‹ Les actes et gestes marveilleux de la cité de Geneve nouuellement conuertie à l'Euangille faictz du temps de leur Reformation et comment ils l'ont receue redigez par escript en fourme de chroniques annales ou hystoyres commençant l'an M D XXX II;Chapitre 4 sur 84 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Comment M^ Guillaume Farel et ses compagnons

furent tractez des Prebstres , la première

foys qu'ils vindrent dans Geneue.

vy^K An de Nostre Seigneur cou- ^r rant 1532, les Sindicques et ^^^^ Conseil de Geneue estans esleus et créez, selon leur coustume ancienne, l'Euesque dernier Pierre de la Balme encores régnant en sa is^^^k>^?^«ri^^=^^*^ principaulté, et les chanoynes, prebstres et moynes en grand nombre estans en leur auctorité , et du temps de l'empereur qu'on appelle César Charles Cinquième du règne du Roy de France, François premier de ce nom, filz de la soeur du Duc de Sauoye, tous trois aflQns et allies, fort redoultes par toute la terre, ayant soubz eux et soubz leur domination presque toute l'Europe. Le Roy auoit pour femme la seur de l'Empereur Eleenor relexée du Roy de Portugal, laquelle auoit prinse estant prisonnier en Espagne. Celle de son oncle le Duc estoit seur

2 Actes et Gestes merueilleux

de la femme de l'Empereur, filles du Roy de Portugal. Du temps desquelz, et de leurs règnes, Geneue, au milUeu de leur pays située, M""*^ Guillaume Farel auec Antoine Sonnier, tous deux du Dauphiné, et ministres soubz la principaulté de Berne, furent requis par certains aultres Ministres, Georges Mourel de Fressinieres, et Pierre Masson de Bourgongne (desquelz parle Oeucolompade dans ses epistres) tous deux enuoyés de la part d'aulcuns du Piémont, de Callabre, de la Poille , et d'aultres gens de bien, de se trouuer à vng Synode, qu'on appelle assemblée de beaucop de ministres et chrestiens, qui se debuoyt tenir au Piémont, et là estre assemblé certain nombre de fidelles Chrestiens, qu'on soulloit appeler Valdences, ou Pauperes de Lugduno, et maintenant Luthériens^ tant de Callabre, de la Poille, du Piémont, de la Prouence, du Dauphiné, et de Laurreyne, que de plusieurs aultres contrées de la terre, desquels sera plus amplement parlé ci après, au Chapitre de la grande famine et persécution de ceux de la Prouence, estans la seulement appelez pour conférer des sainctes escriptures. Or après auoir esté assemblés, au nom de Dieu, consultèrent, discourans par ensemble des affayres de leur Religion, et des moyens par lesquelz pourroyent mieulx auancer la doctrine de la parolle de Dieu, affin qu'elle peult auoir son cours par toute la terre : que fut faict à la grande utillité de toute la chrestienté dont à présent Geneue et tant d'aultres Chrestiens en sentent le proffit , et ne

de la Cité de Geneue. 3

fust que par l'impression seullement de Ja Bible, imprimée à INeufchastel , à leurs propres despens translatée d'Hébreu en Françoys, par Pierre Robert, dit Oliuetanus, de la ville de Noyon en Picardie.

Iceulx donc Farel et Sonnier, après auoir paracheué leur voyage du Piémont, repassèrent parmy Geneue, et estans louges à la Tour Perce commencèrent à parler la parolle de Dieu à plusieurs gens, de quoy le bruict fust grand dans la ville, soy oifrans à la mort s'ils ne pouuoient maintenir ce qu'ilz disoyent : et leur remonstroient par les Escriptures qu'ilz auoient esté abusez iusque à présent de leurs Prebstres : laquelle cbose vint à notice au Conseil, aux Chanoynes et Prebstres de la ville, qui soubdaynement furent tous esmeuz et troublez, et tinrent conseil par ensemble, qu'ilz feroient de ces gens, qui desia s'estoient donnez à connoistre à certains citoyens et bourgoys de la ville, en les venant voyr et ouyr parler. Car en y auoit desia qui auoient quelque peu de sentement à l'Euangile, mais encore bien froits, charnels et du monde, nentendans presque rien, sinon à manger de la chair et dire mal des Prebstres. Desirans toutesfois d'estre mieulx enseigneyz : ce nonobstant ne se ausoient manifester, pour la crainte de leur Euesque, des Prebstres et du Conseil de la ville, estans de leur farine. Lesquelz tous par ensemble persecutoienl selon leur puissance ceulx qui les vouloient enseigner, et ceulx qui les retiroient en leurs maisons , pour parler à eulx de

4 Actes et Gestes merueilleux

l'Euangille, et viure aultrement que leurs prédécesseurs (qu'ilz appellent Pasteurs et Euesques) ne les auoient instruits , ne monstre l'exemple de bien viure. Les noms de ceulx là du commencement qui desiroient d'apprendre, et auoient grande affection et grand zelle de soy manifester, mais non pas encore selon science parfaitte d'enseignement, lesquels estoient Amy Perrin, Claude Paste, Claude Bernard, lehan Chautemps, Dominique D'Arloz , Glaude Savoye , Amy Pourralis, Roubert et Pierre Vandelly, frères, Glaude Rozet, lehan Golle, Estienne Dade , lehan Sonet, Baudichon, Glaude de Geneue, auec certains aultres petits compagnons.

