‹ Les Actes des ApôtresChapitre 279 sur 358 · RES OS · texte numérisé non relu

RES OS

Dh.

É Ἢ d’abord la contrée que Luc appelle galatique. Cf RENAN, p. 331. διερχόμενος, terme

employé par Luc pour désigner les voyages d’évangélisation. στηρίζων, leçon de Ν᾿ Α B, affermir; dans les Actes, Luc emploie plutôt ἐπιστηρίζων, qu'on trouve aussi ici dans DEHLP 614. Paul visita de nouveau les contrées qu'il

avait déjà évangélisées. ἐξῆλθεν διερχόμενος est mis pour : ἐξῆλθεν καὶ διήρχετο, Le participe

présent après le verbe principal a le sens du futur et indique une action dont l’achèvement est subséquent à celui du verbe principal.

Nous ne savons pas quels furent les compagnons de Paul pendant ce troisième voyage. Silas n’était plus avec lui; resté à Corinthe, il avait dû retourner à Jérusalem et nous le voyons désormais avec Pierre, I Pr. v, 12. A Éphèse, Paul avait comme associés Timothée et Eraste, xix, 22, Gaius et Aristarque, χιχ, 29. Maïs ceux-ci l’avaientils accompagné d'Antioche à Éphèse, ou Paul les trouva-t-il dans cette ville? Ce devait être le cas de Timothée qui était resté à Corinthe, xvinr, 19. Titus non mentionné dans les Actes devait faire partie de ce voyage, puisque Paul l’envoya d’Éphèse à Corinthe, II Cor. χα, 18.

Ÿ 24) Luc interrompt un peu le récit des actes de Paul pour parler d’Apollos qui a joué un certain rôle dans la diffusion de l'Évangile. Renan croit que cet épisode a été inséré ici pour rendre plus intelligible ce que Paul dit d’Apollos dans sa première

épiître aux Corinthiens. — Nous ne savons sur Apollos que ce que nous en disent les

Actes, xvir, 24-28, la première épître aux Corinthiens, 1, 12; x, 4, 5, 6, 22; 1v, 6; xvi, 12 et l’épître à Tite,1n1, 18. Nous ne discutons pas Les hypothèses qu'ont émises Schmiedel,

τ Wendt, Mc Giffert, Harnack pour expliquer les Ÿ 24, 25, 26, assez obscurs, il est vrai;

tenons-nous en à leur simple explication. -

᾿ουδαῖος δὲ τις ᾿Απολλὼς ἀνόματι : ᾿Απολλώς est une abréviation de ᾿Απολλώδορος ou plutôt de ᾿Απολλώνιος, leçon de D; Blass croit que son nom était Ἀπελλῆς leçon de N, des min. Boh. Amm. C'est l'opinion d'Origène vi, 437 qui, interprétant ᾿Απελλῆν, dans Rom. xvi, 10 y voit Apollos. Luc ἃ employé la forme de la conversation, comme il l’a fait pour Prisca, Sosipatros, Silvanus, qu’il appelle Priscilla, Sopatros, Silas. — Ἀλεξανδρεύς τῷ γένει; il était originaire d'Alexandrie où les Juifs étaient très nombreux ;

οἵ, Commentaire, vi, 9; il avait peut-être entendu Philon. λύγιος peut signifier un

homme savant en histoire, historicus, HÉRoDOTE, 11, 3 ou un homme docte, disertus, ἃ Gig.; Héron. n1, 77; Josèpne, Ant. jud., νι, 5, 3, ou éloquent, Josèpne, Ant. γιά. xvu, 6, 2. Ce dernier sens paraît préférable, car il semble ressortir de la première épître aux Corinthiens que c'était le caractère de la prédication d’Apollos. Ce fut pour cette rai-

son que des Corinthiens 16 préféraient à Paul, I Cor, τ, 12; 11, 4; IL Cor. x, 10. De plus,

Luc ajoute δυγατὸς ὦ ὧν ἐν ταῖς γραφαῖς : il était puissant dans la connaissance et l'interprétation des Écritures, ce qui implique l’idée de docte. Cette connaissance des Écritures lui permettait de réfuter les Juifs, Υ 28, et de démontrer par celles-ci que Jésus était le Christ. — Phrynichus, éd. Logeck, p. 198, explique ainsi le terme λόγιος : les anciens n’employaient pas λόγιος, comme le fait le peuple, d’un homme qui est habile et disert

en paroles, mais de quelqu'un qui sait exposer, comme quelqu'un qui les connaît, les coutumes nationales de chaque peuple.

