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622 ACTES DES APOTRES, XXI, 1-ἅ.
ἤλθομριεν εἰς τὴν Κῶ, τὴ δὲ ἑξῆς εἰς τὴν Ρόδον, χἀκεῖθεν εἰς ΠΠάταρα. 2. nat ebpévrec πλοῖον διαπερῶν εἰς Φοινίχην, ἐπιόάντες ἀνήχθημεν. 8. ἀναφανέντες δὲ τὴν Κύπρον
\ f PUS ἢ. ἽΝ ῇ 3: rs 2 ΄ ΑΝ , τ A .
de l’Apôtre à Milet, Quelques exégètes croient que Timothée partit de Milet pour aller à Éphèse, où on le retrouve plus tard, 1 Tim. 1, 3. Au lieu de ὡς δὲ ἐγένετο ἀναχθῆναι ἡμᾶς, tournure assez difficile, D ἃ καὶ ἐπιθάντες ἀνήχθημεν, ἀποσπασθέντων δὲ ἥμῶν ἀπ᾽ αὐτῶν εὐθυδρομήσαντες ἤχομεν εἰς Χῶ., La traduction latine, d. manque; la Vulgate, cum autem factum esset ut navigaremus, abstracti ab ipsis, reproduit la leçon de B.
ἀποσπασθέντας, Le. xx11, 41, aoriste passif de ἀποσπάω, arracher, séparer violemment. La séparation ἃ donc été pénible et dure : divulsi ab eorum complexu, Blass. — Ce passif a le sens du moyen. εὐθυδρομήσαντες, courir droit, ‘cf. xvi, 11; le vent devait être favorable. ;
Χὼ pour Χῶν : île de la mer Egée, à l'entrée du golfe Céramique, entre la presqu'ile d'Halicarnasse et celle de Cnide. Sa position sur le chemin entre la mer Égée et les Échelles du Levant lui donnait une grande importance commerciale, Une colonie juive s'y établit au temps des Macchabées, I Macc. xv, 23. Cos était devenu un centre financier pour les Juifs, Josèpae, Guerre juive, τ, 21, 11; Ant. jud. xiv, 7, 2. Les Hérode les favorisèrent.
Ayant contourné le cap Crio l’ancien Triopuum, ils firent voile vers le sud-est, le long des côtes de l’Asie Mineure. τῇ ἑξῆς sous entendu ἡμέρᾳ. Ils vinrent à Rhodes et de là à Patara.
Rhodes, île célèbre de la Méditerranée, à 50 milles environ au sud-est de [a Carie ;
- elle était célèbre pour sa beauté, sa fertilité, l'abondance de ses roses, auxquelles elle doit son nom, et la variété deses produits. Au temps des Grecs, ses navires possédaient la suprématie de la mer. Les Rhodiens avaient conservé leurs libertés municipales, Tacire, Ann. χα, 58. Actuellement elle porte encore son ancien nom et a une population d'environ 30.000 habitants.
Patara, port de la Lycie, était situé près de l'embouchure de la rivière Xanthus et opposée à l’ile de Rhodes; elle peut être considérée comme le port de Xanthus, capitale de la Lycie. Il y avait dans cette ville un oracle fameux d’Apollon, qui rendait ses oracles pendant les six mois d'hiver, SrraBon, χιν, 3, 6. Horace appelle ce Dieu : Delius et Patareus Apollo, Od. 11, 4, 64.
Après Πάταρα, D Sah, Gig. ajoutent καὶ Μύρα, Ramsay avait tout d'abord, Church in Ram. Emp., Ὁ. 153 et Paul, The. Traveller, p.297, admis cette leçon. Le navire entra dans le port de Myra, ou tout au moins vint tout auprès avant de se lancer à travers
a haute mer, au sud. de la Lycie, à la côte de Syrie; plus tard, Expositor, mars 1895, il rejette l'authenticité de cette leçon. Wendt croit qu'elle peut être originale. IL est possible qu’elle ait été retranchée parce que le bateau a dû aller seulement à Patara, à cause de la hâte de Paul à se rendre à Jérusalem, xx, 16. Cf. Zaux, p. 728, n, 90.
