‹ Les Actes des ApôtresChapitre 343 sur 358 · TABLEAU SYNOPTIQUE · texte numérisé non relu

TABLEAU SYNOPTIQUE

DISCOURS AU PEUPLE, DISCOURS A AGRIPPA, É = ἕ Ι RÉCIT DE LUC, IX, 3-17. xx 6:16. Re 13 16:

αὐτὸν ἐγγίζειν τῇ Δαμασχῷ, | καὶ ἐγγίζοντι τῇ Δαμασκῷ περὶ | eldov, βασιλεῦ, οὐρανόθεν ὑπὲρ. ἐξαίφνης τε αὐτὸν περιήστραψεν ueceu6otay ἐξαίφνης ἐχ τοῦ οὐ- | τὴν λαμπρότητα τοῦ ἡλίου φῶς ἐχ τοῦ οὐρανοῦ, καὶ πεσὼν | ρανοῦ περιαστράψαι φῶς ἷχα- | περιλάμψαν ue φῶς χαὶ τοὺς ἐπὶ τὴν γῆν ἤκουσεν φωνὴν λέ- | νὸν περὶ ἐμέ, ἐπεσά τε εἰς τὸ | σὺν ἐμοὶ πορευομένους: πάντων͵ ουσαν αὐτῷ: Σαούλ, Σαούλ, | ἔδαφος χαὶ ἤχουσα φωνῆς λε- | τε χαταπεσόντων ἡμῶν εἰς τὴν τί με διώκεις; εἶπεν δὲ Τίς εἶ, | γούσης μοι: Σαούλ, Σαούλ, τί | γῆν ἤχουσα φωνὴν λέγουσαν Κύριε; ὁ δὲ Ἐγώ εἶμι Ἰησοῦς | με διώχεις; ἐγὼ δὲ ἀπεχρίθην- | πρός με τῇ Ἑδραΐδι διαλέκτῳ ὃν συ διώχεις ἀλλὰ ἀνάσθητι | Τίς εἶ, Κύριε; εἶπεν τε πρὸς ἐμέ" | Σαούλ, Σαούλ, τί με διώχεις: χαὶ εἴσελθε εἰς τὴν πόλιν, καὶ | Ἐγὼ εἶμι Ἰησοῦς ὁ Ναζωραῖος, | σχληρόν σοι πρὸς χέντρα λαχτ “λαληθήσεταί σοι, ὅ τι σε δεῖ | dv σὺ διώκεις. οἱ δὲ σὺν ἐμοὶ | ζειν. ἐγὼ δὲ εἶπα: Ῥίς εἴ, Ιζύ-᾿ ποιεῖν. Οἱ δὲ ἄνδρες οἱ συνο- ὄντες τὸ μὲν φῶς ἐθεάσαντο, | pue; ὁ δὲ Κύριος εἶπεν" End εἰμι ᾿δεύοντες αὐτῷ εἰστήχεισαν ἐνεοί, | τὴν δὲ φωνὴν οὐχ ἤχουσαν τοῦ | ᾿Ιησοὺς ὃν ou διώχεις, Αλλὰ ἀχούοντες μὲν τῆς φωνῆς, μη- | λαλοῦντός μοι. εἶπον δὲ: Τί | ἀνάσθητι χαὶ στῆθι ἐπὶ τοὺς Ξ δένα δὲ θεωροῦντες. Ἠγέρθη δὲ ποίησω, Κύριε; ‘O δὲ Κύριος | πόδας σου: εἷς τοῦτο γὰρ ὥφθην | Σαῦλος ἀπὸ τῆς γῆς ἀνεωγμένων εἶπεν πρός ue: ᾿Αναστὰς πορεύου δὲ τῶν ὀφθαλμῶν αὐτοῦ οὐδὲν | εἰς Δαμασχόν, χἀκεὶ σοι λαλη-

| Lens χειραγωγοῦντες δὲ αὐ-

τὸν εἰσήγαγον εἰς Δαμασχόν' χαὶ CLS CEE = Ν λέ “τ μέρας τρεῖς μὴ βλέπων,

Ἣν δὲ τις μαθητὴς ἐν Δαμασχῷ ὀνόματι ’Avavias — et la suite du récit.

