‹ Les actes et gestes marveilleux de la cité de Geneve nouuellement conuertie à l'Euangille faictz du temps de leur Reformation et comment ils l'ont receue redigez par escript en fourme de chroniques annales ou hystoyres commençant l'an M D XXX II;Chapitre 79 sur 84 · Le 22 Octobre (voir Grenus · texte numérisé non relu

Le 22 Octobre (voir Grenus

23 , Le 23 Octobre (idem).

2J . Le 24 Octobre (idem).

Regish^es publics. cxlix

Le 25 Octobre on receul des lettres des Ambassadeurs de ^-5 Octobre. Berne depuis Copet , à quoy on répondit qu'il ne tenoit pas à nous qu'on n'eût une bonne paix.

Le 26 Octobre (voir Grenus). 96

On parla d'écrire aux Ambassadeurs qui sont à Coppet touchant les personnes et les biens que les ennemis ont pris depuis leur départ.

On résolut que ceux qui avoient absenté la ville et n'estoient pas venu à forme des cries au secours de la ville, supporteroient les charges , et seroient contraints à payer pour les gens de guerre.

» Le 27 Octobre on reçut des lettres de Messieurs de Berne ^7 pour relâcher M. de Wufïlens : Ordonné qu'il seroit relâché, et qu'on écriroit à Messieurs de Berne que les nôtres sont prisonniers, la vie desquels nous leur recommandons, les prians de nous donner secours parceque nous sommes fort tourmentés par les Savoyars.

Le 29 Octobre , ordonné qu'on exécutera ce qui a été sou- 55 vent arrêté , qu'on abbattera les granges et maisons qui sont autour des murailles de la ville du côté de S. Victor et du Temple, et tout ce qui empêche.

On ordonna qu'on uettoyeroit l'Eglise de S. Pierre et qu'on y prêcheroit, et qu'il étoit plus commode de prêcher en deux lieux seulement qu'en trois.

On reçut des lettres de la Duchesse de Nemours, (Animoxu) demandant qu'on relâche le moine de Montfort : ordonné de proposer cette affaire en 200.

Le 31 Octobre en conseil des 200. on lut la lettre de M*" ^/ » de Nemours {d'Annemoux) touchant le relâchement de M. de Montfort : On ordonne de luy récrire que nous le retenions pour les nôtres que les Gentils avoient faits prisonniers et que nous luy ferions volontiers plaisir à cause de son arrivée , mais que la vie des nôtres est en danger : ainsi que nous la prions d'écrire aux Gentils et de faire en sorte que les nôtres fussent rendus, et que nous luy obéirions en tout ce que nous pourrions.

Ordonné qu'on visite les greniers et qu'on vende le blé pour 28 sous.

CL Extraits des

, A la sortie du conseil on brûla en la salle du Conseil l'i-

mage de notre Dame de grâce à la vue de tous. 2 Nvi'cmbrc. Le Mardy 2 Novembre on lut des lettres de Porral qui écrit

pour nouvelles que Iq. Duc veut observer l'arrêt de Berne.

On reçut des lettres de M. de Coursinge qui proposoit que si nous voulions délivrer la femme de P. de Sales, il feroit relâcher une femme qu'on retient à lussy. Ce qu'on accepta.

Ordonné d'assembler le 200. pour ouir deux Ambassadeurs de Berne qui sont arrivés.

En conseil des 200. Messieurs Louys de Diesbach et Mie. Auspurguer , Ambassadeurs de Berne exposèrent qu'en retournant à Berne, comme ils étoient à Morat ils avoient reçu des lettres de leurs Supérieurs leur donnant ordre de retourner vers nous pour nous en faire savoir le contenu, qui étoit qu'ils n'eussent pas cru que nôtre Conseil général leur eût voulu donner une pareille réponse ; que le Duc de Savoye avoit envoyé ses Ambassadeurs à Berne pour leur dire qu'il souhaittoit de vivre en paix avec eux, et qu'à leur considération il vouloit observer le dernier arrêt qu'ils luy avoient envoyé, qui étoit de relâcher les vivres, et de tenir les Genevois et leurs biens en seureté dans le pays de Savoye, et de chasser ceux de Peney et leurs compagnons, requérant une iournée entre luy et lesdits Seigneurs de Berne: Qu'il y a une iournée assignée à Aoste {Augustae) le 21 de ce mois de novembre, qui se tiendra pour traitter la paix, sans aucun moyenneur, mais eux seuls avec le Duc : C'est pourquoy leurs Seigneurs ont avisé que cependant on ne devoit rien innover, ni nous, ni les Savoyars, mais laisser un libre accès de part et d'autre, et que les vivres et les marchés soient libres: Que le Comte de Challant maréchal de Savoye a charge de faire retirer les gens de guerre Savoyars , et de mettre un Gentilhomme au château de Peney , afln que les chemins soient sûrs pour les Genevois : Que nous de même renvoyelons nos gens de guerre et ne ferons aucune fâcherie aux Savoyars; demandans nôtre réponse. Ils lurent en suite leurs lettres, qui portoicnt, l*' Que le Maréchal de Savoye feroit faire commandement de tenir les Genevois et leurs biens en

