‹ Les Actes des ApôtresChapitre 293 sur 358 · APE · texte numérisé non relu

APE

Jérusalem. 16. Quelques disciples vinrent aussi de Césarée avec nous et |

nous conduisirent chez qui nous devions loger, un certain Mnason, de Chypre, ancien disciple. 47, Arrivés à Jérusalem, les frères nous reçurent avec 1016. 18. Et le lendemain, Paul entra avec nous chez Jacques et

texte 1; au ÿ 15, il est dit qu'ils partirent pour Jérusalem; au ÿ 16 ils sont accompagnés chez Mnason par les disciples de Césarée, mais il n’est pas dit dans le texte 1 que ce fut à Jérusalem; c’est donc, a-t-on pensé, plutôt dans un village sur la route de cette ville où ils firent étape; au ÿ 17 les voyageurs arrivent à Jérusalem où ils sont reçus par les frères.

Nous arrivons au résultat suivant : le texte 4 a pour lui l'évidence externe ainsi que l'évidence interne. On comprend qu'un copiste aït expliqué la leçon difficile de 4 en y introduisant les faits auxquels celui-ci fait seulement allusion, tandis qu’on ne voit pas comment de la leçon claire de 3 on serait arrivé à la leçon elliptique de 1. L'expression γενομένων δὲ ἡμῶν εἷς Ἱεροσόλυμα, ὃ 17, implique que l'action précédente ne s’est pas passée à Jérusalem. Donc, le texte 1 serait original, mais comme il présentait des impossibilités, il a été expliqué et complété par le texte 3.

Myéoww, pour l’attique Myfowy et dans les manuscrits récents Νάσων et Ἰάσων; noms <ommuns chez les Grecs. Nous ne savons rien de plus sur Mnason. C'était probablement un helléniste, ou peut-être un gentil converti. — τῶ, ce qui indique que Mnason leur était inconnu.— Κυπρίῳ, Chypriote, donc compatriote de Barnabé.—#oyatw cf. xv, 7, ἐν ἀρχή, ΧΙ, 15 avec un sens analogue; un disciple ancien, c’est-à-dire des premiers jours du christianisme, probablement depuis les jours de la Pentecôte; peut-être a-t-il été converti par Pierre ou par son compatriote Barnabé. |

Ÿ 17) Paul et ses compagnons arrivèrent à Jérusalem; c’est la cinquième fois que l’Apôtre est venu dans cette ville. — ἀσμένως ici seulement, Il s'agit ici d’une réunion privée, composée de frères et amis de Paul, laquelle précéda l’entrevue avec Jacques et

les presbytres, le jour suivant. Luc a soin de faire ressortir cet accueil bienveïllant, :

parce que les voyageurs, prédicateurs des gentils, pouvaient craindre un froid accueil. ΤΙ faut distinguer ces frères de ceux dont il est parlé, ÿ 20, 21. « Sorof, Clemen, Jüngst, Hilgenfeld non intelligunt, quomodo fratres libenter Paulum suscipiant et tamen efferant gravia dubia contra Pauli apud gentes apostolatum. Verum non est difficile utrumque conciliare. Ipsi enim omnino cum Paulo consentiunt, laetantur de propagatione evangelii, et quia erga eum maxime efficiuntur, loquuntur de periculo quod imminet et suadent quomodo illud eum evitare posse existimant. » KNABENBAUER.

Preuschen s'étonne qu'il ne soit fait aucune mention de la collecte, qui était le but du voyage. Un compagnon de l’Apôtre n’a pas pu la passer sous silence. — Luc ne parle pas de la collecte, parce que pour lui ce n'était pas une question qui entraït dans son plan; elle n'avait aucune importance au point de vue du développement du christianisme.

ÿ 18) Luc parle maintenant d’uneentrevue publique, plus solennelle que la précédente. τῇ δὲ ἐπιούσῃ : 3 fois dans le journal de voyage, 2 fois dans les Actes, nulle part ailleurs

dans le N. T.; sous-entendu ἡμέρᾳ, le jour qui suivit leur arrivée à Jérusalem, — σὺν ἡμῖν : l'écrivain atteste qu'il a été témoin de la scène, et par là même son récit est véridique.

