Α JÉRUSALEM : LE VŒU DES NAZIRÉENS
Ÿ 15) ἐπισκευασάμενοι leçon de δαὶ ABELP, praeparati, VIg. : aoriste moyen de ἐπισχευάζω équiper, préparer. ἐπισχευασάμενοι ὑπὸ ζύγια, XÉNoPHoN, Hell. vit, 2, 18, Ayant préparé nos
16. συνῆλθον δὲ χαὶ τῶν μαθητῶν ἀπὸ Karsapiac σὺν Huiv, ἄγοντες παρ᾽ ᾧ ξενισθῶμεν Μινάσωνί τινι ζυπρίῳ, ἀρχαΐῳ μαθητῇ. 17. γενομένων δὲ ἡμῶν εἰς Ἱεροσόλυμα; ἀσμένως ἀπεδέξαντο ἡμᾶς οἱ ἀδελφοί. 18. τῇ δὲ ἐπιούσῃ εἰσήει ὁ Παῦλος σὺν ἡμῖν
bagages, sarcinis collectis, Buass, πὰ “πρὸς τὴν δὁδουπορίαν λαθόντες, Carvsosrome ; «et des ayant placés sur des bêtes de somme; ayant chargé les chevaux, Ramsay. Hackett pense que si les secours que portaient Paul et ses compagnons à l’église de Jérusalem consistaient en partie en vêtements et en provisions, leur chargement et leur déchargement nécessitaient une attention spéciale. Belser croit qu'il s’agit ici de changer en monnaie juive les diverses monnaies de la collecte. Ce change a été en effetnécessaire, mais est-il indiqué par le terme employé? Quelques minuscules ont ἀποσχευασάμενοι de ἀποσχευάζω, déménager, plier bagages, décharger les bagages. Peut-être Paul et ses
compagnons ont-ils trié ici leurs bagages et laissé à Césarée ce qui leur était inutile.
— D ἃ ἀποταξάμενοι, participe aoriste moyen de ἀποτάσσω; au moyen, dire adieu, prendre congé. Blass juge cette leçon meilleure, parce que jamais dans les autres voyages de Paul il n’a été question des bagages; il suggère ἀπασπασάμενοι, xx1, 6; ἃ a refecimus nOS, --- ἀνεδαίνομεν : imparfait pour marquer le commencement du voyage : nous nous
mîmes en route pour monter à Jérusalem.
Υ 16) συνῆλθον δὲ καὶ τῶν μαθητῶν, sous-entendu τινες cf. /n. xvx, 17. La phrase suivante se présente sous trois formes différentes, qui ont chacune leurs avantages et leurs difficultés. 1° ἄγοντες Mvdoww, nous conduisant chez qui nous devions loger, un certain
. Mnason, comme s’ily avait ἄγοντες πρὸς Mvdouva ἵνα ξενισθῶμιεν παρ᾽ αὐτῷ; mais il n’a pas
encore été parlé de Jérusalem; la notice serait propleptique. 20 La Vulgate présente un autre sens : adducentes secum apud quem hospitaremur .Mnasonem, ce qui suppose que Mnason était venu de Jérusalem à Césarée, maïs qu'il
avait son domicile à Jérusalem. Pour y conformer le grec, il faudrait supposer que
Myéowy est un datif par attraction avec παρ᾽ à; construction bien dure. La Peschitto a ἄγοντες per” αὐτῶν ἄδελφόν τινὰ ἐκ τῶν ἀρχαΐων μαθητῶν ὀνόματι Mvdowva (ἦν δὲ ἸΚύπριος) rap” ὦ ξενισθῶμεν, qui se rapproche de la Vulgate.
3° Le codex de Bèze et l'Harkl. mg. présentent le texte différemment : le voici établi par Blass : οὗτοι δὲ ἤγαγον ἥμᾶς πρὸς οὺς ξενισθῶμεν, xaÙ παραγενόμενοι εἴς τίνα κώμην ἐγενόμεθα παρὰ Μίνάσωνι Kuxplo, μαθητῇ ἀρχαίῳ; ἃ traduit ainsi : de caesarea nobis cum simul quae adduxerunt nos apud quem ospitaremur et cum venerunt in quendam civitatem fuimus ad nasonem quendam Cyprium discipulum antiqaum et inde exeuntes venimus Hierosolyma. Il vint avec nous des disciples de Césarée qui nous conduisirent chez qui nous devions loger; et arrivés dans un certain bourg, nous fûmes chez Mnason de Chypre, disciple ancien; et partant de là nous vînmes à Jérusalem. Cette leçon paraît préférable à Belser, Blass, Hilgenfeld, Zœckler, Holtzmann. Knabenbauer déclare : narratio haec est aptior.
D'après la première leçon, les fidèles de Césarée auraient accompagné Paul jusqu’à Jérusalem pour l’introduire auprès de Mnason que l’Apôtre ne connaissait pas. Maïs ce voyage de 102 kilomètres eût été trop long pour être faït en un seul jour, et de plus Paul ayant des amis à Jérusalem n'avait pas à être conduit chez un étranger. Il semble bien, ÿ 17, que lui et ses compagnons sont allés à Jérusalem loger chez des frères. :
D'après le codex D Paul séjourne dans la maison de Mnason, non à Jérusalem, mais dans un village sur la route de cette ville et les disciples de Césarée l’accompagnent dans ce village qu'ils connaissaient, tandis que Paul ne le connaissait pas. Il nous paraît plus probable que la leçon de D est un développement ou une explication du
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