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en tout et partout, très excellent Félix, avec une pleine action de grâces.
&. Mais pour ne pas t’arrèter trop longtemps, je te prie de nous écouter brièvement selon ta clémence. 5. Nous avons trouvé cet homme, une peste, qui suscite des troubles à tous les Juifs qui sont dans le monde entier et
qui est le chef de la secte des Nazaréens. 6. Il ἃ même tenté de profaner
le Temple. Nous l’avions aussi pris. Tu pourras toi-même en l’interrogeant,
liance de Rome avec Simon Macchabée et lequel enjoignait aux états voisins de remettre au grand prêtre « les pestes » qui auraient fui de Judée chez eux, afin que le grand prêtre les jugeât « selon la Loi », 1 Mace. xv, 31. Le Sanhédrin demande à juger cet homme, qui est une peste, selon la Loi, conformément au décret précité. — κατὰ τὴν οἰχουμένην, la terre habitée, l'empire romain, Gigas présente l’accusation d’une façon plus explicite : invenimus hunc virum pestem et concitantem seditiones non tantum generi nostro sed fere universo orbi terrarum et omnibus Judaeis.
πρωτοστάτην : terme dérivé de l'état militaire désignant eelui qui marche au premier rang de l’armée, le chef de file. — τε réunit les deux clauses d'accusation et indique que c’est comme chef des Nazaréens qu'il excite des divisions parmi les Juifs. Tertullus fait allusion aux divisions qui se sont produites chez les Juifs du fait de la scission opérée par la naissance de la secte des Nazaréens. La Vulgate change le sens de la phrase; elle traduit πρωτοστάτην par auctorem seditionis sectae Nazarenorum. τῆς τῶν Ναζωραίων αἱρέσεως : αἱρέσις, assemblée d'hommes qui se séparent des
autres et professent des doctrines particulières, ef. v. 17; xv, 5 etc. aipéots n'est pas
pris dans les Actes au sens péjoratif; il est employé pour désigner les partis religieux chez les Juifs. Cependant il ne s’agit pas ici de difficultés théologiques, mais de partis politiques. Cela prouve, dit Preuschen, que le récit s'appuie sur un souvenir exact. — Ναζωραῖος, terme de mépris appliqué par les Juifs aux disciples de Jésus, qui était
de Nazareth. D'après Jean, τ, 46, 47; vu, 44, les Juifs regardaient Jésus comme un
faux Messie parce qu'il venait de Nazareth. Ici seulement les fidèles sont appelés Natwpatwv. Les Juifs donnaient aux chrétiens, que les Grecs appelaïent Χριστιανοί, le nom de Nazaréen; on trouve cette appellation dans la plus ancienne forme des Dixhuit Demandes, dont un fragment trouvé au Gaïre a été publié, O. Horrzmanx, Berakot, 16; οἱ. ÉPIPHANE, Haer. xxix, 1; PrReuscnen, 137, sur l’origine de Nazaréen, comme nom de secte et comme surnom de Jésus. :
Toutes les questions touchant la Loi mosaïque sont soigneusement laissées de côté par Tertullus, lequel insiste seulement sur les faits qui pouvaient troubler la paix; il ne fait pas allusion au caractère religieux et non politique du parti dont Paul était le représentant.
Υ 6) ὃς χαὶ ἐπείρασεν, il a même tenté de profaner le Temple; Tertullus fait allusion à ce qui est est raconté, xx1, 28, mais il affirme ce qui n’était qu'une supposition des Juifs, χχι, 29, ἐνόμιζον, ils pensaient que Paul avait profané le Temple; or Paul n’a pas même tenté de le profaner. — βεδηλῶσαι de βεδηλόω, profaner, souiller. IL est probable
que Tertullus voulait insinuer que Paul était passible de mort, même d’après la loi
\ romaine, cf. xxr, 29, mais alors ce n’est pas Paul qui aurait dû être mis à mort, maïs Trophyme que l’on supposait être entré dans le Temple, ce qui d’ailleurs était faux.
ὃν χαὶ ἐχρατήσαμεν, avec l'accusatif, prendre, s'emparer de Tertullus émet un fait faux; ce ne sont pas les Juifs qui se sont emparés de Paul, mais le Chiliarque Lysias. Il est vrai que χρατέω peut signifier : nous nous sommes efforcés de le prendre. Tertullus donne comme un acte légal ordonné par l'autorité juive, ce qui était le fait de la
2 ΄ ji \ ÿ 7 ee 1e F5 - - ; ἀγαχρίνας περὶ πάντων τούτων ἐπιγνῶναι ὧν ἡμεῖς χατηγοροῦμεν αὐτοῦ. 9. συνεπέ- \
A Τὰ 3 27 LA Ὁ el ΕΝ θεντο δὲ χαὶ οἱ ᾿Ιουδαῖοι φᾶσχοντες ταῦτα οὗτως ἔχειν.