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12. Τενομένης δὲ ἡμέρας. ποιήσαντες συστροφὴν of ᾿Ιουδαῖοι ἀνεθεμάτισαν ἑαυτούς, λέγοντες ὑνήτε φαγεῖν μήτε πεῖν ἔως où ἀποχτείνωσιν τὸν Παῦλον. 18. ἦσαν δὲ πλείους τεσσεράχοντα οἱ ταύτην τὴν συνωμοσίαν ποιησάμινοι" 14. οἵτινες προσελθόντες τοῖς ἀρχιερεῦσιν χαὶ τοῖς πρεσθυτέροις εἶπαν ᾿Αναθέματι ἀνεθεματίσαμεν ἑαυτούς μηδενὸς γεύσασθαι ἕως οὗ ἀποχτείνωμεν τὸν Παῦλον. 15. νῦν οὖν ὑμεῖς ἐμφανίσατε >, ὅπως χαταγάγῃ αὐτὸν εἰς ὑμᾶς ὡς μέλλοντας διαγινώσχειν ἀχριῤδέστερον τὰ περὶ αὐτοῦ" ἡμεῖς δὲ πρὸ τοῦ ἐγγίσαι αὐτὸν ἕτοιμοί ἐσμεν
τὸ re ᾽ , N € TES SRE IS 2 so τοῦ ἀνελεῖν αὐτόν. 16. ἀχούσας δὲ ὁ υἱὸς τῆς ἀδελφῆς [[αύλου τὴν ἐνέδραν, παρα-
ΧΧΙΠ, 42-35 : CompLor DES JuiFs; ENVOI DE PAUL À CÉSsARÉE.
ἡ 12) ποιήσαντες συστροφὴν οἱ Ἰουδαῖοι ou τινὲς τῶν Ἰουδαίων, H LP Pesch. Vig. Flor. quidam ex Judaeis. — συστροφή, action de rassembler, réunion, troupe, cf. χιχ, 40; συνωμοσίαν, Ÿ 13, précise le sens; il signifie aussi conjuration, Amos, vu, 10. — γενομένης δὲ ἡμέρας, le jour qui suivit la nuit où Jésus apparut à Paul. ἀνεθεμάτισαν ἑαυτούς, ils anathématisèrent, ils maudirent eux-mêmes, ils se placèrent eux-mêmes sous un,
anathème, se déclarèrent passibles des plus sévères punitions de Dieu. — ἀναθεματίζω, dérivé de ἀνάθεμα, offrande, chose consacrée ou chose maudite, Gal. 1, 8; Rom.1x,3; I Cor. xu, 3; Gal. 1, 8. ἀναθεματίζεν terme hellénistique, — αἥτε φάγειν : μή, précédé
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d'ordinaire de ἢ μήν est la négation, régulière employée pour les serments dans le grec classique. μήτε πεῖν, construction hellénistique pour le classique πιεῖν, Jn. 1v, 9. C'était la plus rigoureuse excommunication chez les Juifs. ἕως οὗ cf. Mt. v, 25; χπι, 89; Jn.1x, 18. — On ἃ des exemples de serments similaires par anathème dans Josèphe,
Vita, 53, et une conspiration analogue de dix hommés pour tuer Hérode, Josèrre,
Ant. jud. xv, 8, 3, 6. Cette conspiration juive, quoiqu’elle soit restée sans résultat, répond bien au fanatisme juif. Erant autem haud infrequentes devotiones tales, quibus homines ad faciendum aliquid religione se abstringebant : quod si vi majore impediti essent facere, patebat via per doctores legis sese voto exsolvendi, Brass.
Ÿ 13) ἦσαν δὲ πλείους τεσσεράχοντα. De quel parti étaient ces Juifs qui avaient formé cette conspiration, συνωμοσίαν ὃ On l’ignore. C'était probablement des sadducéens; Edersheim croit que c’étaient des pharisiens : Knowling, Knabenbauer pensent que parmi eux il y avait un bon nombre de Juifs d'Asie, d'Éphèse.
