‹ Les Actes des ApôtresChapitre 256 sur 358 · AND · texte numérisé non relu

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Δῆμε " ACTES DES APOTRES, XV, 3-5.

τὴν ἐπιστοφὴν τῶν ἐθνῶν, χαὶ ἐποίουν χαρὰν υεγάλην πᾶσιν τοῖς ἀδελφοῖς. ι. παρα- £ \ » « ! ù 7 τ CHEN 2 , Eter Are 2 !

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auparavant, en avant, puis escorter, faire cortège, accompagner; les envoyés furent accompagnés, escortés pour leur faire honneur, cf. xx, 38 ; xx1, 5, 16; c'est une marque d'affection et de respect; cf. Pozvcarpe, Phil. 1, 1; Gen., xvinr, 16 — et ad honorem id

et ad commodum pertinebat, Brass; ce qui prouve que la communauté d’Antioche était

unie de cœur avec Paul et Barnabé et les approuvait dans leur discussion avec les

judaïsants, ὑπὸ τῆς ἐχχλησίας : la communauté d’Antioche dans son entier. διήρχοντο,

imparfait en opposition avec l’aoriste παραγενόμενοι, ὃ 4, pergebant donec pervenerunt. Bzass. Les envoyés traversèrent la Phénicie et la Samarie en prêchant dans les communautés, nombreuses dans ces régions. Comme Luc ne mentionne pas la Galilée, il est probable que les voyageurs suivirent la côte jusqu’à Ptolémaïs et de là traversèrent la

plaine d’Esdrélon, à travers la Samarie. Il fallait environ quinze jours à un piéton pour faire la route d’Antioche à Jérusalem, et encore les envoyés y mirent plus de

temps puisque le long du chemin ils visitaient les communautés et leur racontaient la

conversion des gentils.

ἐχδιηγούμενοι, racontant; ici seulement et xv, 3 dans le N. T.; même sens que

᾿ διηγεῖσθαι et ἐξηγεῖσθαι, fréquents aussi dans Luc. Hobart qualifie ces termes de médi-

caux, mais ils se rencontrent souvent dans les Septante — τὴν ἐπιστροφήν, conversion;

ici seulement dans le N.T. — χαὶ ἐποίουν χαρὰν μεγάλην πᾶσιν τοῖς ἀδελφοῖς : ils procuraient

ἀπὸ grande joie à tous les frères soit par leur visite, soit par l'attestation qu’ils leur

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donnaient de la conversion des gentils. Les chrétiens de Phénicie et de Samarie

étaient donc du même avis que Paul et Barnabé sur la question de l'admission des

gentils dans la communauté chrétienne sans les astreindre à la circoncision.

XV, 4, 5; ARRIVÉE DE PAUL ET DE BARNABÉ A JÉRUSALEM; ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'EGLISE; POSITION DE LA QUESTION.

Υ 4) Παραγενόμενοι, terme familier à Luc; cf. v, 21. παρεδέχθησαν, leçon de K AB D? 61 ou ἀπεδέχθησαν, leçon de ECH LP 614; les deux verbes signifient : recevoir quelqu'un, accueillir. D ἃ παρεδόθησαν ---- ὑπό, leçon de N A D EH L P 31 61 Chrys., ils furent accueillis

par l’église ou ἀπό, leçon de BC 18 180, de la part de l’église. Maïs ὃπό et ἀπό sont convertis dans les manuscrits — ἀπὸ τῆς ἐχχλησίας xal τῶν ἀποστόλων χαὶ τῶν πρεσδυτέρων : T’article est répété devant ἀποστόλων parce que ce nom n’est pas du même genre que

le nom précédent.

Luc fait ressortir que les envoyés furent reçus par l’ensemble de la communauté et par les chefs, les apôtres et les presbytres, par conséquent avec toute la solennité possible. Il veut marquer que l’église de Jérusalem ne partageait pas les opinions des judaïsants. Il fait ressortir ainsi que c'était une petite partie de la communauté Ÿ 5, qui s'était élevée contre Paul et Barnabé : L'église est nommée en premier lieu, pour montrer que le différent était le fait d’un petit parti, PREUSCHEN.

Après παρεδέχθησαν, CD2614 Harkl. (mg) Sah., ajoutent ere grandement ; D! μέγως; Cassiodore, ardenter — ἀνήγγειλάν τε ὅσα ὃ ΝΙΝ ἐποίησεν μετ ᾿αὐτῶν : : répétition liftérale de ce qui avait déjà été dit, χιν, 27 — après μετ ᾿αὐτῶν, C3 HL ajoutent : καὶ ὅτι ἤνοιξεν τοῖς ἔθνοις θύραν πίστεως, ce qui complète la citation de x1v, 27.