Registres publics. cli

seui'eté dans toute la Savoye, et qu'il relàcheroit les vivres et les marchés: 2" Que ceux de Peney et autres s'en iroient: 3" Que les Genevois allans par la Savoye ne prêcheroient point l'Evangile: 4^ Que Messieurs de Berne espèrent de traitter une bonne paix, et que pour ce suiet ils ont choisi le lieu d'Aoste afin de traitter avec le Duc même, et non avec ses Ambassadeurs : 5" Que les gens de guerre de part et d'autre se retireroient : 6^ Qu'ils nous ont envoyé ces Ambassadeurs pour nous faire savoir que nous ayons à vivre en paix et à n'offenser personne en attendant ce qui sera traitté en la dite iournée au 21 Novembre : 7*^ Que si nous faisons autrement, ils nous remettront nôtre bourgeoisie, étans ennuyés de nos affaires. On leur répondit ; « Nous avons tou- « iours voulu nous conformer à la volonté de nos très houo- « rés Seigneurs et Combourgeois de Berne , et encore à pré- « sent nous ne les voulons dédire, souhaittans une bonne et a durable paix suivant l'arrêt de S. lulien et sentence de « Payerne. Toutesfois que nous croyons que leurs Excellen- « ces doivent prendre garde qu'aucun ne soit mis par ledit <( Illustrissime Seigneur de Savoye au château de Peney, qui « est de nos terres, car ce seroit nous dépouiller de nos « droits; mais plutôt y soit mis un Commis de leurs Excel- « lences qui le garde en neutralité ; et qu'il leur plaise aussi « qu'il y ait un de nos gens de nôtre part en la dite iournée « pour mieux les raviser de nos droits, libertés et franchi- « ses. » On écrivit à Messieurs de Berne en ce sens, comme aussi à Cl. Savoye notre Ambassadeur, afin qu'il appuyé ce que nous écrivons.

Le 6 Novembre (voir Grenus). 6 yoicmbre.

Le 9 Novembre on parla des maisons des fauxbourgs qui 9 . doivent être démolies, pour lesquelles L L. Ramel et L Aimé Curtet qui en ont deux belles en ce lieu là, intercèdent: on renvoya cette affaire au 200.

Le 12 Novembre en conseil des 200. on parla de la démo- /g lition des fauxbourgs, et on ordonna qu'on en abbattroit toutes les maisons dans lesquelles l'ennemi se pourroit retirer.

On proposa l'affaire des pauvres , et que G. Dentand pro-

ci.ii Extraits des

cureur de la Madelaine refuse de consigner aux procureurs de J'hopital les draps et autres ornements d'Eglise pour l'usage des pauvres : On dit aussi qu'il y avoit encore plusieurs prêtres dans la ville qui alloient par les maisons séduisant les citoyens, chantans des messes, battisans les enfans, et semaus plusieurs discours pour entretenir la discorde dans la ville , comme ils ont fait cy devant, nous causant des guerres intestines dangereuses. Sur quoy on ordonna que pour nourrir la concorde et obtenir la paix de Dieu, il falloit premièrement prendre soin des pauvres : et on résolut que non seulement ceux de la paroisse de la Madelaine, mais aussi ceux de toutes les autres paroisses, Eglises et Chapelles, apporteroient les biens des dites Eglises à l'hôpital. Et afin que cette maudite discorde ne puisse pas croître entre les citoyens, on résolut d'appeller les prêtres devant Messieurs les Sindics, et de leur demander pour la dernière fois s'ils veulent vivre selon la parole de Dieu, ou s'ils veulent enseigner et soutenir que leur messe et leurs sacremeos sont selon la parole de Dieu , et que les sermons de nos prédicateurs sont iniustes : que s'ils ne savent pas soutenir ces choses pour eux mêmes, qu'ils se pourvoyent s'ils veulent de personnes doctes qui veuillent disputer, et nous les entendrons: que s'ils refusent de soutenir leur faction en disputant pour la S^^ Ecriture, qu'ils sortent de la ville, ou du moins qu'ils quittent toutes leurs cérémonies, subornations et séductions.

Pour la suite (voir Grenus).

On parla de la dépouille du convent de Palais , et parcequ'il y a tant de larrons qui le pillent qu'à peine tous les guets sufïiroient pour le garder, on résolut qu'on vendroit au plus offrant la dite dépouille {spolium).

Ce iour arriva miraculeusement CI. Savoye , qui accompagné de 12 hommes passa heureusement de nuit par le lac au travers de l'armée Ducale qui l'attendoit, venant depuis Lausanne icy par une forte bise.