C'est dans cette entrevue que probablement Paul remit aux presbytres la collecte des églises pour les membres pauvres de la communauté de Jérusalem. — Ἰάχωδον, Jacques, le frère du Seigneur, évêque de Jérusalem, dont il a déjà été parlé, χει, 47;

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πρὸς ’Idxw6ov, πάντες τε ἘτΕυ ΠΡ τὸ ci οὐ ον τς 19. χαὶ ἀσπασάμενος αὐτοὺς ἐξηγεῖτο χαθ᾽ ἕν ἕκαστον ὧν ἐποίησεν ὁ Θεὸς ἐν τοῖς ἔθνεσιν διὰ τῆς διαχονίας αὐτοῦ. 20. οἱ δὲ ἀχούσαντες ἐδόξαζον τὸν Θεόν, εἶπάν τε αὐτῷ" Θεωρεῖς, ἀδελφέ, πόσαι μυριάδες εἰσὶν ἐν τοῖς ᾿ΙἸουδαίοις τῶν πεπιστευχότων, χαὶ πάντες ζηλωταὶ τοῦ νόμου ὑπάρχουσιν. 91. χατηχήθησαν δὲ περὶ σοῦ ὅτι ἀποστασίαν διδάσχεις ἀπὸ Μωύσέως τοὺς χατὰ τὰ ἔθνη πάντας ᾿Ιουδαίους, λέγων ph περιτέμνειν αὐτοὺς τὰ τέχνα μηδὲ τοῖς

xv, 13, Les apôtres ne sont pas mentionnés, parce que probablement ils étaient absents de Jérusalem; du fait de leur absence Jacques est le chef de l’église. πρεσδύτεροι les presbytres; D ajoute συνηγμένοι; ἃ conventi. Il semble que nous avons ici les autorités constituées de la communauté de Jérusalem, le chef et ses assesseurs, cf. xv, 6; cela n'exclut pas la présence d’autres chrétiens.

Ÿ 19) ἀσπασάμενος, terme de salut à l’arrivée, χυπι, 22; xx1, 7. ἐξηγεῖτο, il exposa en expliquant; καθ᾽ ἕν ἕχαστον expression proverbiale ; Paul raconta une par une — unum

quodque eorum quae : attique. ἕκαστον ὧν pour ἕχαστον τῶν ἅ. Cf. xx, 24, où Paul dit que

son ministère est d'annoncer l'Évangile de la grâce de Dieu. Il ne s’agit donc pas ici, comme l'ont cru Spitta, J. Weiss, de la collecte pour les pauvres de Jérusalem que l'Apôtre ἃ faite dans les communautés des gentils. Paul ἃ exposé les progrès de

l'Évangile parmi les gentils; il n’a pas eu à défendre son Évangile, ni la façon dont il l’a présenté aux Gentils parce qu'il avait été approuvé par les apôtres à la conférence de Jérusalem; il n’avait pas d’ailleurs à s’excuser comme cela ressort du ÿ 20.

Ÿ 20) ἐδόξαζον : recte imperfectum quia finis verbo εἶπαν indicatur, BLass. ἐδόξασαν, D.

— ἐδόξαζον τὸν Θεόν, N A BCEL Vlg. Pesch. Boh. Eth. — τὸν Κύριον, D d HP 614 Harkl.

Gig. Les assistants, pénétrés de joie, glorifiaient Dieu qui avait accordé le salut aux gentils. ἀδελφέ : Paul est tenu pour un frère par tous les fidèles présents. Jacques parle probablement au nom des presbytres assistants. θεωρεῖς : Tu vois ou

d’une manière plus expressive, tu constates. Paul a dû déjà reconnaître ce fait dans ses

voyages de mission, combien étaient nombreux les Juifs qui avaient cru et combien

‘ces Juifs étaient attachés à la Loi; cf. xv, 1, 5; Gal. 1v, 9, 10; νι, 12. « Si isti extra

Palaestinam legis observantiam ipsis quoque gentilibus persuadere nitebantur, fideles in Palaestina etiam magis legis observandae esse studiosi jure censendi erant. » KNABENBAUER.