Mais des femmes, ne s'en trouuoit en ce temps là pas seuUement vue qui eust quelque estimalle de voulloir cognoistre la vérité, tant auoient esté infectées de la halleine de la doctrine, vie, et conuersation de leurs pasteurs, qui les auoient enseignées. Lesquelles femmes firent de grandes résistances au commencement de l'Euangile , à ceulx qui le leur ont appourté , et ce par l'instigation de leurs Prebstres : car les vngs estoient leurs parens, frères, amis, voisins, compères et alliés de bien près : ie ne parle pas plus auant pour ceste heure pour sauuer l'honnesteté des Dames.

Les Prebstres doncques après auoir tenu le premier Conseil Episcopal; d'vng commun accord, estans les vngs assemblez en la maison du grand Vicaire de l'Euesque, Mons de Bonmon, et les Autres de ça et delà parmi les rues, armés des

de la Cité de Gencue. 5

soubs leurs robes, fallut auoir Farel, Sonnier, et Olivelanus, ainsi qu'il fust arresté, pour parler à eux à foy et fiance. Et furent commis deux Sindicques, de la part du Conseil de la ville, et Machard, le Secrétaire de l'Euesque, du cousté des Prebstres, pour parlementer auec eulx, et sauoir si voulloient maintenir et disputer contre les Prebstres, et qu'ils auoient dict et presché en leur hostellerie. Lesquelz les ayans ouy parler confirmèrent de plus fort leur dire, à la présence de iceulx, se oftrans derechief à la mort, si ne pouuoient maintenir par la saincte Escripture leur dire. Auxquels fust promis foy et asseurance par Guill. Hugues, et lehan Ballard Sindicques, et Machard Secrétaire, qu'ils vincent par deuant leurs Prebstres : mais non pas sans grandes menaces et mocqueries n'y furent amenez, et principallement des femmes, et aultres parmi la ville, crians après eulx; Ce sont des caignes, ce sont des caignes, qui passent, qui veult autant à dire. Ce sont des chiens. Et estans arriués dans leur Assemblée pensoient disputer, mais l'vn des principaulx d'eux , Don Estienne Piard , luge des excès. Procureur de leur Chapitre, leur avait desia persuadé de non point disputer, disant^ Si disputetur totum rninisterium nostrum destretutur; que vault autant à dire. Si disputons tout nostre cas est perdu. Mais les principalles disputles et argumens en premier lieu qu'ils eurent contre eulx pour les vaincre, ce furent iniures et oultraiges, estans armés dessoubs leurs robes, disans en telle manière telles ou sembla-

6 Actes et Gestes merueilleux

blés parolles; Vien ça meschant Dyable de Farel ; que vas tu faisant ça et la troublant toute la terre? D'où viens-tu? Qu'es tu venu faire ici? Qui t'a faict venir en ceste ville? Dis nous, de quelle auctorité presches tu? Pourquoi es tu venu troubler ceste ville? A quoi respondit Farel, et dit; le ne suis point dyable ; mais vais et viens ça et la pour prescher lesus Christ, et icelluy crucifié, mort pour nos péchez, et ressuscité pour nostre iustification, tellement que celluy quy croira en lui aura la vie éternelle, mais qui n'y croira point sera condampné. A celle fin suis enuoyé de Dieu nostre bon Père, et Ambassadeur de lesus Christ^ obligé et attenu de prescher à tous ceulx qui me vouldronl ouyr, et ne tasche à aultre chose sinon qu'on le recoipue par tout le monde. Et pourtant ie suis venu en ceste ville pour essayer s'il y a personne qui me veuille ouyr, et si suis mené par deuant vous, prest à rendre rayson de ma foy, et de ce que ie presche, si vous plait me ouyr patiemment, et ce maintenir iusques à la mort; n'ayant aultre auctorité que celle de Dieu, duquel suis enuoyé pour estre son seruiteur et non des hommes. Et ie ne trouble point la terre; ne ceste ville, comme vous dictes : mais vous respondrai comme fit Elie à Acap; Cest toy Roy qui troubles tout Israël non pas moy : Aussi ce n'est pas moy qui ay troublé la terre, ne ceste ville, mais ce a esté vous et les vostres qui auez troublé non seulement ceste ville, mais tout le monde, par vos traditions et inuentions humaynes, et vies tant dissolues. Ne pouuans plus ouyr ne pourter ces parolles, l'vng des princi-

