‹ Les Actes des ApôtresChapitre 310 sur 358 · Απεχρίθη τε ὁ Παῦλος, ve · texte numérisé non relu

Απεχρίθη τε ὁ Παῦλος, ve

τς Q < <a O N Ge «ἢ -Θ,) «ἢ ο σὲ S — [ΟἹ TE Oο N — (UN — ( Sa δε a O > > Ξ <

ÿ ὦ € \ TS 2 < ᾽ ἐτῶν ὅντα σε χριτὴν τῷ ἔθνει τούτῳ ἐπιστάμενος, εὐθύμως τὰ περὶ ἐ

populace; le verbe est à la première personne parce que l’orateur s’identifie avec ses clients.

E 30 min. Vlg. (Demid) Gig. Pesch. Harkl. Arm. Chrys. Bède, Cassiodore ajoutent ici : χαὶ χατὰ τὸν ἡμέτερον νόμον ἠθελήσαμεν χρῖναι. Παρελθὼν δὲ Λυσίας ἀπήγαγεν, χελεύσας "τοὺς χατηγόρους αὐτοῦ ἔρχεσθαι ἐπὶ σε. ---- Quem et apprehensum voluimus secundum legem nostram judicare. Superveniens autem tribunus Lysias, cum vi magna eripuit eum i de manibus nostris, jubens accusatores ejus ad te venire, Vig. Ce texte est omis par __ NN BAHLP des min. Sah. Boh. Blass admet ce passage non authentique :: Wendt le

déclare l’œuvre d'une main malhabile.

Voici l'opinion de Loisy, p. 856. « L’évidente lacune de l’autre texte se trouve comblée, mais la question est de savoir si ce passage a été ajouté tout exprès pour remplir cette lacune, ou bien s’il est primitif et aura disparu par omission accidentelle

ou volontaire chez les témoins qui ne l'ont pas. On (Wenpr, 234) dit que le tribun n’a pu être appelé en témoignage par l'accusation, puisqu'il a eu besoin lui-même de rassembler le Sanhédrin, sans réussir à voir de quoi il s’agissait, et que la lettre de 4 Lysias innocente Paul; de plus, l’'Apôtre, dans sa réplique, ne parle pas du tribun; enfin Tertullus, en invoquant le témoignage de Lysias, aurait l'air de solliciter, contrairement à l'intérêt de sa cause la remise du jugement, qui sera, en effet, prononcée par Félix, Ÿ 22, mais non pour satisfaire l'accusation; le passage aurait donc

: été interpolé par une main maladroite. Mais ces additions se retournent en faveur de +: J'addition discutée... Ce ne doit pas être par hasard ni par maladresse qu’il s'accorde | avec la marche réelle de l'affaire, en exprimant formellement l'intention qu'avait le wi Banhédrin de juger Paul selon la Loi, et l'obstacle que le tribun y ἃ mis. Sans doute cette intention n’est venue qu'après l'arrestation, et quand Paul était aux mains du tribun; mais c’est un point sur lequel il n’y a pas lieu d’insister. Ce qui importe est que le passage se trouve contenir la raison du plaidoyer; sans l'intervention de Lysias, l'homme pestilentiel aurait été jugé, comme il devait l'être, par le Sanhédrin; et Lysias

peut témoigner qu'il l’a pris dans le temple, qu’il a refusé de le donner aux autorités juives, et qu'il a renvoyé celles-ci au procurateur. Il y a donc là un élément consistant, la représentation des faits telle qu’elle devait être pour justifier la réclamation du

Sanhédrin. »

Expliquons quelques termes de ce passage omis, θελήσαμεν κρῖναι, nous voulions le juger. Le mensonge de Tertullus est évident d’après xxr, 31, 36, χχιι, 22; xxur, 12; les Juifs n’avaient pas l'intention d'intenter à Paul un procès devant l'autorité légale, mais de le tuer au cours d’une rixe.

nn

Ÿ 7) παρελθὼν δὲ Λυσίας μετὰ πολλῆς βίας, avec une grande violence : nouvelle affirmation de Tertullus contraire aux faits, xx1, 32. Les Juifs lâchèrent Paul à la seule vue du Chiliarque. L'avocat insinue que les Juifs ayant le droit de juger les actes contraires à leur Loi voulaient user de leurs droits et juger Paul, mais que le Chiliarque les en a empêchés en s’emparant de Paul et en leur ordonnant de s’en référer à lui, Félix.

Ÿ 8) παρ᾽ οὗ δυνήση : παρ᾽ οὗ, si l’on accepte le texte supprimé, se rapporte à χατηγόρους le terme le plus proche : Félix devrait donc interroger les accusateurs, mais alors il

apprendre de lui toutes les choses dont nous l’accusons. 9. Les Juifs aussi se Joignirent à lui, affirmant à plusieurs reprises que les choses étaient ainsi.

10. Mais Paul, après que le gouverneur lui eut fait signe de parler, répondit : Sachant que depuis plusieurs années tu es juge de cette nation,

devrait y avoir παρ᾽ ὧν; il se rapportera plutôt à Lysias, le terme le plus proche après χατηγόρους. C’est donc de Lysias que Félix apprendra les accusations portées contre Paul. Mais Lysias avoue lui-même qu'il ne voit rien en celui-ci qui soit digne de mort, et d’ailleurs « l'avocat, dit Reuss, p. 224, aurait été un grand sot s’il avait ainsi incriminé un officier supérieur. Il devait s'attendre à ce que les deux Romains ne se querelleraient pas entre eux pour mieux faire les affaires des Juifs. »

Si l’on supprime ce texte ÿ 7-9, παρ᾽ οὗ se rapporte à Paul; a quo de la Vulgate oblige à cette interprétation. Alors, c’est de l'accusé que Félix apprendrait ce dont on accuse celui-ci; Paul serait appelé en témoignage. Cela ne répond pas à la suite du récit, où il semble bien que Félix se rendra au témoignage de Lysias. Il clôt la discussion par ces paroles : quand le Chiliarque Lysias sera descendu, j'examinerai votre affaire, XXIV, 22, — ἀναχρίνας l'ayant interrogé judiciairement, il ne pouvait passer à un interrogatoire par la torture, car elle ne pouvait être appliquée ni à Paul ni à Lysias, citoyens romains. — ὧν ἡμεῖς κατηγοροῦμεν; ὧν, attraction pour ἄ; il n'y a pas ici construction de xarnyopeiv avec deux génitifs.

Ÿ 9) συνετέθεντο, aoriste moyen de συντίθημι, attaquer ensemble, se jeter ensemble sur, se joindre à une accusation. Les Juifs, Ananias et les anciens, se sont joints à Tertullus pour accuser Paul; ils confirmaient par un témoignage général l'exactitude des assertions de Tertullus. φάσχοντες, dictitantes ; dicentes, Vig. n'indique pas la répétition de l'accusation, affirmant à diverses reprises que les choses s'étaient ainsi passées, φάσχω ἃ aussi le sens d’alléguer quelque chose qui n’est pas vrai, de prétendre; cf, Septante ; et xxv, 19; Rom. τ, 22.

xx1v, 40-21; Discours DE Pau,

Sur le geste du procurateur l’invitant à parler, Paul prend la parole pour démontrer qu'il est innocent des accusations portées contre lui et qu’il n'y a pas lieu de livrer à la juridiction du Sanhédrin un citoyen romain contre lequel il n’y a aucun grief légal.

