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εἰς Katsapiay ἀσπασάμενοι τὸν Φῆστον. 14. ὡς δὲ πλείους ἡμέρας διέτριόον ἐχεῖ, ὁ - = Ὁ 3 δ = ra ; Φῇστος τῷ βασιλεῖ ἀνέθετο τὰ χατὰ τὸν Παῦλον λέγων᾽ ᾿Ανήρ τίς ἐστιν χαταλειμιμέγος ὑπὸ Φήλιχος δέσμιος, 15, περὶ οὗ Ὑενομένου᾽ μου εἰς Ἱεροσόλυμα ἐνεφάνισαν of ἥλιος δέσμιος, 15, περὶ οὗ Ὑενομιένου᾽ μου εἰς Ἱεροσόλυμα ἐνεφ — € ’ σῶν, 2 7 “ ΄ . x ἀρχιερεῖς χαὶ οἱ πρεσδύτεροι τῶν ᾿Ιουδαίων; ᾿«ἰτούμενοι χατ᾽ αὐτοῦ χαταδίχην. 16. πρὸς A ? / ει ᾽ ÿ » € ΄ ΄ » > οὃς ἀπεχρίθην “Ὅτι οὐχ ἔστιν ἔθος Ρωμαίοις χαρίζεσθαί τινα ἄνθρωπον πρὶν ἢ ὁ χατηγορούμεγος χατὰ πρόσωπον ἔχοι τοὺς χατηγόρους τόπον τε ἀπολογίας λάθοι περὶ τοῦ ἐγχλήματος. 17. συνελθόντων οὖν αὐτῶν ἐνθάδε ἀναδολὴν μιηδεμίαν ποιησάμενος, τῇ ἑξῆς χαθίσας ἐπὶ τοῦ βήματος ἐχέλευσα ἀχθῆναι τὸν ἄνδρα. 18. περὶ οὗ σταθέντες οἵ
NE A Ἂ < x ᾿ 2 - 2 τῆς ἰδίας δεισιδαιμονίας εἶχον πρὸς αὐτὸν nat περί τινος ᾿Ιησοῦ τεθνηχότος, ὃν ἔφασχεν
Ÿ 14) Festus, ne comprenant pas pourquoi les Juifs poursuivaient Paul d’une haine mortelle, consulta Agrippa qui, bien au courant des lois et coutumes juives, et chargé de la surveillance du Temple pouvait lui dire ce que les Juifs reprochaient à Paul. Festus profita pour cela de ce 4 115 passaient plusieurs jours à Césarée. — λέγων :
. unde haec auctor resciverit dici non potest; sed potuit certe resciscere; sicut de Lysiae
epistula, xx, 25; cf. etiam xxvi, 81, sq. Si autem de suo haec dedit, mores certe
Festi egregie servavit, BLass.
ἀνέθετο, aoriste 2 moyen de ἀνατίθημι; au moyen il signifie quelquefois, exposer, expliquer, communiquer avec quelqu'un, consulter. — τὰ χατὰ τὸν Παῦλον : les faits concernant Paul. — δέσμιος, emphatique par position.
ÿ 15) οἱ ἀρχιερεῖς χαὶ οἱ πρεσθύτεροι : au Ÿ 2 au lieu de xpes6brepot nous avons οἱ πρῶτοι τῶν ᾿Ιουδαΐων, ce qui indique que ces πρῶτοι étaient des πρεσδύτεροι. — ἐνεφάνισαν, Υ 2, les grands
. prêtres et les anciens intentèrent une action judiciaire; ils signifièrent une requête.
χαταδίχην, condamnation : les Juifs demandèrent la condamnation de Paul, mais EH L P 614 Pesch. Harkl. ont δίχην, procès, sentence du juge, ce qui est plus conforme aux Υ 2, 3. L'idée de condamnation est cependant contenue dans χαὶ αὑτοῦ.
Les choses ne paraissent pas s'être passées tout à fait ainsi d’après les ÿ 2, 8. Il est vrai qu’on peut supposer que les Juifs demandèrent d’abord à Festus la condamnation de Paul, ce qui est indiqué par κατὰ τοῦ Παύλου, ἡ, 2, et voyant que celui-ci la refusait, ils lui demandèrent d'amener l’Apôtre à Jérusalem. Cette demande des Juifs a été passée ici sous silence. La réponse de Festus porte sur une demande de la condamnation de Paul par les Juifs que nous ne voyons pas formulée en termes exprès.
ÿ 16) L’exposé de Festus suppose toujours que les Juifs demandaient que le procurateur condamnât Paul sans l'entendre, sans lui faire subir un jugement régulier. Les
. Romains, dit Festus, n'ont pas contume de livrer un homme avant que l'accusé ait ses accusateurs en face de lui, et qu'il puisse se défendre. — ὅτι οὐχ ἔστιν... apparet gravitas et justitia Romani hominis, etsi habebat ea justitia non nihil facticii et fucati, Brass. Les Juifs cependant demandaient que Paul fut amené à Jérusalem pour y être jugé par eux; ils ne refusaient donc pas de se présenter comme accusateurs. Mais χαρίζεσθαι fait allusion à la demande des Juifs que Paul leur fût livré par faveur, χάρις, Ÿ 3. Festus mélange les deux demandes des Juifs et fait allusion tantôt à l’une tantôt
à l’autre. ἔθος, VI, 14 — Après ἄθνρωπον, H LP Pesch. Harkl. Chrys. ajoutent εἰς
ἀπώλειαν. Au lieu de donare la Vulgate écrit damnare, ce qui est plus conforme à la justice. — πρίν 4... ἔχοι : optatif oblique ; cf. Le. n, 26.