On vendit au plus offrant à l'extinction de la chandèle la dépouille susdite des murailles du convent de Palais, ass. les tuiles, le fer, le bois, les briques, les portaux , les fenes-

Registres publics. cLiii

très, les virets et les degrés, et ce pour le prix de 2 35 écus d'or sol, à condition que toutes ces choses seroient enlevées du lieu dans 4 mois.

Le 14 Novembre (voir Grenus). uyovcmbre.

On élut pour Lieutenant L Aimé Curtet, et pour Auditeurs Amé Perrin et Fr. Chamois.

Le 15 Novembre on lut des lettres du Gouverneur d'Aigle /5 « [Alii) demandant qu'on délivrât certain sel : On luy répondit qu'on luy feroit volontiers plaisir , mais que parceque nous avons une si fâcheuse guerre qu'à peine il est entré un sac de sel dans la ville depuis 3 mois, nous le priions d'en prendre ailleurs, puisque nous en avons besoin.

On parla d'un secours qu'on nous a promis il y a long temps du côté de France et on dit que celuy qui a pris le nom de Croquet a envoyé un homme pour nous faire savoir qu'il s'achemine à nôtre secours. On résolut que nous devions préparer l'artillerie et des vivres pour le recevoir, mais qu'il falloit prendre garde que ledit Croquet n'entrât dans la ville avec une armée , et qu'il falloit luy parler à part pour savoir ce qu'il a dessein de faire.

Le 17 Novembre on reçut des lettres d'Aimé Porral Ambas- 17 sadeur à Berne, qui nous écrit qu'on n'a pas encore envoyé les Ambassadeurs en la iournée d'Aoste. On résolut de luy écrire, et à Messieurs de Berne, que le Duc ne tient rien de ce qu'il a promis.

Le 19 Novembre on élut pour Commissaires pour recher- '•'> cher les droits de l'hôpital Cl. Roset secrétaire de la ville et André Viennois notaire , qui feront les reconnoissances.

L Marcoz l'un des procureurs généraux de la ville se plaignit que le iour précèdent le Sindic du Moulard l'avoit attaqué et l'avoit voulu frapper, aussi bien que L du Moulard son frère, qui avoient tous deux tiré l'épée contre luy, priant qu'on l'ôtât de sa charge puisqu'il étoit ainsi inquiété. Ledit Sindic répondit que ledit procureur avoit mal fait de rompre sa maison que Cl. Griffon tenoit, ce qui l'avoit mis en colère, et que si ce n'avoit esté sa charge de Sindic il auroit pis fait. Sur quoy on ordonne qu'afin (jue cela servit

CLiv Extraits des

«l'exemple aux autres, on commenceroit à faire Justice par le dit du Moulard, et qu'afin que les petits ne disent point que les gros demeurent impunis, ledit Sindic et lean son frère seront emprisonnés pendant 3 iours en la maison de ville à cause de cette insulte , et que ledit I. Cuendoz dit Mârcoz exercera sa charge.

Fr. laq. l'Hoste de l'ordre des prédicateurs de S. Dominique demande qu'on relâchât à luy et à I. L. Nicolas quelques dettes dûs au dit convent ; ce qu'on leur accorda.

L'apres disnée Hudriod Dumoulard Sindic prisonnier supplia qu'on le relâchât moyennant caution de se représenter. On luy répondit que l'arrêt que l'on avoit fait de l'emprisonner avoit été fait meurement, et qu'ainsi il falloit qu'il gardât les arrêts.

Un marchand de Fribourg voulant faire emmener des bâles de marchandises sur des batteaux de la ville, on ordonna qu'attendu la guerre dont nous sommes pressés , et que les S'avôyars qui sont bons amis des Fribourgeois se pourroient armer de plus fort contre nous avec ces batteaux, on diroit au dit marchand que pour maintenant nous ne pouvons pas laisser aller nos batteaux.

êO Noremhrc. Le 20 Novembre le bauderet Montagnier et trois autres de

Fribourg prièrent encore qu'on leur relâchât un bateau pour porter leurs marchandises. Ordonné qu'on ne permette à aucun batteau de sortir, à cause du besoin que nous en avons, mais que s'ils en amènent un , ils pourront emmener leurs marchandises.

$3 . Le 23 Novembre ordonné qu'on laisse passer toutes les

marchandises, sinon les provisions de bouche et de guerre.

Le Sindic du Moulard se plaignit qu'il avoit esté arrêté iniustement, puisqu'il avoit un iuste suiet d'attaquer L Cuendoz r On luy dit qu'il s'adressât à M. le Lieutenant s'il prétendoit quelque chose contre Cuendoz : Il demanda qu'on l'ôtât de sa charge.

L Philippe dit que L Faulcon luy avoit écrit que les Roy de Poney parlent de relâcher André Philippe (son fils) moyennant qu'on relâchât ceux qui sont prisonniers en cette ville : On luy djt de savoir quels prisonniers ils demandent.