Dans cette première assemblée, qui fut générale, les envoyés rapportèrent tout

τς ἷ ὈΥΌ δα ue 1 à!

escortés par l’église, ils traversaient la Phénicie et la Samarie, racontant la

conversion des gentils et ils causaient une grande joie à tous les frères. L. Or, arrivés à Jérusalem, 115 furent recus (accueillis) par l’église, et par les apôtres et par les presbytres et ils racontèrent tout ce que Dieu

avait fait avec eux. 5. Alors se levèrent quelques-uns de la secte des ᾿

pharisiens qui avaient cru, disant qu’il fallait les circoncire et leur ordonner

ce que Dieu avait fait avec eux, quel avait été l'Évangile qu'ils avaient prôché, et que Dieu avait ouvert aux gentils la porte de la foi.

Uti ex Gal. π, 9 apparet, ex apostolis solum aderant [acobus, frater Domini, Kephas. sive Petrus, Ioannes. Lucas refert eorum narrationem in universum : quanta ope Dei effecerint inter gentes; Paulus suam agens causam, non generatim cuncta

indicat, sed : contuli, ἀνεθέμην, proposui, exposui evangelium quod praedice in gentibus ;

proin solum tangit modum suae praedicationis, qui solus apud Galatas ab adversariis. impugnabantur. Verum in verbis Lucae pariter includi et designari modum praedicationis, i. 6. Paulum declarasse gentes a se susceptas esse sine circumcisione et impositione legis mosaicae, patet ex postulatione quam statim aliqui ex fidelibus proponunt Ÿ 5. KNABENBAUER.

Ÿ 5) ἐξανέστησαν, aor. 2 de ἐξανίστημι, verbe composé, employé dans ce sens ici seulement dans le N. T. Transitivement, il signifie lever; intransitivement, à l'aor 2, se lever, Ce double composé donne une certaine emphase à ce verbe — D Harkl. (mg.}

établissent le ÿ de la façon suivante : οἱ δὲ παραγγείλαντες αὐτοῖς ἀναδαίνειν πρὸς τοὺς πρεσδυ--

tépous ἐξανέστησαν λέγοντες τινες ἀπὸ τῆς αἱρέσεως τῶν Φαρισαίων πεπιστευχότες ὅτι δεῖ... qui autem praeceperunt eis ascendere ad praesbyteros surrexerunt dicentes quidam de heresim

.pharisaeorum crediderunt quia oportet circumcidi eos praecipiendum. Quae serbari

legem moysi, d. Ceux donc qui à Antioche avaient ordonné à Paul et à Barnabé de monter vers les presbytres étaient maintenant à Jérusalem, soutenant la même doctrine:

qu'à Antioche. Cela n’a rien d'impossible; les judaïsants d’Antioche auraient accom-

pagné, ou plutôt suivi les envoyés à Jérusalem. — Quelques exégètes, Bèze, Heïinrichs mettent le contenu de notre ÿ 5 dans la bouche de Paul ou de Barnabé; ces deux missionnaires auraient terminé leurs récits en racontant textuellement la controverse d'Antioche et les prétentions judaïsantes. Mais dans ce cas ce ÿ devrait commencer par χαὶ πῶς ou par ὅτι. — B. Weiss, Vülter, Spitta présument que nous avons ici l’incorporation d’un morceau d’une autre source. τινες τῶν ἀπὸ τῆς αἱρέσεως: τῶν Φαρισαίων : τινες, même expression qu'au ÿ 1 ce qui permet de supposer que nous avons ici les mêmes personnes que précédemment ou des gens qui ont la même opinion. Ces membres de la secte des Pharisiens sont certainement ces « faux frères intrus qui s'étaient glissés pour épier la liberté que nous avons dans le Christ Jésus » dont parle Paul aux Galates, 11, 4.

ἀπὸ τῆς αἱρέσεως : ἀπό est employé plutôt que ἐκ pour marquer une relation étroite; pour la signification de αἵρεσις, cf. v, 17; πεπιστευχότες, les ayant cru; qui crediderunt,

Vlg., ou mieux crediderant. Les Actes ont déjà parlé de Gamaliel le Pharisien, mais

c’est la première fois qu'est mentionnée l'adoption de la foi chrétienne par des Pharisiens. Ils ont cru que Jésus était le Messie, qu'il était venu pour accomplir la Loi et pour être le chef puissant du royaume messianique, dans lequel les gentils pourraient entrer à la condition de se faire circoncire et d'observer toute la Loi de Moïse. Les Pharisiens étaient trop attachés à cette Loi, qui était la raison d’être de leur nation, pour admettre qu’elle püût. être abrogée. Ils voulaient par le moyen du Christianisme faire des gentils des Juifs.