Ÿ 25) οὗτος : répétition du sujet; formule familière à Luc, χα, 7; x1v, 9: xvi, 17. χατηχήγμενος: participe parfait passif de κατηχέω, terme de la langue de la conversation, se

24. Or, un juif nommé Apollos, Alexandrin de naissance, homme élo- |

quent, arriva à Ephèse; il était puissant dans les Écritures. 25. Celui-ci était instruit dans la voie du Seigneur, et,fervent d'esprit, il parlait et il

enseignait exactement ce qui regarde Jésus, bien qu’il connût seulement le

trouve chez Paul, Josèphe, Lucien, Act. xx1, 2; Gal. vi, 6, et signifie retentir et au

sens actif faire retentir, instruire de vive voix, de là catéchiser. Le codex de Bèze

ajoute ἐν τῇ πατρίδι, dans sa patrie. τὴν ὁδὸν τοῦ ἸΚυρίου : dicitur de modo Deum cognoscendi colendique. Apollos avait appris de vive voix à connaître la voie du Seigneur et cela dans sa patrie, car la leçon de D pour être explicative n’en répond pas moins probablement à la vérité. On peut supposer qu’il avait été instruit par un disciple de Jean, lequel aurait quitté la Judée avant que Jésus commençât son ministère public, ou peut-être par Jean lui-même, dont Apollos aurait entendu la prédication et par qui il aurait été baptisé, — τὴν ὁδὸν τοῦ Ἰζυρίου, Et d’abord, ἸΚυρίου, est-ce Dieu ou le Messié ou Jésus? il semblerait que Képios doit s'entendre de Dieu, puisque ÿ 26 nous retroüvons La même expression, où il est spécifié que la voie du Seigneur c'est τὴν 6305 τοῦ Θεοῦ. Mais il est dit qu'Apollos enseignait τὰ περὶ τοῦ ᾿Ιησοῦ, leçon de Ν᾿ ABDE L 18 34 60 Vig. Cependant H P ont Kuplov, et d'autre part si Apollos n’a connu que l’enseignement de Jean, Kÿptos pourrait désigner le Messie et son prochain avènement dont Jean- Baptiste était l’annonciateur.

χαὶ ζέων τῷ πνεύματι : ζέων, participe présent de ζέω, bouillir, être bouillant. Apollos était bouillant, fervent d'esprit, animé de bouillantes dispositions. Il parlait et enseignait ce qui concerne Jésus. Le πνεῦμα, dont il est question ici n’est pas le Saint-Esprit, qui dans le Ν. T. est le fruit et le sceau de la foi chrétienne, donnée par le baptême,

Or, Apollos n'avait pas reçu le baptême chrétien, mais seulement celui de Jean comme

les disciples du ch. χιχ, 3. C’est le πνεῦμα, dont parle Paul, Rom, χη, 11, τῷ πνεύματι Céovres; c'est l'esprit de l'homme animé par l'Esprit-Saint et participant de son ardeur,

Lacrance. L'Esprit-Saint est la cause opératoire de cette bouillante exaltation, mais

