CLXXII INTRODUCTION
Γραμματεύς d'Éphèse à la foule mutinée, x1Ix, 35-40 : Celui-ci débute par une question éloquente : Ἄνδρες ’Epéouor, τίς γάρ ἐστιν τῶν ἀνθρώπων ὃς où γινώσκει τὴν ᾿Εφεσίων πόλιν νεωχόρον οὖσαν τὴς μεγάλης Ἀρτέμιδος χαὶ τοῦ διοπετοῦς, s'élève à la fin à un appel pathétique d’une véritable élégance littéraire, καὶ γὰρ κινδυνεύομεν ἐγχαλεῖσθαι στάσεως περὶ τῆς σήμερον, suivi d’un solide génitif absolu, μηδενὸς αἰτίου ὑπάρ-
χοντος. Puis, soudainement le discours tombe dans une construction confuse :
NT. Particularités de la langue des Actes. — Ce caractère inégal du grec des Actes est dû en partie aux documents d’origine populaire qui sont entrés dans la composition de ce livre. Luc emploie cependant régulièrement le grec de la Koiïinè, par exemple dans le discours de Gamaliel au Sanhédrin, v, 38 : ’Eèv, (comme les adversaires des apôtres le supposent, au subjonctif) ἐξ ἀνθρώπου... et δὲ ἐχ Θεοῦ ἐστιν (à l'indicatif pour marquer la réalité), οὐ δυνήσεσθε καταλῦσαι αὐτούς, On a appelé aussi l'attention sur l’emploi exact des temps dans Actes, xv, 37: Barnabé, oublieux de ce qui s'était passé, désirait reprendre Marc, συνπαραλαθεῖν, aoriste second, tandis que Paul refuse de reprendre avec eux, συνπαραλαμδάνειν infinitif présent, constamment, un compagnon qui ne s'était pas montré fidèle.
La distinction entre le présentet l’aoriste impératif de ποιεῖν est bien observée : μὴ ποίει au présent pour arrêter une action en progrès, cf. x, 15; xvut, 9; xx, 40 et μὴ ποιήσης, à l’aoriste pour prévenir l’action, cf. var, 60; 1x, 38; xvi, 28; XXII, 21.
Par contre, l'emploi à la manière populaire de ὑπαρχεῖν dans ses diverses constructions est bien marqué. Il en est de même de la préférence pour l'infinitif passif après les verbes de commandement ; c’est d’un usage non classique. Mais ποιῆσαι, ν, 24 et ῥαύδίζειν, xvi, 22, sont-ils bien d'usage classique? Il en est de même de οὐ avec le participe : la tendance populaire était de construire tous les infinitifs et les participes avec la négation μή, mais pendant longtemps on conservera le sentiment, que où était la juste négation dans l'exposé des faits. Il est donc douteux qu’il faille attribuer à l'influence littéraire l'emploi de où : νιν, 5; xxvin, 17-19. Les préférences de l’auteur jouaient dans ces cas-là un certain rôle. L'emploi du présent historique, treize fois dans les Actes, s'explique d’après Moulton, Grammar of N. T., Prolegomena, p.121, de la même facon, Luc possédait une éducation grecque assez étendue pour savoir que le présent historique n'était pas employé de son temps dans la langue littéraire pour le récit des événements passés, mais pas assez pour se conformer à l'usage des écrivains classiques.
Nous avons signalé certains optatifs comme vestiges de la langue littéraire; il en est d’autres qu'on doit mentionner. Les Actes n'offrent qu’un seul optatif présent, celui de εἶναι : vin, 20, τὸ ἀργύριόν σου σὺν σοὶ εἴη εἰς ἀπώλειαν ; οἵ, xxI, 33.
L'interrogation avec le mode optatif est plus réservée dans la forme que celle avec l'indicatif : xvir, 18, τί ἂν θέλοι 5 σπερμολόγος οὗτος λέγειν. Dans le discours indi-
rect on emploie l’optatif après εἰ : xxvir, 12, εἴ πως δύναιντο... παραχειμάσιαν; οἵ, χνπ,,
27; xxvir, 39; xxv, 16. Dans les propositions hypothétiques on trouve l’optatif au lieu du subjonctif : χχιν, 19, οὺς ἔδει... κατηγορεῖν, εἴ τι ἔχοιεν πρὸς ἐμέ; 1] eut été plus correct d'écrire : εἴ τι ἔχουσι ou ἐάν τι ἐχωσι; cf. xx, 16. Dans un espace de temps passé, le grec classique aurait employé l’optatif, les Actes emploient le subjonctif : αν, 21, μηδὲν ebploxovres τὸ πὼς κολάσωνται αὐτούς.
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