‹ Les Actes des ApôtresChapitre 294 sur 358 · OMIS ET CAE EME D · texte numérisé non relu

OMIS ET CAE EME D

θεασάμενοι αὐτὸν ἐν τῷ ἱερῷ συνέχεον πάντα τὸν ὄχλον, χαὶ ἐπέῤαλον ἐπ᾽ αὐτὸν, τὰς χεῖρας, 28. χράζοντες" Ανδρες ᾿Ισραηλεῖται βοηθεῖτε" οὗτός ἐστιν ὁ ἄνθρωπος, ὁ χατὰ τοῦ. λαοῦ χαὶ τοῦ: νόμου χαὶ τοῦ; τόπου, τούτου πάντας πανταχῇ .διδάσκων, ἔτυ τε Ha “Ἕλληνας. εἰσήγαγεν. εἰς τὸ: ἱερὸν καὶ κεχκοίνωχεν τὸν ἅγιον τόπον τοῦτον.. 29. ἦσαν γὰρ προξωρακότες Togo τὸν ᾿Εἰφέσιον ἐν τῇ πόλει σὺν αὐτῷ, ὃν ἐνόμιζον ὅτι εἰς, τὸ

développement à son récit, en raison de l’importance des ue qu’il raconte; il a agi ainsi en véritable historien.

ὡς δὲ ἔμελλον ai ἑπτὰ ἡμέραι συντελεῖσθαι : les sept jours de la consécration n'étaient pas encore accomplis ainsi que l’indiquera encore Paul, χχιν, 17, 18. Les Juifs d'Asie l'ont trouvé purifié dans le temple. Mais D a συντελουμένης δὲ τῆς ἡμέρας €606uns; ἃ cum repletur autem eis septimus dies, ce qui indique que le septième jour était arrivé, ou sur le point d'arriver. Qu’étaient ces sept jours ? Ils sont connus ainsi que l'indique l’article. La Loi ne fixait pas le nombre de jours que devait durer un. vœu. Les sept jours, dont il est parlé, Nomb. vi, 9 se rapportent à un €as particulier. On peut expliquer ces sept jours de différentes façons : ils peuvent être comptés à partir de l’arrivée de Paul à Jérusalem, maïs l’article αἱ devant. ἡμέραι. n’est pas favorable à cette hypothèse; il est vrai que cet article est omis dans: E et Blass propose de le supprimer; ou bien à partir du jour où Paul a commencé sa purification, les sept. jours pendant lesquels. Paul aurait pris part au vœu, ou ils désignent. le temps pendant lequel on offrait les sacrifices ou l’époque après laquelle les sacrifices devaient être offerts. Wieseler croit que ces sept jours sont ceux des fêtes de Pentecôte, mais il n’est pas certain que les Juifs aient consacré sept jours à ces fêtes. La Loi, Æx. xxxiv, 22, Deut.. xvi, 18, dit seulement : Tu célébreras la fête des semaines. En principe, 18. fête ne durait qu’un jour; après la captivité, les Juifs de la Diaspora lui consacraïent deux . jours, probablement de peur de se tromper sur le jour de la fête. D’après Loisy, qui d’ailleurs ne tient pas à sa supposition, dans la rigueur des termes, il s'agirait ici d'un nazirat de sept jours. Comme l'existence d’un tel nazirat est contredite par aïlleurs, on suppose volontiers qu'il existait avant la conclusion du nazirat une observance de sept jours, plus stricte, caractérisée par une fréquentation régulière du Temple, et dont notre texte serait l'unique témoin.

ο΄ οἱ ἀπὸ. τῆς. ᾿Ασίας ᾿Ιουδαῖοι; cf. vi, 4, des Juifs de la province d'Asie où Paul avait résidé longtemps. Ils reconnurent Trophime d'Éphèse, ce qui faïit supposer que quelques-uns d’entre eux étaient Éphésiens. Ils. étaient probablement de ceux qui avaient poursuivi Paul de leur haine, xx, 19, et ils étaient furieux de ce qu’il leur avait échappé. Is étaient sans doute venus à Jérusalenr pour les fêtes de Pentecôte, — θεασάμενοι. participe aoriste moyen de: θεάομαι, contempler, regarder : l'expression implique l’idée de regarder avec attention, dans un but. Les: Juifs regardaient Paul pendant qu’il se purifiait, xxiv, 18, et qu’il présentait les offrandes du nazirat. — ouvéyeov, τι, 6; χιχ, 32, imparfait de ouvyéw, mêler ensemble, troubler, bouleverser; au lieu de ἐπέθαλον, χα, L; v, 18, Da ἐπιδάλλουσιν, ἃ miserunt manus.