ÿ 2) À Patara, Paul et ses compagnons abandonnèrent leur navire, qui probablement ne faisait que le service des côtes ou peut-être ne se rendait pas en Palestine où voulaient aller. Ils montèrent sur un navire qui allait directement en Phénicie. οινίκην cf. x1, 19, διαπερῶν, pour διαπερᾶν μέλλων, le participe présent indique souvent un acte qu'on ἃ en vue ou qui est sur le:point de se passer; le sens: de διαπερῶν marque le futur. — Trois jours, avec un bon vent, suffisaient pour ce dernier trajet par eau. Or on. se trouvait alors au printemps, fin mars ou commencement d'avril. Les vents: ordinaires
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vinmes. courant droit [devant nous] à Cos et le lendemain à Rhodes et
de à à Patara. 2. Et ayant trouvé un vaisseaw qui faisait la traversée vers.
la Phénicie, [y] étant montés, nous nous embarquâmes. Puis, étantarrivésen
vue de Chypre, etl’ayant laissée à gauche nousnaviguâmes du côté de laSyrie
et nous abordâmes à Tyr, car c'était là que Le navire déchargeait [devait décharger] sa cargaison. 4. Y ayant trouvé les disciples, nous. restimes
dans ces parages, à cette époque de l’année, soufflent du nord-ouest; ce sont précisément les plus favorables à un navire marchant vers le sud-est.
87} ἀναφανέντες, lecon de AB*CEHLP, participe aoriste passif de ἀναφαίνω, donner à, montrer, faire paraître, manifester, Ze. xx, 14; par conséquent, ayant été rendus visibles quant à Chypre, ou mis en vue de Chypre, cf. χι, 19 c’est-à-dire après que nous eûmes rendu Chypre visible à nos yeux ou quand Chypre se fut montrée à l'horizon : cum apparuissemus autem Cypro, Vlg: id est cum nobis fecissemus apparere Cyprum. Grammaticalement, il faudrait ävapavetons τῆς Κυπροῦ, — N B ont la forme dorique, le participe actif, &vapévevres, nous étant rendu Chypre visible. καὶ καταλιπόντες αὐτὴν εὐώνυμον, laissant l’île: de Chypre à gauche; ils ont passé près de Paphos au sud de l’île. — Le navire n’a donc pas navigué dans le détroit qui sépare la Gilicie et Ia Syrie, mais il est allé par la haute mer de Patara à Tyr: — ἐπλέομεν, imparfait de πλέω, maviguer. Impf. ἐπλέομεν cursum, aor: κατήλθομεν finem denotat, Buass. εἰς Συρίαν, χαὶ χατήλθομεν εἰς Τύρον. Tyr était en Phénicie, mais à l’époque romaine la Phénicie était englobée dans la Syrie.
Tyr;, ville très ancienne, dont il serait trop long de raconter l’histoire. Aux temps apostoliques, elle était bâtie sur une péninsule; l'île primitive avait été réunie δὰ continent par une digue construite par Alexandre. Quoïque bien dégénérée de son ancienne gloire et concurrencée par ses rivales, Antioche et Césarée, c'était encore une grande ville, possédant un commerce considérable, surtout en tissus de pourpre, STRABON, xvi, 2; xxit, 23: Sa population était de peu inférieure à celle de Jérusalem. Elle possédait le droit de cité libre de l'empire. C’est actuellement un village du nom de Soûr de 5.000 habitants.
ἐχεῖδε : adverbe de lieu, là, avec mouvement. Terme prégnant, au lieu de Exer, car le navire déchargeant sa cargaison dans le port, il y'a une certaine idée de mouvement. - τὸ πλοῖον ἦν ἀποφορτιζόμενον, c'est-à-dire ἔμελλεν (ἔδει) axopoptitecdar : le présent périphrastique est mis pour le futur : Le navire était sur le point de décharger ou devait décharger. — τὸν yéuov, ici seulement et 4: χυιπ; 11; il était superflu. Terme technique pour le déchargement de la cargaison d’un navire.