Ce sont les deux seuls passages du N. T. où un verbe fini se trouve après πρίν. Ce passage des Actes est le seul exemple dans Le N. T. d’uñ optatif dans la citation
ACTES DES one ΧΧν, 1349. ἐς 699
à Césarée pour saluer Festus. 14. Comme ils αὐ παῖδα, là plusieurs jours, Festus exposa au roi l'affaire de Paul, disant : Il y a un certain homme, que Félix ἃ laissé prisonnier, 15 au sujet duquel, lorsque je fus à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs m'ont signifié [une requête] demandant sa condamnation. 16. Je leur ai répondu que ce n’est pas la
coutume des Romains de livrer un homme quelconque avant que l'accusé
ait ses accusateurs en sa présence et qu'il ait la faculté de se défendre contre la plainte. 17. Ceux-ci m’ayant accompagné ici, sans aucun délai, je m'assis le lendemain sur le tribunal et j'ordonnai d'amener cet homme. 18. S'étant tenus autour de lui, les accusateurs ne portèrent aucune dénonciation des choses scélérates que je supposais; 19 mais ils avaient avec lui
des discussions sur leur propre religion et au sujet d’un certain Jésus
indirecte d’une sentence déclarative, BurrTow, p. 133. χατὰ πρόσωπον n'est pas ici un hébraïsme, Brass. Le Digeste xLvinr, 17, 1 témoigne de la coutume romaine : Et hoc jure utimur, ne absentes damnentur neque enim inaudita causa quemquam damnari aequitatis ratio patitur. — τόπον, lieu, place; au figuré, occasion, opportunité; latinisme, ici seulement en ce sens dans le N. T.
ÿ 17) Festus fait ressortir la promptitude de son action. ἃ la place de τῇ ἐξῆς, La Chaine Arm. a εὐθέως.
Ÿ 18) περὶ οὗ σταθέντες : περὶ οὗ se rapporte à σταθέντες : l'antécédent est ἄνδρα, se tenant autour de lui, Υ 12, et non à ἔφερον ils portèrent contre lui. On pourrait cependant rattacher ἔφερον à περὶ οὗ : contre lui, les accusateurs, comparaissant, ne produisirent aucun grief. — οὐδεμίαν αἰτίαν expression classique, Taucyoine, HéRoDOTE, PoLyBe. Au lieu de ἔφερον NX ABCEL 13 40 41 : ΠΡ Arm. ont ἐπέφερον intenter, imputer, plus expressif et d’un grec plus correct. Cf. WETsTEIN,
αἰτίαν : les Juifs ne présentèrent aucune délation portant sur les crimes que je supposais ; ils ne dénoncèrent aucun des crimes que je soupçonnais. Le voyant poursuivi par les Juifs avec tant d'acharnement, Festus supposait qu’il avait en face de lui un meurtrier, un révolté, un homme excitant des troubles contre l'autorité romaine. C'était bien mal connaître les Juifs qui auraient plutôt protégé un séditieux, mais ne pardonnaient pas à un homme, qui dans leur opinion parlait contre leur Loï. ὑπενόουν : les accusations portées contre Paul paraissent ridicules à Festus : enseigner qu’un homme mort était encore vivant. ὧν est mis pour éxelvov &.
‘ÿ 19) Les accusations des Juifs portaient sur des questions qui n'intéressaient pas le procurateur. ζητήματα τινα : le pluriel pour exprimer le mépris. ζητήυμα, sujet, question, chose en question. περὶ τῆς ἰδίας δεισιδαιμονίας : δεισιδαϊμονία signilie crainte des dieux, superstition, mais au sens objectif, religion. Cf. Josèrue, Ant.jud. x, 3, 2; Guer. Jud. 1, 9, 3. Festus se sert avec beaucoup de finesse de ce terme à double sens, lequel ne pouvait offenser le roi juif, Agrippa, qui se posait comme un croyant et un protecteur de la religion juive. Mais n’a-t-il pas eu en vue plutôt le sens péjoratif desuperstition ? L'ensemble des paroles de Festus trahit le mépris bien romain qu'il a envers les Juifs. περὶ τινος Ἰησοῦ τεθνηχότος : il n’a été fait jusqu'a présent aucune mention de cette question dans le procès, à moins qu'on ne suppose qu'il en ait été parlé lors de la comparution de Paul devant le Sanhédrin, lorsque fut soulevée la question de la résurrection des morts, xx, 6-9. Le mépris ou tout au moins l'indifférence de Festus envers
CP PONNEURRE