LA LANGUE ET LE STYLE DES ACTES DES APOTRES. ΘΕΣΣΧΕΒ
ν, 20, ἀπελθὼν ὃ στρατηγὸς σὺν τοῖς ὑπηρέταις ἤγαγεν αὐτοῦς, οὐ μετὰ βίας, ἐφοδοῦντο γὰρ τὸνλαόν, μὴ λιθασθῶσιν᾽ ἀγαγόντες δὲ αὐτοὺς ἔστησαν ἐν τῷ συνεδρίῳ; ἤγαγεν ἃ pour sujet: ὃ στρατηγός ; ἐφοδοῦντο et ἔστησαν ont pour sujet ὃ στρατηγός et of ὑπηρέται.
Le complément du verbe se place régulièrement près du verbe, avant ow après, xvar, 6, 8, 9, 13. Dans v, 13, la construction : ἀλλ᾽ ἐμεγάλυνεν αὐτοὺς ὃ λαός,. μᾶλλον δὲ προσετίθεντο πιστεύοντες τῷ Κυρίῳ πλήθη ἀνδρῶν τε χαὶ γυναικῶν est oratoire; la construction grammaticale aurait été : μᾶλλον δὲ πλήθη ἀνδρῶν τε χαὶ γυναικῶν. προσετίθεντο πιστεύοντες τῷ Κυρίῳ. Πιστεύοντες est un développement du sujet indéfini à de προσετίθεντο, et πλήθη est une apposition. Vireau.
Le complément peut être placé le premier par emphase : ΧΙΧ, 4, τῷ λαῷ λέγων. εἰς τὸν ἐρχόμενον μετ᾽ αὐτὸν ἵνα πιστεύσωσιν.
Il se rencontre des compléments redondants : vir, 54, διεπρίοντο ταῖς χαρδίαις, Οὐ! inutilement répétés; x, 17, ὡς δὲ ἐν ἑαυτῷ διηπόρει ὃ Πέτρος; cf. τι, 30. L'emploi : comme complément dans la proposition principale du sujet de la proposition dépendante, quoique classique, est dur : x, 37, οἴδατε τὸ γενόμενον ῥῆμα... ἀρξάμενος.. Le complément est quelquefois brusquement changé, x, 7, ou supprimé, xxv, 25; xxvirt, 18, même quand il aurait dû être exprimé, les verbes suivants demandant un autre cas : x111, 3, χαὶ ἐπιθέντες τὰς χεῖρας αὐτοῖς, ἀπέλυσαν ; Cf. le commentaire pour l'explication de xxvr, 28, ἐν ὀλίγῳ με πείθεις χριστιανὸν ποιῆσαι.
L'accord ne se fait pas entre le sujet et l’attribut quand ils ne sont pas équi- À valents : ναι, 10, οὗτος ἐστιν ἣ δύναμις τοῦ Θεοῦ. L'accord du relatif se fait quelque- 4 fois non avec 16 substantif antécédent, mais avec le suivant : xvr, 12, εἰς Φιλίππους. εἴ “ SU 2 > 15 - ,ὔ , ς 3 A \ ! € A ; “τῷ ἥτις ἐστὶν πρώτη τῆς μερίδος [τῆς] Μαχεδονίας πόλις; v, 17, ὃ ἀρχιερεὺς καὶ πάντες οἵ σὺν. αὐτῷ, ἣ οὖσα αἵρεσις τῶν Σαδδουκαίων, pour of ὄντες αἵρεσις. C’est une variété de ᾿ l'attraction. εἶ
Le P. Lagrange, Évangile de saint Luc, p. cxv, signale comme une élégance de Luc, εἶναι avec le datif; πα, 39; ὑμῖν γάρ ἐστιν À ἐπαγγελία; vint, 21; 1x, 15; x, 6, etc. Ce qui appartient à une personne est le sujet du verbe et la personne est au datif. Ἀ
Au lieu de πρὸς τοὺς πόδας, Luc dit, 5 fois dans les Actes, παρὰ τοὺς πόδας. Cependant, il ἃ πρὸς τοὺς πόδας, v, 10 et l’on ne saurait assigner une raison de cette | différence. ἘΣ
Après les verbes déclaratifs, αἴρειν [φωνήν], ἀπαγγέλλειν, ἀποχρίνεσθαι, λαλεῖν... ᾿ λέγειν, διαλέγεσθαι, etc., au lieu du datif de la personne on trouve πρός avec l’accu— το satif : nr, 25, λέγων πρὸς τὸν ᾿Αδραάμ; xv, 36, εἶπεν πρὸς Βαρνάδαν Παῦλος; cf. τι, ι τ 37; xvi, 86; var, 26; πρὸς αὐτόν est représenté par plusieurs exemples, vu, 35 vin, 20; 1x, 10, etc. Quelquefois, on trouve, employés avec le même verbe,. dans la même phrase, le datif simple et l’accusatif accompagné de la préposition: πρός; XVII, 17, διελέγετο μὲν οὖν ἐν τῇ συναγωγὴ τοῖς Ιουδαίοις xal τοῖς σεδομένοις καὶ ἐν τῇ.
KT
ἀγορᾷ χατὰ πᾶσαν ἡμέραν πρὸς τοὺς παρατυγχάνοντας. L'écrivain ἃ voulu varier 58. | tournure, ou exprimer une nuance de sens. :
La construction de la phrase est, dans les Actes, assez régulière; elle offre cependant quelques particularités que nous devons signaler. On y trouve assez souvent la construction ad sensum, ou syllepse, construction ordinaire dans. les écrits populaires et dans la langue parlée. La phrase est bâtie d’après le sens et non d’après les règles grammaticales. Cette construction était très.
