‹ Les Actes des ApôtresChapitre 235 sur 358 · ES · texte numérisé non relu

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Ἀν: ΤῊΝ ACTES DES APOTRES, x, 12-17. τ 319

tous les quadrupèdes et Les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. 13. Et 1 y eut une voix vers lui : Lève-toi, Pierre, tue et mange. 14. Mais Pierre dit : Point du tout, Seigneur, car je n'ai jamais mangé rien de souillé et d'impur. 15. Et une voix de nouveau pour la seconde fois lui [parla] : Ce que Dieu ἃ déclaré pur, toi, ne le déclare pas impur. 16. Cela arriva trois fois et aussitôt le récipient fut enlevé vers le ciel. 17. Or, comme Pierre, en lui-même, était incertain de ce que pouvait signifier la vision qu'il avait vue, voici que les hommes envoyés par Cornélius, s'étant informés de la maison de Simon, se présentèrent à la porte

La question d'alimentation est subsidiaire d'une autre plus importante, celle de l'égalité entre tous les hommes. Il n’y a plus à distinguer entre les purs qui seraient les Juifs, et les impurs qui seraient les gentils; c'était là ce que signifiait la vision. Pierre l’a bien compris, puisque, instruit par celle-ci, il déclare, ÿ 28, que Dieu fui a appris à ne déclarer souillé ou impur aucun homme et x1, 5 ss., il justifie par sa vision et par la descente de l'Esprit sur Gornélius et sa famille le fait d’avoir eu commerce avec ces derniers. Ainsi donc, par cette vision et par les paroles de la voix céleste Pierre a compris le sens des paroles de Jésus, Mc. vu, 15, et l’abrogation des lois cérémonielles. Il n’a pu avoir de doute sur la volonté de Dieu.

Ÿ 16) La vision de Pierre se répéta jusqu'à troïs fois : ἐπὶ τρίς pour εἰς τρίς, classique, afin d'affirmer davantage le commandement, de rendre la chose plus certaine. Hackett et Felten, se référant à πάλιν ἐκ δευτέρου, croient que τοῦτο se rapporte à la voix et non à la vision. Il semble plus probable que ce fut l'ensemble, vision et voix, qui se répéta trois fois. Il y aurait αὕτη et non τοῦτο, s’il s'agissait de la voix seule. καὶ εὐθὺς ἀνελήμφθη τὸ σχεῦος εἰς τὸν οὐρανόν, quo symbolo patefit, omnia illa esse munda coram Domino, KwasewpauEr. εὐθύς au lieu α᾽ εὐθέως que Luc emploie toujours sauf une fois, vi, 49. εὐθύς ist Wanderwort, das wohl mit ἃ Didask Philox Sah Am zu streichen ist, PREUSCHEN.

Ÿ 17) Pierre était anxieux sur la signification de cefte vision ; ilétaït incertain sur ce qu’elle devait signifier pour lui. D Par.? ajoutent ἐγένετο après ἐν ἑαυτῷ, pour marquer la fin de l’extase : ὡς δὲ ἐν ἑαυτῷ ἐγένετο, comme Pierre était [revenu] en lui-même. διηγπόρει, imparfait de διαπορέω, être dans l'embarras, dans l'incertitude; l'imparfait indique la durée de cet état dans le passé. τί ἂν εἴη, optatif potentiel, quid esse possit. Cf. Josipne, Ant. jud. 11, 3, 5 : τί ποτε εἴη τὸ φάντασμα σχοπῶν. Dans les questions äindirectes, l’optatif marque la délibération, Burron, 80, 133. Pierre comprenait que cette vision lui révélait l’abrogation des loïs cérémonielles sur la nourriture, maïs ül se demandait jusqu'où allaït cette abolition, quelle signification elle avait pour lui, ce que Dieu exigeait de lui, ce qu’il avait donc à faire. Il fut tiré de sa perplexité par l’arrivée des messagers de Cornélius.

oi ἄνδρες οἱ ἀπεσταλμένοι : Le participe parfait indique que l’action est terminée. διερωτής ouvres, ici seulement, de διερωτάω, interroger de point en point; les messagers interrogeaient chacun à travers la ville, ce qu'indique διά, demandant où était la maison de Simon. Ils se présentèrent ἐπὶ τὸν πυλώνα ; l’accusatif marque la place. πυλών, porche, portail, vestibule ; l'entrée d'une maison particulière par opposition à πόλη, porte d’une ville, d'un palais. C'était le passage qui conduisait de la rue à la cour intérieure de la maison. Elle était fermée par une lourde porte, dans laquelle était un petit guichet, permettant de voir l'étranger qui appelait.

