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696 ACTES DES APOTRES, xxV, 11-13,
18, “Πμερῶν δὲ διαγενομένων τινῶν ᾿Αγρίππας ὁ βασιλεὺς nat Βερνίκη χατήντησαν
ÿ 12) L'appel à César pouvait être rejeté par le magistrat provincial, s’il y avait urgence à rendre le jugement ou si l’appel n'était pas fondé sur des motifs suflisants. De plus, certains crimes étaient si horribles qu'ils excluaient tout droit à l'appel. Avant de prendre une décision, le magistrat devait consulter sur l'application de la loi ses assesseurs, assessores consiliarii. Il choïsissait quelques-uns des fonctionnaires pour lui venir en aide dans l’administration de la justice. Le procurateur présidait, mais il devait consulter ses assesseurs et prononcer son jugement d'accord avec la majorité, Deissmanx, Neue Bibelst:, p.65. La question est de savoir si l’appel est régulier, si Paul peut dans son état d’accusé faire un appel régulier à César. συμθουλίον, consilium in concreto (consilium deliberantium, PLur., Lucien, 26; non exstat vocab. ante aetatem Romanum videturque ex latino consilium esse conversum), BLass. — Kaloapa ἐπιχαλοῦμαι est asyndeton rhetoricum cum anaphora, cf. I Cor. γι, 18, 21, 27; KwarensauEer, Festus reconnut que dans la circonstance il-s’agissait de savoir si le parti messianique dont les Juifs accusaient Paul d’être le représentant était une secte strictement juive, dans quel cas ses enseignements principaux devaient être jugés par le Sanhédrin ou si au contraire elle différait essentiellement du judaïsme et par con-
séquent devait être tenue pour une religio illicita. Cette question parut assez difficile
à résoudre pour être remise à la décision de César. Il répondit donc : Tu en as appelé à César, tu iras devant César. D’autre part, Festus se rendait compte que l’appel de Paul était causé par une certaine défiance envers lui, car si l’accusé n'avait aucune
raison de se défier de l’impartialité du magistrat, quel intérêt aurait-il à demander que
son procès füt transféré à Rome? On peut donc penser que c’est avec un certain air moqueur que Festus accorde sa demande à Paul, avec ce sous-entendu : Tu sais peu ce que signifie un appel à César. ἐπι Καίσαρα πορεύσῃ : le procurateur lui annonce que les mesures seront prises pour son transfert à Rome. :
χχυ, 13-27; FESTUS CONSULTE AGRIPPA SUR LE CAS DE PAUL.
Ÿ 13) Paul est mis en présence d’Agrippa. Marcus Julius Agrippa Il, surnommé le jeune par Josèphe, Ant. Jud. xx, 5, 2, arrière petit-fils d'Hérode le Grand, était fils d'Hérode Agrippa 19 et de Cypros petite-nièce d'Hérode. Il est nommé simplement Agrippa dans les Actes, xxv, 13; xxvi, 32. À la mort de son père, en 14, il était âgé de dix-sept ans et résidait à Rome, où il était né. Claude lui promit la succession de son père; mais, sur les observations de ses conseillers, il revint sur ses promesses, et envoya un procurateur en Judée, Cuspius Fadus. En 50, Agrippa II fut nommé roi de Chalcis, petite principauté du Liban, à la place de son oncle décédé, Hérode, frère d’Agrippa Ie. Comme son oncle, il fut gardien du Temple et de ses trésors; il eut le droit de nommer les. grands prêtres. En 52, en échange de la principauté de Chalcis, Claude lui donna, avec le titre de τοὶ, la tétrarchie de Philippe (Batanée, Trachonite, Iturée, Auranite et Gaulanite) et l’Abylène de Lysanias, Josèpne, Ant. jud., xx, 7, 1, Néron y ajouta Tibériade et Tarichée, avec les cercles environnants, puis Julias en Pérée, et quatorze bourgs autour de cette ville. Zbid., xx, 8, 4. On dit qu’il mourut en l'an 100 après J.-C., à l’âge de soixante-treize ans. Agrippa II aimait les lettres et 165 arts, et connaissait bien les livres sacrés de sa nation, puisque Paul en appelle à son témoignage sur leur contenu, Act. xxvi, 3, 26, 27; il s’intéressait aux problèmes de casuistique rabbinique, et l’on a conservé de lui diverses questions, qu'il avait posées
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par faveur à eux : j’en appelle à César. 12. Alors Festus, après avoir délibéré avec son τ répondit : Tu en as appelé à César, tu iras devant César.
