‹ Les Actes des ApôtresChapitre 30 sur 358 · LXX VIII . INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXX VIII . INTRODUCTION

dans Luc, le terme ἵκανός désigne un‘laps de temps assez considérable (1). Luc ne paraît pas avoir des données précises sur la chronologie des événements. De plus, les trois ans de Gal. 1, 18, peuvent se réduire à un an et deux fractions d'années ainsi que nous le dirons plus loin. Quelle contradiction ensuite y a-t-il à ce que, obligé de fuir, il soit allé à Jérusalem, comme disent les Actes, et que, le but de son voyage ait été de voir Pierre, comme dit l’épître aux Galates? Celle-ci donne la raison qui a fait choisir Jérasalem en particulier. Il aurait pu se réfugier dans une autre ville, à Tarse, par exemple, sa patrie, s’il n'avait eu la raison spéciale qu’il nous dit d'aller à Jérusalem. Paul vit dans cette ville Pierre et Jacques; n'est-ce pas suffisant pour que Luc, qui parle en historien, c'est-à-dire d'une manière générale, dise qu'il a été mis en rapport avec les . apôtres? En somme, Paul a pu dire qu’il n'avait vu que Pierre et Jacques, Gal. . 1, 19, parce que les autres apôtres, à son point de vue, ne comptaient pas, tandis que Luc raconte les faits objectivement.

H. Windisch, op. cit., 11, p. 319, déclare que pour ce qui concerne Barnabé les Actes complètent heureusement l’épitre aux Galates, mais que sur les autres points Luc est mal informé; il est probable que les circonstances d’une visite subséquente ont été attribuées à la première.

D'après les Actes, 1x, 23, le séjour de Paul à Damas fut abrégé par un complot des Juifs, qui l’obligea à s'enfuir de cette ville. Quoiqu'ils ne soient pas en accord sur tous les points le récit des Actes est confirmé par celui de Paul, IT Cor.., κι, 32. Sur ce passage cf. Commentaire, {γι loco.

C’est aussi par les points de vue différents où se sont placés Paul et Luc que

l’on peut expliquer que l’un (Paul) dit que personnellement il était inconnu aux églises du Christ qui sont en Judée, Gal. 1, 22, parce que son séjour a été court et qu'en réalité il n’a pas été, comme disciple, incorporé à l’église de Jérusalem, ce qui importait à sa thèse d'indépendance apostolique, tandis que l’autre, Luc affirme que Paul a essayé de se mettre en rapport avec les disciples, qu'il prêcha et eut des discussions avec les hellénistes; ce qui ne prouve pas qu’il dût être bien connu des Juifs chrétiens, mais plutôt des hellénistes.

K. Lake, Dict. ofapost. Church, T, p. 18, admet que les Actes et Galates se rapportent à la même visite de Paul à Jérusalem, mais il pense qu'ils en donnent un récit différent : les Actes parlent d’une période de prédication de l’Apôtre à Jérusalem qui produisit une attention suffisante pour mettre en danger la vie de Paul, tandis que l’épitre aux Galates décrit une visite à Pierre essentiellement privée.

On a supposé que Paul, en affirmant qu’il était inconnu aux églises de Judée, n’a pas englobé dans celles-ci Jérusalem et ne serait donc pas en contradiction avec Luc racontant que Paul avait prêché à Jérusalem. Mais en tout cas il serait en opposition avec Paul disant au roi Agrippa, xxvi, 19, 20 : « C’est pourquoi, roi Agrippa, je ne fus point incrédule à la voix céleste; mais à ceux de Damas d'abord, puis à Jérusalem et dans tout le pays de Judée et aux Gentils je leur

prêchai de se repentir. » Il est vrai qu'on ne sait pas à quelle prédication en Judée il est fait allusion ici. Nous ne voyons mentionnée cette prédication ni dans les épitres de Paul, ni dans les Actes, sauf ici.

(1) Cf. Actes, IX, 43; χύπι, 18; xvir, 7. La Vulgate traduit dans tous ces passages ixavés par mulli.