πόσαι μυριάδες : Cf. Le. xu, 1; 1 Cor. 1v, 15; x1v, 19; expression hyperbolique : quot millia. μυριάς, myriade, c’est-à-dire dix mille, terme indéterminé signifiant un grand nombre. Il s’applique à tous 165 Juifs chrétiens de Jérusalem et de la Judée, et probablement aussi aux Juifs convertis dela Diaspora. Le codex de Bèze Pesch. Par. Sah. Aug, excluent ceux-ci parce qu'au lieu de ἐν τοῖς Ἰουδαίοις, leçon de BACF Vig. Boh. ou Ἰουδαίων H LP 614, ils ont ἐν τῇ ᾿Ιουδαία. — Le Sinaïtique change la difficulté en supprimant la mention des Juifs ou de la Judée; il s'ensuit que tous les convertis, qu'ils viennent du judaïsme ou du paganisme, sont des ζηλωταὶ τοῦ νόμου.

Jacques fait allusion aux Juifs chrétiens présents à Jérusalem pour les fêtes de Pâques. Ce chiffre ne peut être exagéré s’il s'applique à tous les Juifs croyants. Il ne signifie pas d’ailleurs des dizaines de milliers de Juifs, mais un très grand nombre de Juifs. Hégésippe nous rapporte qu’au temps de Jacques beaucoup de Juifs et même de chefs ont cru, Eusère, Mist, Eccl. παι, 23, 10.

ζηλωταὶ τοῦ νόμον, génitif objectif, Gal. 1, 44; Tite τι, 14; I Pr. ut, 18, Depuis le temps des Macchabées, les défenseurs de la loi s’appelaient ζηλωταί, II Macc, 1v, 2. Les

ACTES DES ΑΡΟΤΒΕΒ, xx, 18-24. 633

tous les anciens s'y ent 19. Et après les avoir salués il raconta en détail tout ce que Dieu avait fait chez les gentils par son ministère. 20. Ceux-ci l'ayant écouté glorifièrent Dieu et ils lui dirent : Tu vois, frère, combien il y a de myriades de Juifs qui ont cru et ils sont tous zélateurs de la Loi. 21. Or, ils ont appris sur toi que tu enseignes l'apostasie envers Moïse à tous les Juifs qui sont parmi les gentils, en leur disant de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas marcher selon les

Pharisiens se flattaient aussi d’être ζηλωταὶ τοῦ νόμου ou τοῦ Θεοῦ, Paul le Pharisien déclare qu’il était ζηλωτὴς τῶν πατρικῶν μου παραδόσεων, Gal. 1, 14.

Voici, d’après Camerlynck quelle était la position des gentils et des Juifs convertis par rapport à la Loi : Ethnico-christianos a circumcisione et lege mosaica esse immunes;

de Judaeo-christianis vero, nihil decretum Apostolorum statuerat, quamvis utique ex.

-ipsorum doctrina libertas eorum logice sequebatur; poterant igitur legalia observare tanquam usus origine et antiquitate venerandos, dummodo vim salvificam non iis, sed «gratiae Domini N.J.C. » (χν, 11) tribuerent. — Quod Paulum spectat, pro Etnico-christianis quidem omnibus viribus doctrinam libertatis propugnabat et in praxim deducebat;

ro Judaeo-Christianis, potuit sane in adjunctis specialibus eamdem libertatem etiam

illis proponere et in praxim deducere, ast nimis prudens erat ut iis omnibus eo indis-

crimatim sumptis illam doctrinam proponeret et ut iis concilium de legalibus deserendis daret; quod patet vel ex hoc quod ipse, ad eos lucrandos, nihilominus, salvo utique semper principio fundamentali de salute non per legem sed per fidem in Christo obtinenda, quandoque legem observabat (ut quando Timotheum circumeidit, Act. XVI, 8, et votum juxta judaicum morem emisit, xvir, 48, et etiam hic, xx1, 27.

᾿ς Preuschen estime que les paroles de Jacques n'ont rien d’extraordinaire si elles visent des Juifs et non des Judéo-chrétiens; il suppose donc avec Schwartz, p. 290, qu'il faut retrancher πεπιστευχότων.

