CHAPITRE XVII
XVII, 1. Διοδεῦσαντες δὲ τὴν ᾿Αμφίπολιν not τὴν ᾿Απολλωνίαν ἦλθον εἰς Θεσσα-
φυλαχὴς de NB Gig. Vlg. améliore le style de ce passage, car ἐχ τῆς φυλαχῆς, leçon de ADEHL P 614 Pesch. Harkl, signifierait que Paul et Silas étaient encore dans leur cachot, tandis que ἀπὸ τῆς φυλαχῆς signifie qu’ils sortaient de l’ensemble des bâtiments de la prison — εἰσῆλθον πρὸς τὴν Λυδίαν : ils entrèrent auprès de Lydia ou chez, εἰς, d’après quelques manuscrits, Lydia. Paul leur laissait d’ailleurs Luc pour continuer son œuvre; ἐξῆλθαν, à la troisième personne indique que Luc n’accompagne pas les missionnaires. Nous retrouverons Luc à Philippes, xx, 5 où le récit reprend à la première personne. — Le codex de Bèze raconte plus longuement cette dernière scène : ἰδόντες τοὺς ἀδελφοὺς διηγήσατο, ὅσα ἐποίησεν Κύριος αὐτοῖς, παρεχάλεσαν τε αὐτοὺς at ἐξῆλθον; et cum vidissent fratres narraverunt quanta fecit deus cum eis exhorti sunt eos et exierunt, d. C’est un développement de la situation; il est très naturel de croire que Paul a raconté à ses frères tout ce qui s'était passé et il est possible que Luc, présent à cet entretien, ait pris des notes. — Timothée est-il resté tout d’abord à
. Philippes et n’a-t-il rejoint les missionnaires qu’à Bérée, xvn, 14, leur apportant les
dons des chrétiens de Philippes? c’estpossible, mais cependant il paraît probable
que Timothée a pris part à la fondation de l’église de Thessalonique et qu'il était dans cette ville pendant le séjour de Paul à Thessalonique, puisqu'il est nommé à côté de Paul et de Silas dans la première et la deuxième épîtres aux Thessaloniciens.
Sur l’historicité de ce récit, cf. KNaBENBAUER, p. 292. « Holtzmann croit pouvoir
| infirmer en partie la crédibilité de tout ce récit, en le rapprochant d’un autre, plus
ou moins légendaire. Aux environs de l’an 100, dans la ville d'Alexandrie, des pri-
Sonniers injustement arrêtés auraient refusé de profiter d’une possibilité de s'enfuir,
et obtenu des autorités une reconnaissance formelle de leur innocence. Cela se peut; mais comment et pourquoi en conclure au caractère fabuleux de la scène de Philippes ? » BARDE.
L'église de Philippes, la première fondée par Paul en Occident, était surtout composée de Gentils et les femmes paraissent y avoir tenu une place plus considérable qu'ailleurs. Dans sa lettre, aux Philippiens 1v, 2, Paul en nomme deux, Evodie et Syntyché, qui doivent avoir été des personnes influentes dans la communauté, puisque l’Apôtre leur demande de vivre en bonne intelligence; c’est donc que leur désaccord troublait l'église. Elles avaient d’ailleurs combattu avec Paul pour l’Évangile. Cette action prépondérante des femmes à Philippes n’est pas chose surprenante,
car les inscriptions du pays assignent à la femme une influence sociale beaucoup plus
accusée qu'ailleurs. La jeune église prospéra, et bien qu’elle eût à souffrir des persécutions, II Cor. vi, 2, elle resta fidèle à son apôtre, à qui elle envoya des secours d'argent par deux fois à Thessalonique, 1v, 16, et une autre fois à Corinthe, II Cor. x1, 9, et à Rome, Philip. 1v, 18. Paul aimait tendrement les Philippiens et avait conservé leur souvenir, Philip. 1, 3; il les porte dans son cœur, tb. 7; il les aime avec toute la tendresse de Jésus-Christ, 8; ils sont sa joie et sa couronne, iv, 1. D’eux seuls il ἃ consenti à recevoir des dons en argent. Il visita cette église à diverses
reprises. À l’automne de 57-58 il s’y arrêta en se rendant d'Éphèse à Corinthe; allant
de là à Jérusalem, il célébra la Pâque à Philippes, Act. xx, 6. Il est probable qu'après
sa délivrance de la première captivité romaine Paul réalisa son espérance, Philip.
Π1, 26; 1, 24, et retourna visiter les Philippiens. C’est peut-être de chez eux qu'il
écrivit sa première lettre à Timothée, 1, 3. Il est probable aussi qu'il leur écrivit d’autres lettres que celles que nous possédons. Dans son épître aux Philippiens, Poly-
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