‹ Les Actes des ApôtresChapitre 322 sur 358 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

xxvu1, 1. Lorsqu'il eut été décidé que nous nous embarquerions pour

ἐχπλέω, XV, 89; ΧΥΠΙ, 18; διαπλέω, xxvI1, 53; καταπλέω, Le. vit, 26; ὑποπλέω, XXVII, 4, 7; παραπλέω, XX, 16; εὐθυδρομῶ, xvi, 11; xx1, 1; ὑποτρέχω, xxvII, 16, παραλέγομαι, xxvIr, 8, 18: φέρομαι, XXVII, 15; διαφέρομαι, XXVII, 27; διαπέρω, XXI, 2.

ἐχρίθη se rapporte au temps du départ et non à la résolution, xxv, 12, d'envoyer Paul à Rome. τοῦ ἀποπλεῖν : construction comme dans les Septante; mais le génitif après κρίνω ne se retrouve que L'Cor., n, 2, dans le N. T.; c’est un emploi peu correct de l'infinitif; l’idée est que la décision eut lieu en vue de l’appareillage. On attendait probablement que les vents fussent favorables au départ, la fin des vents étésiens qui avaient lieu vers les troisièmes calendes de septembre.

ἡμᾶς : le journal de voyage qui avait été interrompu après xx1, 18, reprend ici. Luc accompagne Paul avec Aristarque et peut-être Secundus d'après l’'Harkléenne mg, mais ce nom paraît tiré de xx, 4. Ramsay fait observer qu’il n’a pas pû être permis à Luc et à Aristarque d'accompagner Paul en qualité d'amis. Les réglements romains s’y opposaient, cf. Pine, Æpist. πὶ, 46. Ils ont dû accompagner Paul en qualité d'esclaves, ce qui augmentait le prestige de l’Apôtre aux yeux du centurion. Le récit prouve clairement que Paul fut traité avec beaucoup d’égards pendant tout le voyage. Ce qui n’eût pas été le cas s’il avait été un prisonnier ordinaire. Ajoutons que son état de citoyen romain a dù lui attirer le respect et la bienveillance de Julius. Wendt fait remarquer que le navire sur lequel Paul fut embarqué n'était pas un vaisseau nolisé pour effectuer le transport des prisonniers de Césarée à Rome, maïs un navire de commerce qui transportait des marchandises et des passagers. Aristarque et Luc ont donc pu accompagner Paul en qualité de passagers; il est possible même que Luc médecin ait voyagé en cette qualité sur le vaisseau.

παρεδίδουν pour παρεδίδοσαν; οἵ, 1, 2; 1V, 35; xxvit, 1 : l’imparfait des verbes en μι est formé sur le modèles des verbes contractes. Imperfecti ratio aegre perspicitur : commissus est interim dum navigarent? BLass. χαὶ τινας ἐτέρους deouuitas : ἑτέρους indiquerait d’après Meyer, Zôckler, des prisonniers d’un caractère différent de Paul, des gentils par exemple. Mais Wendt fait remarquer que Luc emploie étépos et ἄλλος, au singulier aussi bien qu’au pluriel pour indiquer simplement une autre personne quelconque, vu, 18; vin, 34; xv, 35; sans vouloir signifier qu'elle était d’une qualité différente. — δεσμώτας : ces prisonniers pouvaient être d’autres pérsonnes qui en avaient appelé à César ou qui devaient être jugés à Rome, comme c'était une coutume ordinaire, ainsi qu'il ressort de Josèphe, Via, 3, ou peut-être était-ce des condamnés à mort que l’on is à Rome pour figurer dans les jeux publics, en étant mis à mort dans l’arène. Ἱουλίω, Julius : ce nom était trop commun chez les Romains pour qu'on puisse entier ce Julius. Tacite, ΑἸ δέ, τι, 92; 1v, 11, parle d'un Julius Priscus, centurion des prétoriens. Julius avait avec lui les soldats nécessaires ΤΟΙΣ garder les prisonniers, ὃ 31, 42.

σπείρης Σεδαστῆς, cohorte Augusta. Les soldats légionnaires, citoyens romains, n'étaient envoyés que dans les provinces de premier rang, gouvernées par un légat; dans celles de second rang, gouvernées par un procurateur, se trouvaient des cohortes, composées de soldats recrutés dans la province et appelés du nom de la ville d’où

ce

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