Υ 21) χατηχήθησαν : audierunt, Vlg., est faible : κατηχέω signifie résonner, retentir; au passif, être instruit soigneusement, initié : il indique donc la répétition de ce qui leur avait été appris. Ainsi que le fait observer saint Chrysostome, Jacques et les presbytres dont il est le représentant n’acceptent pas l’accusation portée contre Paul : οὐχ εἶπον, ἤχουσαν, ἀλλὰ χατηχήθησαν, τουτέστιν ἐδιδάχθησαν χαὶ ἐπίστευσαν, CHRYSOSTOME.

D et Gig ont χατήχησαν, d diffamaverunt. — διδάσχειν gouverne deux accusatifs. ἀποστασίαν; Cf. 1 Thess. 11, 3, défection, changement de parti, par conséquent l’abandon

de Moïse, c’est-à-dire de la Loi de Moïse. Get abandon de la Loi consistait à enseigner :

aux Juifs à ne pas circoncire leurs enfants, et à ne pas marcher selon les coutumes, à ne pas les observer.

Ces-accusations des Juifs contre Paul ne présentent pas exactement les enseignements de l’Apôtre sur la Loi de Moïse. Pour lui, la circoncision et les observances

légales ne peuvent produire le salut aux yeux de Dieu, Gal. τι, 14. La Loi ne justifie pas. Ce principe aboutissait en fait à l'abandon de la Loi. Maïs jamais Paul n’a enseigné

que les Judéo-chrétiens devaient cesser d'observer la Loi ni de circoncire leurs enfants. Lui-même a quelquefois observé la Loi; il a fait circoncire Timothée, xvr, 3; il s’est fait raser la tête à Cenchrées, χυπι, 18. Il a d’ailleurs exposé aux Corinthiens quelle était sa position à l'égard de la Loi mosaïque : la circoncision n’est rien et le prépuce n’est rien. Mais c’est l'observation du commandement de Dieu (qui est quelque chose). Que chacun, en l’état où il fut appelé demeure, I Cor. vn, 19, 20; cf, tb. ix, 19, 33; Rom. ch. n, ur. τοῖς ἔθεσιν : cf. vi, 14; XV, 7. περιπατεῖν : avec le datif, ici seu-

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ο 88 ACTES DES APOTRES, XXI, 21-24. -

LA Ὁ M Ὥ Ὶ \ \ 7 LP el = À αὐτοῖς ἵνα ξυρήσονται τὴν χεφαλήν, LA Ὑνώσονται πάντες ὅτι ὧν 'χατήχηνται περὶ OÙ

Ἰϑιηθηΐ ἄδη5 Luc, mais souvent dans les épîtres dans ce sens, Rom. xt, 18: II Cor. ΧΠ 18; Gal. v, 16.

à Ÿ 22) Jacques persuade Paul de prouver par ses actes et non par ses paroles qu’il n’est pas un contempteur de la Loï : « On ne dit pas à l’Apôtre : Telle est votre doctrine; mais bien : « Ce qu’ils ont entendu dire »; expression qui n’a pas d'autre

sens que celle-ci : « Ils ont appris. » De même les mots suivants : « Que vous marchez », signifient l'observation exacte de la Loi. On ne demandait pas seulement sil prêchaïit aux autres cette observation, mais de plus s’il y était fidèle lui-même. ΝῪ | avait-il pas là pour les gentils un sujet de scandale, s'ils venaient à savoir ce qui se Passant? CHRYSOSTOME, om. XLVI.

té οὖν ἐστίν; cf. 1 Cor. xiv, 15, 26. Quid ergo αἵ : Qu'y a-t-il donc à faire dans cet état de choses pour obvier à la situation? πάντως, tout à fait, dans tous les cas. = δεῖ συνελθεῖν πλῆθος : cette lecon supportée par N AC2DEHLP Vig. Chrys. est omise par BC* Pesch. Harkl. 15 36 180 614. dei : necesse est ex rerum conditione — certe fiet, ut magna multitudo Christianorum conveniat et te spectet, quibus satisfacere te oportet, Brass. Il est inévitable que la foule des Juifs chrétiens se rassemble et entoure Paul, dès qu’il apparaîtra en public afin de voir comment il se comportera. IL n’y a donc pas lieu de traduire : Il faut convoquer une lmultitude, c'est-à-dire toute - Passemblée des fidèles pour savoir quelle conduite il faut tenir envers Paul; s’il en était ainsi, on devrait placer l’article τὸ devant πλῆθος. La Vulgate, utique oportet convenire multitudinem favorise cette interprétation. — Cette addition au Vaticanus semble être une explication du texte plus simple : Que faire donc? de toute façon ils apprendront que tu es venu. Il est difficile cependant de rejeter la première leçon, attestée comme elle est.

