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ἕως Φοινίκης χαὶ Κύπρου wat ᾿Αντιοχείας, μηδενὶ λαλοῦντες τὸν λόγον εἰ μὴ μόνον ᾿Ιουδαίοις΄ 20. ἤσαν δέ τινες ἐξ αὐτῶν ἄνδρες [Κύπριοι noi Ἰζυρηναῖοι, οἵτινες ἐλθόντες ᾽ x ; Ν “ τ 2 εἰς ᾿Αντιόχειαν ἐλάλουν χαὶ πρὸς τοὺς “Ἑλληνας, εὐαγγελιζόμενοι τὸν Κύριον ᾿Ιησοῦν.
Cf. Scürer, Bd. IT, III. IL sera parlé de l’île de Chypre au chap. x, lors du voyage de Barnabé et de Saul dans cette île.
Antioche de Syrie était située à 35 km. de la mer, dans une plaine fertile de 10 km. de large arrosée par l’Oronte, entre le Liban et les derniers contreforts du Taurus; elle occupait l'intervalle entre l'Oronte et les pentes du Mont Silpius. Antioche avait été fondée, en 300 avant J.-C., par Séleucus Nicator, qui en avait fait la capitale de son royaume, la Syrie. Antioche était appelée la Belle, à Καλή. Au rer siècle, elle avait plus de 500.000 habitants et était la résidence du légat impérial de Syrie. C'était … la troisième ville de l'Empire. Cicéron, pro Archia, 3, 4, est un témoin du développement intellectuel d’Antioche : Antiochiae.. celebri quondam urbe et copiosa atque eruditissimis hominibus liberalissimis studiis adfluenti. Mais Antioche était célèbre aussi dans l'antiquité pour ses mœurs dissolues. Les jardins de Daphné, à 10 km. de la ville, avec leur temple d’Apollon, leurs bosquets de lauriers et de cyprès, où se déroulaient les processions sacrées, avaient dans l'antiquité la plus mauvaise réputation. On ne peut se faire une idée du degré de corruption de cette ville. Juvénal, Sat. ir, 62, y fait allusion : :
Jam pridem Syrus in Tiberim defluxit Orontes.
Et linguam et mores et cum tibicine chordas
Obliquas nec non gentilia tympana secum
Vexit et ad circum jussas prostrare puellas.
Cf. PuairosrrAtEe, Vita Apollon. 1x, 16; Procore, Bell. Pers. τι, 28. « La légèreté syrienne, le charlatanisme babylonien, toutes les impostures de l'Asie, se confondant à cette limite des deux mondes, avaient fait d’Antioche la capitale du mensonge, la sentine de toutes les infamies. » Renan, Les Apôtres, p. 218.
Les Juifs étaient nombreux à Antioche et y vivaient heureux et tranquilles, grâce aux privilèges que leur avaient accordés les rois de Syrie; ils possédaient les mêmes droits que les Grecs; ils avaient leur ethnarque particulier, Josèpe, Ant. jud, XII, 3,1. À la suite de la conquête romaine le nombre et l'influence des Juifs s’accrurent à Antioche. Les prosélytes y étaient nombreux, Jos. Guerre juive, VII, 3, 2. Nous avons vu que Nicolas, l’un des Sept était prosélyte d’Antioche. Outre les prosélytes, il devait y avoir de nombreux adhérents aux doctrines du Judaïsme, des σεδόμενοι τὸν Θεόν et c'est parmi eux que s’exerça surtout la propagande chrétienne. Elle en devint même le centre le plus important; c'est là que le christianisme s’est dégagé pour la première fois de tous liens avec le judaïsme.
μηδενὶ λαλοῦντες : μηδενί, avant le participe est pour οὐδενί; εἰ μὴ μόνον, cf. Le. v, 21; vi, &; τοῖς ᾿Ιουδαίοις : ils n’annoncèrent la parole à personne, sinon aux Juifs. Par le terme ‘Toudator Luc désigne d’après l'usage ordinaire de ce terme, les Juifs de religion, qu’ils parlent l’araméen ou le grec. Ils prêchèrent donc aussi aux Juifs hellénistes, c'est-à-dire parlant grec. Cf. le Ÿ suivant.
D'après Hilgenfeld, les fidèles, dispersés par la persécution, étaient rentrés à Jérusalem, vu, 25. Le récit de x1, 19 5. serait donc en contradiction avec celui-ci. Mais Viu, 25, il est question seulement des apôtres Pierre et Jean, venus en Samarie, à la suite de la prédication de Philippe et rentrés à Jérusalem après avoir accompli leur mission et non des chrétiens dispersés par la persécution. IL y eut, il est vrai, des fidèles à Jérusalem après la persécution, survenue à la suite du meurtre d’Étienne, qu'ils y soient rentrés ou qu'ils n’en soient jamais sortis, cela ne prouve pas qu’il n'y a
ie Lune MNT a di ee ne SE ES SR SR EE à LR NE
cause d'Étienne, parcoururent [16 pays] jusqu’à la Phénicie, [116 de] Chypre et Antioche, n’annonçant la parole à personne si ce n’est aux Juifs. 20. Mais quelques-uns d’entre eux, hommes chypriotes et cyrénéens, qui étaient venus à Antioche parlèrent aussi aux Grecs, leur annonçant le Seigneur Jésus,
pas eu des fidèle, surtout des hellénistes qui soient allés en Chypre, en Phénicie et à Antioche prêcher le Seigneur Jésus.