Ÿ 4) ἀνευρόντες : participe aoriste 2 de ἀνευρίσχω, plus descriptif que εὑρόντες : ayant trouvé'après avoir cherché, quaerendo reperire; BLass. La ville de Tyr était très peuplée et lx communauté‘ chrétienne peu considérable; Paul, étant étranger, eut donc à chercher pour trouver les disciples. — τοὺς μαθητάς" : l'article indique que l'existence de disciples à Tyr était un fait connu, L” Évangile avait été prêché par les Hellénistes, lors de leur dispersion, en Phénicie, donc à Tyr, ville importante de ce pays; cf. x1, 19: Paul et Barnabé, allant d’Antioche à Jérusalem pour discuter la question sur les observanceslégales, traversèrent la Phénicie; xv, 3, racontant la conversion des’ gentils, ce qui causa une très grande joie: à tous les: frères. Ils durent s'arrêter à Tyr où, par conséquent, se trouvait une communauté chrétienne: Plus tard, marchant à travers Ia Syrie et la Cilicie, Paul fortifiait les églises; xv, 41, La Syrie comprenait aussi Tyr; donc il's'y trouvait des chrétiens.
ρα en
624 à ACTES DES APOTRES, XXI, 4-7.
ἐπεμιείναμεν αὐτοῦ ἡμέρας ἑπτά" οἵτινες τῷ [labhw ἔλεγον διὰ τοῦ [Πνεύματος μὴ ἐπιθαίνειν εἰς ἹἹεροσόλυμα. ὅ. ὅτε δὲ ἐγένετο ἐξαρτίσαι ἡμᾶς τὰς ἡμέρας, ἐξελθόντες ἐπορευόμεθα προπεμπόντων ἡμᾶς πάντων σὺν γυναιξὶ χαὶ τέχνοις ἕως ἔξω τῆς L s ᾿ πόλεως, χαὶ θέντες τὰ γόνατα ἐπὶ τὸν αἰγιαλὸν προσευξάμενοι, 6. ἀπησπασάμεθα ἀλλήλους nat ἐνέθημεν εἰς τὸ πλοῖον, ἐχεῖνοι δὲ ὑπέστρεψαν εἰς τὰ ἴδια. 7. ἡμεῖς δὲ αὖ , DANS , 4 ASS Mr r Ν τὸν πλοῦν διανύσαντες ἀπὸ Τύρου χατηντήσαμεν εἰς Πτολεμαΐδα, χαὶ ἀσπασάμενοι τοὺς
ἐπεμείναμεν αὐτοῦ ἡμέρας ἑπτά : Si Paul, pressé d'arriver à Jérusalem pour les fêtes de la Pentecôte, est resté sept jours à Tyr, c'est qu’il a dû y attendre le navire sur lequel il était venu et sur lequel il devait repartir; celui-ci est resté tout ce temps-là à Tyr pour débarquer sa cargaison et en embarquer une autre. Paul n’a pas trouvé d’autre navire pour aller à Ptolemaïs. — L'Apôtre a dû mettre à profit cet arrêt pour encourager les disciples de Tyr et les fortifier dans la foi; c’est peut-être pour vaquer à ce travail qu'il n’a pas cherché un autre navire et qu’il a attendu celui qui l’avait amené. La suite du récit prouve le succès de Paul auprès des disciples et montre combien il se les était attachés. οἵτινες pour of, τῷ Παύλῳ ἐλέγον διὰ τοῦ Πνεύματος.
Il n'y a pas contradiction entre ces paroles des disciples de Tyr et l'affirmation de Paul qu’il allait à Jérusalem poussé par l'Esprit de Dieu, xx, 22. Les disciples savaient par l'Esprit que des fers et des tribulations attendaient Paul à Jérusalem et ils le disaient à l’Apôtre, xx, 23; poussés par leur affection pour lui, ils lui demandaient de ne pas monter à Jérusalem « non hoc dicit quod per spiritum abhortatio fieret; sed quod per Spiritum noverant » (Orc. Tuaeorux.); didicerant per spiritum propheticum fore ut tribulationes manerent Paulum, si ascenderet Jerusalem: ipsi autem de suo addunt rogantes ne ascenderet, KwaBenBauEr. C’est ce que fait ressortir saint Chrysostome, Hom. x1v : τούτεστι διὰ τοῦ Πνεύματος εἰδότες" où γὰρ δὴ τὴν παραίνεσιν διὰ τοῦ Πνεύματος ἐποιοῦντο.
