XXVII, 1-44 : DE CÉSARÉE A MALTE
Extrema duo capita, remarque Blass, habent descriptionem clarissimam itineris maritimi χαρᾷ Paulus in Italiam fecit. Ce récit du voyage de Paul, de Césarée à Rome, est dû certainement à un témoin oculaïre, bien au courant des choses maritimes dans l'antiquité, et qui connaissait la géographie de la mer Méditerranée. À l'aide des données des Actes J. Smith : Voyage and Shipwreck of St. Paul, Lon-
don, 1848, 1880 ἃ pu raconter dans tous ses détails 16 voyage de l’Apôtre. — Breusing, Die Nautik der Alten, 1886, a examiné verset par verset le texte des Actes et l’a trouvé conforme à la réalité. J. Vars, L'art nautique dans l'antiquité, 1887 et Trèves. Le voyage de Paul, Lyon 1887, lui ont rendu le même témoignage.
Hilgenfeld et Blass ont reconstruit le texte de la façon suivante d’après Floriacensis, Gigas, Harkléenne mg. Voici la reconstruction de Hilgenfeld : celle de Blass en diffère peu. xat οὕτως ἔχρινεν αὐτὸν ὃ ἡγεμὼν ἀναπέμπεσθαι Ἰζαίσαρι, τῇ ἐπαύριον προσχαλεσάμενος ἑχατοντάρχῃν τινὰ ὀνόματι ᾿Ιούλιον σπείρης Σεδαστῆς, παρέδωχεν αὐτῷ τὸν Παῦλον σὺν τοῖς λοιποῖς δεσμώταις. Floriacensis : et ita legatus mitti eum Caesari (judicavit) et in crastinum vocavit centurionem quemdam nomine Julium et tradidit ei Paulum cum ceteris custodiis.
ὡς, particule de temps, souvent employée par Luc, indique que la résolution d’embarquement ἃ précédé immédiatement la livraison de Paul. — ἐκρίθη : il fut jugé par le procurateur et ses conseillers; ici seulement dans le N. T. ἐχρίθη est employé dans ce sens; cf. τι, 11; κχι, 12. τοῦ ἀποπλεῖν : τοῦ avec l'infinitif marque le but de la décision. Quoiqu'il ne soit pas marin, Luc est précis dans l'emploi qu’il fait des termes de navigation pour désigner la position du navire dans les différentes étapes d’un voyage. Il n’emploie pas moins de quatorze verbes pour cela dans son évangile et les Actes : πλέω, Le. vin, 23; Act, xx1, 8; ἀποπλέω, Καὶ, 4; κιν, 26; xx, 15; βραδυπλέω, xxvIE, 7;
ACTES DES APOTRES, ΧΧΥῚ, 31-32 — xxvir, 1. | 721
n'a rien fait qui soit digne de mort ou des chaînes. 32. Et Agrippa dit à
Festus : Cet homme pouvait être relâché, s'il n’en avait pas appelé à César.