Registres publics. clv

Pour la suite (voir Grenus).

Le 24 Novembre (voir Grenus). n Xavembie.

On parla de la sortie faite hier vers le pont d'Àrve . et parcequ'elle s'est faite avec peu d'ordre on donna charge à P. Vandel Lieutenant du Capitaine gênerai d'assembler au son du tambour tous les gens de guerre pour leur faire savoir qu'on a arrêté que personne ne face de sortie sans l'ordre du Capitaine, et que le Capitaine même ne sorte point sinon par l'ordre du Conseil.

En ce conseil quelques uns dirent que Messieurs les Sindics n'avoient pas soin d'exécuter les arrêts du Conseil des 200. touchant les prêtres qui séduisent le peuple.

Le 26 Novembre qu'on voye qu'elle assurance on donnera ?0 • à Cl. Salomon des biens qu'il a portés à l'hôpital.

Hudriod Dumoulard sindic parle de lean son frère qui est prisonnier ; il demande qu'on luy fît iustice de l. Marcoz , autrement qu'il s'en vengeroit luy même. On luy remontra que la vengeance doit être remise à Dieu et à la iustice : on relâcha L Dumoulard son frère après l'avoir censuré.

On donna à Cl. Savoye la charge de Maître de la Monnoye, et on luy dit de faire faire des enclumes et des coins, afin de commencer à battre de la monnoie au plus tôt. On luy remit une croix d'argent en manière d'offertoire , un pié de calice bas d'argent avec une patine, un petit coffre d'argent propre à tenir des reliques , et un baise main de S, lean.

L'apres disnée L Rodolf Neiguely Ambassadeur de Berne dit qu'il avoit été envoyé par ses Supérieurs pour nous faire savoir qu'on a envoyé des Ambassadeurs en la iournée d'Aoste, et que pendant la iournée nous n'innovions rien : qu'il a charge aussi d'aller vers le Conte de Challant Maréchal pour savoir s'il veut observer les trêves, et d'écrire le tout à ses Supérieurs, afin que s'ils voient qu'on innove, ils rappellent leurs Ambassadeurs de la Iournée : qu'il étoit envoyé vers nous pour demeurer avec nous iusqu'à ce que la [ournée soit ou finie ou révoquée, et afin qu'il piU faire savoir à ses Supérieurs les iniures qu'on fait à nôtre ville et aux citoyens.

Dans le même temps Barthélémy Pernet se plaignit en sa

c\M Extraits des

présence que depuis 3 iours les Savoyars avoient pris son fils entre Nantua et la Cluse venant des foires de Lion et luy avoient osté 25 écus d'or et quelque monnoye : qu'ils avoient aussi pris un ieune homme dit le Papa. Ainsi ledit Ambassadeur vit qu'on ne nous tenoit aucune parole.

37 Novembre. Le 27 Novembre le Conseil étant en la hâle du Moulard

pour aviser touchant le sel que l'on emporte tous les iours de la ville, pendant qu'on n'y en apporte point, on résolut de défendre aux marchans de, sel, de n'en vendre plus aux étrangers sinon à ceux qui apporteroient du blé, et encore de ne leur en bailler que demi quarte pour le plus.

?o » Le 29 Novembre le Conseil fut assemblé pour exécuter le

décret du Conseil des 200. et défendre les sacremens inventés par les hommes; ce qu'entendant L. Dufour, il sortit, disant qu'il ne s'y vouloit pas trouver.

Selon la résolution du conseil des 200. on appella tous les prêtres de cette ville qui comparurent en grand nombre , les premiers desquels étoient Messieurs Rolet Dupan , Amy Boucher, Cl. Blanc, Guill. Manillier, Ant. Aillod, Théo. Genod, l. Cotand, Charles Dunant , P. Servand , Ant. Mermillon , L Debons , Guill. Sourd, lean Hugonier , P. Guti , L Bechod , George Desplans, I. L. Cuactaz et plusieurs autres, lesquels nous interrogeâmes s'ils vouloient soutenir la messe et autres semblables choses inventées par les hommes, ou non; nous leur dîmes encore que s'ils n'estoieut pas capables de le faire, et s'ils savoient quelques uns qui voulussent soutenir que ces choses étoient selon les saintes Ecritures, qu'ils les fissent venir. Ils répondirent par l'organe de Rolet Dupan que ce n'estoit pas à eux à faire de soutenir telles choses, puisqu'ils n'avoient pas la suflisance et le savoir. Sur quoy suivant la résolution du Conseil des 200. nous leur fîmes défenses de célébrer aucunes messes dès à présent , ni d'administrer aucuns sacremens des hommes, encore moins de séduire davantage le peuple. Ils répondirent qu'ils étoient prêts à obéir. On leur ordonna d'aller à l'un des sermons, afin d'entendre comme il faut vivre.

