Beudant. Cours, t. I, n
courir à leur notion favorite un danger assez grave» en l’appliquant à l’absence d’une condition telle que la célébration.
En effet, le rapide aperçu historique par quoi, tout à l'heure, nous essayions d'éclairer et d'expliquer la condition qui nous occupe, tout en démontrant l'importance qu’elle a prise dans le mariage moderne, prouve aussi, très nettement, qu'elle ne découle pas de la nature mème des choses, que l’on pourrait concevoir un mariage d’où elle serait absente, que très longtemps on s’en est passé et que, peut-être, dans l’avenir, on s’en passera encore, comme quelquesuns le désirent, que, par conséquent, elle a été imposée par une disposition du droit positif et que, par là même, si importante qu’on lasuppose elle est contingente.
Et si, en même temps, on se souvient que les conditions substantielles dont l’absence entraine l’inexistence sont les conditions « impliquées par la nature même de l'acte (1) », les conditions sans quoi l’acte ne sepeut concevoir, les éléments organiques sans lesquels l’acte n’existe pas et ne peut exister, la contradiction éclate.
Il est curieux d’insister sur un aspect particulier de cette contradiction fondamentale. On sait que l’un
des caractères principaux de la notion d’inexistence