Ÿ 28) Ἄνδρες ᾿Ισραηλεῖται : apostrophe qui fait appel à la dignité spéciale de la nation juive, aux descendants. et héritiers d'Israël, βοηθεῖτε : terme usité en pareil cas; cf. Anisropnane, Guépes, 433. Les Juifs, appelaient leurs compatriotes en aide pour se saisir de Paul et en tirer vengeance. οὗτος, terme de mépris; κατὰ τοῦ λαοῦ, expression qui désigne le peuple d'Israël, le peuple de Dieu, 1v,25; vi, 12. πάντας πανταχῆ, paronomase, Cf. 1 Cor. 1x, 3. ἐν παντὶ πάντοτε πᾶσαν. PLATON, Menex, 247 : διὰ παντὸς πᾶσαν πάντως προθυμίαν πειρᾶσθε ἔχειν. -- πανταχῇ, ici seulement à la place de πανταχοῦ, ordinairement employé dans le N. T. Ges termes emphatiques prouvent l’exagération de la triple accusation

l'ayant vu dans le Temple, troublèrent toute la foule et mirent les mains | sur lui, 28 en criant : Hommes Israélites, aidez-nous! Celui-ci est l’homme qui enseigne à tous et partout contre le peuple, contre la Loi et contre ce lieu-ci; et encore 1] ἃ aussi introduit des Grecs (des païens) dans le temple et ἃ profané ce saint lieu. 29. Car ils avaient vu auparavant Trophime l’Éphésien dans la ὯΝ avec lui [et] ils pensaient que Paul l'avait

portée contre Paul; c’est du.même crime qu'a été accusé Étienne, vi, 19. Paul est de plus accusé d'enseigner contre le peuple. — ἔτι te καί, forme particulière à Luc, Lc. xiv, 26; elle sert à renforcer l’accusation et à unir cet acte d’avoir introduit, καί, aussi les Grecs dans le Temple au fait d'enseigner contre la Loi et contre le Temple : celui-là étant la conséquence de celui-ci : Paul ne s’est pas contenté de parler contre le Temple, il le souille par son acte. — “Ἕλληνας, pluriel de catégorie : les Juifs n'avaient vu qu'un Grec avec Paul, mais de ce qu’il avait fait pour un on pouvait dire qu'il l’avait fait pour plusieurs. On peut supposer aussi que ce pluriel. était une exagération pour exciter davantage la fureur du peuple. À remarquer encore qu’ils présumaient, ἐνόμαζον, ) 29, seulement que Paul avait introduit Trophime dans le Temple.

εἰσήγαγεν, il a fait entrer, εἰς τὸ ἱερόν, dans l'enceinte sacrée; il les avait fait passer de la cour des gentils, où les païens incirconcis pouvaient entrer dans la cour intérieure, où seuls les Juifs pouvaient entrer. Gette. accusation était: particulièrement grave, car on avait pris toutes Les précautions pour interdire l'entrée de cette cour aux gentils. : Νὴ δεῖν ἀλλόφυλον. ἐντὸς τοῦ ἁγίου. παριέναι, Josèpne, Guer. jud. v, 5, 2. La peine de. mort. était portée contre ceux qui violaient cette défense, fussent-ils même citoyens romains; Josèrse, Ant. jud. xv, 11; 5; Guer. jud. vi, 2, 4; Puinon, Leg. ad Caium, 31, A l'entrée de cette cour étaient placées des colonnes, sur lesquelles était écrit en.grec et en latin qu'il était défendu à tout. étranger d'entrer dans le Saint. Une deces inscriptions a été retrouvée et publiée par Clermont-Ganneau, Atheneum, 1871, p, 48; Palestine Exploration Society, 1874, p.. 182; Revue arch. xx, 1872, p, 224 ss., 290 ss.; SanüRER, 1°, 272; Vicouroux, le N,T. et les: découvertes see modernes, Ὁ. 313-322. Cf. Introduction, Ὁ. CGXXVIN..

Et. les Juifs tirent la conclusion. du crime de. Paul : κεχοίνωχεν, il. a souillé, profané ce lieu qui est saint; xexolvwxey, au parfait pour indiquer que ‘la LA RS subsiste, bien que Paul ne soit plus dans le Temple. — La distinction des temps, le parfait, κεχοίνωχεν, pour marquer le temps et l’aoriste, siofyayev; qui raconte le fait, est bien marquée:

