Beudant, Cours, t. I, n
est de s'imposer au commentateur, même dans le silence de la loi, puisqu'elle correspond à quelque chose d'objectif devant quoi il faut s’ineliner et qui s'impose ; et c'est même sa grande utilité de planer ainsi au-dessus des textes, de latradition et des usages, dans le domaine supérieur de la raison. On peut dire qu'il est de l’essence de notre notion de se pouvoir passer de la consécration positive : « Ce qui est substantiel n'est-il pas toujours naturellement sousentendu ({) ? »
L'application que l’on fait de la notion d’inexistence au défaut de célébration donne un éclatant démenti à cette proposition que nous considérions justement comme une conséquence immédiate et essentielle äe la nature même de l’inexistence. Et comme cependant, cette application on nous la présente, malgré tout, dans tous les ouvrages classiques et comme tous les auteurs l’acceptent, nous en concluons qu’elle fait vraiment partie intégrante de la théorie que nous discutons et que, par conséquent, la simplicité de la notion d’inexistence est illusoire car, en définitive, n’a-t-elle pas une double source, légale et rationnelle, et n'est-elle pas double comme le principe d’où eile procède? Et, si elle est double, quelle est cette variété d’inexistence que nous n’avions pas encore rencontrée l’inexistence que nous appel-
lerons positive ou légale ?