‹ Les Actes des ApôtresChapitre 81 sur 358 · LA LANGUE ET LE STYLE DES ACTES DES APOTRES. CLXXIX · texte numérisé non relu

LA LANGUE ET LE STYLE DES ACTES DES APOTRES. CLXXIX

N. T. Cette tournure était classique, mais elle était aussi populaire. Il y a diverses sortes d'attraction; la plus usitée en grec est celle qui a lieu avec les pronoms; elle est fréquente dans les Actes, 27 fois environ. Si le relatif doit être à l’accusatif et que son antécédent soit au génitif ou au datif, le relatif s'accorde le plus souvent avec le nom qu'il représente; c'est l'attraction directe.

1° L’attraction se fait d'ordinaire avec le génitif : 1, 1, περὶ πάντων ὧν; 111, 21, πάντων ὧν ἐλάλησεν ὁ Θεός: 111, 25, τῆς διαθήχης ἧς διέθετο ὁ Θεός; cf. vinr, 27, οἷο. ; quelquefois avec le datif : 11, 22, καὶ σημείοις οἷς ἐποίησεν; νι, 16, τῷ μνήματι © ὡνήσατο Ἀδραάυ: οἵ. xvur, 31; xx, 38. Tous ces exemples supposent que le relatif qui a subi l’attraction devait être à l’accusatif; c’est la règle. 2° L’attraction existe dans certains cas où grammaticalement elle ne devrait pas être employée, puisque le relatif ne devrait pas être à l’accusatif : 1, 22, ἕως τῆς ἡμέρας ἧς dvelnupôn ἀφ᾽ Auüv; ἧς est pour le datif à. 3° L’attraction est inverse quand l’antécédent prend le cas du relatif :

X, 36, τὸν λόγον ὃν ἀπέστειλεν; λόγον n'est gouverné par aucun verbe, il est à l’accu-

satif à cause de ὅν; cf. χχι, 16; xxv, 7. Ce genre d’inversion est rare dans le N. T. cf. Le. r, 73. Le P. Lagrange ne croit pas qu'il y ait dans ὅρχον ὃν, de ce verset une attraction inverse, mais un hébraïsme. 4 Le nom de la proposition antécédente est incorporé dans la proposition relative et prend aussi le cas du relatif : XXV, 18, περὶ οὗ σταθέντες of χατήγοροι οὐδειλίαν αἰτίαν ἔφερον, ὧν ἐγὼ ὑπενόουν πονηρῶν,

leçon de KB E; πονηράν, À C* 614; omis par HLP.

Pour les verbes nous signalerons seulement quelques particularités que l’on trouve dans les Actes. Un verbe intransitif peut être employé transitivement : XXI, 3, ἀναφάναντες δὲ τὴν Κύπρον.

Le sens réfléchi est exprimé deux fois par le moyen et par le pronom réfléchi : Vir, 21, καὶ ἀνεθρέψατο αὐτὸν ἑχυτῇ εἰς υἱόν.

L’aoriste peut indiquer le commencement d’une action : xv, 12, ἐσίγησεν δὲ πᾶν τὸ πλῆθος, où une action qui a pris fin : χχυπι, 80; ἐνέμεινεν δὲ διετίαν ὅλην ἐν ἰδίω μισθώματι; οἵ. χιν, 3, 5, 6. L’aoriste est aussi employé quand le verbe n'indique pas une action continuée, mais répétée à intervalles réguliers : x1, 26, ἐγένετο αὐτοῖς χαὶ ἐνιαυτὸν ὅλον συναχθῆναι ἐν τῇ éxxAnoix.

Deux verbes qui se suivent n’indiquent pas toujours une relation de temps, la simultanéité, par exemple, mais quelquefois des actions identiques : 1, 24, χαὶ προσευξάμενοι εἶπον — Ξ-Ξ- προσεύξαντο εἴποντες.

Le participe présent est occasionnellement employé après le verbe principal, le participe futur étant rarement employé, pour marquer une action future, une action dont l’accomplissement complet est subséquent à l’action du verbe principal : χυπι, 23, ἐξήλθεν, διερχόμενος καθεξῆς τὴν Γαλατικὴν χώραν — διήρχετο ; Cf. xx1, 2, 8. Cependant, dans les passages suivants : xv, 27, ἀπεστάλχαμεν ἀπαγγέλλοντας: ΧΧΙ, 16, "συνῆλθον... ἄγοντες, le participe futur aurait dù être employé. Il l’est quelquefois dans des propositions indépendantes : xx, 22, τὰ ἐν αὐτῇ συναστήσοντά μοι μὴ εἰδώς.

Le parfait est bien distingué de l’aoriste : xvr, 28, EAvas εἰσήγαγεν εἰς τὸ ἱερὸν xal xexolvwxev τὸν ἅγιον τόπον ; l'introduction de ces gens dans le temple a pollué celui-ci d'une manière permanente.

Le plus-que-parfait équivaut à l’aoriste plus l’imparfait; quelquelois le sens de l’aoriste prédomine : 1v, 22, ὃ ἄνθρωπος ἐφ᾽ ὃν γεγόνει τὸ σημεῖον. D'autres fois on ne peut plus employer le parfait parce que l’action du personnage est arrivée à

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