ÿ 29) Luc explique sur quoi était fondée l’accusation des Asiates. ἤσαν γὰρ. προεωραχότες, ils avaient vu auparavant ou νὰ de loin : viderant, VIlg., n'indique pas cette nuance de sens, marquée par Gigas, praeviderant et d erant providentes. Ce sens n’est pas: classique; προοράω,. signifie voir d'avance, prévoir; πρό n'indique pas le passé, mais le: futur ow l’espace: il faudrait donc traduire : ils avaient vu de loin, mais le contexte marque plutôt un temps passé, d'autant plus que πρό: signifie auparavant, antérieurement. IL y ἃ des exemples dans le N. T. de πρό, signifiant antea; προπάσχειν; antea nai, 1 Thess.. 11, 2; προητιασάμεθα, Rom, ut, 9; Cf. LE Com: χα, 24. — Τρόφιμον. τὸν. ᾿Εφέσιον:- ce n'était pas un Juif d'Éphèse, mais un habitant d’ Éphèse, donc un étranger, un gentil. Ib avait été reconnu: probablement par un: des: accusateurs de Paul qui était d'Éphèse. --᾿ ἐνόμιζον ὅτι; Jin: var, 54. penser, juger, croire.. Les: Asiates: pensaient que Trophime, étant avec Paul à Jérusalem, celui-ci l'avait introduit dans le Temple; c'est:sur cette supposition qu'ils établissaient leur accusation, Elle était peu: fondée, car dece qu'ils | avaient: vu. Trophime:avec Paul dans la ville, cela ne prouvait pas que celui-ci l'ait introduit dans le parvis: des: Israëlites,. que l'Apôtre savait: bien être: interdit aux

REA Le

ἱερὸν εἰσήγαγεν ὁ Παῦλος. 80, ἐχινήθη τε à πόλις ὅλη nat ἐγένετο συνδρομὴ τοῦ λαοῦ" χαὶ ἐπιλαόόμενοι τοῦ Παύλου εἷλκον αὐτὸν ἔξω τοῦ ἱεροῦ, χαὶ εὐθέως ἐχλείσθησαν αἱ θύραι.

eo

34. ΖΦητούντων δὲ αὐτὸν ἀποχτεῖναι ἀνέδη φάσις τῷ χιλιάρχῳ τῆς σπείρης ὅτι ὅλη συνχύννεται Ἱερουσαλήμ. 32. ὃς ἐξαυτῆς παραλαδὼν στρατιώτας nat ἑχατοντάρχας ᾿χατέδραμεν ἐπ᾽ αὐτούς. οἱ δὲ ἰδόντες τὸν χιλίαρχον χαὶ τοὺς στρατιώτας ἐπαύσαντο τύπτοντες τὸν Παῦλον. 89. τότε ἐγγίσας ὁ χιλίαρχος ἐπελάόετο αὐτοῦ nat ἐχέλευσεν δεθῆναι ἁλύσεσι δυσί. nat ἐπυνθάνετο τίς εἴη nat τί ἐστιν πεποιηχώς. 3h. ἄλλοι δὲ

gentils. Il n’est plus nulle part question dans la suite de cette charge contre Paul. — D a ἐνομίσαμεν, incompréhensible, et ἃ putaverunt.

ÿ 30) L'appel des Asiates fut entendu : du Temple la rumeur se propagea bientôt dans la ville; toute la ville fut en mouvement, et la multitude accourut. ὅλη est exagéré; ἐχινήθη, VI, 12; XX1V, 5; ἐγένετο συνδρομὴ τοῦ λαοῦ, expression emphatique, employée, Jug.1n1, 13, pour indiquer un concours tumultueux, une affluence nombreuse du peuple ; ἐπιλαδόμενοι "τοῦ Παύλου, ils mirent la main sur Paul dans un but hostile. — εἴλχον αὐτὸν ἔξω τοῦ ἱεροῦ," ayant l'intention de tuer Paul, ils le trainaient hors de l’enceinte du Temple pour que le lieu saint ne fût pas souillé par son sang; l’imparfait indique la vivacité de l’acte.

ἐχλείσθησαν αἱ θύραι : les portes du Temple ou celles qui séparaient la cour des Israélites de celles des gentils, furent fermées immédiatement par les lévites gardiens du Temple, afin que dans ce tumulte le Temple ne fut pas profané par un retour du peuple ou par

du sang répandu. :

Bengel, Baumgarten pensent que les lévites voulaient empêcher Paul de se réfugier dans le Temple comme dans un lieu d’asile, mais il semble que le Temple n’était un lieu d'asile que pour les homicides involontaires, Ex. xx1, 14; 1 Rois, n, 29-31.

Le récit est développé d’une façon très naturelle : D'abord les Juifs d'Asie se sont jetés sur Paul en poussant des cris furieux; aussitôt tous les autres Juifs qui se trouvaient dans la cour intérieure sont aussi accourus; on chasse Paul hors du lieu sacré qu'il souille de sa présence et qui n’est pas un endroit convenable pour lui faire un mauvais parti. Aussitôt le personnel du Temple ferme les portes du Lieu Saint. La foule des agités se répand dans la cour extérieure, et de là, le tumulte gagne la ville,

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