ῬἈπῆλθεν δὲ ᾿Ανανίας χαὶ ei σῆλθεν εἰς τὴν οἰχίαν, καὶ ἐπι-θεὶς ἐπ᾿ αὐτὸν τὰς χεῖρας εἶπεν"

ταλχέν ue, ᾿Ιησοῦς ὁ ὀφθείς

| EXCURSUS VII

θήσεται περὶ πάντων ὧν τέταχταί σοι us com Ὥς δὲ oùx ἐνέόλεπον ἀπὸ τῆς δόξης τοῦ φωτὸς ἐχείνου, χειραγωγούμενος ὑπὸ τῶν συνόντων μοι ἦλθον εἰς Δαμασχόν.

ῬΑγανίας δέ τις, ἀνὴρ εὐλαδὴς χατὰ τὸν νόμον, μαρτυρούμενος ὑπὸ πάντων τῶν κατοιχούντῶΩν ᾿Ιουδαίων, ἐλθὼν πρὸς ἐμὲ καὶ ἐπιστὰς εἶπεν μοι: Σαούλ ἀδελφέ, ἀνάδλεψον. χἀγὼ αὐτῇ τῇ ὥρᾳ ἀνάθλεψα εἰς αὐτόν. ὁ δὲ εἶπεν" Ὃ Θεὸς τῶν πατέρων ἣμῶν προεχειρίσατό σε γνῶναι τὸ θέλημα αὐτοῦ χαὶ ἰδεῖν τὸν δίκαιον xal ἀχοῦσαι φωνὴν ἐχ τοῦ στό-

ἀπόλουσαι τὰς ἁμαρτίας σου, ε 4 X 3 4 Éruwahcoduevos τὸ ὄνομα αὐτού,

ρέτην καὶ μάρτυρα ὧν τε εἶδές με ὧν τε ὀφθήσομαί σοι, ἐξαιμε ὧν TE ὁφ μαί σοι, ἐξα

f 7 > = - τς ρούμενός σε ἔχ τοῦ λαοῦ χαὶ Ex - 2 Ed 3 SP > τῶν ἐθνῶν, εἰς οὺς ἐγὼ ἀποστέλλω σε, ἀνοῖξαι ὀφθαλμοὺς αὐτῶν, τοῦ ἐπιστρέψαι ἀπὸ σχότους εἰς φῶς χαὶ τῆς ἐξουσίας τοῦ Σατανᾶ ἐπὶ τὸν Θεόν,

De l'examen de ces trois récits il ressort qu'ils s'accordent sur tous les points

de quelque importance : l’occasion, le lieu, l'heure de l'événement, la clarté ο΄ éblouissante dont fut enveloppée soudain la caravane, le dialogue entre Saul pros- terné à terre et la voix mystérieuse, sa cécité temporaire, son baptême, sa gué-

ο΄ rison, l'orientation toute nouvelle qui, subitement, d'un persécuteur fit un apôtre.

Il y a cependant quelques divergences assez considérables dans les détails : Ch. xxir, 7, Saul tombe à terre et entend une voix, pendant que ses compagnons restent debout, étonnés, 1x, 7; ch. xxvi, 14, Saul et ses compagnons tombent à terre; ch. 1x, 7, les compagnons de Sul entendent la voix, mais ne voient personne; ch. xxnr, 9, ils n’entendent pas la voix, mais ils voient la lumière. Les paroles que Jésus adresse à Saul ne sont pas les mêmes dans les trois récits;

Ch. 1x, 5,7 et xx, 8, 10, ce sont quelques mots seulement; ch. xxvr, 14, 15-18, c'est un assez long discours. En outre, les paroles adressées à Saul, xxvr, 16-18,

sont, ix, 15, dites à Ananias; tandis que, ch. xxir, 15-21, elles sont dites en partie par Ananias, en partie par Jésus, apparaissant de nouveau à Saul dans le

temple de Jérusalem.

