce qui était interdit par la loi mosaïque, Lév. x1, 39. Mais Pierre qui allait bientôt entrer chez un païen ne tenait aucun compte des répugnances. juives. Cette note prépare la suite du récit. Le métier de corroyeur n’était pas cependant interdit par la Loi. Il est inutile de supposer comme Harnack, πὶ, p. 79, que Pierre se logea chez Simon parce que celui-ci habitait au bord de la mer, ce qui permettait à Pierre d'aller à la pêche.

ACTES DES APOTRES, ΙΧ, 40-43 — x, 1. | 84

yeux et ayant vu Pierre, elle se mit sur son séant. #1. Lui ayant donné la main, il la fit mettre debout. Ayant appelé les saints et les veuves, il la leur présenta vivante. 42. Cela fut connu de tout Joppé et beaucoup erurent au Seigneur. #3. Et il arriva que Pierre demeura d'assez nombreux jours à Joppé chez un certain Simon, corroyeur.

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