Paul, Gal, τ, 21, dit qu'après sa visite] à Jérusalem 1] alla en Syrie et en Cilicie ; Luc le fait partir pour Tarse, 1x, 30, puis de là aller à Antioche, xr, 26. L'ordre de marche est interverti. Il est possible que Paul ait mentionné d’abord la province romaine, la Syrie, puis la Cilicie, qui n'en était d'ordinaire qu'un appendice.

En résumé, pour mettre en accord les Actes avec l’épître aux Galates il suffit de remarquer que Luc ἃ omis la retraite de Paul en Arabie et, de ce fait, ἃ réuni en une les deux visites à Damas du récit de Paul. Celui-ci confirme le récit des Actes sur la fuite de Damas, à laquelle il fait d’ailleurs allusion, II Cor. xr, 32, fuite, IX, 23-25, qui doit se rattacher à l’action de Paul en Arabie ou en être à un certain degré la conséquence. Les Juifs, dont il est seulement parlé dans les Actes, ont peut être excité l’ethnarque du roi Arétas ou au contraire l’ethnarque dont parle Paul a-til soulevé les Juifs contre l’Apôtre, dont il voulait se débarrasser à cause de son action en Arabie.

B. — Seconde ou troisième visite de Paul à Jérusalem : Gal. τι, 1 et Act. xt, 30 ou xv, 4: Deux questions se posent : 1° celle des voyages de Paul à Jérusalem ; 2° les divergences entre les récits de Act. xv et celui de Gal. τι.

1° Les voyages de Paul à Jérusalem. Paul mentionne deux voyages à Jérusalem, l’un qui eut lieu trois ans après sa conversion, Gal. τ, 18 et l’autre après un intervalle de quatorze ans, 11, 1. Luc, de son côté, mentionne un voyage à Jéru- Salem, χι, 30, qui eut lieu entre les deux qu’il raconte, 1x, 26 et xv, 4 ss. Plusieurs questions se posent : a) Pourquoi Paul n’a-t-il pas mentionné ce voyage intermédiaire? b) Ce voyage de xr, 30 ne devrait-il pas être identifié avec celui de xv, 4; en d'autres termes, les deux voyages ne seraient-ils qu'un voyage que Luc aurait dédoublé ou plutôt qu’il aurait trouvé raconté dans deux sources différentes? c) Ou encore : Actes, xr, 30, ne doit-il pas être identifié avec Gal. 11, 1?

a) On a donné diverses réponses : Paul n’a pas parlé de ce voyage, parce qu'il fut trop précipité et trop court, Usrerr, ou bien parce qu'il fut empêché au dernier moment d'y prendre part : Renan et Zimmermann croient que Barnabé seul porta à Jérusalem les offrandes des fidèles d'Antioche, ou qu'il s'arrêta prudemment en Judée, Creoner, Bceex. Le plus simple est de supposer que Paul ne parle pas de cette visite parce qu'elle n’importait pas à sa démonstration : il voulait prouver aux Galates son indépendance apostolique par rapport à la communauté mère de Jérusalem. Il parle donc de sa première visite, τ, 18, oùil ne vit d’autres apôtres que Pierre et Jacques et n'eut aucun rapport avec les chrétiens, puis il parle d'une autre visite à Jérusalem faite quatorze ans après, où lui et Barnabé discutèrent avec les personnages les plus considérés la question des observances légales à imposer aux gentils. On reconnut que l’évan-

gélisation des gentils était le lot de Paul, tandis que celle des Juifs était le.

partage de Pierre et on ne restreignit en rien la liberté de la prédication; on n'obligea pas Paul à modifier son Evangile.

Pourquoi Paul aurait-il raconté le voyage intermédiaire, dont le but était seulement de porter des secours aux fidèles de Jérusalem, visite pendant laquelle probablement il ne vit pas Pierre, puisqu'il remit les offrandes aux presbytres de Jérusalem, xr, 30 ἡ Paul, dans son épitre aux Galates, n'avait pas à donner une liste complète de ses visites à Jérusalem, mais il devait mentionner celles où il

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avait traité avec les apôtres les questions qui intéressaient son apostolat. Godet, Hort, Lightfoot, Blass, Watkins, Steinmann, Moffatt adoptent cette solution.