Les deux récits, ch. xxir et xxvr, font partie du journal de voyage; pour

ceux-ci, Luc a eu des renseignements précis; pour le récit du ch. rx, il a utilisé ceux dont il se servait pour les autres récits. Aussi doit-on constater que les

D. divergences sont toutes de détail et nullement contradictoires.

Entourés par la lumière, Saul et ses ons tombent à terre, xxvi, 14, quoique, 1x, 7, il soit dit : συνοδεύοντες αὐτῷ εἱστήχεισαν ἐνεοί, ils se tenaient db

étonnés. Tous sont tombés à terre, tout d’abord; mais, pendant la vision de Saul, ses compagnons ont pu se relever, car ces mots, ainsi qu'il ressort

du texte, ΙΧ, 7, 56 DOTE ἃ la fin se l'ineident, Apres que Jésus D'ailleurs, ἴστημι, intransitif au parfait et à l’aoriste second, a aussi le sens d Ὄ être arrêté, stationnaire, de se tenir immobile et même ne de : εἶναι, être (αἵ : Col. τν, 12; 1 Cor. vu, 87; Eph. vi, 14; Jn. νττι, 44); on pourrait donc traduire : ils étaient étonnés. Quoique dans la Male il y ait : « stabant stupefacti », la traduction que nous venons d'indiquer reste possible, car stare est quelques employé en latin dans le sens de esse (1). ὶ Qu'un récit dise que les compagnons de Paul virent la lumière, et l’autre qu'ils ne virent personne, il n'y a pas contradiction; on peut voir une lumière sans voir quelqu'un. En outre, l’on dit qu'ils entendaient la voix; mais il s’agit de la voix de Saul, comme l'indique le contexte : of ἄνδρες, 1x, 7, etc., où il est dit que les compagnons de lui, of συνοδεύοντες αὐτῷ, entendirent la voix (de lui, sousentendu); dans l’autre récit, xx1, 9, il s’agit de la voix de celui qui parlait à Paul. Cette explication, donnée par saint Jean Chrysostome, paraît s’adapterassez bien au texte. D’autres exégètes croient que les compagnons de Paul entendirent le bruit de la voix, des sons, mais non des paroles, en ce sens qu'ils ne comprirent pas ce qui était dit; différence marquée par le texte qui, d’un côté, 1x, 7, ! emploie le génitif avec ἀχούω, probablement pour signifier entendre un son, quelque chose; de l’autre, l’accusatif dans les trois passages 1x, 4; xxir, 9; xxvi, 14, pour signifier entendre des paroles et les comprendre. C’est, du moins, ainsi que nous essayerons d'expliquer la différence des cas employés dans ces divers passages. Le grec classique offrait aussi des cas différents suivant que l’objet de l’audition était une personne (emploi du génitif) ou une chose (accusatif), mais l'usage n'était pas général et la règle ici n’est pas applicable, puisqu'il s’agit toujours d’une voix. Ce qui rend plausible la solution présentée c’est que, dans le premier cas, il est parlé seulement d’une voix, tandis que, dans le second, il est question d’une voix qui parle, profère des paroles. Cette explication. d’ailleurs, répondrait mieux à l’ensemble du fait; les compagnons de Paul ont été témoins de tout ce qui a été extérieur; ils ont vu la lumière et entendu le bruit, mais tout ce qui était intérieur leur a échappé; ils n’ont vu personne et n'ont pas compris les paroles de Jésus parlant à Saul.

Enfin, que les paroles adressées à Saul n'aient pas été, suivant les trois récits, dites par les mêmes personnes, cela importe peu au fond, puisque les paroles sont les mêmes, et ces divergences s'expliquent par la différence des passages où elles se trouvent. Le récit est présenté, au chapitre rx, dans un ordre strictement historique, dans tous ses détails, et suit assez exactement le récit du chapitre xxir, tandis que, au chapitre xxvi, dans son discours à Agrippa, Paul relate seulement les faits importants, et répète toutes les paroles qui ont été dites, sans distinguer explicitement ceux qui les ont prononcées, ou ceux à qui elles sont adressées. |

Rose, Revue Biblique 1902, p. 333, explique de la façon suivante commentet pourquoi les paroles adressées à Saul ne sont pas toutes dans le récit des Actes, dites par les mêmes personnes.