‘8 Ÿ 23) λέγομεν : le sujet est Jacques et les presbytres. εἰσιν fiv ἄνδρες τέσσαρες : ces

quatre hommes étaient donc des Juifs chrétiens; εὐχὴν ἔχοντες ἐφ᾽ ἑαυτῶν, littéralement,

ayant un vœu sur eux-mêmes, étant liés par un vœu non encore accompli, parce qu'ils

étaient incapables d'en remplir les conditions. Ils sont dans l’état de consécration

temporaire qu'implique leur vœu. Ce vœu était celui du nazirat, ainsi qu'il ressort de

la suite du texte. Le nazir devait se couper les cheveux avant d'entrer dans son

vœu, Josèpae, Guer. jud. τι, 15, 1, l’assure; nous n'avons pas d'autre témoignage sur

ce point. Le nazir devait pendant le temps de son vœu laisser pousser ses cheveux,

s'abstenir de toute boisson fermentée, de toucher un corps mort et mener une vie

chaste, Nomb. vi, 3-5. Le temps du vœu était facultatif; ordinairement il était de

trente jours, JosèPne, Guer. jud. τι, 15, 1, Lorsque le temps marqué du vœu était

ne. écoulé le nazir venait présenter son offrande, Nomb. vi, 14. — Au lieu de εἰς ἑαυτῶν, .

leçon soutenue par ACD4HLP 614 Harkl. Gig. Vig. et qui signifie que le vœu n’est

__ pas encore accompli, N B ont ἀφ᾽ ἑαυτῶν, ce qui signifierait que le vœu dépend de leur propre volonté; cf. χη, 57; ΠῚ Cor. mi, 5.

Ÿ 24) τούτους emphatique; παραλαδών : prends ceux-ci avec toi, comme associé de leur vœu : par conséquent ἁγνίσθητι σῦν αὐτοῖς, consacre-toi avec eux; observe les mêmes pratiques d’abstinence et de purification qu'eux.

coutumes. 22. Que faire donc? Dans tous les cas ils apprendront que tu 85. venu. 23. Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons quatre hommes ayant sur eux un vœu; 24 prends-les avec toi, purifie-toi avec ‘eux et paie pour eux afin qu'ils se rasent la tête, et tous connaîtront qu'il