Υ 10) Dans son discours Paul, 1° après un court exorde réfute les accusations portées contre lui, ÿ 10-13; 2 il n’est pas un apostat de la religion juive quoiqu'il appartienne à la secte ainsi appelée des Nazaréens, ὃ 14-16; 3° on l’accuse d’essayer de profaner le Temple, lorsque le seul but de sa présence était pour l’honorer, 17-21. — Blass remarque que ce discours n’a pas un véritable exorde, mais ce que les rhéteurs appellent προοιμιαχὴν ἔννοιαν, une réflexion préliminaire. Après λέγειν la Peschitto me. ajoute : defensionem habere pro se, statum autem assumens divinum, dixit : ex multis annis es judex. Mais quelle est la signification de cette expression status divinus ?

L’exorde de ce discours est bien différent de celui de Tertullus, et peut être tenu pour une captatio benevolentiae, mais elle est digne de l’Apôtre et conforme à la vérité. Paul constate que Félix est juge de la nation juive depuis plusieurs années et par conséquent qu'il est bien au courant des lois et des mœurs de cette nation par l'usage journalier; il peut donc plaider sa cause devant lui avec confiance.

> JA , 2. € [4 ΑἹ LU 2 τὸ e - φ [ ϊ ?

᾿ς vebouvros; iei seulement et Jn. x, 24. On remarquera la fréquente mention dans Luc de cette action de faire signe, Le. 1, 22, 62; v, 7; Act. xx, 165 xx1, 40; xxvi, 1; C’est conforme aux procédés des historiens classiques. — ἐκ πολλῶν ἐτῶν : Paul a-t-il pu affirmer que Félix était gouverneur de la Judée depuis plusieurs années, ou même littéralement, depuis de nombreuses années ὃ IL faudrait pour cela connaître exactement la date de l'entrée en fonction de Félix et eelle du procès de Paul. Félix ἃ été nommé

; procurateur de Judée en l'an 52; si l’on suppose que l'arrestation de Paul a eu lieu en 59, il y aurait eu sept ans que Félix était procurateur de Judée. De plus Félix

gouverna la Samarie au temps de Cumanus, vers l'an 48, Tacire, Ann. χη, 14. Mais on ne sait pas à quel titre il gouverna la Samarie. Ktait-il sous la dépendance de Cumanus ou non? Mais n’y eut-il que sept ans que Félix fût en fonction, Paul ἃ pu

dire qu’il gouvernait la Judée depuis plusieurs années en comparaison des procurateurs

précédents qui ont passé rapidement, en moyenne de deux ou trois ans. χριτήν, juge. Paul appelle Félix juge parce qu’il s’agit en ce moment d’un procès;

il n’a pas à parler de ses autres fonctions. Faut-il ajouter δίκαιον à κριτήν, — comme τ l'ont fait E 614 Harkl. Chrys.? καὶ. χαλῶς ἐπήγαγε. τὸ Δίχαιον, ἵνα μὴ πρὸς τὸν ἀρχιερέα ἔδη,. μηδὲ πρὸς τὸν δῆμον, μηδὲ πρὸς τὸν χατήγορον, CHrysostTome, om. L. Continet δίκαιον adula- tionem quae Paulum parum decet, quicquid dicit Chrysostomus, BLass. — τῷ ἔθνει τούτῳ, dépend de χριτήν ; c’est le datif commodi; Félix était juge pour la nation juive. Paul

parlant à un étranger emploie ἔθνος qui désigne la nation au point de vue politique et

Res | mr

non λαός, qui désigne la nation juive en tant que peuple de Dieu. — εὐθύμως, Ναὶ ABE

- Vlg. Eth., de bon cœur, avec confiance, avec ardeur ou εὐθυμότερον, HELP Pesch. Chrys.; employé ici seulement comme adverbe, il appuie sur le sentiment de confiance; il est

moins simple que εὐθύμως et moins adapté au caractère de Paul. — τὰ περὶ ἐμαυτοῦ fornre

. familière à Luc : 3 fois dans l’évangile, 8 fois dans les Actes, 6 fois dans les épiîtres pauliniennes. ἀπολογοῦμαι, seulement dans Luc et dans Paul, Ze. xw, 11; xxr, 14; Act.

παχύ , 26. Rom τ, 15; Το» tx, 19:

ÿ 11) Paul se justifie tout d’abord de l'accusation d’avoir excité une sédition daæs la ville de Jérusalem. — δυναμένου σου ἐπιγνῶναι; les événements sont assez récents pour que Félix ait pu les connaître et les avoir présents à l'esprit; s’il veut Les rechercher;

le procurateur peut facilement connaître les actes de Paul pendant un si court espace

de temps, et s’assurer qu'il n’a pu exciter une sédition en si peu de jours. — οὐ πλείους εἰσίν μοι ἡμέραι δώδεχα. Paul affirme qu’il n’y ἃ pas plus de douze jours qu'il est arrivé à Jérusalem. Paul n’a pas donné ici un chiffre approximatif : il n’y a vas plus d'une douzaine de jours. IL était trop près des événements pour ne pas pouvoir donner un chiffre exact.

On peut calculer ces douze jours depuis son arrivée à Jérusalem de diverses façons. Voiïei comment Felten, Wendt les ont comptés d'après Knabenbauer : Dies censendi sunt pleni et integri; quare dies quo advenit in urbem (post meridiem fortasse) quia sequenti solum die adit Jacobum, et dies iste quo sese defendit non erunt computandi.

… Unde primus dies ille est quo adit Jacobum, secundus, quo purificatus intrat in templum (xxr, 18, 26), die sexto (vide ad xxr, 27) capitur ἃ Judaeis; die septimo orationem

habet coram synedrio (xxn, 30 — xx, 3, 40), die octavo vespere ducitur Antipatridem, die nono advenit Caesaream; post quinque dies i. 6. die tertio decimo adveniunt Judaeï ex urbe cum Tertullo et accusatur Paulus, qui dies utpote nondum completus non com-

5 Ἐ ἐν ᾿ κί δ £ * 3 ᾿ ἜΑ ss ; γοῦραι, 11. δυναμένου σοὺ ἐπιγνῶναι ὅτι. οὐ πλείους εἰσίν mor ἡμέραι δώδεκα ἀφ᾽ ἧς

c’est avec confiance que je parle pour ma défense. 11. Tu peux savoir qu'il n’y ἃ pas plus de douze jours que je suis monté à Jérusalem pour adorer. 12. Et ils ne m'ont point trouvé ni discutant dans le Temple avec quelqu'un, ni faisant un rassemblement de foule, non plus dans les synagogues |

putatur. — Barde ἃ compté ces jours d’une façon un peu peu divergente : Nous compterons ces douze jours d’une façon un peu différente suivant la manière dont nous lirons le texte : προσκυνήσων εἰς ou ἐν Ἱερουσαλήμ. Dans le premier cas, nous devons compter du départ de Césarée pour la capitale; dans le second, de l’entréé de Paul dans le Temple le jour même de son arrivée. Cette seconde hypothèse paraît la plus probable. Ἢ