Ὑ 14) οἵτινες, est le relatif employé d'ordinaire par Luc pour introduire un nouvel événement. τοῖς ἀρχιερεῦσιν (principem Gig. Harkl.). καὶ τοῖς πρεσδυτέροις. C'est-à-dire à ceux qui étaient hostiles à Paul, les sadducéens, membres du Sanhédrin. ἀναθέματι
᾿ἀνεθεματίσαμεν ἑαυτούς, hébraïsme; strictissime, diris imprecationibus nos obligavimus,
KNABENBAUER. ἑαυτούς est emphatique. ἀνεθεματίσαμεν étant au moyen, le pronom réfléchi n'était pas nécessaire, mais il renforce l'expression. Le pronom relatif de la 3e personne peut suivre un sujet de la 1'e et de la 2%, Après μηδενὸς γεύσασθαι. Flor. Gig. ajoutent in totum. Les témoins du texte occidental sont ici très divergents.
Ÿ 15) νῦν οὖν, 4 fois dans les Actes. ἐμφανίσατε, aoriste impératif de ἐνφανίζω, rendre visible, faire voir, montrer, déclarer, signifier, communiquer, Æsther, 11, 22. χαί αὐτὴ ἐνεφάσισεν τῷ βασιλεῖ τὰ τῆς ἐπιθουλῆς, cf. Act. xxiv, 1; xxv, 2, 15. Cette expression n’est pas très exacte, car elle semble indiquer que le Sanhédrin avait le droit de donner des
ordres au Chiliarque, ce qui est contraire à la réalité. La traduction, adressez-vous, ne rend pas la force de ἐυφανίσατε.
12. Quand le jour fut venu, les Juifs, ayant fait un rassemblement s’anathématisèrent eux-mêmes en disant qu’ils ne mangeraient ni ne boiraient jusqu’à ce qu'ils eussent tué Paul. 13. Ils étaient plus de quarante qui firent cette conjuration. 14. Ceux-ci allèrent trouver les grands prêtres et les anciens et leur dirent : Nous avons juré par des anathèmes contre nous-
mêmes de ne rien manger jusqu’à ce que nous ayons tué Paul. 15. Vous
donc maintenant avec le Sanhédrin, signifiez au Chiliarque qu'il l’amène devant vous, comme si vous deviez examiner plus exactement ce qui le regarde, et nous, nous sommes prêts à le tuer avant qu’il approche. 16. Mais le fils de la sœur de Paul ayant appris ce guet-apens, vint et étant entré
σὺν τῷ συνεδρίῳ, la position de σὺν τῷ συνεδρίῳ est extraordinaire; la Sahidique et l’Harkléenne corrigent le texte : (rogamus) ut cum congregaveritis concessum indicitis
tribuno. Tous les membres du Sanhédrin, ceux qui étaient hostiles à Paul et ceux qui
lui étaient favorables, car ces derniers ne pouvaient se refuser à une nouvelle enquête qui établirait la non-culpabilité de l’Apôtre.
ὅπως : dans le N. T. après les verbes d’exhortation, de commandement, la formule de l’objet est exprimée par ὅπως avec le subjonctif, Burron. 200. Après ὅπως H L P 614 ajoutent αὔριον demain. ὡς μέλλοντας : on trouve plusieurs fois dans Luc xvi, 1; xx, 14;
Act. xx, 20; xxvir, 30, ὡς, avec le participe pour exprimer le prétexte allégué par
autrui; Cf. Burton, ὃ 440. Cet emploi de ὡς et d’un participe ne paraît pas exister ailleurs que chez Luc; c’est un reste de la langue littéraire, ViTEAu, 1, 189. — διαγινώσχειν distinguer, examiner à fond, connaître parfaitement et par extension juger. Il ne s’agit pas cependant ici d'un jugement, comme xxiv, 22; xxv, 21, mais d’une - enquête. Felten croit que διαγινώσχειν signifie décider, statuer, πρὸ τοῦ ἐγγίσαι, avant que Paul fut arrivé au lieu de l’Assemblée, afin que le crime ne püt être imputé au Sanhédrin.