ἐπὶ τὸν πυλῶνα. 18. χαὶ φωνήσαντες ἐπυνθάνοντο εἰ Σίμων ὁ ἐπικαλούμενος [Πέτρος 4 S x ᾿ Po € r ET + ἐνθάδε ξενίζεται. 19. τοῦ δὲ Πέτρου διενθυμουμένου περὶ τοῦ ὁράματος εἴπεν τὸ

τ Ds Nu ΄ 7 É » ; \ k Ilveüua’ ᾿Ιδοὺ ἄνδρες ζητοῦσίν σε᾿ 20. ἀλλὰ ἀναστὰς. χατάδηθι, χαὶ πορεύου σὺν αὐτοῖς

ὺν α \ 2 \ 2 x \ μηδὲν διαχρινόμενος, ὅτι ἐγὼ ἀπέσταλχα αὐτούς. 21. χαταῤὰς δὲ [Πέτρος πρὸς τοὺς DS ᾿ RSS ON PE TT CUS A RM CT SR ἈΡ ΑΝ ᾽ς Net “TOC LIN RES ὦ ἄγδρας εἶπεν ᾿Ιδοὺ ἐγώ εἰμι ὃν ζητεῖτε" τίς ἡ αἰτία δι᾿ ἣν πάρεστε; 22. οἱ δὲ εἶπον LA

Κορνήλιος ἑκατοντάρχης, ἀνὴρ δίκαιος at φοθούμιενος τὸν Θεόν, μαρτυρούμιενός τε ὑπὸ : ΄

18) Après avoir appelé le gardien de la porte, φωνήσαντες, de φωνέω, élever la voix, appeler à haute voix, apostropher, crier, ἐπυνθάνοντο à l’imparfait, pour marquer l’action continuée, au lieu de ἐπύθοντο, aoriste 2, lecon de BC. Après un verbe de demande, ei

introduit l'interrogation. ξενίζεται, le présent fait passer la question à la forme directe. ἐπιχαλούμενος, seulement dans les Actes ; et non dans l’évangile, pour καλούμενος.

ÿ 19) Pierre était toujours à réfléchir sur la signification de sa vision. διενθυμουμένου, participe présent, indiquant la continuité de la méditation, de διενθυμέομαι, rouler dans son esprit, méditer profondément; plus expressif que ἐνθυμουμένου. Apax legomenon. διενθυμεῖσθαι idem fere atque διαπορεῖν, Ÿ 17; nempe ex more scriptoris, Cum post interposita alia ad priora reditus fit, similia verba recurrunt, Bzass. Πνεῦμα, l'Esprit lui

parla. Est-ce l’Esprit-Saint ou l'Esprit de Jésus, ou l’ange dont il est parlé, ÿ 8, 7 ou

une voix intérieure ? Il semble bien que c'est l'Esprit-Saint, ce qui prouverait sa personnalité. Preuschen tient pour une surcharge les ÿ 19, 20, sous prétexte que le ÿ 19 est un doublet du ÿ 17 et que le ÿ 27 s'unit bien au ÿ 18. Mais ces ÿ 19, 20, sont nécessaires pour expliquer la vision et pour que Pierre se décide immédiatement à suivre les envoyés de Cornélius.