Nous établissons alors le calcul suivant : 167 jour : Paul entre à Jérusalem, xxt, 17: — 2e jour : conférence avec Jacques. — 3° à 7° jour : association avec les quatre Nazaréens, brisée avant le terme par l'arrestation de l’Apôtre. — 8° jour : comparution devant le Sanhédrin. — 9e et 13e jour : voyage et séjour à Césarée, jusqu’à l'audience. — D'après Loisy le calcul n’est pas exact : « Ce total n’a pu être fourni par les données de la rédaction; car l'addition de celles-ci apporte : le jour de l’arrivée à Jérusalem, xxi, 47; le jour de la visite à Jacques, χχι, 18; Les sept jours de Nazirat, xx, 26-27, dont le dernier, si l’on ne fait pas violence au texte, paraît être le jour de l'arrestation: le jour de la réunion du Sanhédrin, xxn, 30; le jour du complot, xxim, 12; le jour de l'arrivée à Césarée, χχιν, 32-33; les cinq jours écoulés jusqu’à l’audience accordée par Félix à la délégation du Sanhédrin; soit, en tout, dix-sept jours. D'ailleurs il ne semble pas que le rédacteur ait pu, mécaniquement et distraitement, obtenir cette somme de douze jours en ajoutant les cinq jours de Césarée aux sept jours de Nazirat, sans s'inquiéter du reste. La donnée viendrait plutôt de la source, où les douze jours s’obtenaient naturellement par l'addition des sept jours et des cinq, les sept correspon- : dant à la durée du séjour à Jérusalem avant l'arrestation, et les cinq au temps écoulé (a depuis que Paul avait été pris. » δ

ἀφ᾽ ἧς est mis pour ἀπὸ τῆς ἡμέρας ἢ, Paul n'était pas venu à Jérusalem pour exciter # une sédition, mais pour adorer Dieu dans le temple; il répond ainsi aux diverses ® : accusations portées contre lui : insurrection, hérésie, profanation du temple. Hpocxuväont φησὶν, ἀνέιην... αἰνεῖν, CHRYSOSTOME, om. 2. Paul avait d’autres raisons de venir à Jérusalem, ainsi qu'il le dit, ÿ 47, mais il met en avant la raison principale de son voyage, raison qui devait nt davantage le procurateur.

ÿ 12) Paul répond pas à pas aux allégations de Tertullus, ce qu’exprime bien οὔτε répété : οὔτε ἐν... οὔτε ἐν... οὔτε χατά : grammaticalement, la phrase se présente de la NES none: le He οὔτε one la ttes ἀνε νι ἃ ὄχλου; ἤ unit nue |

dl faut Ljoutée εὗρον ως OU ποιοῦντα. Paul nie donc des ouais et as ras- | semblements dans le Temple, d'abord, puis dans les synagogues, puis dans la ville. IL se contente de nier purement et simplement les affirmations de son adversaire. Celui-ci n'avait apporté aucune preuve de ses accusations; Paul ne pouvait donc pas les discuter; il n'avait qu’à nier les faits. — Tertullus avait avancé qu'on avait trouvé Pal, : ἡ 5, excitant la division chez tous les Juifs : celui-ci répond qu'on ne l’a pas trouvé, : εὗρον, même discutant dans le Temple avec quelqu'un. Or, il n’eût pas été répréhensible de discuter dans le Temple; c'était là un fait très ordinaire chez les Juifs, mais cela même Paul ne l'avait pas fait. On ne l’a pastrouvé non plus faisant un rassemblement dans les synagogues ni dans la ville. ἐπίστασις signifie station, repos, obstacle, empéchement; terme médical pour signifier l’apaisement du sang. On traduit ordinairement ἀνῇ ἐπίστασις par Concursus, en ce sens ai Paul n'aurait pas causé des rassemblements

es

πόλιν, 18. oÙde παραστῆσαι δύνανταί σοι περὶ ὧν νυνὶ χατηγοροῦσίν μου. 14. ὁμολογῶ x NT: el A ESS δ et € 2 - LA δὲ τοῦτό σοι, ὅτι χατὰ τὴν ὁδὸν ἣν λέγουσιν αἵρεσιν, οὕτως λατρεύω τῷ πατρῴῳ \

15. ἐλπίδα ἔχων εἰς τὸν Θεόν, ἣν nat αὐτοὶ οὗτοι προσδέχονται, ἀνάστασιν μέλλειν

dans les synagogues, ce qui cependant n’était pas interdit, puisque les synagogues étaient des lieux de réunion pour les prières, la lecture de la Loi et la discussion ou l'exposé des passages des saintes Écritures. Au lieu de ἐπίστασις, terme équivoque qui n’a pas semblé exprimer la pensée de Paul. H LP 614 Chrys. ont ἐπισύστασιν, soulèvement. Paul aurait excité des soulèvements dans la ville, mais le raisonnement de Paul aurait été faussé. Paul n'aurait donc pas même discuté dans les synagogues, ce qui était permis. — συναγωγαῖς, au pluriel, car les synagogues étaient très nombreuses à Jérusulem : κατὰ τὴν πόλιν, à travers les rues de la ville, cf. Ze. viu, 39; xv, 14. En fait, c'étaient les Juifs et non Paul qui avaient excité des troubles et des rassemblements.

. Ÿ 13) οὔδε παραστῆσαι; oÙde — οὐδαμοῦ, en aucune façon. παραστῆσαι infinitif aoriste de παρίστημι, placer devant, montrer, démontrer par des arguments, d’où montrer, probare, Vig, usage classique. Après avoir nié point par point les affirmations de Ter- tullus, Paul déclare d'une façon générale que les Juifs ne peuvent prouver ce dont ils l’accusent, et en effet, ils n’en ont donné aucune preuve, ce que constate l’Apôtre. — οὔτε leçon de AE H LP 614 au lieu de οὔδε, N B, méconnaît le raisonnement de Paul :

οὔδε indique une conclusion, un raisonnement, tandis que οὔτε indique une énumération.