30 » Le 30 Novembre l'Ambassadeur Neiguely demandant ré-

llcijistres publics. cLvn

ponse, on luy dit qu'il n'a pas tenu et qu'il ne tient pas à nous qu'on ne vive en paix, mais que les Savoyars n'ont point tenu leurs promesses, au contraire ils resserroient davantage les vivres, ils prenoient et dépouilloient les nôtres, ils assenibloient plus de gens de guerre , ils souteuoient de plus en plus ceux de Peney et les autres traîtres : c'est pourquoy nous priions Messieurs de Berne de n'estre point fâchés contre nous si nous sommes allés quérir des vivres et si nous avons chassé ces traîtres.

Le 4 Décembre (voir Grenus). ■* Décembre.

Le Dimanche 5 Décembre en conseil des 200^. on rapporta •> que selon l'arrêt du dit Conseil nous avions appelle les prêtres, et que nous leur avions demandé s'ils vouloient soutenir leurs sacremens et leurs messes par l'Evangile; et parcequ'ils nous avoient répondu qu'ils ne savoieut pas et que ce n'estoit pas à eux à faire , nous leur avions fait défenses de pratiquer plus ces choses et de ne s'en mêler plus; à quoy ils s'estoient sOumis : qu'enfin nous leur avions dit que puisqu'ils avoient été choisis pour enseigner le peuple , et qu'ils ne le scavoient point faire, ils dévoient aller ouir, lequel qu'ils voudroient des prédicateurs de la vérité évangelique : qu'ils nous avoient répondu qu'ils ne vouloient pas ouir ces prédicateurs , mais qu'ils vouloient plutôt se retirer de cette ville. C'est pourquoy nous remettions cette affaire au conseil d'auiourduy. Sur quoy on arrêta qu'on feroit commandement exprés à tous les prêtres qui sont eu cette ville d'aller ouir l'Evangile en l'un des sermons, lequel ils voudront, afin qu'ils puissent ouir la parole de Dieu et entendre si les prédicateurs enseignent une saine doctrine, afin qu'ils nous le puissent faire savoir , et qu'en suite nous puissions suivre la plus saine doctrine de Dieu ; avec communication que s'ils ne vouloient pas aller audit sermon, ils sortissent de la ville, pour n'y plus rentrer.

Pour la suite (voir Grenus).

Le 6 Décembre on appella les prêtres selon l'arrêt du con- '> • .seil des 200. et on leur demanda s'ils vouloient demeurer à Genève : ils dirent qu'ouy. On leur demanda s'ils ne vou-

Décembre.

CLvin Extraits des

loient pas obéir aux ordres de Messieurs les Sindics : ils diient qu'ouy. On leur dit qu'avant qu'on fît la dispute et souvent depuis nous leur avions demandé s'ils vouloient soutenir leurs sacreniens et leurs prédications ; à quoy ils avoient touiours répondu qu'ils ne savoient ni ne pouvoient, et qu'ils n'estoient pas experts pour cela. C'est pourquoy le conseil des 200. avoit ordonné que les prêtres qui devroient enseigner la vérité au peuple, iroient à l'un des sermons des prédicateurs Evangeliques • et ainsi que nous leur ordonnions d'aller au dit sermon , et s'ils entendent quelque chose qui ne soit pas bien, qu'ils nous le rapportent, afin que nous puissions corriger le prédicateur. Ils répondirent que s'ils alloient à quelcune de ces prédications, ils n'oseroient pas puis après sortir pour aller à leurs affaires. Les uns demandèrent permission de s'en aller: les autres d'aller et venir dans la ville; et les autres dirent qu'ils vouloient demeurer à Genève. 1. de l'Orme pria qu'on luy permît de demeurer dans la ville en son estât, disant qu'il étoit bien aise qu'on défendît la messe, parcequ'il y a longtemps qu'il ne la côlébroit qu'à contrecœur , pt-omettant de ne la plus célébrer. On permit à I. L. Cuactaz , P. Guti, laq. Bon, et Amy Merniillon d'aller et de venir pendant 8 iours. Aux autres , ass. Guill. Vellu, I. Hugonier, Guill. Manillier, Cl Blanc, P. Servand, Guill. Sourd, Ant. Mermillon , Ant. Aillod , Ant. Simon , Rolet Dupan , etc. on fit commandement exprès d'aller à la prédication et d'ouir la parole de Dieu comme cy dessus; de porter d'autres habits et d'autres bonnets, {bonnetos) et de vivre comme on vit communément en cette ville, et de quitter leurs habits et bonnets sacerdotaux.

Ce iour ceux de delà l'Arve sonnèrent le tambour et voulurent passer le pont , et attaquèrent les nôtres.

Le 7 Décembre M. Tho. Genod dit qu'il avoit les droits de la communauté de S. Gervais qu'il avoit gardés fidèlement, les sauvant des mains des autres prêtres; c'est pourquoy il prioit qu'estant pauvre on le pourvût de quelque chose pour vivre. On luy dit de faire apporter le coffre des droits en la maison de ville, et qu'on verroit de le pourvoir de quekjue chose.

