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LES SAMARITAINS

Les Samaritains (en hébreu, Sômronim, en grec, Σαμαρεῖται, dans la Vulgate, Samaritani) étaient un mélange d’Israélites et d'étrangers. Après la prise de Samarie, 721 av. J.-C., Sargon ordonna la déportation des familles influentes d'Israël et de tous ceux qui avaient causé des troubles, en tout 27.290 personnes. Le bas peuple et les habitants des villages et de la campagne restèrent dans le pays. Pour remplacer ceux qui avaient été déportés, « le roi d'Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d'Avva, de Hamath et de Sepharvaim, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d'Israël », Il Rois, χνιι, 24. Ces gens étaient païens. Plus tard, d’autres colons furent établis en Samarie par . Sargon ainsi que des captifs de la Babylonie, de l'Elam et de la Perse. Il est à présumer cependant que le fond de la population était israélite. Sous la domina- ‘tion des rois grecs et des Romains, ils’établit encore en Samarie des colons grecs, syriens et romains. Après le retour de la captivité les Juifs rigides refusèrent l'offre des Samaritains de les aider à rebâtir le Temple de Jérusalem et ne voulurent avoir avec eux aucun rapport ou relation de mariage. Les Samaritains

s’efforcèrent de mettre obstacle à l'œuvre de Zorobabel et bientôt l'hostilité

devint permanente entre les Juifs de Judée et les Samaritains. Nous n'avons pas à raconter leurs longs démêlés, constatons seulement qu'au temps de Notre- Seigneur la séparation était complète entre un Juif et un Samaritain. La haine était telle entré eux qu'ils ne voulaient plus avoir aucun rapport les uns avec les autres : appeler quelqu'un Samaritain était la suprême injure qu’on pût lui adresser, Jn. virr, 48. Jésus, au contraire, s’éleva au-dessus de ces sentiments haineux ; à diverses reprises, il se montra juste et accueillant pour les Samaritains. Rappelons sa conversation avec la Samaritaine, Jn. 1v, 7, ss. et la conduite bienveillante des gens de Samarie à son égard, 56. τν, 39 ss., le reproche du Seigneur à Jacques et à Jean voulant appeler le feu du ciel sur les Samaritains qui avaient refusé de les recevoir, Le. 1x, 54 ss., le choix qu'il fit d’un Samaritain pour être le représentant de la charité, ἐδ. x, 33 et d’un autre pour être le type de la reconnaissance envers Dieu, #6. xvir, 11 ss. Cependant, Jésus interdit à ses disciples d'entrer dans les villes des Samaritains, x, 5. Mais, avant de monter au ciel, il ordonna à ses apôtres de prêcher l’évangile en Samarie, Act. τ, 8.

Les Samaritains furent très accueillants au diacre Philippe qui était venu

(1) Scnürer, Gesch. des jüd. Volkes, (5 Aufl., Bd. III, p. 19, a bibliographié les travaux sur les Samaritains et exposé le sujet. Cf. V. GUÉRIN, Description de la Palestine, Samarie, 1874- 1875. AD. NEUBAUER, Géographie du Talmud, I, 1, c. III, la Samarie, 1868. W. M. THOMPSON, ‘The Land and the Book, p. 462 ss. 1910. A. Sue, Historical Geography of the holy Land, p. 345 ss. 1900; E. SrAPrER, op. cit., p. 122 ss., et les Dictionnaires de la Bible.

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