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΄ ἘΝ pe \ ! “ LES, τ᾿ 7 , 7 ποίας ἐπαρχείας ἐστίν, χαὶ πυθόμενος ὅτι ἀπὸ Κιλικίας, 35. διαχούσομαί σου, ἔφη; ε - - € ὅταν χαὶ οἱ χατήγοροί σου παραγένωνται. χελεύσας ἐν τῷ πραιτωρίῳ τοῦ Πρῴδου
seraient à compter à partir de son départ de Jérusalem. — ἀναλαδόντες répond ἃ ἐπιόι- Gasdvres, Ÿ 24. διὰ γυχτός : διά, avec le génitif de temps est rare. Pendant la nuit et non en une nuit comme s'ils avaient fait nécessairement le trajet de Jérusalem à Antipatris dans l'espace de la nuit, de 9 heures, heure du départ à 6 heures du matin, heure d'arrivée. La distance entre Jérusalem et Antipatris était de 63 kilom., le trajet a donc pu dit-on, être fait en neuf heures par une troupe composée de fantassins et de cavaliers. — La moyenne de marche aurait été de 4 milles à l'heure, soit 7 k® 200, ce qui paraît être difficile à exécuter pour des fantassins. Il semble plus probable que διὰ γυχτός, pendant la nuit, est en opposition avec pendant le jour. Paul fut conduit à Antipatris pendant la nuit : l’escorte se rendit à à Nicopolis la première nuit; elle s’y reposa pendant le jour; puis la deuxième nuit elle arriva à Antipatris. τῇ ἐπαύριον du ÿ suivant marque donc le lendemain après leur arrivée à Antipatris et non après leur départ de Jérusalem. — Π n’est pas cependant nécessaire de faire cette opposition. διὰ
votés n'indique pas précisément que tout le trajet de Jérusalem à Antipatris a été fait
pendant la nuit. Il suffit pour justifier l'expression qu'il ait été exécuté dans sa plus grande partie pendant la nuit, quand même on aurait voyagé quelques heures pendant le jour, ce qu: n'exclut pas le texte, où il n’est pas dit qu'on arriva de bon matin. — Hackett d'ailleurs croit que le trajet en une nuit était possible. Si l’escorte de Paul a
à Gophna vers minuit, et à l’aube elle ἃ atteint les dernières collines qui dominent la pleine du Saron.
Josèphe nous apprend qu'Antipatris était située dans la plaine fertile du Saron, Guer. jud. 1, xxt1, 9; qu’elle était bien arrosée d’eau, entourée d'arbres, Ant. jJud., xwi, ÿ 2, et placée dans le voisinage de la montagne, Guer. jud., I, 1v, 7. Elle avait été bâtie par Hérode le Grand sur l'emplacement de Kapharsaba ou Chabarzaba, et avait été appelée Antipatris en souvenir d’Antipater, père d'Hérode, Ant. jud., XIII, xv, 1 XVI, v, 2. Elle était à quarante-deux milles romains de Jérusalem et à seize de Césarée. — ΕΝ serait, d'après Robinson, à identifier avec Kefr-Saba; d’après W. Guérin, avec Medjdel-Yaba; d'après Loisy avec Kalat râs-el-ain.
ἡ 32) τῇ δὲ ἐπαύριον, le lendemain de leur, arrivée à Antipatris, par rapport à leur départ de Jérusalem, par conséquent le jour de leur arrivée à Antipatris. À 63 kilomètres de Jérusalem, il n’y avait plus à craindre une attaque des Juifs contre Paul; une
troupe aussi nombreuse n'était plus nécessaire. Les fantassins laissèrent donc les
cavaliers continuer à escorter Paul jusqu’à Césarée, et eux, ils retournèrent à la forteresse Antonia où leur présence était plus utile. ἐάσαντες : le sujet est στρατιῶται au sens strict de fantassin. ᾽
εἰς τὴν παρεμθολήν, désigne la forteresse prise en général; il s’agit ici des baraques ou casernes dans lesquelles campaient les soldats. — ἀπέρχεσθαι partir, s’en aller, leçon de NABE au lieu de πορεύεσθαι faire route, marcher. Gigas suppose que les soldats sont demeurés à Antipatris : relictis militibus ad castra cum solis equitibus venerunt in
Caesaream.