l'esprit humain est le siège de celle-ci; cf. xvn, 16; xx, 22; Mt. v, 8; Me. vin, 49; Jn, xt, 38; xx, 21, Wenpr. — ἐλάλει καὶ ἐδίδασχεν, il parlait en particulier dans la conversation et il enseignait en public dans la synagogue. ἀχριδῶς, exactement, autant du moins que le lui permettait la connaissance qu’il avait de Jésüs, connaissance impar2 faite comme l'indique le ÿ suivant. Cet adverbe au positif, en opposition avec ἀχριδέστερον du ÿ 26 prouve que l’enseignement d’Apollos n’était que relativement exact. — τὰ περὶ τοῦ Ἰησοῦ : il enseignait ce qui concernait Jésus, mais dans la mêsure où il avait été instruit comme disciple dé Jean. Il enseignait donc que Jésus était le Messie, le Fils de Dieu, πη. 1, 29-84, ---ἐπιστάμενος, participe aoriste moyén de ἐπίσταμαι, savoir, connaître. Mais comment peut-on dire d'Apollos qu’il était instruit de la voie du Seigneur, qu’il enseignait exactement ce qui concernait Jésus, s’il ne connaissait que le baptême, c’éstà-dire l’enseignement de Jean? Baur, Zezuer, Il n’y a nulle contradiction, puisque Luc lui-même précise exactement quelle était la science d’Apollos : son enseignement était incomplet, mais non inexact. — On s’est demandé si Apollos vivant à Alexandrie n'avait pas connu quelques-uns de ces Juifs qui avaient assisté à la descente du Saint- Esprit sur les Apôtres, lors de la Pentecôte, ou même s'il n'avait pas eu Connaissance d’un de ces évangiles nombreux à cette époque, l'évangile des Egyptiens par exemple, Luc ne nous en dit rien et ce qu'il dit est, plutôt opposé à ces conjectures. Il constate simplement les faits et dit seulement ce qui est nécessaire à son récit.

Si la leçon de D, ÿ 25, κατηχημένος ἔν τῇ πατρίδι, est originalé, il faudrait supposer avec Blass : Itaque jam tum (id quod etiam sine testimônio' suspicandum erat) in Aegyptum quoque nova religio permanaverat, lesuqué dicta factäque Apollos accu-

ἐπιστάμενος μόνον τὸ βάπτισμα ᾿Ιωάνου. 26, οὗτός τε ἤρξατο παρρησιάζεσθαι ἐν τῇ συναγωγῇ. ἀχούσαντες δὲ αὐτοῦ ΠΡρίσκιλλα nat ᾿Αχύλας προσελάθοντο αὐτὸν χαὶ ἀχριθέστερον αὐτῷ ἐξέθεντο τὴν ὁδὸν τοῦ Θεοῦ. 27. βουλομένου δὲ αὐτοῦ διελθεῖν εἰς τὴν ᾿Αχαΐαν,. προτρεψάμενοϊ οἱ ἀδελφοὶ ἔγραψαν τοῖς μαθηταῖς ἀποδέξασθαι αὐτόν. ὃς παραγενόμενος

rate cognita habebat, videlicet non sine scripto aliquo evangelio. Verum id evangelium nihil de eo baptismate continebat quod εἰς τὸ ὄνομα Ἰησοῦ fiebat (id quod etiam in nostra evang. sec. Marcum Lucamque cadit), neque ipse qui attulerat quicquam amplius edoctus erat. — Nous reconnaissons avec Preuschen que la position religieuse d'Apollos n’est pas aussi clairement exposée qu'on le désirerait.

ÿ 26) οὗτος, nouvelle répétition du sujet; ἤρξατο, il commença à parler, maïs cet enseignement imparfait ne fut pas de longue durée. παρρησιάζεσθαι signifie parler hardiment, ce qui prouve qu’Apollos avait le courage de ses convictions. Comme Jean, il reproche aux Juifs leurs péchés, les exhorte à la pénitence, leur annonçant que Jésus était le Messie. ἀκούσαντες δὲ αὐτοῦ Πρίσχιλλα καὶ ᾿Αχύλας : ἀχούσαντες est au pluriel parce qu’il précède deux noms de personnes. Le codex de Bèze ainsi que HLP

