LA LANGUE ET LE STYLE DES ACTES DES APOTRES. CLXXIIE
Dans les propositions relatives finales on trouve le a xx1, 16, ἀγοντες (ἡυδς) παρ᾽ ᾧ ξενισθῶμεν Μνάσωνί τινι pour ἅγωμεν ἡυᾶς παρὰ Μνάσωνά τινα παρ᾽ ᾧ ξενισθῶμεν.
Comme particularité, citons encore ὅστις employé au sens emphatique, ν, 16;
vis, 455; x, 47, etc., ὃ ὧν au sens de ὃ ὀνομαζόμενος. v, 17; xxrr, 1; (xiv, 13, D 7 ? ὃ ᾿ 7 À , 9, ? ᾽ 3
| XXVHE, 17.
Comme cas de langage populaire, signalons l’omission de ὄντες devant ἄσιτοι διατελεῖτε, xxVI, 33. L'emploi du génitif doute rappelerait les constructions sémitiques avec min. La construction de ὅτι et d’un accusatif avec l’infinitif, xxvur, 40 : θεωρῶ ὅτι μετὰ ὕόδρεως xat πολλῆς ζημίας... μέλλειν ἔσεσθαι τὸν πλοῦν, est un symptôme de
| dégénérescense de la langue. Tout à fait populaire est le datif dans l’exclamation
de Paul, xvr, 28 : Μηδὲν πράξης σεαυτῷ xaxüv.
Comme hellénistique on peut signaler αὐτός, οὗτος, ὃ dé, interchangeables, ainsi que εἰ et ἄρα, εἰς et ἐν, ὅστις et ὅς. :
IV. Règles générales plus ou moins employées dans la langue des Actes, Luc a employé assez régulièrement le génitif absolu. Celui-ci consiste dans un nom ou un pronom et un participe formant une sentence qui ne se rapporte pas syntactiquement à un membre de la phrase. Ex. γενομένης δὲ ἡμέρας, ἦν τάραχος οὐκ ὀλίγος, x, 18; cf. xvinr, 20; vu, 5 etc. Sans tenir compte de cette règle, Luc, xxx, 34, met au génitif absolu, μὴ δυναμένου αὐτοῦ, une proposition dont le pronom se rapporte au sujet de la phrase, ἐχέλευσεν ἄγεσθαι αὐτόν. Quelquefois le sujet du parti-
cipe est omis; xx1, 10 : ἐπιμενόντων δὲ [ἡμῶν] ἡμέρας πλείους; fuüv est omis par
À B L, etc. Dans xxu, 17, le génitif absolu se présente sous une force inaccoutumée : ἐγένετο δέ μοι ἀποστφέψαντι εἰς Ἱερουσαλὴμ. χαὶ προσευχομένου μου ἐν ἱερῷ, γενέσθαι με ἐν ἐχστάσει. La phrase est assez mal construite : un génitif absolu, un datif et un accusatif se rapportant à la même personne. xxv, 21, nous avons encore un génitif absolu et un accusatif se rapportant aussi à la même personne. Cependant Viteau croit que le génitif absolu peut être placé après le mot de la phrase principale, avec lequel le participe devrait s’accorder.
Ch. var, 21 : ἐχτεθέντος δὲ αὐτοῦ, ἀνείλατο αὐτὸν ἣ θυγάτηρ Φαραώ, le génitif absolu tient la place d’un accusatif qui aurait été plus régulier. Ce génitif absolu est placé ici pour attirer l'attention sur le petit enfant. — Ch. xxr, 17, le génitif absolu est mis aussi à la place de l’accusatif pour la même raison.
Classiquement les participes passifs des verbes signifiant annoncer se trouvent quelquefois au génitif absolu sans autre sujet que la proposition secondaire déclarative qui en dépend, Kocx. Dans xxur, 30, on devrait lire : Μηνυθέντος δέ μοι ἐπιύου- Av εἰς τὸν ἄνδρα ἔσεσθαι; mais la confusion de deux constructions différentes ἃ donné : Μηνυθείσης δέ μοι ἐπιδουλῆς εἰς τὸν ἄνδρα ἔσεσθαι, VITEAU.
La rapide extension du génitif absolu est une caractéristique très frappante du grec hellénistique. On le voit souvent, dans les papyrus, former une suite
d’exposés sans qu'il y ait de verbe à l’état fini pendant plusieurs lignes. L'ancienne
Koiïinè cependant a connu le génitif absolu, témoin Xénophon. Il est fréquent dans le N.T. et il est très souvent employé dans les Actes : 95 fois en tout d’après de Zwaan; 63 fois, il est employé d’une façon régulière, 20 fois d'une façon fautive et 12 fois le cas est douteux. D'après Williams on trouve 114 génitifs absolus dans les Actes, 25 dans les ch. r-xrr et 89 dans les ch. ΧΙΠΙ ΧΧΥΠΙ.
Le participe est très fréquemment employé dans les Actes, livre surtout
LA