CHAPITRE XVIII
ΧΥ͂ΠΙ, 1. Μετὰ ταῦτα χωρισθεὶς x τῶν ᾿Αθηνῶν ἦλθεν εἰς Κόρινθον" 2. nai εὑρών τινα ᾿Ιουδαῖον ὀνόματι ᾿Αχύλαν, Ποντικὸν τῷ γένει, προσφάτως ἐληλυθότα ἀπὸ τῆς ᾿Ιταλίας, nai ΤΠρίσχιλλαν γυναῖχα αὐτοῦ, διὰ τὸ διατεταχέναι Κλαύδιον χωρίζεσθαι
nous t’entendrons à notre profit; mira narras, fortasse iterum tibi vocabimus, Brass. περὶ τούτου, au neutre : au sujet de cette chose, la résurrection, et non au masculin en le rapportant à ἀνδρί. Il nous est difficile de savoir s’il faut tenir ces paroles pour un refus poli d'en entendre davantage, ou ainsi que l'indique χαὶ πάλιν, aussi de nouveau, un véritable désir d'entendre encore Paul. Il semble que nous avons plutôt dans ces paroles une façon courtoise, bien conforme au caractère athénien de renvoyer quelqu'un; c’est un renvoi poli, une froide expression d'intérêt. En tous cas, le contexte prouve qu'il n’a pas été donné suite à cette invitation. Si Paul avait cru qu’elle était sérieuse, il ne serait pas parti d'Athènes presque immédiatement après.
Ÿ 33) οὕτως, ainsi, peut signifier : après les événements ou avec de si maigres résultats, dans cet état de l'esprit populaire et cependant avec l'espoir d’être entendu de nouveau, οὕτως pourrait signifier : Paul sortit ainsi, à peu près comme il était venu. — ἐχ μέσου αὐτῶν, réplique de ἐν μέσῳ, Ÿ 22; les deux expressions s'expliquent mutuellement, C’est donc de l’Aréopage et non de la ville que sortit l'Apôtre.
Ÿ 34) τινὲς δὲ ἄνδρες, quelques hommes, Υ 32; le discours de Paul eut peu de succès auprès des Athéniens; quelques-uns cependant s’attachèrent à lui et crurent. δέ marque le contraste entre ces deux situations, ou bien indique la suite du récit. — ἄνδρες, * plus précis que ἄνθρωποι, convient ici moins bien que ce dernier. χολληθέντες : cf. v, 18, marque que ces hommes s'étant joints, s'étant attachés à Paul, ἐπίστευσαν, crurent en Jésus-Christ. Floriacensis omet ce membre de phrase : τινὲς δὲ ἄνδρες πολληθέντες, — ἐν οἷς χαὶ Διονύσιος ὃ ?Apz ξοπαγίτης. -
Denys devait être un homme important ainsi que l'indique le titre d’Aréopagite ajouté à son nom; il était membre de l’Aréopage et devait être archonte : in collegium Areopagitarum deveniebant munere archontum functi; Brass. Au témoignage de Denys de Corinthe, n° siècle, que rapporte Eusèbe, Hist. eccl., in, 14, 10; 1v, 23, 2, Denys l’Aréopagite aurait été évêque d'Athènes; cf. Const. apost., vu, 46. D'après Nicéphore, Hist. eccl., 1, 11, il serait mort martyr. Denys fut identifié plus tard avec Denys, envoyé de Rome en Gaule, vers 250, et qui fut évêque de Paris où il est mort martyr. On a attribué à Denys l’Aréopagite des traités sur la hiérarchie céleste, la hiérarchie ecclésiastique, les noms divins et la théologie mystique : ces traités ont été écrits, de l'avis de tous les critiques, au v° siècle.
χαὶ γυνὴ ὀνόματι Δάμαρις. Les lois d'Athènes ne permettaient pas aux femmes de condition de fréquenter les assemblées publiques : cependant, cette sévérité de mœurs s'était adoucie depuis Périclès. Le nom de Damaris, comme nom de femme, est inconnu, mais on trouve dans les inscriptions des femmes nommées Damalis, de C.I.L., 11, 665; x, 168. Il est possible que Damaris ait été pris pour Damalis que l’on trouve d’ailleurs dans Floriacensis. D'après saint Ambroise, ad Vercell. ; saint Chrysostome, de ee Ὁ ιν, 7, Damaris aurait été la femme de Denys, mais Luc n’appelle pas celle-ci à γυνὴ
ACTES DES APOTRES, XVII, 32-34 — χΧΥΠΙ, À. 2644
sur ce sujet. 33. Ainsi Paul sortit du milieu d’eux. 34. Mais quelques hommes s'étant attachés à lui, crurent, parmi lesquels étaient aussi Denys l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.