ἕτοιμοι ἐσμεν τοῦ ἀνελεῖν αὐτόν, le génitif de l'infinitif se trouve après les adjectifs qui marquent la disposition, l'aptitude, dans Luc et Paul seulement, sauf I Pr.iv, 17; cf. Ez. χχι, 11:1 Macch. 11, 53. 614 Harkl. mg. complètent la pensée : ἐὰν δέῃ. καὶ ἀποθανεῖν, licet oporteat adeo nos mori, Flor. — Les conspirateurs ont été poussés à cet acte parce qu'ils savaient que le Sanhédrin ne pouvait condamner à mort sans l'approbation du Chiliarque, et qu'ils étaient persuadés que celui-ci n'approuve-
rait pas cette violence contre Paul. Ils ne pouvaient atteindre Paul en sûreté dansla À
forteresse Antonia; ils demandent donc au Sanhédrin d'obtenir du Chiliarque de faire comparaître Paul une seconde fois sous prétexte de s'informer plus exactement de son affaire. Il faudrait livrer un combat avec les soldats qui conduiraient Paul, mais quarante hommes viendraient à bout de ces soldats, quoique non sans effusion de sang. On croirait difficilement à l'exactitude d’un tel récit s’il ne s'agissait pas des
Juifs. Cf. KnasexBauer, p. 386, la réfutation des objections de Hilgenfeld contre ce.
récit.
ÿ 16) ὃ υἱὸς τῆς ἀδελφῆς Παύλου : Le jeune homme était-il à Jérusalem avec sa mère, ou :
y était-il seul, y faisant ses études comme Paul autrefois ou l’Apôtre l’avait-il amené avec lui? Nous ne le savons. C’est la seule allusion qui soit faite dans le N. T. à des membres de la famille de l'Apôtre; nous ne savons ni l’âge, ni le nom de ce jeune
homme, Ce n’était pas un Juif fanatique car, s’il l'avait été, ni les liens du sang ni
ceux de l'amitié ne l’auraient arrêté. Edersheim, Jewish Soc. and Life, Ὁ. 227 nous
γενόμενος χαὶ εἰσελθὼν εἰς τὴν παρεμόοχὴν ἀπήγγειλεν τῷ Παύλῳ. 17. προσχαλεσάμενος δὲ ὁ [Παῦλος ἕνα τῶν ἑχατοντάρχων ἔφη" ᾿Ῥὸν νεανίαν τοῦτον ἄπαγε πρὸς τὸν χιλίαρχον" ἔχει γὰρ ἀπαγγεῖλαι τι αὐτῷ. 18. Ὃ μὲν οὖν παραλαδὼν αὐτὸν ἤγαγεν πρὸς τὸν χιλίαρχον χαὶ φησίν. Ὃ δέσμιος TToÿkoe προσχαλεσάμιενός μὲ ἠρώτησεν τοῦτον τὸν νεανίσχον ἀγαγεῖν πρὸ σέ, ἔχοντά τι λαλῆσαί σοι. 19. ἐπιλαδό-
μένος δὲ τῆς χέιρὸς αὐτοῦ ὁ χιλίαρχος χαὶ ἀναχωρήσας ar’ ἰδίαν ἐπυνθάνετο᾽ Τί ἐστιν
NOUS D =" GS ἔχεις ἀπαγγεῖλαί μοι; 20. εἶπεν δὲ ὅτι οἱ ᾿Ιουδαῖοι συνέθεντο τοῦ ἐρωτῆσαί σε ὅπω ᾿ ᾽ ᾿ ᾿ ΓΘ - 4 εἴ 23 € 2 αὔριον τὸν [aÿAov χαταγάγης εἰς τὸ συνέδριον ὡς μέλλων τι ἀχριθέστερον πυνθάνεσθαι
RULES ἀνέλωσιν αὐτόν᾽ nat νῦν εἰσὶν ἕτοιμοι προσδεχόμενοι τὴν ἀπὸ υἱὲν οὖν χιλίαρχος ἀπέλυσε τὸν νεανί π tac μιηδενὶ à υ, χιλίαρχος ἀπέλυσε τὸν γεανίσχον, παραγγείλας μιηδενὶ EX
apprend comment ce jeune homme, membre d’une corporation, ἃ pu avoir peut-être connaissance de cette conspiration. Le texte ne nous apprenant rien à son sujet, nous: sommes obligés de dire avec Blass : quis is fuerit, unde rescierit, ignoratur. —
παραγενόμενος, familier à Luc, s’avancer, s'approcher; Paul n'étant pas condamné pouvait
donc recevoir les visites ne ses proches; il est possible aussi que le Chiliarque fût indulgent et voulût réparer sa faute d’avoir fait lier un citoyen romain.