D’autres, Zeller, Overbeck, Hilgenfeld, Weiss., Weizsäcker, Sabatier, Β. Weiss,

Jülicher, Clemen, déclarent tout simplement que cette visite n'a pas eu lieu. « Le rédacteur éliminera de son récit la grande collecte que Paul a organisée officiellement dans toutes ses communautés pour l’apporter à Jérusalem en son dernier pèlerinage, cf. Rom. xv, 31; 1 Cor. xva, 455 H Cor... var, 45 1x, 1, 13 et il amène ici une collecte toute spontanée, qu’il 55 rom du même nom, διακονία, mais qui n’eut jamais lieu, » Loïsy.

b) D’autres, Spitta, Pfleiderer, Schwartz, Wellhausen, Wendland, Mc Giffert, supposent que la visite, x1, 30; x, 25 est la même que celle de xv, 4; Luc aurait répété, xv, le récit de xx, d’après deux sources différentes.

c) Enfin, quelques critiques, Fritsche, Belser, Ramsay, Weber, Gutjabr;

identifient x1, 30; χα, 25 non plus avec xv, 4, mais avec Gal. n, 1-10. Cette

opinion a été défendue à diverses reprises par V. Weber dans : Die A bfassung des Galaterbriefs vor dem Apostelkionzie, 1900 ; die Adressatens des Galater- … briefs, 1900; die Antiochenische Kollekte, 1917; Grundsäulen der Kritik des Neuen Testamentes, 1922; Gal. 2 und Apg. 15 in neuer Beleuchtung, 1923. Voici les arguments :

Il n’est pas certain que le récit de Paul aux Galates, 11, 1-40 se rapporte à la

conférence de Jérusalem, Act. xv. Des critiques de valeur croient que Paul raconte là le voyage que Barnabé et lui firent à Jérusalem, lorsqu'ils y furent

envoyés par la communauté d’Antioche pour y porter des aumônes, visite relatée

par les Actes au chapitre xr, 30; xx, 25. Dans l’épître aux Galates, Paul parle

d’une première visite qu'il fit à Jérusalem, τ, 18, relatée dans les Actes, 1x, 26;

puis, il mentionne une seconde visite, 11, 1. Or, d'après les Actes, la seconde

visite de Paul est rapportée, xr, 30. Les circonstances sont assez bien en accord …

dans les deux récits. Paul, d'après les Actes, est envoyé avec Barnabé pour

porter des aumônes aux pauvres de Jérusalem et il est au début de ses voyages missionnaires; d’après l’épître aux Galates, le champ de mission est partagé entre lui et les apôtres et on les engage à se souvenir des pauvres de Jérusalem, Si les Actes ne parlent pas de cet accord et de l'exposé que Paul fit de son Évangile, c'est parce que tout se passa en particulier, Gal. τι, 2. Le voyage de Gal. τι, 1, eut lieu quatorze ans après la conversion de Paul que l’on date eee de l’an 32. Or 32 + 14 — 46, et c’est en cette année, que sévit la famine qui fut l’occasion de l'envoi de Paul et de Barnabé à Jérusalem pour y porter des secours.

On objecte à cette hypothèse que, dans les Actes, xr, 30, les dons furent | envoyés aux os par l'entremise de. Paul et de Barnabé, tandis que d’après Gal. 11, 2, 3, ceux-ci eurent à traiter avec les apôtres. En outre, Paul affirme qu'il a exposé aux apôtres l'Évangile qu'il a prêché avec succès parmi les païens. Or, lors de sa visite, relatée par les Actes, x1, 30, il n'avait pas encore commencé son évangélisation du monde païen. On dote aussi difficilement que Luc n’ait pas parlé à cet endroit de cette question si importante que Paul et Barnabé ont soumise aux apôtres, non plus que de la présence de Titus, ou de la révélation qui fut la cause de ce voyage. L'identification de Gal. τι, 1-10 avec Act. xt, 30, n’est donc pas hors de conteste.