Υ 14) Après avoir nié les accusations portées contre lui, Paul admet nettement la deuxième accusation, mais il s'explique. Il expose quelle est au fond l'opposition qu'il y a entre lui et ses adversaires. δέ est adversatif. ὁμολογῶ, terme employé en justice. Paul avoue qu'il suit la voie qu’ils ont appelée une secte, une faction, mais suivre cette voie n’est pas un crime, Car en cela il sert le Dieu de ses pères. — χατὰ τὴν ὄδον ἣν "λέγουσιν αἵρεσιν; le terme αἵρεσις peut être pris dans un double sens : il ἃ été employé dans un sens indifférent, ou plutôt bon, xv, 5; xxvi, 5; xxvint, 22. Tertullus l’a pris dans son sens péjoratif : séparation et erreur; cf. pour ce même sens 1 Cor. x1, 19. αἵρεσις signifie choix ou direction choisie de la vie, il était employé chez les Grecs au sens de secte ou d'école de philosophie. Chez les Juifs il ne signifiait pas parti religieux, mais parti politique, cf. Josèpue, Ant. jud. x, 5, 9. Ce n'est pas le cas ici où il s’agit d’un parti religieux. Paul proteste contre cette appellation; cette voix n’était pas une Séparation, αἵρεσις, de la religion juive, mais une perfection, πλήρωσις, du judaïsme. — λατρεύω, être serviteur à gages, être esclave, servir, adorer Dieu. Ce verbe désigne dans la langue ecclésiastique le service divin, et cette idée découle de la signification primitive du verbe, être esclave, c’est-à-dire être tout entier en la possession de quelqu’un. Paul ἃ donc pu employer ce terme, lui qui se disait l’esclave, δοῦλος Θεοῦ, Tête, 1, 1, Ou Ἰησοῦ Χριστοῦ, Rom. 1, 1. τῷ πατρῴῳ Θεῳ le Dieu de nos pères, le Dieu adoré par nos pères, patri et Deo meo, Vlg., patrio deo, ἃ Gig. L’Apôtre a peut-être employé cette expression dans son sens classique, θεοὶ πατρῷοι, Taucypine, ΧΥΠῚ, 71; VIRGILE, Enéide, 1x, 247. Et Paul aurait pu faire remarquer que les Romains avaient accordé aux Juifs l'autorisation d’adorer leur Dieu suivant la coutume de leurs ancêtres. Le changement des prépositions, χατὰ τὸν νόμον et ἐν τοῖς προφήταις est significatif; κατὰ signifie que depuis le commencement jusqu’à la fin du temps on croira à la Loi. Paul affirme hautement qu’il est attaché à la Loi de ses pères, qu'il n’est donc pas un hérétique, puisqu'il sert Dieu en croyant et ce qui est selon la Loi et ce qui est écrit dans les prophètes, en croyant par conséquent les espérances messianiques et que Jésus de

τἀν νον ΝΕ ΠΕ PA Nan Le Je ENS je

ni dans la ville. 13. Et ils ne peuvent te prouver ce dont ils m’accusent maintenant. 14. Mais je t'avoue ceci que, selon la voie qu'ils appellent une secte, je sers ainsi le Dieu de nos pères, croyant à tout ce qui est selon la Loi et ce qui est écrit dans les prophètes, 15 et ayant en Dieu cette espérance, qu'eux-mêmes aussi attendent, qu'il y aura une résurrection des

Nazareth est ainsi le complément de la Loi et des prophètes. — Comment a-t-on pu accuser Paul de dissimuler sa vraie foi? Il affirme qu'il croit tout ce qui est selon la Loi et ce qui est écrit dans 165 prophètes. Mais est-ce que pour lui l'Évangile n’est pas l’accomplissement de la Loi et des prophètes, compris dans leur sens profond ? Rom. ΠΙ, 831; Χπι, 8-10; x, 4. — Saint Ephrem dans la Chaîne arm., p. 411 développe ainsi la pensée de Paul : Quoique je sois un chrétien, comme disent ceux-ci, je sers le Dieu de nos pères, le (Dieu) d'Abraham, qui servaient Dieu dans la Loi; ainsi je crois aussi à ce qui est écrit dans la Loi et les prophètes.

Ÿ 15) Paul sert Dieu en second lieu en ayant la même espérance que les Juifs dans.

la résurrection des justes et des injustes. — ἐλπίδα ἔχων, asyndète; au participe présent parce que pour lui cette espérance est actuelle, toujours présente dans son esprit, tandis que ceux-ci l’attendent.— εἰς τὸν Θεόν, Zsaïe, τι, 5; Ps. exvin, 114; v, 1; espérance fondée sur Dieu, puisque sa parole et sa promesse sont la seule base de cette espérance. On pouvait s'attendre à ce que Paul parlerait ici de sa foi aux promesses messianiques des Ecritures qu'il vient de mentionner. Au lieu de cela il parle de son espérance à la résurrection des morts, parce que sur ce point il était en accord avec les pharisiens. καὶ αὐτοὶ οὗτοι est emphatique; Paul désigne tous les Juifs présents. αὐτοί est employé comme article, οὗτοι est le pronom tenant la place de Ἰουδαῖοι, forme classique, ici seulement et xxiv, 20. ἐλπίδα ἔχων n’est pas coordonné à πιστεύων, Ÿ, 14, mais à ἀνάστασιν μέλλειν ἔσεσθαι. προσδέχονται, attendre, espérer : pléonastique avec ἐλπίδα, xx, 21; Tite τι, 13. — μέλλειν ἔσεσθαι. Cf. x1, 28; xxvir, 10 pour l'emploi du futur de

linfinitif avec μέλλειν. — ἀνάστασιν : après ἀνάστασιν, E H LP 614 Pesch. Harkl. ajoutent :

γεχρῶν. duxaiwv τε χαὶ ἀδίχων, des justes pour être récompensés, des injustes, des méchants pour être punis, cf. ὕπ. v, 29. Paul affirme que ceux-ci, tous les Juifs présents attendent la résurrection; il pouvait s'exprimer ainsi, bien qu’il y eut là des sadduccéens, qui niaient la résurrection. Ceux-ci étaient en si petit nombre par rapport, à l’ensemble dela nation, JosèPne, Ant. jud., xvin, 1, 4: χπὶ, 10, 6, que Paul peut affirmer que les Juifs Ua la résurrection des morts. — Il A en même temps que les Juifs attendent la résurrection des justes et des injustes. Était-ce bien l’enseignement de la théologie juive à cette époque? Daniel, x, 2, enseigne nettement que beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière se réveilleront, les uns pour une vie éternelle, les autres pour un opprobre, pour une infamie éternelle.Tsaïe, xxvi, 19,1 parle de la résurrection des morts, mais il ne parle que des morts qui appartiennent au Seigneur.