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ον τας ET

περιτέμνειν αὐτοὺς παραγγέλλειν τε τηρεῖν τὸν νόμον Moÿcéwc. 6. συνήχθησαν τε οἱ ἀπόστολοι χαὶ οἱ πρεσδύτεροι ἰδεῖν περὶ τοῦ λόγου τούτου.

\ ( Ua APE ᾽ x ἐς » à 4, Πολλῆς δὲ ζήτήσεως Ὑενομένης ἀναστὰς Ilérpoc εἶπεν πρὸς αὐτούς" ”Avdpec ἀδελφοί, ὑμεῖς ἐπίστασθε ὅτι ἀφ᾽ ἡμερῶν ἀρχαίων ἐν ὑμῖν ἐξελέξατο ὁ Θεὸς διὰ τοῦ

λέγοντες" ὅτι δεῖ περιτέμνειν αὐτοὺς παραγγέλλειν τε τήρειν τὸν νόμον Μούσέως : Avant d'aborder le récit des débats et de donner le décret qui a clos la discussion, Luc, pour éclairer les points sur lesquels portera cette discussion, les précise en quelques mots : les gentils doivent être circoncis et observer la Loi de Moïse. — αὐτούς, c’est-à-dire les gentils en général et non pas seulement les τινας ἄλλους du ÿ 2, les compagnons incirconcis de Paul et de Barnabé — περιτέμνειν αὐτούς : αὐτούς s'accorde ad sensum avec τὰ ἔθνη, dont äl est parlé Ÿ 3. IL semblerait que nous avons ici une allusion à ce que dit Paul aux Galates, 11, 3, 4, de ces faux frères qui demandaient la circoncision de Titus, mais il est probable que Luc parle ici des gentils en général — τήρειν, ici seulement dans les Actes, au sens d'observer la Loi.

XV, 6, CONFÉRENCE PARTIGULIÈRE DES APÔTRES ET DES PRESBYTRES SUR LA QUESTION.

Ÿ 6) Il est probable que nous avons ici une conférence particulière des apôtres et des presbytres avec les envoyés d’Antioche, quoique Paul et Barnabé ne soient pas mentionnés. Cette conférence est probablement celle dont parle Paul dans l’épitre aux Galates, τι, 6-9. C’est l’opinion de Knabenbauer, Camerlynck. — Felten, Belser, = Wendt croient que nous avons au ÿ 6 le commencement de la conférence générale.

D'après les mm. 14 Harkl. (mg) il s'agirait d’une assemblée générale de la commu- nauté, car ils ajoutent σὺν τῷ πλήθει après πρεσδύτεροι. Cette addition provient probablement du πλῆθος des ÿ 12 et 22. — « Si l’on veut, dit Loisy, prendre le récit à la lettre, on a le choix entre deux hypothèses : la réclamation des judaïsants fait décider une seconde réunion où l'affaire sera étudiée spécialement, B. Weiss, 1, 505; — mais, si l’on explique ainsi l’apparent dédoublement de la séance, on n’explique pas pourquoi cette assemblée particulière des apôtres et des anciens se trouve comprendre un peu plus loin toute la communauté; — ou bien apôtres et anciens se mettent à délibérer sous le regard de la foule et devant les délégués d’Antioche, WENDT, 228; — mais le texte favorise peu cette interprétation, puisque, dans l'hypothèse les apôtres et les anciens se trouvaient déjà ensemble et n'avaient pas besoin de se réunir; il aurait été - beaucoup plus simple de dire qu'ils se mirent à délibérer. » En fait, comme nous l’avons dit, il y eut trois assemblées, une publique, une particulière et une publique.

— À remarquer que dans la conférence de Paul et de Barnabé avec les doxobvtes, Gal. 1, 6, il n’est pas parlé, comme ici, des presbytres.

οἱ ἀπόστολοι : parmi les apôtres présents à Jérusalem, nous connaissons Pierre, Jean et Jacques, Gal. 11, 9; il devait y en avoir d’autres, mais y étaient-ils tous? ἰδεῖν ne signifie pas ici voir mais connaître — περὶ τοῦ λόγου τούτου, de causa quae in disceptationem venit, BLass; cf. χιχ, 38,

Paul rapporte, Gal. τι, 6 à 9, ce qui se passa dans cette conférence particulière où lui et Barnabé traitèrent avec ceux qu'il appelle les δοχοῦντες; ils exposèrent à ceuxci l'Évangile qu'ils prêchaient parmi les gentils et ils n’y ajoutèrent rien, les approuvèrent et reconnurent que l’évangélisation des gentils leur avait été conférée.

Au ᾿

ACTES DES APOTRES, XV, ὅ-7. 447

Lobieres la loi de Moïse. 6. Les apôtres et les presbytres s’assemblèrent pour examiner cette affaire.

7. Une grande discussion ayant eu lieu, Pierre se leva et leur dit : Hommes frères, vous savez que, depuis les jours anciens, Dieu a fait un

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