614 Pesch. Harkl. mentionnent Aquila avant Priscille. Le réviseur de D montre ainsi sa répugnance pour la prééminence accordée aux femmes dans quelques passages des Actes. Ailleurs, xvir, 12, il change τῶν Ἑλχηνίδων γυναικῶν en τῶν Ἑλλήνων; xvir, 84, il supprime Damaris. 11 y a évidemment de sa part un parti pris, — La place donnée à Priscille avant son mari qu'on trouve dans les meilleurs manuscrits, xvur, 18, 26, ainsi que dans Paul, II Tim. 1v, 19; Rom., xvi, 3, prouve que c'était l’ordre établi dans la communauté chrétienne. Nous ignorons pourquoi. Ramsay, δὲ Paul, conjecture que Prisca était de plus haut rang que son mari, car son nom est celui d’une bonne et vieille famille romaine. Dans l’arrangement étrange de xvur, 2, l'intention de Luc était de montrer qu'Aquila était un Juif, tandis que Priscilla ne l'était pas; il est caractéristique de Luc de suggérer par un subtil arrangement de mots ce qu’il n'avait pas la place d'expliquer complètement. Aquila était probablement un affranchi, -— Priscille et Aquila, tout en préchant l'Évangile à Éphèse, continuaient à fréquenter la synagogue. Ils prirent Apollos avec eux, c’est-à-dire en particulier. — χαὶ ἐξέθεντο : aoriste 2 moyen de ἐχτίθημι, exposer; au figuré, raconter, expliquer; ἀχριθέστερον, plus exactement et aussi plus complètement : Priscille et Aquila apprirent à Apollos la nature divine de Jésus, la mort et la résurrection de Jésus Messie, les effets salutaires de sa mort et l’action du Saint-Esprit sur l’homme racheté, la nécessité du baptême au nom de Jésus, la justification par la foi, le salut par la grâce de Dieu. Apollos connaît donc toute la voie de Dieu ou du Seigneur, — Θεοῦ est synonyme de Kuplov, — et il la prêche désormais avec éloquence et persuasion.

On s’est demandé si Apollos avait reçu ensuite le baptême chrétien. Un peu plus loin, xx, 3, 5, Luc raconte que les disciples de Jean furent baptisés au nom de Jésus, ce qui prouve que le baptême de Jean était insuffisant, mais il ne nous dit pas qu’Apollos lui aussi a été baptisé de nouveau. Saint Chrysostome, Æom., xL examine la question ; il croit qu'Apollos ἃ été l’un des cent vingt qui ont été baptisés avec les apôtres; en tout cas, il avait reçu le baptême chrétien. Le plus grand nombre des exégètes pensent qu'Apollos ἃ été baptisé par Aquila et que, si Luc ne le dit pas, c'est qu'il juge que ce fait ressort de l’ensemble du récit.

ÿ 27) Le codex de Bèze et l’Hakléenne (mg) introduisent la suite du récit de la façon suivante : ἐν δὲ τῇ ᾿Εφέσῳ ἐπιδημοῦντές τινες Κορίνθιοι, χαὶ ἀκούσαντες αὐτοῦ παρεχάλουν διελθεῖν σὺν αὐτοῖς εἰς τὴν πατρίδα αὐτῶν, σονχατανεύσαντες δὲ αὐτοῦ οἱ Epéatot ἔγραψαν τοῖς ἐν

baptême de Jean. 26. Il se mit à parler avec assurance dans la synagogue. Priscille et Aquila, l'ayant entendu, le prirent avec eux et lui exposèrent

plus exactement la voie de Dieu. 27. Comme il voulait passer en Achaïe,

les frères l’exhortèrent et écrivirent aux disciples de le recevoir. Quand il

Koplydw μαθηταῖς, ὅπως ἀποδέξωνται τὸν ἄνδρα: ὃς ἐπιδημήσας εἰς τὴν Ἀχαΐαν πολὺ συνεδάλετο ἐν ταῖς ἐχχλησίαις : ZAUN, p. 671, n. 85. In aephesum autem exeuntes quidam corinthii et audierunt eum, hortantes transire cum ipsis in patria ipsorum; redeunte autem eo ephesi scripserunt qui sunt in corintho discipulis quo modo exciperent hunc virum, qui cum exibit in achaïam multum contulit in ecclesias; texte latin de D. Si ce texte est celui d’un interpolateur, il a pour lui d'expliquer pourquoi Apollos vint à Corinthe. Mais il est légèrement en opposition avec le texte que nous suivons, lequel attribue le voyage d’Apollos à un désir de celui-ci et non à une invitation des Corinthiens établis à Éphèse. — βουλομένου δὲ αὐτοῦ διελθεῖν εἰς τὴν Ἀχαΐαν : Cf. Lo. virr, 22; διελθεῖν, trajicere : cum notatione termini, ad quem pervenitur, ita ut praeverbio διά respiciatur interjectum spatium, quod est peragrandum et superandum, Grimm. C’est probable. ment en entendant Priscille et Aquila parler de la communauté de Corinthe et de la

riche moisson que Paul y avait recueillie qu'Apollos désira aller dans ce champ de

travail.