de la Cité de Geneue. 7

pauix de leur assemblée se leua fort furieusement de son siège et dict à haute voix; Blasphcmauit ; non amplius indigemus (estibus, reus est mortis, Nous n'avons plus faulte de tesmoings, il est digne de mort; et crioient Au Rliosne, Au Rhosne, qu'on le face mourir; Il vault beaucop mieulx que ce meschant Lhuter meure que de troubler ainsi tout le peuple. Auquel respondit Farel, Parlés les parolles de Dieu, non pas de Caïphe. Alors tous par ensemble confusiblement se leuerent, crians à haulte voix, disans. Tue, Tue ce Lhuter, Tue, Tue ceste caigne. Mais vng nommé Dom Bergeri, Procureur de leur Chapitre, pensant ou voullant parler plus saigement que tous les aultres, disoit en leur langue Savoisienne, Tapa, Tapa, que veult aultant à dire en langue francoyse que Frappés, Frappés. Et le plus sourd de la compagnie entendoit incontinent le langaige. Car souldainement sa sentence fut mise à exécution, et si furent plus diligens à les battre et frapper, que à les deffendre. Et aussi auoint apousté le seruiteur du grand Vicaire de l'Euesque, nommé François Olard, dictGinin, auec vne acquebute, pour tuer Farel ; mais comme Dieu n'auoit pas encores ordonné son heure, en la deschargeant, l'acquebute rompit, et ne fit point de mal à personne : et dict Farel ; le ne tremble pas pour vn pet, les petz ne me font point de peur. Et lesbattoient et frappoient à cops de poings : que fut chose desplaisante, mesmes à aulcuns amys des Prebstres, voyans telle iniure, sous la promesse qu'ils auoient faicte, les prenans à foy et fiance, de ne leur faire nulle iniure. Voire mesme fut desplai-

8 Actes cl Gestes merueilleux

sant à vng nommé Amy Chambon, dict Pontet, qui estoit grand ami des Prebslres, et le factotum du grand Vicaire de l'Euesque Mons De Bomon , lequel esmeu de compalion disoit ce n'est pas bien faict, et faisoit semblant de les deffendre. Et l'vng des Sindicques, Guill. Hugon voyant tel oultraige fut grandement couroucé contre les Chanoynes, et Prebstres, leur disant ; Vous estes meschantes gens, et n'estes pas tels que nous pensions, car nous les auons amenés soubz vostre promesse par deuant vous, en assurance, leur promettant seullement foy et fiance, et vous les battes, et les voullés tuer et meurtrir, à nostre présence : et fut tellement esmeu qu'il voulloit faire sonner la grande clocbe pour assembler le Commun peuple. Mais l'aultre Sindicque lehan Ballard, grand seruiteur des Prebstres, appaisa son compagnon. Et leur fut commandé par le Conseil Episcopal , de la Ville, et des Prebstres que tout incontinent eussent à absenter la ville sans plus les troubler, et ce sus peine de la vie, vous faisant grâce, disoient-ils. Mais aulcuns, entendans la parolle de Dieu, craignans d'àuoir reproche de ce qu'ils auoient esté battus, sachans estre seruileurs de leurs bons Alliés et Combourgoys de Berne, qui desia auparauant auoient receu l'Euangile en leur pays; et aussi que les Prebstres ne leur fissent quelque desplaysir en s'en allant par terre, ou qu'ils n'eussent mis embusches par leur chemin pour les faire prendre sus le pays du Duc de Sauoye; et en s'en allant le lendemain, le peuple crioit, les Dyables s'en vont; et iceulx preschoient et parloient en s'en allant parmi la ville. A ceste cause furent con-

de la Cité de Geneue. 9

duits par eau sus le Lac, enuiron de neuf lieues de Sauoye, que est vue iournée d'homme à cheual, accompagné de Amy Perrin, et de Glaude Bernard, lean Golle et Pierre Verne, citoyens et bourgoys de Geneue, et les descendirent à terre entre Morges et Lausanne, car ne les ausoient faire passer au dedans, craignans le dangier, et des Prebstres, qu'ils n'eussent desia enuoyé gens en lettres pour les faire prendre. Et après auoir prins congé les vngs des aultres, ceulx de Geneue s'en retournèrent, et les aultres s'en allèrent à vne petite ville, appelée Grançon soubs la subiection de Berne et Fribourc, auprès du Lac d'Yverdon, dans laquelle Farel auoit desia presché quelque temps, et à vne aultre petite ville nommée Orbe, deux lieues près, en laquelle Viret est nay, et de laquelle en sont sourtis quatre aultres Prescheurs auec luy. Touteffoys ces deux villes sont tousiours demeurées obstinées, iusques auiourduy comme Chorosaim, et Betzayda, dans lesquelles est l'Euangille et la messe. Et ont plus faict de résistance et maulx à Farel, et es autres qui les ont preschés que en nulz autres lieux qu'ils eussent presché.