Dans II Macc. vu, 14, la résurrection à la vie est refusée à Antiochus Éphiphane. D'après Josèphe, Ant. jud. xvir, 2, 8; Guer. jud. τι, 8, 14 les pharisiens croient à la rétribution future des bons et des méchants, mais à la résurrection des seuls justes. Dans le Talmud il n’est pas question de la résurrection des gentils. Dans le livre de Hénoch, 1-xxxvn, les pécheurs sont exclus de la résurrection; il en est de même dans l'Apocalypse de Baruch, L-LI, vi. Dans sa première épître aux Corinthiens, xv, Paul

parle de la résurrection des justes, mais il ne dit rien de celle des pécheurs. Mais elle

est nettement enseignée dans le deuxième épiître, v, 10. Car il nous faut tous paraître devant le tribunal du Christ afin que chacun reçoive selon qu’il aura fait, étant dans

ACTES DES APOTRES, χχιν, 19-15. | 683.

dr à

ἔσεσθαι δικαίων τε χαὶ ἀδίκων, 16. ἐν τούτῳ nat αὐτὸς ἀσχῷ ἀπρόσχοπον συνείδησιν ἔχειν πρὸς τὸν Θεὸν χαὶ τοὺς ἀνθρώπους διὰ παντός. 17. δι᾿ ἐτῶν δὲ πλειόνων ἐλεημο-

᾿σύγας ποιήσων εἰς. τὸ ἔθγος μου παρεγενόμην χαὶ προσφοράς᾽ 18. ἐν ἊΣ εὗρόν pe

SX

. son corps, soit bien, soit mal. Elle Fest encore : ΕἸ 7 ἴηι. 1v, 4; Rom. u, 5; I Thes, +, 2. Notre-Seigneur enseigne nettement, /n. v, 29, qu'ils sortiront du sépulcre ceux qui

auront fait le bien pour une résurrection de vie; ceux qui auront fait le mal pour une

résurrection de condamnation. — Matthieu, xxv, 31-46, le Fils de l’homme juge 165 bons et les méchants : Et ceux-ci s'en vont à la punition éternelle et les justes à la vie

éternelle, ÿ 46.

Ÿ 16) ἐν τούτῳ, in hoc, Vig., étant dans cet état d'esprit, ou c’est pourquoi, Ja. xvr, 30 ou bien ἐν τούτῳ (χρόνῳ) sous-entendu dans l'intervalle, en attendant, dans ce tempsci par opposition au temps futur où aura lieu la résurrection. — χαί, non minus quam

ΟΠ, Bass. ἀσχῶ, exercer, s'exercer à, étudier, studeo, Vlg.;laboro, ἀπρόσκοπον, ineonnu

aux écrivains profines, peut être employé au sens transitif ou au sens mtraodtif

ἘΣ qui ne se heurte pas, qui ne cause point de scandale, qui n’offense pas, ow qui ne s'offense pas, qui n’est pas offensé, Ε Cor. x, 37; Philip. τ, 10. Le sens transitif, qui

m'offense pas, parait préférable; nulla culpa sibi conscius, KwaB. διὰ παντός placé à la fin de la phrase est emphatique. Toute sa vie, et non seulement son séjour à Jérusalem, sont une réfutation des accusations portées contre lui.

ψ 17) Paul répond à la troisième accusation de Tertullus, d’avoir profané le Temple, τ 6. Il expose maintenant la raison pour laquelle il est venu à Jérusalem, comment il Sy est comporté et les circonstances de son arrestation. — δι᾽ ἐτῶν δὲ πλειόνων: διά 8

ici son sens classique : après un intervalle de. πλειόνων, non pas nombreuses, mais

plusieurs. Paul est venu à Jérusalem, probablement en Van 52 ou 53, cf. xvirr, 22, à la fin de son second voyage de mission; il y a donc quatre ou cinq ans. παρεγενόμην fréquent dans Luc; cf. 1 Cor. χυι, 8. — ἐλεημοσύνας ποιήσων : Paul donne ici

la raison première de sa visite à Jérusalem : il est venu pour apporter des aumônes

ἃ ses compatriotes. Cette allusion à la collecte est abrupte; Luc n’en avait pas parlé :

dans son récit, mais Paul mentionne plusieurs fois dans ses épiîtres cette collecte, faite

parmi ses communautés pour les pauvres de Jérusalem, Rom. xv, 25 s: I Cor. xvr, 3 5;

IE Cor, 1x, 1-4. Il avait promis d’ailleurs de se souvenir des pauvres, Gal. m1, 40, L’ac- cordentre les Actes et les épitres est une preuve d'authenticité des premiers. ἐλεημοσύνας n'est pas employé par Paul dans ses épitres lorsqu’ il parle de Ia collecte, il Pappelle 'χοινωνίο;, διαχωνίοι. — εἰς τὸ ἔθνος μου. εἰς signifie ici, pour. Sur cette tes cf. I Cor. ΧΥΙ, 1; IT Cor. vur, &; 1x, 1, 18; Rom. xv, 26; Duissmann, Bibelstud. 113. Paul ἃ pu qualifier ainsi la communauté chrétienne de Jérusalem parce qu’elle était formée de Juifs convertis.

χαὶ προσφοράς, oblations. La Vulgate dit ici, oblationes et vota. προσφοράς est gouverné

par ποίησων : nous ne voyons nulle part dans les Actes que Paul est venu uniquement

à Jérusalem pour présenter des offrandes au Temple. Il est venu, d’après les Actes, | pour assister aux fêtes de la Pentecôte, et peut-être à cette occasion pour y faire des. offrandes. On peut supposer aussi que Paul avait fait un vœu pour voir échappé aux

embüches des Juifs (qu'il se fit couper les cheveux à Kenchrées), et qu'il vint à

Jérusalem pour offrir des offrandes à la.fin de ce vœu, ce qui explique la demande de . Jacques de s’anir aux quatre nazirites et de payer 1 sacrifices nécessaires pour

justes et des injustes. 16. C'est pourquoi moi aussi je m’efforce d'avoir

constamment une conscience irréprochable devant Dieu et devant les

hommes. 17. Or, après plusieurs années, je suis venu pour faire des

aumônes à mon peuple et [pour présenter] des offrandes. 18. Et c’est alors

qu'ils m'ont trouvé purifié dans le Temple, sans attroupement ni tumulte.

19. C’étaient certains Juifs d'Asie, qui auraient dû paraître devant toi et

l’accomplissement de leur vœu. Tout cela est conjectural, mais explique le oblationes

et vota de la Vulgate. προσφορά peut signifier aussi sacrifices.

ὃ 18) ἐν αἷς : leçon de NA BC E, se rapporte à προσφοράς, le terme le plus proche, quamvis dici non possit εὗρον ue ἐν ταῖς προσφοραῖς. BLass. Preuschen croit que ce texte est corrompu? Au milieu de ces offrandes, pendant qu’il présente ces offrandes, soit

les offrandes dont il est parlé ÿ 17, soit celles qu’il avait présentées en union avec les

nazirites ou celles qui avaient trait au vœu des nazirites. — ἐν οἷς : leçon de HLP,. désigne l’ensemble de ce qui s'était passé, les aumônes, les offrandes et Les sacrifices

de Paul. — ἡγνίσμενον, sanctifié, purifié en union avec les nazirites, par conséquent ne souillant pas le Temple, cf. ÿ 6. Cette expression est employée d'ordinaire pour désigner :

ceux qui ont accompli les rites de purification pour un vœu; il peut désigner aussi tout acte de purification ou d’adoration dans le Temple. où μετὰ ὄχλου οὐδὲ μετὰ θορύδου ; la Vulgate Sixtime et le codex Demidovianus ajoutent

ici et apprehenderunt me clamantes et dicentes : Tolle inimicum nostrum (virum,

demid.). Tertullus avait nettement accusé Paul d’avoir excité des troubles chez les Juifs ; l'Apôtre nie énergiquement. Il n’excitait pas des divisions parmi les Juifs ÿ 5 :

on l'a trouvé présentant des offrandes dans le temple sans faire de tumulte ni un attroupement; cette observation ἃ dû plaire au procurateur. C’est à ce moment que

des Juifs d'Asie l'ont trouvé.