ÿ 33) οἵτινες, c’est-à-dire οἱ ἐππεῖς, — ἀναδόντες ici seulement dans le sens de remettre
ordonné, prirent Paul et le conduisirent de nuit à Antipatris. 39. Et le len- Die. demain, ayant laissé les cavaliers s’en aller avec lui, ils retournèrent à τὸ la nues 33. Étant arrivés à Césarée et ayant remis la lettre au pro curateur, ils [en cavaliers] lui présentèrent aussi Paul. 34. L’ayant lue, il lui demanda de quelle province il était. Ayant appris qu'il était de Cilicie, 35.
il luï dit : Je t’entendrai quand tes accusateurs seront aussi venus. Et il : ordonna qu'il fût gardé dans 16 prétoire d'Hérode.
une lettre. — ἀνάδίδωμι signifie faire naître, répartir, distribuer. Hobart croit que la phrase est caractéristique d’un écrivain médecin parce que Hippocrate emploie ce terme au lieu de δίδωμι en parlant d’un messager qui remet une lettre, mais Polybe et Plutarque l’ont employé dans le même sens. PA
| ÿ 34) Le procurateur interroge Paul sur des faits qui n’ont pas été mentionnés dans
la lettre, à savoir de quelle province il était; ποίας équivaudrait à τίνος, Brass, ou plutôt de quelle sorte de province il était, impériale ou sénaloriale. ἐπαρχία peut désigier une province tout entière ou une partie de province, comme par exemple la Judée par rapport à la Syrie. 614 et Harkl. mg. présentent les faits sous forme de dialogue. za ἐπηρώτησας (ἐπηρώτησεν, Harkl.) Gig. τὸν Παῦλον : Ἔχ ποίας ἐπαρχίας εἴ; ἔφη Κίλιξ (nat Een à Κιλικίας, ΗΔΡΚΙ.) καὶ πυθόμενος ἔφη 85) ᾿Αχούσομιαί σου, ὅταν. ---- πυθόμενος participe aoriste 2 de πυνθάνομαι, apprendre. Ayant appris de Paul qu'il était de Cilicie, province impériale, il lui dit qu'il l’entendra plus tard.
Ÿ 35) διαχούσομαι, futur de διαχούω, plus expressif que ἀχούω; écouter soigneusement, jusqu’à la fin, avec faveur. Ce verbe est employé pour le cas d’une audition judiciaire, Ft Dron Cassius, xxxv1, 53. Deissmann, M. B. $. p. 57, donne des exemples de ce sens: tirés des papyrus. Donc, dit le procurateur, je te ferai subir un interrogatoire en règle et pour cela il faut que tes accusateurs soient présents. — Ces paroles, je t'entendrai lorsque tes accusateurs seront présents, supposent que Paul ἃ demandé à être jugé; 1] a réclamé la juridiction du procurateur et refusé d’être soumis à celle du Sanhédrin; l'audience alors sera reprise ab ovo, suivant le précepte du droit : Qui cum elogio mittuntur, ex integro audiendi sunt, etsi per litteras missi fuerint, vel etiam per irenarchas perducti, Dig. xzvir, 8, 6, 1. La cause que Félix va maintenant examiner se ramène à deux questions : les griefs soulevés par l'accusation sont-ils réels, et, supposé qu’ils le soient, sont-ils de la compétence du Sanhédrin ou de celle du procurateur?
Tout ce récit répond bien à la pratique romaïne. Le gouverneur d’une province ne devait pas accorder une confiance aveugle au document qui accompagnait le prisonnier;
il devait faire lui-même un examen nouveau des faits, --- πραιτωρίῳ τοῦ Ἡρῴδου, le prétoire d'Hérode était le palais bâti par Hérode, et devenu la demeure du procurateur. Bien i que Josèphe dans sa description de Gésarée, Guer. jud. 1, 21, 5, ne parle pas de ce … palais, il n’y a pas lieu de douter de son existence. Les Romaïns se servaient des palais royaux pour y établir leurs préteurs : cf. Cicéron, Verres, 4, 5 80 : Illa domus praetoria (Syracusis) quae regis Hieronis fuit. On appelait prétoire l'édifice où habitait et rendait la justice le préteur ou toute autre personne, gouverneur de province, procurateur. Ces palais étaient des forteresses, dans lesquelles se trouvait un lieu de τὰς garde, une prison, où Paul ἃ dû être enfermé et non dans la prison publique. La | custodia a dû être légère; puisque Paul pouvait y recevoir ses amis et ses serviteurs, τ 29: À ΤᾺ ACTES DES APOTRES. 13 ἊΝ