ἁγνίζεσθαι est employé dans les Septante pour signifier se consacrer au Seigneur, Nomb. vi, 2-12 : le nazir tous les jours de sa séparation était consacré à Dieu, Nomb. vi, 3, 8. Quelques exégètes se demandent si Paul a pu participer au vœu des quatre nazirs, et en être dégagé comme eux au bout de sept jours. D’après le Talmud, Wazir, 1, 3; JosèPue, Guer. jud. τι, 15, 1, le vœu du nazir était de trente jours au minimum. Ils en conclaent que Paul n’a pas fait le vœu de nazirat, Camerlynck expose aïnsi la question : Alii aestimant Jacobum suadere ut Paulus etiam ïpse voto se obstringat pro 7 diebus remanentibus. Attamen, siquidem votum Naziraeatus secundum Talmud {Nastr, 1, 3) et Jos., B. J., n, 15, 1, pro 30 saltem diebus fieri debebat, neque cerat Ticitum pro minore temporis spatio vovere, ideo auctores isti opinantur verum Naziraeatus votum a Paulo factum non fuisse, et verbum sanctifica alio sensu sumunt : v. gr. Apostolus vovit se tamdiu vino et sicera velle carere, quamdüiu 1111 adhuc abstinere deberent, et simul vovit se pro illis et vice illorum impensas facturum, quae ad Naziraeatum absolvendum necessariae essent. — ‘Alii aestimant nihil impedire quominus dicatur Paulum voto Naziraeatus se consecrasse pro 30 diebus, atque interim viros illos in voto post 7 dies exsolvendo adjuvisse. — Alii, melius ut videtur, aestimant Paulum ïllorum #% virorum voti participem factum esse, quatenus np. expensas ab ipsis faciendas in seipsum assumpserit; igitur verba sanctifica te cum illis sensu obvio intelligunt (ἁγνίσθητι : quod quidem verbum apud LXX, v. gr. Num. vi, 3 de Naziraeatu dicitur) scil. te quoque Deo consecra per votum Naziraeatus, quatenus te patronum istorum quatuor exhibebis. — Non incongrue ad totam narrationem melius intelligendam, supponeres illos quatuor Christianos hucusque paupertate fuisse impeditos quin oblationes Nazireatus terminativas praestarent; imo forte tempus voti explendi jam transiisse. Sic bene intelligentur ὃ 26 ubi Paulus, expensis in se assumptis nuntiat post 7 dies oblationes oblatum iri et dies voti expletum. δαπάνησον ἐπ᾽ αὐτοῖς, impératif aoriste de daxavéw, dépenser, payer : paye pour eux les dépenses pour Les sacrifices qui devaient être offerts pour les libérer de leur vœu, Nomb. νι, 12, 33, c'est-à-dire pour qu'ils puissent se raser La tête ἵνα ξυρήσονται τὴν 'χεφαλήν : qui erat finis temporis voti, Nomb. vi, 18. Les cheveux devaient être brûlés dans le feu du sacrifice. ξυρεῖσθαι, caput radere. Le nazir ne pouvait se raser la tête qu'après avoir offert les offrandes et les sacrifices prescrits : « il présentera son offrande à Yahveh », un agneau d'un an, sans défaut, pour l’holocauste; une brebis d’un an, sans défaut, pour le sacrifice pour le péché; un bélier sans défaut pour le sacrifice pacifique; ainsi qu’une corbeille de pains sans levain, de gâteaux de fleur de farine pétris à l'huile, et des galettes sans levain arrosées d'huile, avec l'oblation et les libations ordinaires, Nomb. vi, 14, 15.

ξυρήσονται, au futur moyen indicatif avec ἵνα dans les clauses purement finales, BurTon, p. 86. ξυρήσονται, leçon de Ναὶ B*D2E P 644 contre ξυρήσωνται, leçon de BA C H L. — καὶ γνώσονται, sous-entendu ἵνα avec 16 futur, indicatif, Vrreav, 1, p. 81. Liectio ξυρήσονται usu Lucae parum firma, neque apte χαὶ γνώσονται ad ἵνα ξυρήσονται adjunxeris, Bzass. En définitive, il n'est pas nécessaire de sous-entendre ἵνα, Le sens pourraït être : au fait que Paul ἃ payé pour les nazirs, ils verront que tu marches aussi en gardant la Loi.

γνώσονται, leçon de ν΄ ABCDE contre γνῶσι, leçon de HLP Chrys., subjonctif aoriste 2 de γηνώσκω; Paul prouvera que, καὶ αὐτός, lui aussi, aïnsi que les autres

οὐδέν ἐστιν, ἀλλὰ στοιχεῖς nat αὐτὸς φυλάσσων τὸν νόμον. 25. περὶ δὲ τῶν πεπιστευχότων ἐθνῶν ἡμεῖς ἐπεστείλαμεν 'χρίναντες φυλάσσεσθαι αὐτοὺς τό τε εἰδωλόθυτον χαὶ αἷμα χαὶ πνικτὸν χαὶ πορνείαν. 26. τότε ὁ [Παῦλος παραλαῤὼν τοὺς ἄνδρας, τῇ ἐχομένῃ ἡμέρᾳ σὺν αὐτοῖς ss εἰσήει εἰς τὸ ἱερόν, διαγγέλλων τὴν ἐχπλήρωσιν τῶν ἡμερῶν τοῦ ἁγισμοῦ, ἕως οὗ προηνέχθη ὑπὲρ ἑνὸς ἑχάστου αὐτῶν ἡ προσφορά.