ÿ 19) τυνὲς δὲ... Ἰουδαῖοι, de NABCE 18 40 61 Sah. Boh. Harkl. δέ, indique l’opposi- 00

tion entre ces Juifs d'Asie et ceux du ÿ précédent. Les accusateurs ici présents ne

l'ont pas trouvé ameutant le peuple, mais ce sont les Juifs d'Asie qui prétendent l'avoir.

trouvé dans le Temple et le profanant. Ils devraient être présents ici pour l'accusation, 5115 avaient quelque chose à dire contre lui : leur absence est en faveur du prisonnier. Cette phrase se présente d’une façon abrupte, mais bien dans la manière de Paul; 1] y ἃ anacoluthe. Elle signifie simplement : ce n'est pas les Juifs ici présents qui m'ont trouvé dans le Temple, mais des Juifs d'Asie.

Si l'on supprime δέ, avec H LP, τινὲς Ἰουδαῖοι est le sujet de εὗρον, et il n’est plus question d'autres Juifs que ceux qui sont présents ; c'est eux qui ont trouvé Paul dans le Temple. La phrase est plus simple, mais l'opposition disparaît, et le raisonnement

de Paul est incomplet. Paul ne s'occupe plus des Juifs d'Asie, il se tourne vers les

Juifs présents et raisonne ainsi : Puisque ceux-là ne sont pas présents ici pour m'accuser, que ceux-ci, les Juifs présents, disent de quel crime 115 m'ont trouvé cou-

pable quand j'ai comparu devant le Sanhédrin. Blass. n’est pas de cet avis; τινὲς dé 2.

non habet oppositionem δέ, et si dicere voluisset P. « non hi me invenerunt, sed Asiani, quidam », id ipsum οὐχ οὗτοι adiciendum erat. ἔδει sans ἄν: cf. Le. x1, 42; xv, 82. L’imparfait est employé pour signifier que les

Juifs auraient dû être déjà là : les instigateurs du tumulte étaient ceux qui devaient

attester comment il s'était élevé. — εἴ τι ἔχοιεν : optatif oblique au lieu du subjonctif, reste de l'usage littéraire, Vireau, 1, p. 111. εἴ τι ἔχοιεν dici non poterat εἶχον, neque enim plane negat P. habere illos quod 5101 crimini dent. Cf. λόγον ἔχειν πρός τινα, IX, 38;

ACTES DES APOTRES, XxIV, 15-19, ΔΝ ΤῊΝ, : 688 1

“xl

ἜΣ ὯΖ - € € 2 περὶ μιὰς ταύτης φωνῆς ἧς ἐχέχραξα ἐν αὐτοῖς ἑστώς. ὅτι περὶ ἀναστάσθφως νεχρῶν SN 7 # JA 8

εγὼ χρίνομαι MHEPOY ἐφ τον

LA

€ ὁ ἐχατοντάρχη τηρεῖσθαι αὐτὸν ἔχειν τε ἄνεσιν noi μηδένα χωλύειν τῶν ἰδίων αὐτοῦ

ἔχειν τι κατά τινος, Mt. v, 28 81.; neque vero εἰ ἔχουσι recte se habebat de personis absentibus et os definitis ; itaque quamquam poterat etiam ἐάν τι ἔχωσι dicere, optativo suo usus ἔχοιεν dixit, BLass. Cet optatif indique une certaine possibilité pour les Juifs d'émettre des accusations.

ἢ 20) αὐτοὶ οὗτοι, quandoquidam absunt illi, hi dicant, Bass. S’adressant aux Juifs présents, et les montrant pour aïnsi dire du doigt, Paul les adjura, puisque les Juifs d'Asie ne sont pas ici et qu'ils sont les seuls accusateurs présents, de dire ce qu'ils ont trouvé en lui de coupable, le crime qu'ils ont trouvé en lui lorsqu'il a paru devant le Sanhédrin.

ΟΥ̓ 21) ἤ après τι équivant à ἀλλ᾽ #, un autre crime que. ἀδίκημα : Paul emploie ici le même terme que ses accusateurs et avec une certaine ironie, puisque ce crime était

une croyance qu'avaient adoptée presque tous les Juifs. — ταύτης φωνῆς : φωνῇ, voix, cri,

parole; ἧς génitif d'attraction au lieu de l’accusatif qu’exige le verbe χράζειν. L'expres-

sion englobe les deux sens de φωνῆ, cri et parole. ἐχέχραξα, j'ai crié contre : leçon de δὶ

ABC 13 60 61 He hellénistique, forme redoublée de ἔχραξα, leçon de HLP, est plus expressive.

! σήμερον n’est pas ΧΧΠΙ, 5. ἐφ᾽ devant vous, leçon de ABC 13 40 61 Pesch. Eth., devant le Sanhédrin, au lieu de be ὑμῶν, par vous, leçon de δ ΒΗ ΠΡ Vlg. Gig. Boh. Harkl. Chrys.; les deux sens sont acceptables.

xxIV, 22-23 : RENVOI DE LA CAUSE DE PAUL.

Υ 22) Instruit par la lettre de Lysias, par les paroles de Paul et connaissant la

doctrine chrétienne, Félix aurait dû absoudre l’Apôtre. Mais craignant de mécontenter

le Sanhédrin qui demande la condamnation de Paul, il prend une voie intermédiaire et conclut à un plus ample informé. ἀνεθάλετο αὐτούς, accusatif de la personne comme ampliare hominem infamum, CicéRON, Verres, τι, 1. Avant ἀνεθάλετο leçon de x ABCE, HLP 614 ont ἀκούσας δὲ ταῦτα — ἀνεδάλετο, distulit, Vlg. aoriste 2 moyen, jeter sur soi, entreprendre, remettre, ajourner; ampliavit eos, c’est-à-dire prononça le mot amplius, terme technique chez les Romains pour signifier qu'il y avait lieu d'établir une information nouvelle sur la cause : quod faciebant judices, si neque ad condemnandum neque ad absolvendum res sibi satis liquere videretur, BLass.

ἀχριδέστερον, comparatif pour le superlatif ἀχριδέστατον, comme quelquefois dans le N. T. Félix avait une connaissance très exacte, savait en quoi s’en tenir au sujet de cette voie, ou si l’on conserve le terme au comparatif, ayant une connaissance plus exacte

de la voie qu'eux pour qu'il pût être trompé par le faux exposé des Juifs. Félix était

depuis plusieurs années en Judée, où la foi nouvelle s'était déjà fort répandue; 1]

m'accuser s'ils avaient quelque chose contre moi. 20. Ou bien que ceux-ci eux-mêmes disent quel crime ils ont trouvé en moi lorsque j'ai comparu devant le Sanhédrin, 21 à moins que ce ne soit pour cette seule parole que j'ai dite hautement étant au milieu d'eux : C’est à cause de la résurrection des morts que je suis aujourd’hui mis en jugement devant vous.