προτρεψάμενοι : participe aoriste moyen de προτρέπτομαι, tourner devant soi, faire prendre telle ou telle direction, exciter, exhorter. Chrysostome, Bengel, Beelen, Patrizzi, Felten, Knabenbauer sous-entendent αὐτόν, c’est-à-dire Apollos, après xpoτρεψάμενοι, et traduisent : les frères l’exhortèrent et écrivirent. La position de οἱ ἀδελφοί après προτρεψάμενοι favorise ce sens, lequel s'accorde avec la leçon du codex D. Zückler, Wendt, Hackett, B. Weiss traduisent : les frères écrivirent aux disciples et les exhortèrent à bien recevoir Apollos : les termes προτρεψάμενοι et ἔγραψαν doivent avoir le même objet; s’il en était autrement la phrase serait confuse et non-grammaticale. D'ailleurs, Apollos n’avait pas besoin d’être exhorté à aller à Corinthe, puisque c'était le projet qu'il avait formé. Blass n’accepte ni l’une ni l’autre de ces traductions : προτρέψασθαι attice est « cohortari », sedsid neque ad Ap. (scil. id ne omitteret) neque ad Corinthios satis commode referri potest (hoc et aor. et collocatio verborum difficile reddit). Aptissime syr. anteverterunt, ut sit latinismus : ante-verto — προ-τρέπομαι. --- Verum, dit Knabenbauer, unde talis latinismus apud Lucam? Ceterum Syr. legitur verbum ὉΠ quod lexicographi explicant : incitare, adhortari (cf. Brun 5. v.). — Nous aurions dans cette lettre le premier exemple de ces lettres de recommandation, ἐπιστολὴ συστατιχή, que les communautés chrétiennes remettaient au frère qu’elles recommandaient à une autre communauté chrétienne. Est-ce à cette lettre que Paul faisait allusion quand il écrivait aux Corinthiens IT, 11, 3 : Aurions-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous ou de vous?

συνεδάλετο, aoriste moyen, de συνδάλλω, confero 6 meis, prosum, avec le datif, souvent chez les Grecs, surtout Polybe; ici seulement dans le N. T. Apollos contribua beaucoup comme un aide à ceux qui croyaient. Il coopéra avec eux à défendre la foi, puisqu'il réfutait vivement les Juifs. Une autre interprétation est possible : il aida beaucoup ceux qui avaient cru; il confirma dans la foi les fidèles en réfutant les Juifs qui attaquaient la messianité de Jésus. C’est la pensée de Paul : Jai planté, Apollos ἃ arrosé, I Cor. nr, 6. — διά τῆς χάριτος : leçon de BE min. Pesch., omise par D 614 Gig. Par. Vlg. Harkl. διὰ τῆς χαριτος peut être uni à πεπιστευχόσιν ; c’est l'ordre naturel des mots et la même doctrine qui est exprimée nr, 16 : ἣ πίστις à δι’ αὐποῦ ἔδωχεν αὐτῷ et dans celle de Paul, mais il semble que nous avons ici un pléonasme, car c’est par la grâce que l'on croit. Mais on peut unir διὰ τῆς χάριτος à συνεθάλετο, et traduire : Apollos servit

Phrygie. Il ne prit pas la grande route qui passait par Colosses et Laodicée, et suivait

564 ACTES DES APOTRES, XVILI, 27-28 — χιχ, 1-2. συνεθάλετο πολὺ τοῖς πεπιστευχόσιν διὰ τῆς χάριτος. 28. εὐτόνως γὰρ τοῖς ᾿Ιουδαίοις διακατηλέγχετο δημοσίᾳ ἐπιδειχνὺς διὰ τῶν γραφῶν εἶναι τὸν Χριστὸν Ἰησοῦν.

Page 1