Registres publics. clix

Le 8 Décembre (voir Grenus). 6^ Décembre.

Ce iour comme nous étions au Conseil , les balayeurs {mundatores sive excuhatores) du temple de S. Gervais, trouvèrent une plaisante fourbe {egregiam deceptionem] des prêtres en la grotte du dit temple en laquelle on assurroit qu'estoient ensevelis les corps de Nogaire , Celse et Pantaléon ; ce qui arriva ainsi; Comme ils remuoient l'autel qui étoit en la dite grotte, {crotta) au milieu duquel il y avoit un trou par lequel les bonnes vieilles femmes avoient accoutumé de faire descendre leurs chappelets {chappeletos} vers les saintes reliques qu'elles croyoient qui y estoient, ils trouvèrent que ce trou estoit fait en une pierre de roche taillée à pointes de diamant, soit en manière de dens de poisson, en sorte qu'elle retenoit facilement les chapellets qu'on y avoit fait descendre : et sous ce trou ils trouvèrent une pierre taillée à la façon d'un plat , étant dans le vuide dudit autel ; enfin ils trouvèrent aux deux coins dudit autel deux vaisseaux de terre de la contenance d'environ 4 quarterons qui étoient découverts et vuides, et qui avoient dès leur ouverture un canal ou conduit de terre qui alloit de l'un à l'autre par le milieu de l'autel , et il y avoit dans ledit canal des trous comme ceux qu'on fait aux flûtes des orgues : tous ceux qui les virent ingèrent que par ces trous il se faisoit un son depuis les dits vaisseaux .. en sorte que les vaisseaux se repondans ainsi resonnoient comme si c'estoit ue murmure de gens qui parloient. On crut que toutes ces choses estoient la cause de ces sots discours qu'on avoit tenus si long temps dans cette ville , « Toutes les nuits de Noël les corps saints de S. Gervais chantent: les corps saints de S. Gervais se plaignent de ce que Ton a osté la messe : » ce qui le faisoit croire , c'est qu'il y avoit certain bruit comme une voix qui sortoit desdits vaisseaux lors que que quelcun parloit près du trou dudit autel.

Le 10 Décembre (voir Grenus). io

On donna charge au maître de l'artillerie de s'informer qui c'est qui a des poudres d'arquebuse, et de défendre à tous ceux chés qui il en trouvera d'en vendre sans permission.

CLX Extraits des

On ordonna que les chefs de famille feroient le guet et de iour et de nuit.

Ou remit à Cl. Savoye maître de la monnoye un bâton garni d'argent, (argentatus) et un calice d'argent du poids de 4 marcs et 2 onces.

4 Décembre. Le 4 Décembre on reçut des lettres de Messieurs de Fri-

bourg qui demandent que nous ne recevions point de leurs compagnons ; on leur répondit que nous ne connaissons point leurs suielS;, et que si nous les connoissons, nous ne les recevrons pas.

^^ • Le 14 Décembre (voir Grenus).

On ouit M. Neiguely Ambassadeur de Berne, et on lut des lettres de Messieurs de Berne qui écrivent que nous recevions des trêves pour cinq mois comme le Duc le demandoit.

^-ï • Le 15 Décembre en conseil des 200. on parla de la venue

des François : on avertit tout le monde de faire bonne garde; tous promirent d'obéir à leurs capitaines et de faire bon guet.

■17 . Le 17 Décembre (voir Grenus).

Maître Guill. Farel prédicateur de la Parole de Dieu fît en Conseil une sainte exhortation que nous nous convertissions à Dieu , et tissions que tout le peuple renonçât au mal et ouït la parole de Dieu, en priant Dieu unanimement pour la paix. Sur quoy on arrêta qu'on fît une crie qu'au son de la grosse cloche tous viennent demain et les autres iours au temple de S. Pierre afin de prier Dieu pour la paix et pour la conservation de la ville.

On bailla au trésorier la croix d'argent qu'on avoit eue de la paroisse de la Madelaine, pour emprunter de l'argent dessus, pour payer les gens de guerre.