“ΑΝ CEXKXIT ; ; , je : INTRODUCTION.
répandue chez a Grecs depuis les temps les plus anciens ; elle l’est encore de nos jours dans nos langues modernes. Elle n’a jamais été soumise à des règles fixes: car elle est le produit de la fantaisie de chacun. En voici quelques
‘exemples tirés des Âctes : virr, 5, κατελθὼν εἰς τὴν πόλιν τῆς Σαμαρίας ἐκήρυσσεν αὐτοῖς
τὸν Χριστόν: le pronom se rapporte à l'idée de l'écrivain et non à son antécédent. Le pronom relatif est quelquefois employé de la même façon : xv, 36, ἐπισκεψώμεθα τοὺς ἀδελφοὺς; χατὰ πόλιν πᾶσαν ἐν αἷς κατηγγείλαμεν τὸν λόγον τοῦ Κυρίου.
Viteau, Étude sur le grec du N. Τ., I, p.14, a bien exposé ce phénomène :
« Quand la phrase ou une partie te de la phrase, se développe et an chaque idée du développement est mise régulièrement à sa place logique, en se juxtaposant à ce qui précède et à ce qui suit, avec ou sans coordination, subordination, accord, ou liaison grammaticale quelconque avec ce qui précède et ce qui suit. Il suffit qu'il existe un lien, un rapport, un enchaînement logique entre les idées, de manière que l’une appelle l’autre au point de vue du sens, quel que soit d'ailleurs le rapport grammatical établi entre elles. Ce principe s'applique à un certain nombre d'anomalies du N. T., et, très fréquem-
ment, au grec des Septante. Ainsi : x, 36-39, τὸν λόγον ὃν ἀπέστειλεν τοῖς υἱοῖς ᾿Ισραὴλ
γενόμενον ῥῆμα χαθ᾽ ὅλης τῆς ᾿Ιουδαίας ἀρξάμενος ἀπὸ τῆς Γαλιλαίας μετὰ τὸ βάπτισμα ὃ ἐχήρυξεν Ἰωάνης, ᾿[ησοῦν τὸν ἀπὸ Ναζαρέθ, ὡς ἔχρισεν αὐτὸν ὃ Θεὸς Πνεύματι ἁγίῳ χαὶ δυνάμει, ὅς διῆλθεν εὐεργετῶν καὶ ἰώμενος πάντας τοὺς καταδυναστευομένους ὑπὸ τοῦ διαδόλου ὅτι ὃ Θεὸς ἦν μετ᾽ αὐτοῦ χαὶ ἡμεῖς μάρτυρες, etc. Dans ce passage ᾿Ιησοῦ Χριστοῦ est défini par οὗτός ἐστιν πάντων Κύριος, Y 36, proposition détachée qui met vivement
l’idée en relief {ce qui n'aurait pas eu lieu avec l'accord grammatical : πάντων
__ Κύριου). La proposition τὸ γενόμενον ῥῆμα... ᾿Ιουδαίας a besoin d’être corrigée par
une indication de lieu et de temps qui se trouvent dans ἀρξάμενος- ᾿Ιωάνης ; mais ἀρξάμενος se rapporte réellement à οὗτος... Κύριος, sujet réel. Alors τὸ γενόμενον
fus, etc., a besoin d'être précisé par ᾿[ησοῦν τὸν ἀπὸ Ναζαρέθ et expliqué par
ce qui suit, etc. Cf. le commentaire in locg. Ce passage si tourmenté et si
compliqué s'explique simplement par la loi de la juxtaposition des pensées à
leur place logique et par l'influence de la pause entre elles. » La pause, c'est
l’espace de temps que met l'orateur ou le lecteur entre chaque membre de phrase.
‘la construction revient “τὸ γενόμενον ῥῆμα. C’est ici un exemple de l’apposition se développant par d’autres
On constate ici cette application du retour de la phrase à la construction
grammaticale après qu'elle s'en est éloignée. Dans ce passage, l'incidente οὗτος
ἔστιν... exerce son influence sur ἀρξάμενος qui revient au nominatif et s'accorde avec οὗτος- Κύριος, ne pouvant vraiment s'accorder avec τὸ γενόμενον ῥῆμα; car ἀρξάμενος, etc. — οὗτός ἐστιν πάντων Κύριος, ἀρξάμενος εὐαγγελίζεσθαι εἰρήνην ἀπό... Puis à l'accusatif ᾿Ιησοῦν τὸν ἀπό, qui reprend et explique
appositions ou avec toute espèce de compléments. Ce développement ne suit pas d’autres lois que la liaison logique des idées et la mobilité d’esprit de celui
qui parle : Ἰησοῦν τόν... est l’apposition explicative de τὸ γενόμενον ῥῆμα.
La construction de la phrase varie même quelquefois dans le même passage :
xxvi, 20, ἀλλὰ τοῖς ἐν Δαμασχῷ πρῶτόν te-xal ἱἱεροσολύμοις, πᾶσάν τε τὴν χώραν τῆς Ἰουδαίας,
χαὶ τοῖς ἔθνεσιν ἀπήγγελλον ὑετανοεῖν, Les mots πᾶσαν τὴν χώραν sont un accusatif local sémitisant.
. La variation peut se produire dans des passages très rapprochés les uns des
GS TE RE οτος
RTE
RP En PE TEE 4