Ÿ 17) ἔχει γάρ, il ἃ quelque chose d’important. ἀπαγγεῖλαι αὐτῷ apporter une réponse, révéler, faire connaître, communiquer. — Malgré l'assurance que Jésus avait donnée à l’Apôtre que son désir d’allér à Rome serait réalisé, celui-ci néanmoins prend toutes
les mesures nécessaires pour échapper aux dangers qui le menaçaient.
Υ 18) 6 δέσμιος Παῦλος, ici pour la première fois. Paul ἃ employé plusieurs fois cette expression; il était prisonnier du Christ, Ephés. mr, 1; 1v, 1; IT Tom. τ, 8. Paul était prisonnier et placé sous la libera custodia, ou la custodia militaris, lié à un soldat qui le gardait. Ce terme δέσμιος veut peut-être dire simplement que Paul était gardé dans la forteresse Antonia.
Ÿ 19) ἐπιλαθόμενος cf. Le. vin, 54; aoriste moyen de ἐπιλαμδάνω, se saisir. τῆς χειρὸς αὐτοῦ ὃ χιλίαρχος : Le geste du Chiliarque est familier : celui-ci veut encourager le jeune homme à parler librement comme à un ami. — κατ᾽ ἰδίαν doit-il être joint à ἀναχωρήσας, l'ayant retiré à l'écart, où à ἐπυνθάνετο ὃ — χατ᾽ ἰδίαν, il lui äemanda en particulier les deux sont possibles. κατ᾽ ἰδίαν einév, £c. x, 23; secessit cum eo seorsum, Vie. secedens in parte ἃ, sont pour la première hypothèse aïnsi que Ze. 1x, 10. Le Chiliarque prend le jeune homme à part afin que sa communication reste secrète.
Ÿ 20) ὅτί oi Ἰουδαῖοι passage du style direct au style indirect. συνέθεντο, aoriste 2 moyen de συντίθηυι, ranger pour soi, ranger dans sa pensée, convenir de, stipuler par un contrat, Le. xx11, 5. — τοῦ ἐρωτῆσαι questionner, s'informer de; dans la langue vulgaire prier, rogare. Ce terme implique une certaine égalité avec la personne à qui on s'adresse, c’est une requête et non une demande. αὔριον, demain; cette date n'avait pas été fixée précédemment,
ὡς μέλλων : ce terme est exprimé différemment par les manuscrits et le sens de la phrase dépend du terme adopté. ὡς μέλλων N° ABEd désigne le Chiliarque qui devait s'informer plus exactement de ce qui concerne Paul. Dans la première audience il n'avait rien appris de certain sur Paul; il devait done s’enquérir de nouveau de Fétat
dans la caserne en donna avis à Paul. 17. Ayant appelé un des centurions, Paul [lui] dit : Conduis ce jeune homme au Chiliarque, car il a quelque chose à lui révéler. 18. [Le centurion] l’ayant done pris le conduisit au Chiliarque et dit : Le prisonnier Paul m'avant appelé m'a demandé de t’amener ce jeune homme, qui a quelque chose à te dire. 19. Le Chiliarque l'ayant pris par la main et l’ayant conduit à l'écart, lui demanda : Qu'’as-tu à me révéler? 20. Il lui dit : Les Juifs se sont concertés pour te demander d'amener Paul demain dèvant le Sanhédrin, comme devant s'informer plus exactement à son sujet. 21. Toi donc, ne 165 crois pas, car plus de quarante d’entre eux lui préparent un guct-apens et ont juré avec des imprécations contre eux-mêmes de ne manger ni boire qu'ils ne l’aient tué, et maintenant ils sont prêts, attendant de toi cette promesse. 22, Le Chiliarque renvoya le jeune homme, après lui avoir ordonné de ne dire à
