‹ Les Actes des ApôtresChapitre 84 sur 358 · LA LANGUE ET LE STYLE DES ACTES DES APOTRES. CLXXXIII · texte numérisé non relu

LA LANGUE ET LE STYLE DES ACTES DES APOTRES. CLXXXIII

autres : v, 3, διὰ τί ἐπλήρωσεν ὃ Σατανὰς τὴν χαρδίαν σου ψεύσασθαί σε τὸ Πνεῦμα τὸ ἅγιον... Υ 14, οὐκ ἐψεύσω ἀνθρώποις ἀλλὰ τῷ Θεῷ.

On trouve aussi dans les Actes des exemples de sensus praegnans ; une proposition en contient une autre qui découle de celle qui est exprimée : xx, 24, ἵνα ἐπιβιθάσαντες τὸν Παῦλον διασώσωσι πρὸς Φήλικα τὸν ἡγεμόνα : qu'ils conduisent Paul ἃ Félix afin qu'il soit sauvé, ou afin qu'ils conduisent Paul sain et sauf à Félix. διασώζω a de soi un sens prégnant : il signifie sauver en tirant du danger.

Figures de style : Luc a employé dans les Actes les figures de grammaire 01 de style les plus usuelles. Comme une des plus souvent employées signalons l'emphase ou les termes emphatiques. L’emphase est la disposition des mots d’après une place qui ne leur est pas ordinaire ou une addition de mots destinée à produire un certain effet, à attirer et à retenir l'attention du lecteur. Cette figure de rhétorique donne à un terme une importance qu'il n’a pas d'ordinaire. Elle est fréquente dans les discours de Jésus et dans ceux rapportés par les. Actes. Nous les signalerons dans le commentaire au fur et à mesure que nous les rencontrerons; en voici quelques exemples : 1v, 20, où δυνάμεθα ἡμεῖς ἃ εἴδομεν, etc.; x1x, 2, ἀλλ᾽ οὐδ᾽ εἰ Πνεῦμα ἅγιον ἔστιν ἠχούσαμεν ; xxVI, 29, ômoïos xal yo εἶμι: χιχ, 15, ὑμεῖς τίνες ἐστέ; Cf. χιχ, 34; xvurr, 7; xvint, ὃ; x1, 27; x1x, 26; xx, 25. Il est bien entendu que nous n’employons pas le mot « emphase » dans son sens péjoratif. |

L'anacoluthe ou changement de construction dans le cours de la phrase, vir, 40; χχιν, 18; le mélange du style direct et du style indirect, τ, 14, l'omission de la formule conséquente ou de la formule antécédente ; en d’autres termes l'omission de l’apodose après la protase ou vice versa.

L’anaphore, ou répétition d’un ou de plusieurs mots au commencement de propositions succesives; vi, 35, τοῦτον τὸν Νωῦσῆν... τοῦτον ὃ Θεός... οὗτος ἐξήγαγεν; cf. ππι, 26; τν, 10. Ι

L'’omission de l’article devant un nom, 11, 2; ΧΧΙΙ, 3.

L’asyndète ou suppression des particules copulatives en tête de la phrase, contrairement à l'usage grec : cf. x1, 7, ἀναστάς, ITétpe, ODod καὶ φάγε.

L’attraction, dont il a déjà été parlé. L’'ellipse quand un mot ou une proposition sont supprimés ; le lecteur supplée ce qui est omis : 11, 14 σὺν τοῖς ἕνδεχα [ἀποστόλοις]. Our, ἃ; χ, 46: xxv, 22, οἷο.

L'épexégèse ou addition destinée à expliquer le texte; ces additions sont précédées de τοῦτ᾽ ἔστιν ou de χαί : 1, 19, ᾿Αχελδαμά, τοῦτ᾽ ἔστιν χωρίον αἵματος ; Cf. Εἰ, 10 VIT, 98: ΧΙΣ, ἃ, etc:

Τ᾿ πΠοπάγδαϊβ, figure où l’on se sert de deux substantifs au lieu d’un seul pour désigner un objet; τ, 25, τὸν τόπον τῆς διαχονίας ταύτης xal ἀποστολῆς.

L'hyperbole et la litote, expression exagérée ou diminuée; les deux sont fréquentes dans les Actes; la première se trahit surtout par l'emploi répété de πᾶς : x, 12, πάντα τὰ τετράποδα, etc.; la seconde est très fréquente aussi : 1, 5, où μετὰ πολλὰς ταύτας ἡμέρας ; Οἵ. χιν, 28; ainsi que la litote avec οὐχ ὀλίγος, xu, 18; XIV, 28, ΧΥ, 2; ΧΥ͂ΙΙ, 4; ΧΙΧ, 23; avec οὐ μαχράν, XVII, 27; où τὰς τυχούσας, χιχ, 11; ΧΧΥΠΤΙ, 2; avec οὐ μετρίως, xx, 12; par les expressions : où δυνάμεθα... μὴ λαλεῖν, ιν, 20 ; οὐχ ἀσήμου πόλεως, χχι, 39; oùx ἐγενόμην ἀπειθής, XXVI, 19; οὐ γάρ ἐστιν ἐν γωνίᾳ πεπραγμένον τοῦτο, xxXVI, 26; οὐχ ἀμάρτυρον ἀφῆχεν αὐτόν, XIV, 17.

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