οἶον ΩΣ RE à ΜΕΥ ESS ἮΝ éd γὸν

Cd

Cette question de l'identification de Ace. xt, 30: xu, 25 et Gal. τι, 1-10, ἃ été”

reprise à nouveau et développée par C. W. Emmer dans Jacxksow, Lake, The Beginnings of Christianity : The Acts of the Apostles, τι, p. 277.

La seconde visite mentionnée par Paul, Gal. 11, 1, pourrait être celle dont parle Luc, x1, 30; x, 25. Cette visite fut entreprise par Barnabé et Paul pour porter les secours de l’église d’Antioche à celle de Jérusalem. Barnabé était à Antioche le représentant de l'Église mère et il y avait été envoyé pour contrôler la croissance de la nouvelle église qui grandissait à Antioche et la prédication de la foi aux gentils. Paul, à cette époque, avait déjà prêché activement dans le monde païen, χι, 26; En 1, 22 5. Barnabé a donc dû faire son rapport sur l’évangélisation des gentils et la question de leur introduction dans la communauté chrétienne a dû être posée. Cette question avait déjà surgi par le fait de l’activité missionnaire de l’église d'Antioche, xr, 21. ὦ

Paul a été certainement l'apôtre principal des nations; c’est à lui que le christianisme a dû sa plus grande expansion dans le monde ; mais avant lui il y avait eu déjà des chrétiens issus du judaïsme et du paganisme. Avant sa conversion, il y avait des chrétiens à Damas; la communauté d’Antioche, formée en partie de Grecs païens ἃ été fondée en dehors de lui, χι, 19-24, et même l’église de Rome, où se trouvaient peut-être en majorité des chrétiens venus de la gentilité, existait avant l’arrivée de Paul en Italie. La question de la reconnaissance de ces églises par l'église mère et leur activité missionnaire a dû être discutée. Et c'est précisément cette discussion qui est racontée, Gal. τι, telle qu’elle a dû se passer. Elle ἃ été privée et toute d’information, traitant seulement le principe général de la mission chrétienne dans le monde païen. Les conditions de 1" admission des gentils dans l'Église furent peut-être soulevées lors de cette première réunion, xt, 80, mais elles ne furent pas résolues. Il restait donc place pour une discussion publique de la question. Cette discussion est racontée par Luc au ch. xv

des Actes, où la question fut débattue et résolue plus ou moins. Il n'y a donc pas

lieu de supposer que le ch. xv est un doublet de xrouinversement.

Divers faits confirment cette hypothèse : 1 Paul affirme, Gal. τι, 1, 2, qu'il monta à Jérusalem sur la foi d'une révélation, ce qui correspond à la prophétie d'Agabus, xr, 28. 2 On peut placer ainsi sans difficulté la dispute de Paul et de Pierre à Antioche, Gal. 11, 11, avant le concile de Jérusalem, peut-être pendant les événements racontés, ch. xv, 1 ss., qui seraient le récit de cette discussion. 3 Paul écrit, Gal. τι, 10, que les apôtres ne lui imposèrent rien mais lui demandèrent seulement de se souvenir des pauvres : ὃ καὶ ἐσπούδασα αὐτὸ τοῦτο ποιῆσαι, ajoute-t-il. Or, l’aoriste ἐσπούδασα, qui a la force d’un plus-que-parfait, et qui le remplace dans le N. T., convient bien pour la situation (1) : Paul venait d'apporter des secours aux pauvres de Jérusalem; il avait donc souci de se souvenir des pauvres. Si d'autre part la scène, Gal. τι, 10, est transférée à une date ultérieure et si la réflexion de Paul se réfère à la collecte, dont il est parlé dans Galates, IT Corinthiens, le temps est mal choisi. Paul aurait dû écrire; ou ἤμελλον ποιεῖν, Ce que j'étais, je m'occupais à faire, s’il se place au moment de

(1) The pluperfect was never robust in Greek... The conception of relative type never troubled the Greeks; and the aorist wich simply Hate that the event happened is generally quite enough to describe what we should like to define more exactly às preceding the time of the main verb. MouLTON, Grammar of N. T. Greek, 1, Ὁ. 148.

val

l'éntrerue avec les apôtres, ou ce que je suis désireux ou impalient de faire, s'il se place au point de vue du temps où l’épître aux Galates a été écrite, temps où cette collecte était entreprise puisqu'il en est question dans cette épître.

