Ibid
ment sanctionner l’article 170 qui n’est pas dans le chapitre IV, bien que faisant partie du titre du Mariage, ou l’article 159 auquel ne fait allusion ni l’article 182, ni l’article 184? La plupart des auteurs font fléchir la règle, diversement, mais ils la font fléchir et la jurisprudence, notamment pour les mariages célébrés à l'étranger (art. 170), la fait fléchir aussi. Laurent seul, que possède le démon de la logique, rejette en bloc toutes ces causes de nullité. «Un principe, conclut M. Planiol (1), est jugé par ses conséquences quand il conduit à des solutions comme celles qu'a enseignées Laurent. »
Et, en effet. Mais pourquoi M. Planiol n'a-t-il pas poussé son idée jusqu’au bout? Pourquoi semble-t-il se borner à raisonner uniquement sur les articles 170 et 159 ou encore sur les articles 295, 298 et 348 et à faire profiter ces seules hypothèses du bénéfice de ses très justes observations? Il nous semble que lidentité de sexe présente un assez beau cas de nullité virtuelle qui, une fois la règle d'interprétation stricte écartée, n’a plus besoin du fallacieux secours d’une inexistence dontnous avons démontré la fausseté, pour être convenablement sanctionnée.
Caron ne nous contestera pas, maintenant je pense, que l'identité de sexe ne soit une cause de nullité
qui, pour être virtuelle, n'en est pas moins facile à