CHAPITRE XXI
A -Ὁ- > 2 D XXI, 1, ‘Qc δὲ ἐγένετο ἀναχθῆναι ἡμὰς ἀποσπασθέντας ἀπ᾿ αὐτῶν, εὐθυδρομήσαντες
besoin de secours matériels; c'est en ce sens que le terme ἀσθενέω est employé dans les évangiles, Mt. x, 8; Me. vi, 56; 16. τχ, 2, et dans Paul, Philip. n1, 26, 27; II Tim. 1v, 20, Mais si ἀσθενής signifie un pauvre, ἀσθενεῖν signifie seulement être faible, malade. — De plus, d’après Beelen, Bisping, il pourrait désigner aussi ceux qui sont faibles dans la foi et se seandalisent, soupçonnant que les apôtres prêchent l'Évangile dans un but de lucre. Paul exhorte donc les pasteurs d'Éphèse à travailler de leurs mains, afin de ‘subvenir à leurs besoins et de ne pas scandaliser les faibles. Cependant, Paul a toujours soutenu, comme un ordre du Seigneur, que le prédicateur de l'Évangile avait le droit de vivre de l'Évangile, I Cor. 1x, 14. Dans l'épître aux Romains, χιν, 1, Paul exhortait déjà à ménager la foi des faibles, mais là il précise le sens de ἀσθενεῖν en ‘ajoutant τῇ πίστει, de même que, 1 Cor. vit, 12, il ajoute τὴν συνείδησιν. — Remarquons la différence entre la pitié chrétienne et la pitié des meilleurs moralistes païens; οἵ, WETSTEIN, i in loco.
ο΄ μνημονεύειν se construit dans le N. T. avec le génitif ou l’accusatif; il est employé 7 fois dans les épîtres pauliniennes et 2 fois dans les Actes par Paul. Dans l’épître de Clément aux Corinthiens, xu1, 1; xzvi. 7, nous avons une exhortation semblable rappelant des paroles du Seigneur; cf. aussi PoLycARPE, 11, 3. — τῶν λόγων est au pluriel bien que Paul ne cite qu’une parole; il fait allusion ici à l’ensemble des paroles du Seigneur qu'il avait peut-être sous les yeux : λόγοι est un pluriel de catégorie, L Pont τὸν λόγον, correction pour assimiler le texte au sens de la phrase. — Κυρίου Ἰησοῦ : terme exprimant la divinité de Jésus. αὐτός est emphatique. μακάριον, placé en tête de l’apophtegme est emphatique. μακάριον μᾶλλον est pour μαχαριώτερον; rappeler qu'il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir, c’est dire aux pasteurs d'Éphèse qu’ils devaient plutôt répandre leurs bienfaits sur leur troupeau que d’en recevoir quoi que ce soit. — Blass fait remarquer que μαχάριος ne se dit nulle part dans le N. T. d’une action, mais partout il désigne un acteur; aussi D. Pesch et Gig ont μαχάριος et non μαχάριον.
Ce précepte de Notre-Seigneur que les écrivains des évangiles n’ont pas rapporté est tout à fait conforme à l'esprit évangélique; aussi le retrouverons-nous dans la tradition subséquente sous une forme presque identique, cf. 1 Clém. τι, 1 : ἥδιον διδόντες ἢ λαμθανόντες; Const. apos, IV, 3. ἐπεὶ al ὃ Κύριος μαχάριον εἶπεν εἶναι τὸν διδόντα ἤπερ τὸν λαμθάνοντα; ΕΙΡΗΚΕΜ, opp. τι, 2855; Épipuanr, Haer., 74, 5; ANASTASE LE SINAÏTIQUE, Quaest. χιν. Déjà dans l'Rcolésiastique, iv, 31 on trouve une sentence analogue : μὴ ἔστω ἢ χείρ σον ἐχτεταμένη εἰ τὸ λαδεῖν, καὶ ἐν τῷ ἀποδιδόναι συνεσταλμένη. Les écrivains anciens professaient d’autres sentiments que les chrétiens : on les trouvera mentionnés dans Wetstein, in loco. Citons seulement cette sentence
d’Athénée, vin, 5, du πὸ siècle avant J.-C. qui les résume tous : ἀνοήτος ὁ διδοὺς, εὐτυχὴς δὲ ὁ λαμδάνων.
ACTES DES APOTRES, XX, 35-38 -- xx1, 1. 621
paroles du Seigneur Jésus qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheurà donner qu’à recevoir. 36. Ayant ainsi parlé, il se mit à genoux et il pria avec
eux tous. 37. Alors il y eut d’abondantes larmes de tous et, se jetant au cou de Paul, 115 l’embrassaient, 38, affligés surtout de la parole qu’il avait dite, qu'ils ne devaient plus voir son visage. Et ils l’accompagnaient jusqu’au vaisseau.