On objecte qu’il n’y avait pas d’'apôtres à Jérusalem avec qui Barnabé et Paul pouvaient conférer, puisque, d’après χι, 30, ils furent en rapport seulement avec les presbytres, ue ils remirent les dons de l’église d'Antioche. Mais cela ne prouve pas qu'il n'y avait aucun apôtre à Jérusalem, mais seulement qu ils. ne s’occupaient plus du service des tables, νι, 2-4.

La chronologie ne s'oppose pas à cette identification, même si l’on suppose que le second voyage de Paul, Gal. τι, 10, eut lieu dix-sept ans après sa conversion. On peut ramener ces dix-sept ans à quatorze en supposant que Paul parle en termes généraux et ne fixe pas exactement le temps écoulé. Aïnsi trois ans, Gal. τ, 18, peuvent se dédoubler de la façon suivante : 1° année, vers

la fin; 2° année tout entière; 3° année vers le commencement; en tout un an et

demi. Il en sera de même pour les quatorze ans de Gal. τι, 1; ils peuvent être

réduits à douze ans et demi. Ajoutés à un an et demi, nous avons en tout qua-

torze ans. Si Paul s’est converti en l’an 32, et si l’on y ajoute quatorze ans, on obtient pour cette seconde visite la date de 46 qui est celle de la famine, dont parlent les Actes. Cette famine eut lieu au temps de la seconde visite de Paul

ἃ Jérusalem; cette seconde visite, χι, 30 est donc à identifier avec celle de Gal.

Cette hypothèse explique pourquoi Paul dans l’épître aux Galates ne parle pas

du décret apostolique. Ce décret avait été porté par le concile de Jérusalem : or,

celui-ci n’avait pas encore eu lieu. L’épître aux Galates aurait été écrite vers la fin du premier voyage missionnaire de Paul et le concile eut lieu quelque temps

après son retour de ce voyage.

Mais pourquoi Luc ne dit-il pas dans les Actes que Barnabé et Paul furent accompagnés par Titus dans leur voyage d’Antioche à Jérusalem, alors que Paul le mentionne, Gal. τι, 1? Titus ἃ joué dans la primitive Église un certain rôle, à côté de Paul qui le nomme treize fois dans ses épîtres et Luc ne le nomme jamais dans les Actes. Il devait avoir une raison pour garder ce silence; mais cette raison, nous ne la connaissons pas.

Et encore pourquoi Luc n’a-t-il pas parlé au ch. χι de l'accord établi entre les apôtres de Jérusalem et Barnabé et Paul, au sujet de l'admission des gentils dans la communauté chrétienne tel qu il ressort de l’épitre aux Galates? “€ et accord: résolvait toutes les difficultés qui ont été soulevées plus tard, xv, 1, 2, et rendait inutile le concile de Jérusalem. — Il est fort possible que cet accord ayant été privé, Luc ne l'ait pas mentionné, ne l'ayant peut-être pas même connu, et qu'il s’en soit tenu à l’accord public qui fut réalisé par le concile de Jérusalem. Cet accord secret ἃ été seulement un accord sur l’évangélisation des gentils et les conditions de leur admission ont dû être réglées plus tard par un acte public.

Revenant sur son opinion exprimée dans son ouvrage : Paul, the Travelier, 1895, Ramsay insinue, dans Historical Commentary on St. Pauls Epistle to the Galatians, 1899, p. 286 qu'il est possible que Luc n'ait pas raconté la visite que Paul et Barnabé firent aux apôtres à Jérusalem et que relate Paul dans

l'épitre aux Galates, 11, 1-10. Elle se réduirait à ceci : la quatorzième année de

sa conversion, Paul communique, fit connaître, d'une ce façon, à Jérusalem,

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