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CHAPITRE XVI

XVI, 1. Κατήντησεν δὲ χαὶ εἰς Δέρόην nat εἰς Λύστραν. χαὶ ἰδοὺ μαθητής τις ἦν

raconte aussi comment Barnabé fut saisi par des Juifs venus de Syrie à Salamine, où il opérait de nombreuses conversions, lapidé et brûlé. Son tombeau aurait été miraculeusement retrouvé à un quart de lieue de cette ville, au temps de l’empereur Zénon (488). D’après les inscriptions consignées dans Alciat, Barnabé aurait évangélisé la Gaule cisalpine, Corpus Inscript. latin., 1xvir, 15, t. V, p. 623. Mais comment expliquer, si cette tradition avait été fondée, que saint Ambroise eût négligé de citer un si illustre prédécesseur sur le siège de Milan. Plusieurs encore veulent que Barnabé ait prêché à Alexandrie.

Marc nous est encore connu par les épîtres de Paul, ainsi que nous l'avons vu. D'autre part, Pierre dans sa lettre écrite de Babylone, c’est-à-dire de Rome, salue ses correspondants au nom de Marc, qu'il appelle son fils, I Pr., v, 13. D’après la tradition ecclésiastique, exprimée par Papias, Marc aurait été ἑρμηνευτής, c’est-à-dire truchement ou secrétaire de Pierre. Une dernière donnée fournie par la tradition ecclésiastique sur Marc fait de celui-ci le fondateur de l’église d'Alexandrie. Le fait est attesté par de nombreux témoignages de nature diverse, mais d'origine relativement récente. Il * est malaisé de fixer la date de cet événement. Eusèbe rapporte le fait aux premières années de Claude (42 ou 43). Les Actes apocryphes de saint Barnabé font aller Marc . à Alexandrie après la mort de son parent dans l’île de Chypre. Les Actes apocryphes de saint Marc disent la même chose et ils ajoutent que l’évêque d'Alexandrie fut mis à . mort par les païens et enseveli dans un village voisin. En 828, des marchands vénitiens -rapportèrent ses reliques à Venise.

Ÿ 40) Παῦλος δὲ ἐπιλεξάμενος Σίλαν : ἐπιλεξάμενος, participe aoriste moyen, Paul ayant choisi pour soi-même Silas à la place de Barnabé et non de Marc. Silas devait être son second et non son serviteur, ὑπηρέτης, comme Marc, ΧΠῚ, 5. Il était tout désigné pour être le compagnon de Paul; il était bien vu des apôtres de Jérusalem, d'esprit libéral, puisque les apôtres l'avaient choisi pour porter leur lettre aux églises de Syrie et de Cilicie, et par conséquent pour apaiser les discussions entre païens convertis et judaïsants. Il était à même d’exposer aux fidèles les raisons pour lesquelles l'assemblée de Jérusalem avait porté son décret puisqu'il avait assisté à la réunion. Silas était de race juive, probablement un helléniste, citoyen romain.

ἐξῆλθεν... διήρχετο : même expression dans Luc, 1x, 4, pour raconter le travail missionnaire des apôtres — παραδοθεὶς τῇ χάριτι τοῦ Κυρίου : cf. xiv, 26 pour l'explication de cette expression. Plusieurs exégètes, Meyer, de Wette, Alford, Cook, Camerlynck ont cru que Luc avait voulu insinuer que l’église d'Antioche, ayant recommandé Paul et Silas à la grâce du Seigneur, prenait par là même parti entre Paul et Barnabé, et approuvait Paul puisqu'elle prenait en quelque sorte son voyage sous sa proteetion, tandis que

rien de pareil ne nous est dit à propos de la mission de Barnabé. Cette interprétation de la pensée de Luc n’est pas conforme à sa façon de procéder. Il a marqué l'enchaînement de l'évangélisation du monde païen par l'approbation que l'église d’Antioche donnait à la mission de Paul, qui allait la poursuivre, tandis qu’il s’en est abstenu à

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ACTES DES APOTRES, XV, 39-41 — xvi, 1. #73

l’autre et que Barnabé, prenant Marc, s'embarqua pour Chypre. 40. Mais Paul, ayant choisi Silas, partit recommandé par les frères à la grâce du Seigneur. #1. Il parcourut la Syrie et la Cilicie, affermissant les églises.

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