Ÿ 20) ἦσαν δέ τινες ἐξ αὐτῶν : il y en eut quelques-uns de ceux-ci, c'est-à-dire des prédicateurs, qui, étant venus à Antioche, prêchèrent le Seigneur Jésus. Parmi ceux-ci
étaient probablement Lucius de Cyrène, Manahen, Simon le Noir; cf. xur, 1. δέ marque
une opposition entre ceux-ci et les évangélistes du ÿ précédent. Faut-il donc distinguer une première évangélisation à Antioche, adressée aux seuls Juifs et une seconde,
qui serait le fait de quelques-uns de ces émigrés Chypriotes et Cyréniens qui plus
tard prêchèrent aux Grecs le Seigneur Jésus? Le contexte permet cette interprétation. Les prédicateurs à Antioche, Chypriotes et Gyréniens, parlèrent-ils aux Hellénistes,
à des Juifs, parlant grec, ou aux Grecs, c’est-à-dire à des gentils? Les autorités tex-
tuelles sont partagées. La leçon, πρὸς τοὺς “Ἑλληνιστάς, est soutenue par les meilleures autorités, BD?2EHLP 61 614, tandis que la leçon, πρὸς τοὺς Ἕλληνας, ἃ pour elle seulement N? ADC Harkl. Arm. Eusèbe, Chrys. Les autres versions emploient le même terme pour traduire Ἕλλην et Ἑλληνιοτής : Graeci dans la Vulgate. La Peschitto
traduit “Ἑλληνισταί de vi, 1, par les disciples grecs; 1x, 29 par quelques Juifs qui parlaient
grec; ici, par les Grecs. La majorité des critiques modernes, sauf Westcott-Hort, Bodin, von Soden, Vogels, adopte “Ἕλληνας qui forme opposition avec ’louvdatoy du ÿ précédent, lequel serait un terme compréhensif, désignant les Juifs de religion, Quand Luc veut distinguer entre Juifs parlant l’araméen et Juifs parlant le grec, il appelle les premiers, ‘Eépator et les seconds, Ἑλληνισταί, vi, 1. Nous retrouvons d’ailleurs cette opposition entre Ἰουδαῖοι et Ἕλληνες, χιν, 1; xvut, &. La distinction entre ceux auxquels
s'adressaient les évangélistes serait donc entre hommes de religion différente :
d’un côté, les Juifs de religion; de l’autre, les Grecs, les gentils. Jusqu'à présent ils n'avaient parlé qu'aux seuls Juifs de religion, maintenant ils évangélisaient aussi les gentils. Si l’on adoptait ‘EAnviotée, il n’y aurait pas de différence entre les auditeurs, l’évangélisation resterait dans le même domaine; il n’y aurait donc pas eu lieu de distinguer entre les prédicateurs du ÿ 19 et les quelques-uns d’entre eux du ÿ 20. δέ marque bien cependant qu’il doit y avoir contraste entre les premiers et les seconds. On suppose que καί avant πρὸς τοὺς Ἕλληνιστάς signifierait aussi, spécialement : quelquesuns d’entre eux parlaient spécialement aux Hellénistes. Cette interprétation marquerait-elle suffisamment le contraste entre les auditeurs des deux prédications? Enfin, y aurait-il eu erreur de copie et aurait-on écrit ‘EAnworé pour Ἕλληνας ἢ Mais vu le nombre et la qualité des manuscrits portant ‘EXXnviorés, il paraît difficile d'admettre la supposition. Peut-on croire que le changement a été intentionnel et que l’on a écrit Ἑλληνιστάς, parce que l’on supposait que la prédication aux Grecs devait être le fait de Pierre ou de Paul? Supposition gratuite.
εὐαγγελιζόμενοι τὸν Kôptov Ἰησοῦν : ils annonçaient la bonne nouvelle du Sp Jésus ; ils préchaïent Jésus Seigneur, ὁ ’est-à-dire Dieu; ils parlaient donc à dés Grecs gentils. S'ils avaient parlé à des Juifs hellénistes les prédicateurs, ur auraient
démontré que Jésus était le Messie. Faut-il en conclure, comme onda fait, que c’est
à Antioche que Jésus a recu tout d’abord le titre de sind) soûs prétexte que les Grecs ne Don s'intéresser à la qualité de Messie de Jésus, notion proprement judaïque et qu'au contraire leur familiarité avec leurs dieux nationaux, qualifiés de