Juifs, n’est pas un contempteur de la Loi et n'engage pas les autres à la mépriser. Tous alors sauront qu'il n’y a rien de vrai, οὐδέν ἐστιν, de tout ce qui avait été raconté sur son compte; quae de te audierunt falsa sunt, Vlg. — στοιχεῖς de στοιχέω, marcher en rang, marcher, se conduire, φυλάσσων, tu marches de façon à garder, καὶ αὐτός, la Loi. Jacques et ses assesseurs ne voulaient pas affirmer par ces paroles que la Loi était toujours et partout observée par Paul. « Legem semper et ubique a Paulo observari, utique 1116 actione neque id asserere volunt presbyteri; verum contra calomniam Sparsam ostendebatur illa actione apostolum servare legem, quotiescumque occasio seu utilitas aliorum id exigebat. » KNABENBAUER. = Josèphe, Ant. jud. x1x, 6, 4, nous apprend que les Juifs tenaient pour méritoire l'acte de venir en aide aux nazirs nécessiteux. Agrippa Ier, raconte Josèphe, Ant. jud. xIX, 6, 1, fit immoler des victimes, n’omettant rien de toutes les choses saintes de la Loi : διὸ xat Ναζιραίων ξυρᾶσθαι διέταξε μάλα συχνούς. Les dépenses pour les sacrifices étaient assez considérables; comment Paul que

“nous savons avoir travaillé de ses mains de jour et de nuit aurait-il pu y subvenir? Preuschen estime que cette question est oiseuse puisque nous ne pouvons y répondre. J. Weïss suppose que l'argent a été fourni par la collecte qu'apportait Paul et que Jacques lui-même lui avait remis l'argent, mais comment admettre que Paul et Jacques aient ainsi détourné de son but l'argent qui avait été recueilli pour venir en aide aux membres pauvres de l’église de Jérusalem? Nous verrons plus loin qu’à cette époque Paul devait avoir des ressources.

Ÿ 25) On ne voit pas très bien la raison d’être à cette place de cette affirmation de. Jacques telle qu’elle est présentée ici. Diverses explications en ont été données. Après s'être placé au point de vue des Juifs chrétiens, ÿ 21, les presbytres se placent maintenant à celui des chrétiens issus de la gentilité et ΠῚ leur position à leur égard : ἡμεῖς emphatique, nous, c'est-à-dire [65 apôtres et les presbytres, nous avons envoyé une lettre, xv, 28, par laquelle nous avons consenti à établir pour les gentils convertis un état spécial, différent de celui des Juifs chrétiens. On peut expliquer autrement cette parole de Jacques à Paul : « Tu n’as aucun scrupule à avoir au sujet de notre proposition, car quant aux païens, devenus croyants, objet spécial de ton apostolat, ils restent parfaitement libres, selon que nous l'avons décrété ensemble et que nous le leur avons écrit (xv : 23 et suiv.).

Le codex de Bèze Gig. Sah. présentent cette proposition d'une façon qui paraît plus claire : περὶ δὲ τῶν πεπιστευχότων ἐθνῶν οὐδὲν ἔχουσι λέγειν πρός σε, ἠμεῖς γάρ ἀπεστείλαμενϊχρίνοντες μηδὲν τοιοῦτον τηρεῖν αὐτούς εἰ μὴ φυλάσσεσθαι αὐτοὺς τὸ ἐδωλοθύτον; d, de illis vero quicrediderunt gentibus nihil habent quod dicere in te, nos enim scripsimus judicantes nihil tale observare eos nisi custodirent se a sacrificato. Quant aux croyants de la gentilité, ils (les judaïsants) n’ont rien à te dire, car nous leur avons fait tenir l’injonction de n'observer rien de tout cela, si ce n’est qu'ils s’abstiennent, etc. Ex his verbis, dit Camerlynck, forte concludi potest decretum concilii Hierosolymitani, quamvis ad solas ecclesias Syriae et Ciliciae inscriptum, nihilominus in mente Jacobi ad universos Ethnico-christianos fuisse, etiam quoad quatuor istas prohibitiones, destinatum.

n’en est rien de ce qu'ils ont entendu dire sur toi, mais que tu marches, toi aussi, en gardant la Loi. 25. Quant aux gentils qui ont cru, nous leur avons mandé, après délibération, qu'ils aient à s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, de l’étouffé et de la fornication. 26. Alors Paul, ayant pris ces hommes, entra, le lendemain, purifié avec eux, dans le Temple, déclarant l’accomplissement des jours de la consécration jusqu'au moment] où l’offrande serait présentée pour chacun d'eux.