Paul, de son côté, comprenait mieux la voix de l'Esprit-Saint; il savait qu’en dépit des souffrances qui l’attendaient à Jérusalem, son devoir était de continuer son voyage, puisque l’Esprit-Saint ne lui avait pas défendu d'aller à Jérusalem. Paul suit l'impulsion de l'Esprit-Saint qui lui dicte son devoir. « L'Esprit, dit Reuss, p. 204, est le même des deux côtés, mais nous ne dirons pas qu'il se met en contradiction avec lui-même, quand ce sont ses organes qui apprécient les faits à deux points de vue différents. »
Au lieu de ἀναδαίνειν, leçon de EHLP 614 Harkl. Gig., plus conforme à l'usage, Ν ABCd Pesch. ont ἐπιδαίνειν, qui indique que Paul doit prendre garde de s'approcher de la ville, — Hilgenfeld rapporte ce passage : οἴτινες... εἰς Ἱεροσόλυμα et le ÿ 9, τούτῳ δὲ ἦσαν θυγατέρες, à son « auteur à Théophile », lequel n’est pas Luc, sous prétexte que ce même écrivain ayant déjà parlé des tribulations qui attendaient Paul à Jérusalem, ajoute cette notice pour confirmer le témoignage de Paul. — La conclusion pourrait être exacte s’il était prouvé que le passage, xx, 23, est d’un écrivain différent de celui du journal de voyage. — Cet avertissement, dit Overbeck, est hors de propos parce qu’il n’est pas relié au reste du récit et qu'on ne pouvait 16 prévoir », — raison de plus pour le croire authentique.
Ÿ 5) Au lieu de ὅτε δὲ ἐγένετο ἐξαρτίσαι, ἃ a sequentiautem die exeuntes ambulamus viam nostram; Peschitto : et post illos dies egressi sumus; Gig., Vlg. : expletis diebus profecti ibamus. — ἐξαρτίσαι, infinitif aoriste de ἐξαρτίζω, mettre en état, équiper, d’où, rarement, achever, accomplir définitivement; ici seulement et une fois dans Paul. Expletis diebus, Vlg. τὰς ἡμέρας, les sept jours dont il a été parlé ÿ 4. — πάντων : Luc
là sept jours. Ils disaient à Paul [poussés] par l'Esprit de ne pas monter à Jérusalem. 5. Mais lorsqu'il arriva que nous eûmes achevé ces jours, étant partis, nous fimes route, accompagnés de tous [les disciples] avec leurs femmes et leurs enfants jusques hors de la ville, et nous étant mis à genoux sur le rivage, nous priâmes. 6. Puis nous étant embrassés les uns les autres en partant, nous montâmes sur le vaisseau et ceux-ci retournèrent chez eux. 7. Pour nous, ayant achevé la navigation, de Tyr nous arrivâmes à Ptolémaiïs, et ayant salué les frères, nous restämes un jour auprès d'eux.
affirme que tous les fidèles accompagnèrent Paul, et il $pécifie qu’il y avait même les femmes et les enfants, ce qui a fait conclure que le nombre des fidèles devait être peu considérable; c'est la première fois dans les Actes que les enfants sont mentionnés parmi les fidèles. σὺν γυναιξὶ καὶ téxvots, combinaison classique. — ἕως ἔξω, comme ἕως ἐπί, ἕως εἰς ; familier à Luc; tout à fait en dehors des faubourgs de la ville en un lieu où ils pourraient être ensemble et n'être pas troublés dans leurs prières et leurs adieux. ἐπὶ τὸν αἰγιαλόν, sur la grève : plage unie, par opposition à un littoral rocheux et abrupt. Hackett constate que Luc manifeste ici l'exactitude d’un témoin oculaire; des deux côtés de Tyr s'étend à une distance considérable une rive plate et sablonneuse.