des faits, car il ne pouvait retenir un homme sans savoir s’il était coupable ou non; cf. χχιι, 30. Mais d’après cette interprétation les Juifs auraient prétendu indiquer au Chiliarque ce qu’il avait à faire et, en outre, elle ne s'accorde pas avec la première rédaction de ce passage, Ÿ 15, où il s’agit du Sanhédrin qui devait examiner plus nettement cette affaire. — ὡς μέλλωντες ED? min. Vig. Gig. Pesch. Harkl. Sah. Arm- C’est une référence au ÿ 15. Ce sont les Juifs qui doivent s'informer plus exactement au sujet de Paul; mais en réalité ils n’ont pas à faire cette recherche, ils savent à quoi s’en tenir. Ils n’ont donc pas à avouer qu'ils accusent Paul sans connaître de quoi il est coupable. — Les autres variantes : μέλλον, N, qualifie le Sanhédrin; μέλλοντα, HLP désigne le Chiliarque; μελλόντων, N°, qualifie le Sanhédrin. Preuschen croit que uäloy est la leçon originale se rapportant à εἰς τὸ συνέδριον. Les divers copistes ont essayé d'expliquer le texte. — Si l'on emploie le pluriel μέλλοντες le membre de phrase exprime le prétexte mis en avant par les conspirateurs; si l’on adopte le singulier, μέλλων, il est plus en accord avec le respect du jeune homme qui reporterait la conduite de l'enquête au Chiliarque. πυνθάνεσθαι, sciscitari, plus expressif que διαγινώσχω.
Ÿ 21) où οὖν μὴ πεισθῆς αὐτοῖς : passage au style direct; la forme de Ia réponse est un peu familière : Ne crois pas, ou ne sois pas persuadé par eux; mais le ton a pu être respectueux. ἐνεδρεύουσιν se mettre en embuscade, attendre quelqu'un dans une embuscade; au présent, pour indiquer que le projet des conjurés est mûr, qu'il est déjà en exécution; ici seulement et Ze. x1, 5%. nat νῦν, xx, 22. Foriacensis exprime dilféremment le passage : ergo tu ne suadaris, sunt enim ex eis plus hominib. χα parati qui eum interficiant qui et devouerunt se nullam rem gustaturos quoadusq. hoc agant. προσδεχόμενοι, ce verbe ἃ deux sens : recevoir favorablement, agréer ou désirer, attendre une chose : il est ici dans ce dernier sens, 4 fois dans Luc. — ἐπαγγελίαν déctaration, promesse; ici seulement dans le sens de promesse humaine; ailleurs, ἐπαγγελία est employé au sens de promesse divine, accordée spontanément par Dieu et non en
réponse à une demande, 11, 39; Gal. 111, 16 etc. — ἀπὸ σοῦ est une périphrase du génitif : il signifie, ta promesse, ou la promesse devant être faite par toi. — Les Juifs
attendent de toi, dit le jeune homme au Chiliarque, que tu promettes de faire ce qu’ils te demandent; ils ne doutent pas que tu n’acquiesces à leur demande; c’est pourquoi, ils se sont déjà préparés à accomplir leur projet.
ἡ 22) ἐχλαλῆσαι, divulguer, ici seulement dans le N. T. ὅτι ταῦτα ἐνεφάνισας : passage du style indirect au direct, forme très ordinaire dans le grec classique. La Vulgate
PR OP PO PE M A ον An ee tbe
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Eroumdoure στρατιώτας διαχοσίους ὅπως τ ἕως Ἰζαισαρίας, καὶ ἱππεῖ
| ἑόδομιήκοντα χαὶ δεξιολάόδους διαχοσίους, ἀπὸ τρίτης ὥρας τῆς νυχτός, 21.. nr τήνη TE
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παραστῆσαι, ἵνα ἐπιδιόάσαντες τὸν Παῦλον διασώσωσι πρὸς: Φήλιχα τὸν no
et Floriacensis n’ont pas cette transition : quoniam haec nota 5101 fuisset : ἃ l’a conservée : quia haec nota fecisti ad me.