Les MM. ne sont pas d’accord sur le nombre des messagers : ἄνδρες τρεῖς, N ACE Vlg. Gig. Pesch. (mg) ἄνδρες δύο, B; ἄνδρες, D H L P Harkl. Cypr. Jér. Chrys. Aug. Les ! trois leçons sont explicables, même la leçon ἄνδρες δύο. Il y aurait eu deux messagers,

qui seraient seuls mentionnés, et un soldat, chargé de les protéger. Il semble bien que

l'Esprit a parlé en général : « Des hommes te cherchent. » Un chiffre a été ensuite

ajouté. : δὰ

Υ 20) ἀλλὰ ἀναστὰς χατάδηθι : la phrase est prégnante; elle n’explique pas complètement l'idée. Les paroles de l'Esprit peuvent être ainsi complétées : Voici que des hommes te cherchent; tu hésites, parce que tu ne sais pas pour quelle raison ils te cherchent; tu doutes même s’il t’est permis de leur parler, parce que ce sont des païens, et à plus forte raison, d'aller avec eux, mais, — ἀλλά, exprimant un ordre —, lève-toi, descends et pars avec eux, sans hésiter; c’est moi qui les ai envoyés. C’est Dieu qui parle ici à Pierre, par l'intermédiaire de l'Esprit, comme il ἃ parlé à Cornélius, ÿ 3, par l'intermédiaire de l'ange.

undèy διαχρινόμενος : la racine de διαχρίνω signifie séparer en deux; au moyen, διαχρίνομαι hésiter, être irrésolu, douter, comme ici et M4. χχι, 21; Rom. χιν, 2; Jeq. 1, 6, ou bien, discuter, disputer contre quelqu'un, χι, 2. Pierre pouvait être sans hésitation au sujet. de la légalité de son acte, ὅτι, parce que c’est lui, l'Esprit, qui avait envoyé ces hommes. On pourrait traduire : ne doutant pas que c’est lui qui avait envoyé ces» hommes. ἐγώ est emphatique. Pierre avait besoin de cette affirmation de l'Esprit, car il n'avait eu dans sa vision aucune indication sur ce voyage, qui devait entraîner pour … Jui des rapports familiers avec des païens. Preuschen fait remarquer que Pierre, étant .

ACTES DES APOTRES, x, 18-23. 321

18. et ayant appelé ils demandaient si Simon, surnommé Pierre, était logé là. 19. Et Pierre, étant à réfléchir sur la vision, l'Esprit [lui] dit : Voici des hommes qui te cherchent. 20. Mais t’étant leve, descends et pars avec eux sans hésiter, car c’est moi qui les ai envoyés. 21. Pierre, descendu vers ces hommes, dit : Voici, je suis celui que vous cherchez : quel est le motif pour lequel vous êtes ici? 22. Ceux-ci [lui] dirent : Cornélius, centurion, homme juste et craignant Dieu, de qui toute la nation des Juifs rend témoignage, | a été divinement averti par un saint ange de te faire venir à sa maison et d'entendre des paroles de toi. 23. [Pierre] les ayant donc fait entrer, les

sur le toit de la maison, a dû entendre la demande des messagers; il n’y avait donc pas besoin d’une révélation de l'Esprit. Mais on observera que la révélation porte principalement sur la conduite que Pierre doit tenir à l'égard des messagers.

Υ 21) Pierre obéit à l’ordre de l'Esprit; il descendit et demanda aux messagers de Cornélius le motif de leur visite. Après ἄνδρας, H, des min. et le T. R. ajoutent : τοὺς ἀπεσταλμένους ἀπὸ τοῦ (H omet τοῦ) Κορνηλίου πρὸς αὐτόν : ces mots ont été probablement, introduits ici pour les besoins de la lecture liturgique, parce qu'une péricope commençait à xaruôàs δέ, Après ζητεῖτε, D Harkl. ajoutent τί θέλετε ἢ τίς, qui sont une tautologie ou une glose explicative de la question suivante. Preuschen pense que τί θέλετε serait peut-être la question originale et non τίς à αἰτία. Blass fait remarquer l'emploi du style direct qui donne de la grandeur et de la vivacité à l’exposé.

