‹ Les Actes des ApôtresChapitre 312 sur 358 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

XXV, 1. Festus étant donc arrivé dans [son] gouvernement monta trois jours après de Césarée. à Jérusalem. 2. Et les grands prètres et les premiers des Juifs lui portèrent plainte contre Paul, et ils le sollicitaient, 3 lui demandant comme une grâce contre lui qu’il Le fit venir à Jérusalem, préparant un guet-apens pour le tuer pendant la route. 4. Festus répondit donc que Paul était gardé à Césarée, mais que lui-même devait repartir

Eusèse, Hist. Eccl. τι, 1v, 3; int, 33, 3, et les inscriptions. μετὰ τρεῖς ἡμέρας, le troisième

jour, suivant la manière de compter de Luc : il ne se reposa donc qu'un jour; il voulait connaître immédiatement la province dont il avait la charge. — ἀνέδη εἰς ‘Keposovuaæ, il monta de Césarée, son séjour ordinaire, à Jérusalem qui était la capitale officielle de son gouvernement.

Ÿ 2) ἐνεφάνισαν; cf. χχιπ, 15; χχιν, 1; il s’agit ici d’une plainte en justice. οἱ ἀρχιερεῖς : en tête de ces ἀρχιερεῖς était le grand-prêtre en fonction; ce n’était plus Ananias que nous avons vu présider le tribunal devant lequel Paul avait comparu, χχιν, 1, 25; 1] avait été destitué en 59 et remplacé par Ismaël, fils de Phabi, Josépne, Ant. jud. XX, 8, 8. — καὶ où πρῶτοι τῶν Ἰουδαίων : C'était probablement les γραμματεῖς et les πρεσδύτεροι, qui complétaient le Sanhédrin. Mais comme ici il n’est parlé que des ἀρχιερεῖς et des πρῶτοι, il est probable que cette expression désigne les membres du Sanhédrin en dehors des ἀρχιερεῖς, à moins qu’il ne soit pas question des membres du Sanhédrin, mais des chefs des Juifs, sanhédrites ou non; ἐνεφάνισαν χατὰ τοῦ Παύλου : ils dénoncèrent Paul, portèrent des accusations contre lui. — rapexéhouv; l'imparfait marque l’importunité des solliciteurs, sens indiqué par le terme. « IL paraît trop risqué de supposer (avec Weizsäcker, Apost. Zeitalier, 440 ss.) que l'affaire tout entière se serait déroulée sous l’un ou l’autre des deux procurateurs, soit Félix, soit Festus, et que le rédacteur, dans l‘incertitude, aurait dédoublé le jugement... Il est donc plus sage d'admettre que, Paul ayant été arrêté sous Félix, une décision ferme ne fut officiellement prise à son sujet que sous Festus, parce que Félix, sans décider l'affaire à fond, avait ajourné la requête que le Sanhédrin lui avait fait présenter au sujet de Paul. » Lorsy.

ÿ 3) La tautologie, παρεχάλουν, αὐτουμένοι χάριν, est difficilement originale, d’après Preuschen. Postulantes gratiam non justitiam, Cornezius À Lapie. Les Juifs, grands prêtres et chefs, demandent à Festus, comme don de joyeux avènement, la condamnation de Paul; c'est en leur accordant cette grâce qu'il gagnera leur cœur. Ils demandent qu’on amène Paul à Jérusalem, revenant à leur ancien projet de le tuer en

cours de route, χχπι, 13. — ἐνέδραν ποιοῦντες, et non ποιήσαντες; ils ne prévoient aucun |

obstacle à leur projet et le mettent déjà à exécution: ils dressent déjà leurs embûches, recherchent des hommes pour dresser l’embuscade. Ils n’ont plus sous la main les quarante conjurés qui avaient juré de tuer Paul, mais il ne leur était pas difficile d’en trouver parmi les sicaires pour tuer tous ceux que leur fanatisme leur désignait comme hérétiques. — L’Harkléenne mg. suppose cependant que les quarante conjurés étaient encore à la disposition du grand prêtre; après κατὰ τὴν ὀδόν, elle ajoute : illi qui votum fecerant et pro virili (facturos esse) ut in manibus suis esset. — χατὰ τὴν 80 6v: cf. Le, x, &; Act. vin, 36; xxvI, 13, et nulle part ailleurs dans le N. T.

ÿ 4) D'après les ÿ 16 et 24ils ressort que les Juifs demandaient à Festus de condamner

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