13. Quelques jours s'étant passés, le roi Agrippa et Bérénice arrivèrent
aux docteurs de son temps, .T'anchouma, édit. d'Amsterdam, 1735, f. 7 a; Soucca, Î. 27 ἃ. Il est difficile de savoir exactement ce qu'il pensait au sujet de la personne et de l’enseignement de Jésus-Christ. Sa conduite et ses réponses, lors de la célèbre entrevue que le procurateur Festus lui ménagea avec Paul, sont assez ambiguës pour permettre toute sorte de conjectures. A-t-il agi par simple curiosité d'esprit, ou désirait-il connaître la vérité? Ses paroles, Act. xxvi, 28 sont-elles ironiques, comme l'ont cru surtout quelques interprètes modernes? Ou était-t-il de bonne foi, et fut-il réellement ébranlé par l'argumentation et l'interrogation de l’Apôtre? Les commentateurs catholiques, en général, seraient de cet avis. En fait, la réponse du roi est assez équivoque ou plutôt difficile à interpréter. On ne sait quel sens exact attribuer à la locution ἐν ὀλίγῳ, in modico. Act. xxvi, 28. Cependant on ne peut nier qu'Agrippa n'ait été convaincu par la défense de l’Apôtre, puisqu'il affirme au procurateur que Paul pourrait être renvoyé, s’il n’en avait appelé à César. C'était, après l’audience, l'opinion des trois interlocuteurs, Agrippa, Bérénice et Festus : « Cet homme n’a rien fait qui mérite la mort ou les chaînes. » Quoi qu’il en soit, Agrippa ne changea rien, après cette entrevue avec Paul, dans sa ligne de conduite. Cf. Josèpne, Ané.jud. xvin, 5, ἃ; Guerre jud, 11, 13, 1; xy1, 3; Dion Cassius, 1x, 8; Tacire, Mist. 11, 81; v, 1-43; Ann. x, 23; xIN, 7.
Agrippa était accompagné de sa sœur Bérénice, Βερνίκη — Βερενίχη ou Φερενίχη, fille aînée de Hérode Agrippa [e* et née en l'an 28 : elle fut célèbre par sa beauté, mais aussi par sa conduite infâme. Elle fut fiancée, d’autres disent mariée à Marcus, fils d’Alexandre, alabarque d'Alexandrie et neveu de Philon. A la mort de celui-ci, elle épousa son oncle Hérode, roi de Chalcis, dont elle eut deux fils. Α la mort de ce dernier, elle vécut avec son frère Agrippa qui avait hérité du royaume de son oncle, dans une intimité telle qu’elle donna lieu aux soupçons les plus fâcheux, Josëpue, Ant. jJud.xx, 7,9. Elle épousa alors Polémon, roi de Cilicie, mais elle l’abandonna bientôt pour habiter de nouveau avec son frère. Lors de la révolte des Juifs contre les Romains, elle prit parti avec son frère pour les ennemis de son pays; elle fut même la maîtresse de Vespasien, Tacrre, Hist. 1, 81, puis de Titus, Suérone, Titus, 7. Après la prise de Jérusalem, elle suivit Titus à Rome, et vécut dans le palais impérial au grand scandale de la plèbe romaine, Dion Cassrus, Lxvi, 15. Lors de son accession à l'empire, Titus renvoya
Bérénice : Berenicem statim ab urbe dimisit invitus invitam, SuÉrTONE, Jüus, 7.
Bérénice retourna habiter avec son frère à Tibériade; nous la perdons ensuite de vue.
Preuschen déclare que tout le récit qui suit et le discours de Paul, xxvi, 2-32, sont ‘sans objet et que la raison que donne Festus, ÿ 26, de cette Denon de Paul à Agrippa est artificielle. — Il ne donne aucune raison de son affirmation.
χατήντησαν, aoriste de xaravréw, arriver à ; avec εἷς et l’accusatif avec l'intention d'y demeurer. — ἡμερῶν τινῶν; quelques jours, peu de jours après l’arrivée de Festus à Césarée et l'appel de Paul à César. Agrippa a dû venir le plus tôt possible saluer le procurateur. — ἀσπασάμενοι d’après, toutes les autorités grecques; participe aoriste moyen, ayant salué, ce qui suppose que Agrippa et Bérénice avaient déjà salué Festus. Participium aoristi adjectum ad aoristum potest significare id in quo actio illa aoristo declarata consistat vel exprimatur, cf. KrüGer, in, 6, 8. KNaABexpauErR. Si nous lisons avec Peschitto, Harkl. Gig. e ἀσπασόμενοι, participe futur moyen, le sens est plus clair : Agrippa et Bérénice sont arrivés venant saluer Festus, dans le but de saluer Festus.