ÿ 22) Les messagers de Cornélius expliquent à Pierre pourquoi ils sont venus vers lui. Avec une certaine emphase, epica est hic ratio narrandi, Brass, ils parlent d’abord de leur maître; ils en font l'éloge; ils disent quelle est sa position sociale, sa piété, φοδούμενος τὸν Θεόν: il était juste, δίκαιος. Le terme est employé dans son sens général. Cornélius était juste envers tous et en toute chose et non seulement, comme dit Blass, more judaico, observans praecepta Dei. La nation des Juifs, c’est-à-dire Les Juifs de Césarée, en rend bon témoignage. ἔθνος τῶν ᾿Ιουδαίων et non λαός, mot dont se sert Luc pour désigner le peuple juif. Ici, c’est un païen qui parle ὑπὸ ὅλου τοῦ ἔθνους; on trouve cette construction de ὃπό avec uaptupoüua dans une inscription de Naples, seconde moitié du 1e" siècle après J.-C., DerssmAnN, N. B. Studien, n. 95. ἐχρηματίσθη, aoriste passif de χρηματίζω, négocier, faire des affaires, donner des réponses à des consultants; au passif, être averti en songe ou par un oracle. C’est le terme dont s’est servi Matthieu, 11, 12, pour désigner la communication divine adressée aux mages d'Orient. Cf. Le. 11, 26; Hébr. vi, 5, etc. Cornélius a été divinement averti par un saint ange, ὑπὸ ἀγγέλου ἁγίου. Ici seulement un ange est qualifié de saint, ce qui montre la vénération de ces païens envers l’envoyé de Dieu. μεταπέμψασθαι, infinitif aor. moyen, envoyer chercher, appeler pour soi, auprès de soi. Il a le sens de devoir envoyer chercher, cf. Winer, ΠΙ, XLIV, 6. éfuara, paroles, instructions. Au ch. x1, 14, il est expliqué que ces paroles étaient des paroles par lesquelles Cornélius sera sauvé, ainsi que toute sa maison.

ἡ 23) οὖν : la volonté divine lui ayant donc été manifestée, Pierre appelle les messagers de Cornélius : εἰσχαλεσάμενος, dans Polybe et ici seulement dans le N.T.; il a été relevé dans le papyrus Petrie, II de l’an 241 avant J.-C. Participe aor. moyen de εἰσχαλέω, appeler pour faire entrer; au moyen, appeler à soi ou chez soi, terme médical. Introducens de la Vulgate ne traduit pas εἰσκαλεσάμενος mais εἰσαγαγών de D Par. La Peschitto a développé le texte : xal εἰσήγαγεν αὐτοὺς ὃ Πέτρος καὶ ἐξένιζεν αὐτοὺς ὅπου ἦν καταλύων. ἐξένισεν, aoriste de ξενίζω, recevoir comme hôte, héberger. Pierre, instruit par la vision qu'il avait eue,

57 Ὁ ΡΠ 2 ν᾽ 2 ᾿ \ ᾽ 2 7 - 19 . - RE" ἐξένισεν. τὴ δὲ ἐπαύριον ἀναστὰς ἐξῆλθεν σὺν αὐτοῖς, af τινες τῶν ἀδελφῶν τῶν ἀπὸ Ἴῤππης συνῆλθον αὐτῷ. 24. τῇ δὲ ἐπαύριον εἰσῆλθεν εἰς τὴν Καισαρίαν᾽ ὁ δὲ

Κορνήλιος ἦν προσδοχῶν αὐτούς, συνχαλεσάμενος τοὺς συγγενεῖς αὐτοῦ nai τοὺς ἀναγχλαίους φίλους. 25. ὡς δὲ ἐγένετο τοῦ εἰσελθεῖν τὸν [Πέτρον, συναντήσας αὐτῷ ὁ Y A € 1 JA Κορνήλιος πεσὼν. ἐπὶ τοὺς πόδας προσεχύνησεν. 26. ὃ δὲ Πέτρος ἤγειρεν αὐτόν,

τ « » -- - 9 λέγων᾽ ᾿Δνάστηθι" nai ἐγὼ αὐτὸς ἄνθρωπός εἰμι. 27. χαὶ συνομιλῶν αὐτῷ εἰσῆλθεν,

tai εὑρίσχει συνεληλυθότας πολλούς" 28. ἔφη τε πρὸς αὐτούς᾽ Ὑμεῖς ἐπίστασθε ὡς

n'hésite pas à introduire des gentils dans une maison juive et à manger avec eux. Les

messagers venaient de fournir une longue course et ne pouvaient repartir Le jour même pour Césarée. IL fallut donc que Pierre leur donnât l'hospitalité. τῇ δὲ ἐπαύριον : le

lendemain du jour de l’arrivée des messagers, Pierre partit avec eux. Il était accompagné de quelques-uns des frères de Joppé; ils étaient six, x1, 12, et probablement des amis personnels de l’Apôtre, qui se joignirent à lui pour connaître ce que signifiait cet appel extraordinaire. Il était bon que Pierre eût des témoins pour appuyer de leur

témoignage celui de l’Apôtre, lorsque la conduite de celui-ci serait discutée à Jéru-

salem, ΧΙ, 1 ss. τῶν ἀπὸ Ἰόππης pour ἐν Ἰόππη.

