‹ Les Actes des ApôtresChapitre 295 sur 358 · XXI, 31-40 : ARRESTATION DE PAUL · texte numérisé non relu

XXI, 31-40 : ARRESTATION DE PAUL

Υ 31) ζητούντων, génitif absolu, qui n’a pas de sujet; il peut être suppléé, comme chez les classiques; cf. Υ 10; αὐτὸν ἀποχτεῖναι, les Juifs cherchaïent à tuer Paul; ne s'étant pas munis d'armes, l’action n'étant pas prévue, ils le battaient, essayant de le tuer. L'arrivée seule du Chiliarque sauva Paul. — ἀνέδη φάσις, littéralement le bruit, la rumeur, d’où déclaration, avis; un avis monta vers le Chiliarque qui était dans la forteresse Antonia, laquelle dominaitle Temple. Elle était bâtie sur une colline au nord-ouest de l'enceinte du Temple. La tour de l'angle sud-est de la forteresse était élevée de 23 mètres

et avait vue sur toutes les cours du Temple. La forteresse communiquait avec les portes nord et ouest du Temple, et on en descendait par sept marches d'escalier. La garnison pouvait donc entrer rapidement dans la cour du Temple et arrêter les tumultes; elle était la place forte, φρούριον, de la ville et le chef était appelé par Josèphe, Ant. jud. XV, 11 φρουρίαρχος. Pendant les fêtes, c'était l'usage de tenir les troupes sous les armes,

ACTES DES APOTRES, XXE, 29-34. ji | Hans GER <

fait entrer dans le Temple. 30. Et toute la ville s'émut et il y eut un con-

cours de peuple; et s'étant saisis de Paul, ils le trainaient hors du Temple et aussitôt Les portes furent fermées.

31. Pendant qu’ils cherchaient à le tuer un avis vint au Chiliarque de la cohorte que tout Jérusalem était en confusion. 32, A l'instant prenant des soldats et des centurions avec lui, il courut à eux. Voyant le Chiliarque et les soldats, ils cessèrent de frapper Paul. 33. Alors s'étant approché, le Chiliarque se saisit de lui et ordonna de le lier de deux chaïnes. Puis il

pour être prêt à supprimer les émeutes, fréquentes à ce moment-là. Ceci nous explique pourquoi le Chiliarque put arriver aussi rapidement sur le théâtre de la sédition.

φάσις, ici seulement dans le N. T.; chez les écrivains attiques il signifie délation. Il signifie avertissement par une rumeur. Blass le dérive de φαίνω ou de φημί. L'avis a été peut-être porté officiellement au Chiliarque par un des soldats de garde, ou par un ami de Paul. — τῷ χιλιάρχῳ, le Chiliarque, c’est-à-dire le tribun militaire qui commande à 1,000 soldats. τῆς σπείρης : la cohorte romaine auxiliaire était composée de 240 cavaliers et de 60 fantassins. Par xxn1, 26, nous savons que le nom de ce Chiliarque était Claudius Lysias. — συνχύννεται, 1x, 22, indicatif passif de συγχύννω, bouleverser, troubler, Après Ἱερουσαλήμ. l'Harkléenne ajoute : vide igitur ne faciant insurrectionem,

ÿ 32) ἐξαυτῆς, le Chiliarque ne temporisa pas; παραλαδὼν στρατιώτας xai ἑχατοντάρχας : chacun d’eux avec les hommes qu’ils commandaient : il y eut donc plusieurs cohortes, Le Chiliarque pensait que l’émeute était grave, et il prit avec lui les soldats nécessaires pour l'apaiser. — χατέδραμεν ἐπ’ αὐτούς : κατέδραμεν aoriste 2 de κατατρέχω, descendre en courant, courir sur; ici seulement. Le verbe indique la position élevée de la forteresse Antonia par rapport au Temple : ce verbe fait pendant à ἀνέδη, La forteresse Antonia communiquait directement par des degrés, Υ 36, avec la cour du parvis des gentils. ἐπαύσαντο.τύπτοντες τὸν Παῦλον : l'acte est marqué par le participe présent placé après le verbe; forme fréquente dans Luc, v, 4; Act, v, 42; vi, 13; x1r, 10; xx, 37. A la vue du Chiliarque les émeutiers cessèrent de frapper Paul; ils connaissaient la conséquence que pouvait avoir un acte de révolte contre les Romains.

ἡ 33) Le Chiliarque fit saisir Paul qu'il considérait comme l’auteur ou la cause de la. sédition. ἐπελάδετο saisir avec une intention hostile, cf. xvir, 19. δεθῆναι ἁλύσεσι δυσί : on l'attacha par des chaînes à deux soldats, comme un malfaiteur ou un individu séditieux, cf. χιι, 6. Paul est lié seulement aux mains, car ἁλύσις désigne une chaîne pour les mains en opposition avec πέδη, chaînes pour les pieds, Mc. v, 4. |

ris εἴη, à l’optatif oblique comme xvn, 17; xxv, 24; Le, 1, 29; vin, 9, etc.; il n’est jamais dans le N.T. en dehors de Luc. 1 est à l’optatif pour exprimer l'incertitude, le Chiliarque ne connaissant pas son nom. καὶ τί ἔστιν πεποιηχώς; Le verbe est au parfait participe pour marquer que le Chiliarque est certain que Paul a commis un crime quelconque. Les différences de temps indiquent l’état d'esprit du Chiliarque : incertitude sur la personne, certitude sur l’action. Luc seul parmi les écrivains du N. T. mélange l’optatif oblique avec le mode du discours direct, Vireau, I, p. 225, Les manuscrits Εἰ H LP 614 ajoutent ἄν après τίς, forme d’un meilleur grec, que la leçon dex AB D 18 36 105 180, τίς εἴη.

Ÿÿ 34) Le Chiliarque ne put obtenir une réponse certaine. Incapable de parler par suite des coups qu'il avait reçus, Paul se tut. Les cris de la foule étaient différents, ACTES DES APOTRES. 41

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