27. Et comme les sept jours allaient s’accomplir, les Juifs d’Asie,

L'exposé se présente ainsi : En se joignant à ceux qui ont un vœu et en te purifiant avec eux tu as prouvé aux Juifs chrétiens que les accusations contre toi sont fausses.

Quant aux chrétiens gentils ils ne peuvent t’accuser puisque nous leur avons écrit

quelle était leur position légale.

Preuschen et Schwartz croient qu'il faut supprimer ce Ÿ, comme addition rédaction-

nelle, parce qu’il n’est pas question ici de la position des gentils par rapport à la Loi,

et qu’on ne voit pas en quoi ces ordonnances apostoliques pourraient servir à Paul, — Schürer et Wendt attribuent ce ÿ au rédacteur sous prétexte que cette allusion à la conférence de Jérusalem n’a aucune raison d’être. — Nous venons d’en donner l'explication. Weizsäcker rejette ce passage sous prétexte que ce décret n’a jamais existé. — La raison serait péremptoire si ce critique démontrait sa supposition.

ἐπεστείλαμεν nous avons envoyé (une lettre), scripsimus Vlg. ἐπεστείλαμεν, aoriste moyen de ἐπιστέλλω, envoyer, commander, ordonner par lettre. — Après χρίναντες DCEHLP Gig. Harkl. Chrys. ajoutent μηδὲν τοιοῦτον τηρεῖν αὐτούς εἰ μὴ, omis par K À B 13 81 Vlg. Pesch. Sah. Boh. Cette addition vient peut-être de xv, 28. — καὶ πνιχτόν est omis par D Gig. Sah. Jer. Aug.

Ÿÿ 26) Paul acquiesce à la proposition de Jacques. Il agit alors en conformité à ses propres principes. καὶ ἐγενόμην τοῖς ᾿Ιουδαίοις ὡς ᾿Ιουδαῖος, ἵνα ᾿Ιουδαίους χερδήσω, 1 Cor. 1x, 20. — παραλαδών indique l'union de Paul avec les nazirs et ἁγνισθείς la nature de cette

union. τῇ ἐχομένῃ ἡμέρᾳ peut se rapporter à παραλαδών ou à ἁγνισθείς ou signifier le jour

qui a suivi l'entretien avec Jacques, εἰσήει εἰς τὸ ἱερόν διαγγέλλων; Paul se joignit à ces quatre hommes, se purifia ou se sanctifia par les rites en usage pour s'acquitter d’un

vœu; puis il se rendit avec eux dans le Temple et fit savoir (déclara) aux sacrificateurs

en combien de jours s’achèverait la purification imposée par le vœu, afin qu'ils avisassent à recevoir l’offrande qui serait présentée pour chacun d’eux. (Nomb. vi, 13, 14.)

εἰσήει, sous-entendu probablement σύν αὐτοῖς, les nazirs. Il était nécessaire qu'ils fussent avec Paul quand il déclara que la consécration était à sa fin puisqu'il se chargeait des frais du sacrifice. —- ἕως οὔ προσηνέχθη: après les conjonctions temporelles le verbe peut être mis à l'indicatif au lieu du subjonctif.

Il ne peut être question que d’une déclaration faite au Temple en vue des cérémonies

de clôture du nazirat, c’est-à-dire des sacrifices que notre texte désigne en bloc sous le nom d’oblation, à προσφορά. Vu le grand nombre de ces sortes de sacrifices, surtout aux temps des fêtes, il semble que l’on dût faire une déclaration préliminaire afin de prendre jour, heure et rang pour l’accomplissement du vœu.

XXI, 27-80 : TROUBLES ἃ JÉRUSALEM.

Ὕ 27) Luc va désormais raconter les faits avec plus de détails; il a donné plus de

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