Υ 24) Τῇ δὲ ἐπάύριον : le lendemain du jour après leur départ de Joppé, Pierre entra ἃ Césarée. Le voyage avait duré à peu près deux jours, comme celui des messagers.

‘etoile, BD Vig., 614, Pierre entra ou εἰσῆλθαν (60) À C E H L P Pesch. Harkl. Gig., ils

entrèrent, εἰς : pour la répétition de la préposition, cf. mr, 2. τὴν Katoaptav : l’article pour rappeler qu’il ἃ été déjà parlé de cette ville, ÿ 1. ὁ δὲ Ἰζορνήλιος ἦν προσδοχῶν : cons-

truction familière à Luc pour indiquer la continuation de l’état ou de l’action. προσδοχῶν,

participe présent de προσδοκάω, attendre, espérer, même sens que προσδεχόμενος du codex

de Bèze. Cornélius avait invité ses parents et ses amis intimes afin de leur faire

prendre part au message divin qu'il allait recevoir et aussi pour honorer Pierre par cette réception solennelle. τοὺς ἀναγχαίους φίλους : ἀναγκαίους, necessarios, Vlg. Chez les Attiques, of ἀναγκαῖοι cognati vel adfines sunt, Brass. Cf. Xénophon, ἀναγκαίου μοι ὄντος, étant mon parent ou mon ami. Les amis nécessaires, ce sont les amis intimes, bonne définition de l'amitié. ἀναγχαῖοι φίλοι, se trouve quatre fois dans Josèphe, Ant. jud. VII, 14, 4; x, 1, 2, etc. Pour la discussion de cette expression, cf. Κυρκε, p. 49 ss.

ΠΥ 25) Au lieu de ὡς de ἐγένετο τοῦ εἰσελθεῖν leçon de x B AC EL D 43 61 614 et d’autres min., Πρ. Pesch. Harkl., etc. Dd Gig. Harkl (mg) ont προσεγγίζοντος δὲ τοῦ Πέτρου εἰς τὴν Ἰζαισαρείαν προδραμὼν εἷς τῶν δούλων διεεσάφησεν παραγεγονέναι αὐτόν" ὃ δὲ Κορνήλιος ἐχπηδήσας χαὶ :

συναντήσας αὐτῷ πεσών. Cum adpropiaret autem Petrus in Caesaream, praecurrens unus

ex servis nuntiavit venisse eum. Cornelius autem exiliens et obvius factus es procidens, d. D’après Belser, Beitr, zur Erkl. der Apostelgesch. p. 60, ces deux textes sont dus à la plume de Luc; le texte occidental est un éclaircissement du texte oriental. Luc a voulu expliquer la double entrée de Pierre, ÿ 25 et 27; d’après le texte occidental Cornélius avait placé un esclave, probablement à l’entrée de la ville, pour surveiller l’arrivée de Pierre. Lorsque Cornélius reçut la nouvelle de son approche, il sortit de la ville et entra avec lui dans celle-ci, puis en causant ils entrèrent dans la maison. D n'indique pas que Pierre soit entré tout d’abord dans la maison; ce n’est qu’au ÿ 27 qu'il mentionne son entrée. D’après le texte oriental, Cornélius vint au-devant de

Pierre lorsque celui-ci était sur le point d'entrer, probablement dans la maison : Da

cru que c'était dans la ville.

ὡς δὲ ἐγένετο τοῦ εἰσελθεῖν, cum in eo, esset ut introiret et non, cum introisset, Vig. lorsque Pierre était sur le point d'entrer dans la maison. τοῦ εἰσελθεῖν, construction

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