Or eslans arriués trouuerent illec Anthoine Fromment, aussi du Dauphiné, qui preschoit auec Farel, en ces quartiers, la parolle de Dieu. Et leur racontant par le même leur voyage, et ce que leur esti faict dans Geneue. Lequel les oûant parler fust grandement esmeu et par eulx persuadé d'aller dans Geneue, pour essayer si pourroit auoir entrée dans icelle, pour y prescher, et commencer, comme ils auoient desia faict en plusieurs lieux, et princi-

fO Actes et Gestes merueilteux

paiement Farel, qui aoparauant auoit commencé le premier à prcscher en la langue Françoyse^assauoir à Monlbéliard, cl de là fusl déchassé, et s'en vint à Neufchastel, en Suysse : mais aulcuns qui le cognurenirempcscherent de prcscher, disans que c'csloil celluy qui auoit fait trouble à Basle, par disputes, et à Montbéliard, par la prédication, tellement qu'il fust contraincl de s'en aller. Et s'en alla en vne petite bourgade appelée Aille [Aigle], en vne Seigneurie de Berne, auprès du païs de Valley, entre les montagnes et le Rhosne, et là fist du magister, pour apprendre des petits enfants, et pour auoir entrée de prcscher; auquel les Prebstres donnèrent liance de prcscher, mais bien peu de temps après s'en repentirent grandement ; et le Vicaire disoit ; à la mienne volonté que ie eusse perdu plus tost vne main que de l'auoir laissé prcscher, car il nous fera ruiner tout nostre cas, ce qui fusl faict. Car en ce temps là vng Prebstre, nommé Berlholdus, commençoit desia à prescher, et ne demourerenl pas longtemps de faire Disputes générales dans Berne, et de mettre bas la messe, les ymages, et toutes les cérémonies Papales, par tous leurs pays et Seigneuries, ce qui fust aussi faict en icelle Seigneurie, qu'ils auoient alors seule Galloise. Et de là sur celles dans Mourat, en vne ville subiecte à deux Cantons, Berne et Fribourc, dans laquelle parlent moitié Françoys et moitié Allemand, ou le Duc de Bourgogne auoit perdu beaucop de gens en vne bataille, comme de présent les testes, les os, et relies d'vnc grande partie d'iceulx le monstrent encores, car en y auoit deux chapelles pleines, mais

de la Cité de Geneue. 11

de présent n'y a plus que vne pleine de testes, et os innumerablcs à conter. Et auqir illec planté l'Euangile par le plus fort des habitants de la ville, iccluy Farel, accompagné de Frommcnt, s'en alla sus la terre de Bienne par les montagnes, et en La Vau StYmier, et d'empuys en vng lien appelé Tauanes, et aux lieux circonuoysins : auprès du perluis de la montaigne percée que Tulles César fit percer, selon la commune opinion de tous les habitants d'icelle terre. El de là s'en allèrent à la Comté de Neuf-Chastel : et iceluy Farel preschoit, à grande difficulté, et grand dangier de sa personne au milieu des places et rues : car les Prebstres, ne la Seigneurie, ne vouloient permettre dans les temples ne moins dans la ville. Touteflbys luy fut baillé place à prescher par le commun peuple dans l'Hôpital : car aussi lesus Christ est nay en poure lieu. Et en allant prescher ça et là par les villaiges circonvoysins recepuoient souuenles fois leurs censés, assauoir cops et oultraiges; et principalement vne fois à Valangy, ou les femmes et les Prebstres les battirent tellement que le sang y est demeuré es pierres d'vn petit temple plus de quatre ans ; et voulloient les Prebstres et les femmes que Farel adoura vne ymage de boys, en disant, Crie merci à Noslre Dame : et iceluy disoit : le crie merci à Dieu, et non à aullre, c'est celuy que ie ay offencé; à aullre ne debuons demander grâce ni merci : et alors ils le battoient cl prenoient sa teste contre les murailles; si que ne se fallut guercs qu'ils ne le tuèrent tous deux, et puis les menèrent en prison au Chasteau. Mais aulcuns de Neufchastcl vindrent,

Actes et Gestes merueilleux

et vouloint mettre le feu dans le Chastel, mais Farel les pria de ne leur faire outraige, car ils ne sçaucnt qu'ils font, le Seigneur leur donnera à entendre leurs faultes vng iour. Et d'empuys certain temps après que l'Euangille fust planté à Neufchaslel; iceluy Farel s'en alla à Orbe etGrançon. seigneuries des deux Villes Berne et Fribourc, desquelles a esté parlé.

Page 1