22. Sachant plus exactement ce qui concernait cette voie, Félix les ajourna en disant : Quand le Chiliarque Lysias sera descendu, j’examinerai votre affaire. 23. Et il ordonna au centurion de garder Paul, de lui laisser quelque liberté et de ne pas empêcher quelqu'un des siens de le servir.

24. Quelques jours après, Félix vint avec Drusilla, sa femme, qui était

avait pu apprendre à connaître la voie, la doctrine chrétienne, à Césarée, où il y avait une communauté chrétienne, où le centurion Cornelius avait été converti.

τὰ περὶ τῆς ὁδοῦ, caractéristique de Luc et de Paul. διαγνώσομαι, futur moyen de διαγινώσχω, connaître exactement : je déterminerai, au sens juridique; audiam vos, Vlg., est faible et ne rend pas toute l’idée. — τὰ x40° ὑμᾶς, caractéristique de Luc : ce qui vous concerne. Félix implique dans son jugement tout à la fois les accusateurs et l'accusé : je déciderai la question entre vous. L'affaire n’avait été d’ailleurs qu'introduite ; c'était une première enquête et non une mise en délibération. — On ne voit pas que le procurateur ait mandé Lysias devant lui; sa réponse était donc un simple procédé dilatoire ou même une fin de non recevoir.

L’ajournement de la décision n’est pas une mesure favorable à Paul, et l’Apôtre espérait tout autre chose de son recours au procurateur. Inspirée par des considérations politiques, cette mesure avait pour Félix le double avantage de retenir captif l’agitateur dontse plaignaient 165 Juifs, et de ne point livrer à ceux-ci un citoyen romain que le procurateur n'avait pas le droit d'abandonner à leur vengeance.

ἡ 23) Cependant, comme il ne trouvait aucune trace de culpabilité chez Paul, et que même équitablement il aurait dû le relâcher, Félix ordonna qu’au moins sa captivité fût adoucie le plus possible. — τῷ ἑχατοντάρχῃ, le centurion qui avait la charge de garder Paul: l’article marque que c'était un centurion déjà chargé de cet office, peutêtre celui qui avait conduit Paul de Jérusalem à Césarée. τηρεῖσθαι peut-être au passif ou au moyen : Paul être gardé ou garder Paul : la proposition suivante, ἔχειν τε ἄνεσιν, indique plutôt le moyen : garder Paul et le traiter avec indulgence, — ἄνεσιν, 11, 12; 11 Cor. vu, 5; vin, 18; 11 Thess. 1, 7 : indulgence, action de relâcher, relâchement, garde plus libre, de façon qu'il ne soit plus soumis à une dure captivité. Du ÿ 27 il ressort que Paul était encore enchaîné, par conséquent soumis à la custodia militaris, L'’adoucissement qu’accordait Félix au prisonnier visait donc surtout la nourriture, la visite des parents et des amis de Paul. Cf. Josèrne, Ant. jud, xvim, 6, 7, 10, le cas d’Agrippa: φυλακὴ μὲν γὰρ χαὶ τήρησις ἦν, μετὰ μέντοι ἀνέσεως τῆς εἰς τὴν δίαιταν, Luc, Trophime, Aristarque qui avaient accompagné Paul à Jérusalem vinrent à Césarée, pour être auprès de leur maître et de le servir. — Après ὑπηρετεῖν, HL P 614 ajoutent ἢ προσέρχεσθαι ou de l’approcher; cf. x, 28.

xxIV, 24-27 : COMPARUTION DE PAUL DEVANT Féix.

24) Luc ne précise pas la date de la nouvelle comparution de Paul devant Félix.

LA

οὔσῃ ‘’Houdaia μετεπέμψατο τὸν Παῦλον, nat ἤχουσεν αὐτοῦ περὶ τῆς εἰς Χριστὸν ᾿Τησοῦν πίστεως. 25. διαλεγομένου δὲ αὐτοῦ περὶ δικαιοσύνης χαὶ ἐγχρατείας χαὶ voi χρίματος τοῦ. μέλλοντος, ἔρμιφοδος γενόμενος ὁ Φῆλιξ ἀπεχρίθη" Τὸ γῦν ἔχον πορεύου, χαιρὸν δὲ μεταλαθὼν μεταχαλέσομαί ce 3ὃ. ἅμα ral ἐλπίζων ὅτι χρήματα δοδήσεται αὐτῷ ὑπὸ τοῦ ᾿ϊούλου" διὸ χαὶ πυχνότερον αὐτὸν μεταπεμπόμενος ὡμίλει αὐτῶ. 127. διετίας δὲ πληρωθείσης. ἔλαόεν διάδοχον ὁ Φῆλιξ ΙΙόρχιον Φῆστον᾽ θέλων τε

᾿᾽ ὑφ᾽ 3 ΄ - - « 25 © 7 ᾿ς χάριτα χαταθέσθαι τοῖς Ιουδαίοις ὁ Φῆλιξ χατέλιπε τὸν [ladAov δεδεμένον.

παραγενόμενος, Félix étant venu, non ἃ Césarée et non plus dans ie prétoire d'Hérode, où il habitait, mais au lieu où se tenaient les audiences, avec Drusilla, sa femme, τῇ ἰδίᾳ γυναικί, ἰδίᾳ devant γυναιχί est emphatique et précise que Drusilla, bien que de pure race juive, Josèrne, Ant. jud., χυπι, 5, 4, était la femme de Félix; οὔσῃ Ἰουδαίᾳ, afin d'indiquer que, malgré son mariage avec un païen; Drusilla était encore juive. L’Hark- ᾿ς léenne mg. et la version bohémienne donnent la raison de cette entrevue : Drusilla, | 688 erat judaea, quae rogabat videre Paulum et audire verbum. Volens igitur . satisfacere ei arcessivit Paulum. Cassiodore, Complex., p. 205 ἃ connu cette addition. Drusilla, née en l'an 88, était la plus jeune des trois filles de Hérode Agrippa Ier; elle fut fiancée en 43 à Antiochus Épiphane, fils du roi de Commagèñe. Le mariage n’éut pas lieu parce que Antiochus refusa de se faire circoncire. Drusilla fut mariée à Fâge de 44 ans en l'an 52, à Aziz, roi d'Émèse. Peu après, le proconsul Félix, frappé de la beauté de Drusilla, persuada, par l'intermédiaire d’un magicien juif de l’île de Chypre, celle-ci de l’épouser, Josèrne, Ant. jud. xx, 9, 1 5. Elle avait quatorze ou quinze ans. D’après Tacite, Hist. v, 9, Drusilla, la femme de Félix, était fille d'Antoine et de Cléopâtre; le récit de Josèphe est en accord avec celui de Luc pour affirmer que Drusilla était Juive. Suétone, Claudius, 28, donne la clef de cette enigme. Félix avait épousé trois reines : la première fut Drusilla, petite-fille de Cléopâtre; la troisième, Drusilla mentionnée ici, qui était fille d'Agrippa Ier. | Les femmes de qualité, en ce temps-là, s’intéressaient aux doctrines chrétiennes, __ témoin la femme de Pilate, Drusilla, Bernike, la sœur d'Agrippa II et de nombreuses femmes citées dans les Actes apocryphes, Harnaok, Mission?, IT, p. 51. ἤχουσεν αὐτοῦ περὶ τῆς εἰς Χριστὸν ᾿Ιησοῦν πίστεως. Paul apprit à Félix et à Drusilla que le Messie attendu par les Juifs était Jésus. En omettant Ἰησοῦν ne (6) HP 614 Pesch. semblent supposer que Paul a parlé seulement du Messie. Félix aurait certainement employé Χριστόν, seulement. Cf. xxvi, 28.

