‹ Les Actes des ApôtresChapitre 246 sur 358 · AE MS · texte numérisé non relu

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trouble non petit parmi les soldats pour savoir ce que Pierre était devenu. 19. Mais Hérode, l'ayant fait chercher et ne l'ayant pas trouvé, interrogea les gardes et ordonna de les conduire [au supplice]. Puis, étant descendu de Judée à Césarée, il [y] séjourna. 20. Or, 1]

était très irrité contre les Tyriens et les Sidoniens. D'un commun

accord, ils se présentèrent à lui et ayant gagné!Blastus, le chambellan

Voici d’abord un résumé du récit de Josèphe, Ant, jud, XIX, 8, 2. Après qu'Agrippa eut régné trois ans sur toute la Judée il vint à Césarée et Ἰὰ il donna des jeux en l'honneur de César. Une grande multitude de personnes de qualité vinrent y assister. Le second jour des fêtes, il se vêtit d’une robe, tissée entièrement d'argent et d'une contexture vraiment RU RES Il vint au théâtre de bonne heure le matin, au moment où l’argent de son vêtement, illuminé par les premiers rayons du soleil, brillait d'une manière surprenante et était si resplendissant qu’il inspirait le respect à tous ceux qui le regardaient. Les flatteurs alors criaient de toutes parts qu'il était un dieu : Sois-nous favorable, disaient-ils, car quoique nous t’ayons jusqu’à présent

vénéré seulement comme un homme, maintenant et désormais nous saluons en toi

plus qu'un mortel. Le roi ne les réprimanda pas et ne rejeta pas leur flatterie impie. Mais, comme il levait les yeux, il vit un hibou se tenant sur une corde au-dessus de sa tête et immédiatement il comprit que cet oiseau était un messager de mauvaises nouvelles, comme il avait été l’avant-coureur de bonnes nouvelles (1), et il tomba dans un profond chagrin. Une violente douleur s’éleva subitement dans ses entrailles. Il regarda alors ses amis et leur dit : Moi que vous appelez un dieu, je reçois l’ordre de quitter la vie et moi que vous appelez immortel, je suis entraîné vers la mort. Maïs je dois me soumettre à mon destin comme 1] plaît à Dieu, car nous avons Θὰ notre jour et nous avons vécu dans une splendeur non petite. Comme il disait ces paroles il fut torturé par la violence de la douleur. On l'emporta en toute hâte dans son palais et la rumeur se répandit bientôt qu’il était sur lé point de mourir. La multitude, hommes, femmes et enfants, comme c'est la coutume dans ce pays, se couvrit de sacs, implorant Dieu pour la santé du roi, et de toutes parts s’élevèrent des pleurs et des lamentations. Et le roi, couché dans une chambre haute et voyant le peuple prosterné sur le sol, ne pouvait s'empêcher de verser des pleurs. Il vécut en agonie pendant cinq jours et mourut d'une maladie des entrailles.

L'’exposé de Josèphe est dramatique et contraste avec le récit de Luc, sobre et précis que voici :

Or, Hérode était très irrité contre les Tyriens et les Sidoniens. D'un commun accord ils se présentèrent à lui, et, ayant gagné Blastus, le chambellan du roi, ils demandaient la paix, parce que leur pays tirait sa subsistance de celui du roi. Au

jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux et assis à la tribune, les harangua,

Et le peuple s’écriait : Voix d’un Dieu et non d’un homme! Au même instant, un ange du Seigneur le frappa parce qu'il n'avait pas donné la gloire à Dieu, et, rongé de vers, il expira.

Les deux récits s'accordent sur les faits principaux : Césarée est le lieu de la scène; Hérode, revêtu d’habillements royaux se présente à l'assemblée où il prend la parole: flatterie des courtisans et du peuple, maladie du roi, sa mort causée par des maux d’entrailles, Josèphe fait durer la maladie cinq jours : Luc n’en fixe pas

(1) Allusion à l'apparition d'un hibou à Agrippa, emprisonné à Rome, lui annonçant sa

libération, Josèpne, Ant, jud. XVII, 6, 7.

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