ÿ 23) Cette nouvelle des embûches des Juifs ne pouvait qu'être agréable au Chiliarque. Elle lui offrait une occasion favorable de se débarrasser de son prisonnier, lequel était une occasion de trouble dans la ville; elle lui offrait aussi une occasion de se faire valoir comme protecteur d’un citoyen romain. Il a voulu étouffer l'affaire, crainte de graves agitations; il prend donc rapidement les mesures nécessaires pour faire aboutir cette Opération,
τινὰς δύο, N B 13 61; τίς placé devant un nom de nombre le rend indéfini : deux ou trois des centurions. Blass n’est pas de cet avis : τινὰς δύο non potest esse circiter duos, id enim sit vel unus vel duo vel tres. Mais il peut signifier certains centurions dont deux en qui il avait confiance. — AEHLP 614 ont δύο τινάς.
ἐτοιμάσατε : ici seulement dans les Actes; souvent dans l’évangile de Luc. Cet impératif aoriste implique l’idée : tenez prêt pour marcher immédiatement, στρατιώτας διακοσίους ; la phrase est ici assez embarrassée et le nombre des soldats mobilisés paraît
- plus grand qu’il n’est nécessaire, en supposant même que le Chiliarque ait voulu
empêcher les conjurés d'attaquer cette troupe : il y aurait eu 470 hommes. De plus, d'après ce texte, les 200 soldats auraient accompagné Paul jusqu’à Césarée, ce qui est contraire au ÿ 32, où il est dit qu’ils allèrent seulement jusqu'à Antipatris, et que seuls les cavaliers continuèrent leur route jusqu'à Césarée. Le texte du Floriacensis résout la difficulté : praeparate milites, qui eant usque in Caesarea, equites centum et pedites ducentos. Les milites seraient donc un terme général qui engloberait les cavaliers et les fantassins. L'Harkléenne mg. explique ainsi 16 texte : εἶπεν: ἕτοιμοί ἐστε ὅπως πορευθῆτε, χαὶ ἐχέλευσεν τοῖς ἑκατοντάρχαις χτῆνος παραστῆσαι [rat ρ᾽ ἱππεὶς] ἵνα ἐπιδιδάσωσι τὸν Παῦλον τῇ νυχτί. Si nous nous en tenons à la leçon de notre texte fortement soutenue, les soldats dénommés στρατιώτας, seraient les soldats pesamment armés, milites gravis armaturae; les cavaliers, ἱππεῖς, recrutés d'ordinaire dans les provinces, surtout en Numidie et les πο ἔοι: dont on ne connaît pas exactement le rôle. — δεξιολάδους terme presque inconnu. On le trouve seulement ici et dans Théophylacte Simocatte, ιν, 1, vire siècle, qui le donne d’après le texte des Actes et dans Constantin Porphyrogénète, Them. xvu, 16, au sens de gardes, satellites; c’est aussi la sigmification
que leur a donné une scholie de Mattheï, p. 412; ce sont des stipatores, Harkléenne,
des lancearii, Vig. D'après la Chaîne arm. p. 405, ce sont des gardes, armés de
lances, les speculatores in lanceis, de Suétone, Claud. 35. Au lieu de δεξιολάδους Alexandrinus a δεξιοδόλους : des lanceurs de javelines. — 614 Gig. Arm:. Par.? Harkl, Vilg. CI. donnent une raison de cette mobilisation considérable. Voir le texte à la fin du ÿ 24. ἀπὸ τρίτης ὥρας, à la troisième heure de la nuit, c'est-à-dire à la troisième heure après le coucher du soleil, vers neuf heures du soir; la nuit était divisée*en douze
heures comme le jour. En voyageant ainsi de nuit Paul pouvait être en sûreté à.
Antipatris le lendemain à l'aube.