Nous estimons, écrit-il, que le discours prononcé par Paul devant F estus nous

(1) Vacuum sine aliis classibus stabit mare; SÉNÈQUE, Hipp., 472; VAL. FLACQUS, vil, 354. Cf. Fucxs, Rôm. Sprache, 352.

sur le chemin de Damas sa mission future et son Évangile…. Il est peu vraisemblable en effet que le dialogue de la route se soit réduit à deux questions croisées de deux réponses : il suffit à expliquer comment Paul est devenu chré- tien, mais non pas comment il a été constitué apôtre. Est-on du reste vraiment autorisé à regarder le discours prononcé devant Festus comme un résumé, ainsi qu'on l'a soutenu? Il renferme au contraire des détails intéressants, de première main, nous dirions vécus, sur l’âpreté de la persécution, — traits de valeur secondaire pour le récit lui-même et pour l'apologie. La description du phénomène lumineux et de l'apparition n’y est pas plus courte que dans les autres récits. La partie estimée primitive du dialogue est même enrichie d'une parole importante de Jésus : « Il est dur pour toi de regimber contre l’aiguillon. »

Mais le principal motif qui nous sollicite à regarder ce dernier témoignage comme le vrai texte, et ἃ mettre au compte du Seigneur lui-même apparaissant sur le chemin de Damas les paroles qui instituent saint Paul apôtre des Gentils, nous semble se dégager des épîtres; nous dirons même qu ’elles imposent cette

nous l'avons reconnue et reconstituée à l’aide de ses lettres authentiques et anciennes, exclut l'intervention d'Ananias comme révélateur des desseins de Dieu. Entre Paul et Dieu, c’est-à-dire Jésus-Christ, les relations furent directes, le contact ἃ été immédiat. C’est lui qui l’attira d'une façon violente, qui le suscita our porter l'Évangile dans le monde.

| Si Luc 8 mis pas la nue te quelques-tnes des paroles de su

; L.. des ἐνδηδμο θα; la manière de les présenter, l'attitude et le jeu des be EnABeS qu ‘il met en scène varient selon les exigences qu'il doit satisfaire. Le rôle d’Ananias est accentué et étendu dans le discours au peuple; il impor- Ut it à Paul de montrer aux Juifs qu’il avait été accueilli à son entrée dans le christianisme par un chrétien respecté par eux, que sa mission d’apôtre des païens était voulue par le Dieu des Pères et ἜΝ τος l'avait reconnue; {ὖ., p. 336. τς Camerlynck de son côté, op. cit., p. 207, essaye de résuudre 18 même dif- ficulté : Facta quidem locum habuerunt leo modo et ordine quo 1x et xxx referuntur; et revera multo magis suademur ut illam narrationem praeferamus quam ipse Lucas auctor Actuum, cui praesto erant tum ea quae infra ex certis documentis relaturus erat tum alia adhuc elementa, huius momentosae conversionis construxit, potius quam eam narrationem quam Paulus, in oratione quadam apologetica, xxvi, potuit pro adjunctis in quibus loquitur vario modo, illaesa veritate, fee Et revera optime intelligimus hujus narrationis xxvi structuram. Nimirum ad scopum Pauli satis inutile esse poterat coram Procuratore romano Festo et coram rege Agrippa exponere interventum Ananiae; quare brevitatis causa istum ommittit, seu potius utramque scenam, apparitionem Jesus | inviaet colloquium cum Anania, in unum contrahit, et artificio litterario omnino obvio et in aliis adhuc Sr bise partibus usitato, Cfr. Jud., xvr, 26; 1 Rep. (, 3; (xvur, 21); IT Reg, χιν, 7; (xv, 7); Me. vai, 5 ss. (Le., vin, ss.), ea quae esus jam tunc Paulo dicere intendebat sed de oi Paulo per intermedium

ο΄ fuissent.

la trame des événements de. que le Ἔσο, lui-même a révélé à l'Apôtre L'

solution. La conscience de l'Apôtre, claire, réfléchie et impérieuse, telle que

ἧς, μος PT

Ananiae dicturus erat, exhibet quasi directe per ipsum Jesum ad Saulum dicta Ἢ

Qu

ge y se

En Rd EE en m0 D

en ST EE PS

Page 1