ÿ 25) διαλεγομένου, dialoguer, discourir, converser, discuter. περὶ δικαιοσύνης en face de ? cet homme qui avait violé toutes les Lois de la justice humaine, Tacrre, Ann. χα, δά : W cuncta malefacta sibi impune ratus, qui avait enlevé une femme à son mari: en face de cette femme qui avait abandonné son mari pour vivre avec un homme étranger à son peuple, d'une autre religion qu’elle-même, un incirconcis, l'Apôtre prisonnier ne craignait pas de parler de la justice, de la chasteté et de les menacer du jugement à venir. En cela il imitait l'exemple de Jean-Baptiste reprochant à Hérode Antipas d’avoir enlevé Hérodiade à son mari, Me. νι, 17, 18.

ἐγχρατείας, castitate, Vlg., modération d’un homme maïtre de lui, tempérance, continence, chasteté. ἐγκράτεια est la vertu de maîtrise de soi opposée à &xpasia, I Cor. vu, 5; © Gal. v, 23. Ni Félix ni Drusilla n'avaient pratiqué cette tempérance, la continence des. plaisirs sensuels. — τοῦ χρίματος τοῦ μέλλοντος, Paul leur parlait du jugement futur qui M serait porté contre ces crimes, par conséquent de la condamnation qui menacait les deux coupables. Le thème de la prédication de Paul est présenté dans les Actes

, juive, et envoya chercher Paul et il l'entendit sur la foi en Jésus-Christ. 25. Et comme il discourait sur la justice, la continence et le jugement à venir, Félix effrayé répondit : Pour le moment, va-t'en; et quand j'en aurai le temps, je te rappellerai. 26. Et en même temps, il espérait aussi que de l’argent lui serait donné par Paul; c’est pourquoi il l’envoyait chercher fréquemment et s’entretenait avec lui. 27. Deux ans s'étant écoulés, Félix eut pour successeur Porcius Festus, et voulant s'assurer la reconnaissance des Juifs, il laissa Paul emprisonné.

apocryphes. Acta Pauli et Thecl. 5. καὶ λόγος Θεοῦ περὶ ἀναστάσεως καὶ ἐγχρατείας. 7 τὸν περὶ ἁγνείας λόγον λεγόμενον ὑπὸ Παύλου. Actus Petri c. Sim. 2 (1, p. 47, 5 ff. Lursrus). Acta Joh. 84 (II, 1, p. 193 31 ἢ, Bonnet) : ἀπὸ ἐγχρατείας ἀπὸ δικαιοσύνης : Citation de Preuschen. Consciencia facinorum perculsus, BLass. éupo6os ὁ Φῆλιξ. Cette doctrine sur les jugements de Dieu, qui était inconnue à Félix, le frappa de terreur et il ne voulut pas en entendre davantage. — τὸ νῦν ἔχον, ut nunc res se habent, accusatif adverbial; expression classique, cf. WersTeIN. — τὸ νῦν ἔχον équivaut à τὸ νῦν, maintenant cf. Lucren, La Traversée, 13 : τὸ δὲ νῦν’ ἔχον μὴ διάτριόε. — χαιρὸν δὲ μεταλαδών : E Gig. Vlg. changent

l'expression : καιρῷ δὲ ἐπιτηδείῳ, tempore autem opportuno. On ne voit pas que Félix ait

jamais trouvé cette occasion de causer avec Paul sur ces grands enseignements. S'il s’entretenait fréquemment avec lui, ÿ 26, c'est parce qu’il espérait que l'Apôtre lui donnerait de l'argent pour obtenir sa libération.

Ÿ 26) ἅμα δὲ χκὰι ἐλπίζων se rattache à ἀπεχρίθη Où ἃ μεταχαλέσομαι ou bien est un verbe indépendant. — ἅμα καί, seulement dans Luc et Paul. Il existe trois exemples de ἅμα καί, Act. χχιν, 26; xxVII, 40; Col. 1v, 3; ces exemples sont des vestiges de la langue littéraire.

χρήματα δοθήσεται. Ce n'était pas un cas insolite chez les Romains que les fonctionnaires extorquassent de l’argent à un prisonnier pour le mettre en liberté. La loi romaine avait cependant défendu ces prévarications ; lex Julia, de repetundis, praecepit

ne quis ob hominem in vincula publice conjiciendum, vinciendum, exve vinculis * dimittendum... aliquid acceperit, Digest. xzvin, 11, 7.

Félix croyait que Paul était un homme riche et puissant, en position d'acheter sa liberté. I1 savait qu’il avait apporté des aumônes abondantes aux pauvres de Jérusalem, qu'il était soutenu par de nombreux amis. Ramsay, Paul, p. 312, suppose que l’Apôtre après avoir été désavoué pendant quelque temps par sa famille se réconcilia avec elle et en reçut de l’argent ou par suite du décès de ses parents leur fortune lui était

échue comme héritier légal. Jamais un homme pauvre n'avait excité tant d'intérêt;

cependant Luc lui-même nous raconte qu'Hérode désira voir Jésus et entendre ses enseignements. La même curiosité qui a poussé Hérode a pu exciter Félix et Drusilla à entendre Paul.

διὸ χαί : caractéristique de Luc dans l’évangile et les Actes. πυχνότερον comparatif, quo saepius. Félix redoublait ses instances. ὡμίλει, dans Luc seulement.

ÿ 27) διετίας, se trouve dans Philon, 195 siècle av. J.-C., et dans plusieurs papyrus, dont le plus ancien est Pap. Oxyr. 1v, 70721, environ 136 après J.-C. cf. Mourron, Muuican, Vocabulary of the Greek Test., Ὁ. 160.— Bien que la structure grammaticale de la phrase semble l'indiquer, il est impossible d'admettre l'opinion de Péteau, Wellhausen, Schwarz, que ces deux ans s'appliquent au temps où Félix aurait été

rocurateur en Judée. En fait, ces deux années, à partir de l'arrestation de Paul, Ρ > ᾽

représentent le séjour de Paul à Césarée, ACTES DES APOTRES; Lt

Page 1