Υ 24) χτήνη : bête de charge, jumenta. Vilg. et aussi bête de selle, Le. x, 34; au pluriel, parce qu'un second cheval était nécessaire pour le soldat qui gardait Paul et
personne qu'il lui avait révélé ces choses. 23. Et ayant appelé deux des centurions, 1] leur dit : Tenez prêts deux cents soldats pour aller jusqu’à Césarée, soixante et dix cavaliers, et deux cents lanciers dès la troisième heure de la nuit. 24. Que des montures soient prêtes, afin qu'ayant fait monter Paul, ils le conduisent sain et sauf au procurateur Félix. 25. Il lui écrivit une lettre en ces termes : 26. Claudius Lysias au très excellent
aussi des chevaux pour porter les bagages. Pesch. Harkl. Flor. Par.2? ont χτήνος,
visant seulement le cheval de Paul. — παραστῆσαι dépend de εἶπεν, Ÿ 23; passage au style indirect. — ἵνα ëmét6doavres. faire monter sur; avant διασώσωσι, Flor. Harkl. mg. ajoutent διὰ νυχτός. διασώσωσι de διασώζω sauver au travers, conserver, faire échapper sain et sauf; après διασώσωσι 614 ajoute εἰς Katodpctav. Φήλιχα, Tacite, Hist. v, 9, a stigmatisé Félix d’une seule phrase : Antonius Felix per omnem saevitiam ac libidinem jus regium servili ingenio exercuit. Antonius Felix, comme son frère Pallas, le favori de Claude et de Néron, était un affranchi de la
maison impériale. Il fut d'abord gouverneur de la Samarie, en 41; Tacire, Ann, χα, 56; en 52, il fut nommé procurateur de la Judée, Josèpne, Ant. jud. xx, 1, 5; en 60 il fut.
rappelé par Néron; en 63 il fut mis à mort par ordre de celui-ci. Tacite et Josèphe ont flétri sa violence inique : cuncta malefacta sibi impune ratus tanta potentia subnixo, Ann. x11, 54.
τὸν ἡγεμόνα; terme général qui désigne un chef quelconque, celui qui marche en avant, qui conduit; dans le N. T. il désigne le procurateur, au lieu de ἐπίτροπος classique, ou un chef en général, Le. xxr, 12. Après ἡγεμόνα, 614 Gig. Wern. Par.? Harkl. mg. ajoutent : ἐφοδήθη γὰρ μήποτε ἁρπασάντες αὐτὸν οἱ Ἰουδαῖοι ἀποχτείνωσιν, χαὶ αὐτός μεταξὺ ἔγχλημα ἔχη ὡς ἀργύριον εἰληφώς. — Timuit enim ne forte raperent eum Judaeiï, et occiderent, etipse postea calumniam sustineret, tamquam accepturus pecuniam, Vlg.
Ÿ 25) ἔχουσαν, N BE 61 614; περιέχουσαν AHLP, environner, embrasser, contenir, renfermer, τὸν τύπον τοῦτον ; haec Vlo. formam hanc, d, τύπος empreinte, par extension forme, résumé; Cf. ἐν τύπῳ εἰπεῖν s'exprimer, sommairement. τύπον désigne donc le contenu exact (exemplum), de la lettre. Sur les formalités des lettres dans l'antiquité, cf. WenpLanp, die hell. rom. Kultur, 2e À. n. 411. Cette lettre, écrite par un Romain à un Romain, devait être en latin, comme celle de Pline à Trojan, Æpust. x, 97. La loi romaine obligeait un officier inférieur à exposer par écrit à son supérieur l'objet de la plainte : le terme technique de ce rapport était elogium. Celle-ci est plutôt un témoignage en faveur de Paul qu’un acte d'accusation.
Cette lettre porte des caractères indéniables d'authenticité. Luc a pu la connaître par Paul qui a dû l’entendre lire au tribunal lorsqu'elle a été lue devant Félix comme préliminaire d'enquête, ou bien il en ἃ eu connaissance à Rome lorsque cette lettre fut transmise au pouvoir impérial pour l’appel de Paul à l’empereur, ou mieux encore Luc en ἃ eu connaissance à Césarée, pendant son séjour de deux ans dans cette ville. Blass croit que Luc ἃ pu composer cette lettre lui-même, maïs il ajoute : neque tamen vera epistula Lysiae ab hac nimium differebat. Preuschen tient cette lettre
- pour une composition de l’auteur : sa non authenticité ressort, dit-il, de ce fait que.
l'emprisonnement de Paulest donné comme une mesure de défense d’un citoyen romain.
Ÿ 26) χρατίστῳ, Le. 1, 8; Act. χχιν, 3; xxvi, 25. C'est le titre donné à ceux qui sont constitués en dignité, qui sont en fonction; il répond au latin, egregius. On le trouve appliqué aux procurateurs, aux ἀρχιερεύς, λογιστής, ἐπίτροπος et aux dames de qualité. Ici,
ACTES DES APOTRES, XXII, 22-26. ANS T6re À
OPUS , μὰ