‹ Les Actes des ApôtresChapitre 252 sur 358 · CHER È · texte numérisé non relu

CHER È

ACTES DES APOTRES, χιν, 27-98. 437

vinrent Ds la Pamphylie, 25 et après avoir annoncé la parole à Pergé, ils descendirent à Attalie. 26. De là, ils firent voile pour Antioche, d’où ils avaient été remis (recommandés) à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu'ils avaient accomplie. 27. Étant arrivés et ayant assemblé l'église ils racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux et qu’il a ouvert aux païens [la] porte de [la] foi. 28. Et ils demeurèrent un temps assez long avec les disciples.

annoncer, faire connaître. ὅσα, accusatif pluriel neutre de ὅσος, combien grand, combien nombreux, tout ce qui. Les missionnaires racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux et combien grandes étaient ces choses.

ὅσα ἐποίησεν ὁ Θεὸς per” αὐτῶν, sous-entendu ὧν : c'est Dieu qui avait tout accompli, non par leur entremise, διὰ αὐτῶν, mais avec eux, μετ᾽ αὐτῶν, comme au ch. x, 38; Luc seul emploie μετά dans ce sens : en coopération avec. Les missionnaires étaient les coopérateurs de Dieu, ainsi que dira Paul aux Corinthiens, IL, πὶ, 9 : Θεοῦ γάρ ἐσμεν συνερvoi. Jésus, envoyant ses apôtres prêcher sa doctrine aux nations, leur avait promis d’être tous les jours avec eux, Mi. χχυπι, 20; Mc. xvi, 20 — D Gigas, au lieu de μετ᾽ αὐτῶν, Ont μετὰ τῶν ψυχῶν αὐτῶν, cum animis eorum, scilicet corroborando, dirigendo que, BLass. « Ce qu'ils ont fait ils l’attribuent à Dieu qui l’a fait avec eux, parce qu'ils ont travaillé dans une communion constante avec lui », Bonnet.

χαὶ ὅτι ἤνοιξεν τοῖς ἔθνεσιν θύραν πίστεως : expression qui ne se retrouve nulle part ailleurs. χαὶ ὅτι ἤνοιξεν pourrait se traduire : comment Dieu a ouvert. ἤνοιξεν, à l’aoriste pour le plus-que-parfait : une action a-t-elle été faite sans laisser une suite encore durable dans le passé plus éloigné, alors on doit employer l’aoriste, BLass-DEBRUNNER, 847, 2. De tout ce que Dieu a fait avec eux il résulte qu'il a ouvert aux païens une porte de foi, une porte par laquelle la foi s’introduit, « La métaphore est originale; ce n’est pas précisément la même image que dans 1 Cor. xvi, 9; 11 Cor. π|, 12; Col. iv, 3, où Paul parle de libre débouché pour sa prédication », Loisy. Paul emploie cette métaphore pour signifier une entrée pour une œuvre nouvelle. Les missionnaires résument par ces mots le résultat de leur prédication. Dieu ἃ ouvert aux nations ‘une entrée par où ils pourraient arriver à la foi : c'était un appel intérieur qui leur donnait un moyen extérieur pour être introduit à la foi. Une porte de foi pourrait signifier une porte par laquelle les gentils entreraient non par les œuvres de la Loi

mais par la foi en Jésus-Christ.

Ÿ 28) διέτριθον δὲ χρόνον οὐκ ὀλίγον σὺν τοῖς μαθηταῖς : Luc aime cette expression χρόνον οὐκ ὀλίγον; il la répète 8 fois. IL ne connaît pas exactement quelle ἃ été la durée du séjour des missionnaires à Antioche, il sait seulement qu’il a été d’une certaine durée : non petite, donc assez longue. Cette constatation prouve que l’église d’Antioche accueillit favorablement le rapport des apôtres et approuva leur-œuvre, par conséquent l'introduction des païens dans la communauté chrétienne.

Felten pense que le voyage des missionnaires a duré trois ans, de l’an 44 à 48 et que Paul et Barnabé sont demeurés ensuite à Antioche de l’an 48 à 51. D’après Ramsay, le voyage commencé en mars 47, finit en juillet ou août 49.

Les critiques ne s'accordent pas sur la provenance des chapitres xi1-xrv. S'appuyant sur le fait que Barnabé et Saul sont introduits, x1n1, 1, comme s’il n’en avait jamais été parlé, plusieurs critiques pensent que nous avons dans ces chapitres le commencement d’une nouvelle source. Mais pendant que quelques mots de description ont été ajoutés au nom de chacune des autres personnes de la liste, x, 1, rien n’est ajouté

Page 1