Le même iour après disner le Sindic Bandiere rapporta que M. de Verey iVerex) l'ayant envoyé quérir, il luy ôtoit allé parler avec Mich. Sept et Cl. Savoye; que ledit Gentilhomme lui avoit remontré qu'il avoit voulu amener en cette ville une armée {armatum) de 400 chevaux, mais que cela n'avoii pas réussi ayans été repoussés pour ia 2*^ fois : toulesfois qu'il espère que le Roy de France son maître prendra

Registres publics. ciaï

l'affaire à cœur, et qu'il envoyera une plus forte troupe, ifortiorem bendam) puis qu'il airae grandement Genève, et qu'il ne voudra pas souffrir que ses gens ayeut été mallraittés par les Savoyars dans le chemin, et qu'il croit que le Roy veut poursuivre cette affaire à ses frais et soutenir la guerre contre tous, s'il est besoin au nom de Genève, (nomine Gebenensi). Cependant afin qu'on ne die pas que le Roy veut entreprendre cette affaire sans occasion , et qu'il fait la guerre à ses voisins sans cause , ledit M. de Verey désire de savoir de nous en quoy nous voulons gratifier ledit Roy, se servant de ces termes, « Afin que le Roy ait meilleure occa- « sion de vous aider et faire r'avoir vos biens et terres dé- « pendantes de votre ville, et chasser vôtre ennemi, il fau- « dra bien que vous luy faciès quelque prééminence en vôtre « ville. Vous savés que vous avés eu un Evéque qui estoit « Prince avec toute prééminence, et faisoit grâce: Vous sa- ^c vez aussi que vous avez eu le Duc de Savoye Vidomme , •< qui tenoit Cour, étoit obéi, prenoit vos gens: Vous avés <: depuis recouru aux Suisses pour vous garder d'oppression ; « vous savés comme vous en avés été menés et traittés par « des Tournées : l'un vous a fait la guerre contre vos person- « nés, l'autre contre vos biens, l'autre contre vôtre bourse, « de sorte que vous êtes ruinés. Si par quelque accord vous « venés à l'observation de vôtre sentence de Payerne que «c vous allégués touiours, vous serés touiours ainsi maltrait- « tés, car vous recevrés le Duc pour Vidomme, et l'Evéque, « qui sont réservés en cette sentence. Vous avés les Suisses , « vous savés comment ils s'entretiennent, et quel autre bien « vous peut avenir de tous ces côtés là, sinon que vous man- « gérés le vôtre. Le Roy ne demande rien autre, sinon d'é- « tre appelle Protecteur de vos libertés , us et coutumes , en '< vous laissant vôtre iustice, vôtre gouvernement et tous vos « droits : il vous veut aider à vous fortifier et ne veut rien a du vôtre : L'Evesque avoit la puissance de faire grâce , « cette puissance n'est point à vous ; quand bien vous lais- « serés cela au Roy, ce n'est que ce qui appartenoit à l'E- « vesque, et cela luy donneroit le courage de vous envoyer

CLXii Ex traits des

« tel secours que vous déchasseriés vos ennemis à ses dépens. « C'est pourquoy vous y aviserés, car nous voulons écrire « au Roy comme les affaires se sont passées. » On raisonna longtemps en Conseil sur ces choses, et enfin après avoir tout bien examiné , on résolut de répondre ainsi aux François ; « Nous avons parlé avec quelques uns des principaux de nô- « tre ville qui ont en recommandation le bien bonheur et « profit de la Communauté de Genève , avec lesquels nous « avons trouvé que ce dont vous nous avés parlé est une « chose de grande importance , laquelle nous n'oserions pro- « poser devant nôtre peuple de peur d'en estre repris, car « noire peuple ne s'est encore bonnement apperceu de l'aide « et secours du Roy : toutefois nous sommes demeurés en « cette resolution de vous dire que vous suivies votre inten- « tion, qui est comme vous nous avés dit, de nous aider à « chasser nos ennemis, afin que nôtre peuple en soit consolé « et prenne courage , et nous croyons qu'alors quand nous « proposerons cette affaire à nôtre peuple , il en fera volon- « tiers en sorte que le Roy aura suiet de se contenter de « nous. » 18 Décembre. Le 18 Décembre on rapporta qu'on avoit fait la sus dite

réponse à M. de Verey , et qu'il avoit dit : « Or sus quelle « apparence? que voulés-vous que le Roy face avant que « vous ayés parlé à vôtre peuple? Pensés y Messieurs; la « meilleure compagnie ibenda) de France a déia été deffaite « pour vous, même qui portoit sa livrée, ce qui luy sera « un grand déplaisir; nous luy avons fait entendre beaucoup « de choses et nous vous pensions bien trouver de meilleure « volonté ; toutefois vous estes sages et les choses sont bien ". importantes, quoy que le Roy ne vous demande point de « suieition , sinon estre conservateur de vos droits , vous ren- « dre vos terres, et vous fortifier vôtre ville: » il aiouta beaucoup d'autres choses. On opina longtemps là dessus et on pesa fort cette affaire : on conclut qu'il y avoit un grand péril à tomber entre les mains d'un tel Prince , et qu'il ne faloit pas aisément aiouter foy à ce Gentilhomme François , qui n'avoit point de lettres du Roy. Et ainsi on résolut que

Registres publics. CLXin

nous envoyerions un Ambassadeur au Roy pour remercier le Roy de France , et qui exposera en suite que nous avons ouy ce que M. de Verey nous a dit et promis de sa part, et comme nous connaissons sa bonté et l'inclination qu'il a à protéger la liberté des hommes et des villes , nous espérons qu'il ne nous veut rien oster de nos libertés , prééminences et coutumes, et nous le supplions qu'il luy plaise de nous aider à chasser nos ennemis , offrans d'employer nos corps et nos biens à son service. On élut en même temps Cl. Savoye pour aller vers le Roy.