ἡ 6) La leçon de N ABCE, προσευξάμενοι ἀπησπασάμεθα est moins douce que celle de HLP 614, προσευξάμεθα χαὶ ἀσπασάμενοι ἀλλήλους ; oravimus et cum salutassem invicem, ἃ; vale fecissemus invicem, Vlg. ἀπησπασάμεθα, infinitif aoriste moyen de ἀπασπάζομαι, embrasser en partant; ici seulement. Le verbe simple ἀσπασάμενοι indique une simple salutation d'arrivée, ÿ 7; tandis que la composition ἀπησπασάμεθα indique la salutation
de départ. — τὸ πλοῖον : l’article marque que le navire est celui dont il a été déjà parlé au Υ 3. — εἰς τὰ ἴδια, non classique; cf. Zn. xvi, 82; χιχ, 12; τὰ ἴδια, Lo. xvirr, 28. Ÿ 7) ἡμεῖς διανύσαντες.,, χατηντήσαμεν — διανύσαντες participe aoriste de διανύω, achever,
arriver à terme, ici seulement dans le N. T. Le participe et le verbe étant tous les deux à un temps du passé, l’action marquée par le participe est antécédente à celle du verbe ou simultanée avec celle-ci. — ἀπὸ Τύρου se rapporte peut-être à διανύσαντες, mais il semble que διανύω ne peut être employé pour une traversée aussi courte que celle de Tyr à Ptolémaïs ; διανύσαντες pourrait donc avoir τὸ πλοῦν pour complément direct : ayant achevé le voyage par mer de Tyr, nous arrivâmes à Ptolémaïs. L'expression cependant serait proleptique, puisque la navigation n'était pas complètement achevée. Il est possible de rattacher διανύσαντες à κατηντήσαμεν, nous arrivâmes de Tyr à Ptolémaïs.
Ptolémaïs est l’ancienne Akko (Hébr,, Juges 1, 31) Ake (grec); saint Jean d’Acre, aujourd’hui Acre ou Akri. Elle avait été appelée Ptolemaïs du nom de Ptolémée Soter, roi d'Égypte. Claude l’éleva au rang de colonie et-lui donna le nom de Golonia Claudii Caesaris Ptolemaïs. Son port très vaste, formé au sud-ouest par le promontoire du
- Mont-Carmel, était l’aboutissant de tout le commerce de Tyr en Égypte. Les Grecs rattachaient Ptolemaïs à la Phénicie, ProLéMÉE, v, 15; STRABON, Géog. xvi, 2, 25; οἵ, Scnürer, 11, 4, p. 111; Buuz, p 228. Il est probable que Ptolemaïs ἃ été évangélisée par les Hellénistes, chassés de Jérusalem, à la suite du meurtre d’Étienne, χι, 19.
- Il est possible aussi que sa chrétienté ait été fondée par Philippe, habitant à Cape) vin, 40, Il y avait à Ptolemaïs une nombreuse colonie de Juifs.
8. Τῇ δὲ ἐπαύριον ἐξελθόντες ἤλθομεν εἰς Ἰζαισαρίανν, nat εἰσελθόντες εἰς τὸν οἶχον. Φιλίππου. τοῦ εὐαγγελιστοῦ, ὄντος Ex τῶν ἑπτά, ἐμείναμεν παρ᾿ αὐτῷ. 9. τούτῳ δὲ ἦσαν θυγατέρες τέσσαρες παρθένοι προφητεύουσαι. 10. ἐπιμιενόντων δὲ ἡμέρας
xx1, 8-16 : De CÉSARÉE À JÉRUSALEM.
