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écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur pour qu’elle fût attentive aux [choses] dites par Paul. 15. Or, dès qu’elle eut été baptisée ainsi que sa famille elle nous pria en disant : Puisque vous m'avez jugée croyante au Seigneur, entrez dans ma maison et demeurez-y. Et elle nous contraignit [par ses prières. |
16. IL arriva, comme nous allions au lieu de prières, qu’une servante
x1, 17. Le parfait marque que Paul a déjà jugé que Lydia était croyante au Seigneur. — πιστὴν τῷ Κυρίῳ ; πιστήν, avec 16 datif, comme xvin, 8, croyant au Seigneur et non fidèle au Seigneur ce dont Paul n'aurait pu encore juger — μένετε : établissez votre demeure dans ma maison. Nous avons ici un premier exemple de cette hospitalité chrétienne dont nous trouvons de fréquents rapports dans la primitive Église : I Pr. 1v, 9: Rom. x, 13; I Tém. v, 10; III ὑπ. 5; Clément, Cor. 1, 17. Elle ressort des paroles de notre Seigneur, Luc x, 8, et la Didachè, x11, 1 ss., nous apprend qu'il y en avait qui en abusaient. rapeétéoaro, aoriste moyen de παραδιάζομαι, hellénistique, IV Rois, 11, 17; v, 16; Pozy8Ee, Lxx, contraindre, violenter : classiquement, au figuré, il signifie user de violence. Luc ne l’emploie pas dans ce sens, Ze. xxiv, 29, maïs dans celui de presser par des prières. Le même sens se retrouve dans les Septante, 1 Rois xxvinr, 23; Gen. xIX, 9; IT Rois, τι, 17. Ce terme indique que les prières de Lydia forçaient les missionnaires à accepter son offre. Paul, suivant sa coutume, refusa tout d’abord. Il voulait devoir sa subsistance à son travail et non imposer aux fidèles la charge de le nourrir : il l’affirmera à diverses reprises, xx, 34, 1 Cor. 1v, 12; 1x, 15, 18; I Thess. τι, 9; II Thess., ir, 8, Mais Lydia insista comme l'avaient fait les disciples, Ze. xxiv, 29. Paul accepta. Il nous apprend, Philip. 1v, 15, 16 qu’il accepta de la seule église de Philippes des dons, et cela par deux fois: Il est probable que Lydia, à laquelle son
. état de fortune permettait des libéralités, contribua pour une bonne part à ces dons.
‘Elle fut une de ces femmes chrétiennes qui aidèrent la propagande du christianisme et
dont la race s’est propagée. — Du fait que Paul accepta l'hospitalité de Lydia, il n’en faut pas conclure, comme Renan (1), que Paul ait épousé Lydia. On ne peut le conclure davantage de la demande que fait Paul dans l’épiître aux Philippiens, 1v, 3, à σέ γνῆσιε σύνζυγε, qu'il s'adresse ici à son épouse. σύνζυγε peut désigner un homme aussi bien qu'une femme et l'adjectif γνῆσιε, au masculin, indique bien qu'il s’agit ici d’un homme, d’un compagnon de joug, celui de Jésus-Christ. Reconnaissons cependant qu'Eusèbe, Hist. eccl, 111, 30, 1, croit que Paul salue ici sa femme, qu’il n’a pas emmenée avec lui pour n'être pas gêné dans son ministère : καὶ ὅ γε Παῦλος obx duvet ἔν τινι ἐπιστολῇ τὴν αὐτοῦ προσαγορεῦσαι σύνζυγον, Ce passage est extrait de Clément d'Alexandrie, Strom. int, 7.