Le 20 Décembre on assembla le Conseil pour voir comme êo Décembre. il falloit faire pour avoir du secours, et sur tout pour voir comment on pourroit agir seurement avec les François, sans leur donner aucune authorité ni seigneurie chez nous, encore moins nous assuiettir à eux. On avoit résolu d'envoyer au Roy Cl. Savoye pour Ambassadeur, mais pour ce que le Roy ne nous a encore rien demandé ni offert, il semble bon qu'on luy écrive seulement une lettre sur ce qui a esté proposé par M. de Verey, par laquelle il ne puisse avoir aucune pensée que nous nous voulions assuiettir, mais seulement que nous luy offrirons nôtre humble service, autant que nous pouvons et que le temps le demande , à cause de ses bienfaits, sans aucune suiettion.

Le 21 Décembre on résolut qu'on logeroit M. de Verey en 2/ la maison qui a appartenu à CI. Baud.

On lut les lettres qu'on écrivoit au Roy de France, à la Reine de Navarre, et à l'Admirai de France.

Le 22 Décembre (voir Grenus). 32

Le 23 Décembre on dit que si la Bise s'arrétoit cette nuit, 33 » un de ces gentilshommes François qui sont icy partiroil pour aller vers le Roy pour nos affaires, et on résolut qu'on luy donneroit nos sus dites lettres , avec de l'argent pour faire son voyage (veagium) et qu'on luy diroit de bouche de faire nos recommandations au Roy.

On parla de la monnoye qu'on avoit battue ; et parceque le peuple n'en est pas encore bien informé, et qu'il y a de Vapparence qu'il ne voudra pas prendre cette monnoye sans

CLxiv Extraits des

qu'on l'ait publiée à son de trompe , on ordonna qu'on assenibleroit le 200. pour voir comment ou s'y prendroit.

i?i Decewbre. Le 24 Décembre on conseil des 200. ayant veu la monnoye

qu'on avoit battue, et entendu le maître de la monnoye, on trouva qu'elle n'estoit pas suffisamment marquée, (marcata) et aussi on ordonna que celle qu'où feroit seroit mieux imprimée, et cependant que celle cy auroit cours et que personne ne la pourroit refuser , et après qu'on en auroit fait de l'autre , ou referoit celle cy , et le maître de la monnoye promit de la reprendre et de la refondre et faire mieux marquer. On ordonna aussi que pour plus grande seureté de la fabrication de la dite monnoye , Messieurs les Sindics exerceroient l'office qu'on appelle de General de la monnoye , et on éliroit un essayeur et un garde de monnoye : Claude Chaleauneuf orfèvre fut élu pour essayeur, et Aimé Levet apoticaire pour garde : ou leur recommanda de bien faire graver les coins, et d'imprimer la monnoye le mieux qu'il se pourroit, parceque c'est l'honneur de la ville.

S5 » Le Samedy 25 Décembre (voir Grenus).

^'* • Le 28 Décembre on reçeut des lettres de Messieurs de

Berne qui demandent qu'on délivre Guy Furbity pour Antoine Saunier à Pignerol. Sur quoy on résolut de leur écrire que nous sommes dans la volonté de leur agréer en cela, pourvu que ses dépens soient payés. (Ses dépens montoient à 7 00 écus : on ne put point en être remboursé). On leur écrivit aussi qu'ils vinssent à nôtre secours.

On ordonna qu'on publieroit la monnoie à son de trompe afin qu'elle puisse avoir cours.

^5 • Le 29 Décembre on proposa qu'il étoil nécessaire d'élire

deux Conseillers secrets pour les affaires de la guerre, touchant laquelle il semble bon de consulter M. de Verey. On élut Amy Bandiere et Hudriod du Moulard Sindics à qui on donna toute la charge d'aviser sur les choses nécessaires pour la guerre^ même s'il faut sortir contre les ennemis.

On résolut aussi qu'on ne permettroit point aux étrangers d'entrer dans la ville, ni à personne d'en sortir sans permission: et si on apporte quelque chose à vendre, qu'il y ait

lieffistres publics. clw

des gens qui le reçoivent et qui le payent aux portes, et qui en suite le portent au marché.

L'apres disnée se présentèrent Henry Dolens , P. Vandel , et Cl. Bernard sous capitaines élus cy devant, avec laq. Dezars, Fr. Chamois et Amy Ferrin enseignes, avec lesquels on avisa de donner un meilleur ordre pour faire la garde. On lut des articles faits sur les occurrences de la guerre, et on ordonna qu'ils soient observés. En voicy l'abrégé.

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