ἡ 8) ἐξελθόντες... ἤλθομεν εἰς Καισαρίαν : les verbes employés indiquent que le voyage, se fit par terre. Après ἐξελθόντες, HLP insèrent οἱ περὶ Παῦλου; ces verbes : étant partis, nous vinmes, au lieu de, nous étant embarqués nous abordâmes à Césarée, indiquent que Paul et ses compagnons ont fait le voyage par terre. Ramsay n’est pas de cet avis; il croit qu'ils sont allés à Césarée, port de mer, sur le même navire. Preuschen déclare qu'il ne voit pas pourquoi Paul a pris la route de terre. — Les missionnaires sortirent de Ptolémaïs par la porte du sud-est, traversèrent le Bélus, puis suivirent la route le long de la côte, traversèrent le Kischon, au pied du mont Carmel et continuèrent le long du rivage jusqu'à Césarée. La distance est d'environ 41 kilomètres; le chemin était long pour un voyage d’un jour, maïs s'ils avaient pris la route par l’intérieur des terres le voyage eût été encore plus long et plus difficile. εἰς Καισαρίαν; cf. vint, 40; là il entra dans Césarée. C’est la troisième fois que Paul avait été à Césarée; il l'avait visitée lors de son voyage de Jérusalem à Tarse, 1x, 9; lors de son retour à Antioche après son deuxième voyage de mission, xvim, 22. — Φιλίππου τοῦ εὐαγγελιστοῦ. Cette épithète, l’évangéliste, est-elle destinée simplement à rappeler que Philippe a évangélisé la Samarie, vin, 12, τῷ Φιλίππῳ εὐαγγελιζομένῳ, et
ΟΥ 40 εὐηγγελίζετο τὰς πόλεις πάσας, ou désigne- -t-elle la fonction d'évangéliste, de celui qui annonce l'Évangile, le salut messianique en divers lieux. Aux temps apostoliques, l'évangéliste était, ou les apôtres proprement dits, ou les apôtres de second rang dont parlent le N.T., Act. χιν, 14; Rom., xvi, 7 et la Didachè x1, 3. À côté des apôtres et des prophètes, El Eph. 1v, 11 πο εν αλὸ les évangélistes, τοὺς μὲν ἀποστολους, τοὺς δὲ προφήτας, τοὺς δὲ εὐαγγελιστάς; οἷ. II Tüm, 1v, 5. Busèbe, Hist. Eccl: πι, 27 a décrit l'œuvre de l’évangéliste. « Les évangélistes avaient le premier rang dans la succession des apôtres. Disciples merveilleux de tels maîtres, ils bâtissaient sur les fondements des églises, que ceux-ci avaient établies en chaque pays; ils développaient et étendaient la prédication de l'Évangile, et ils répandaïent au loin par toute la terre les: germes sauveurs du royaume des cieux... ils quittaient leur patrie et allaient remplir la mission d’évangéliste. À ceux qui n'avaient encore rien entendu de l’enseignement de la foi, ils allaient à l’envi prêcher et transmettre le livre des divins évangiles. Ils se contentaient de jeter les bases de la foi chez les peuples étrangers, y établissaient des pasteurs et leur abandonnaïent le soin de ceux qu'ils venaient d'amener à croire. Ensuite, ils partaient vers d’autres contrées et d’autres nations avec la grâce et le secours de Dieu; car les nombreuses et merveilleuses puissances de l'Esprit divin agissaient en eux encore en ce temps. »
ὄντος ἐκ τῶν ἑπτά : Luc rappelle ici le choix que firent les apôtres de sept disciples destinés au ministère des tables. L'auteur du journal de voyage relie ainsi la première partie des Actes à la partie qu'il écrit. Il est inutile de chercher si cette observation est une addition du reviseur ou de l’attribuer comme Lilienfeld, Clemen, Jüngst, à une source différente du journal de voyage. I est: probable que Luc- reporte que Philippe était l'un. des sept pour le distinguer de Philippe l'apôtre, avec lequel'il a été
confondu par la tradition subséquente.
ÿ 9). θυγατέρες: τέσσαρες παρθένοι προφητεύουσαι.. Sur les filles. de. Philippe; cf: Eusier, Hist: Eccl, τὰ; 80; 93 Cuémene- n'Azexanprte, Srom, 11, 52, — Les quatre-filles: de: Philippe: étaient vierges et prophétesses; ces deux qualités semblent liées l’une à l'autre: +