Ib., n
L'on comprend bien en la bouche d’un tel auteur le reproche d'illogisme adressé à Demolombe et à Marcadé, mais pourquoi se met-il lui-mème dans le cas de se faire taxer, lui aussi, d’inconséquence ? Pourquoi se laisse-t-il aller à la dangereuse faiblesse d'approuver la solution de la Cour de cassation dans l’affaire des mariages de Montrouge ? Dans l’espèce pourtant le conseiller municipal irrégulièrement 'délégué n'avait pas, dit-il (1) lui-mème, plus de qualité «qu’un simple intrus », par conséquent en approuvant l’arrèt du 7 août 1883 il approuve bel et bien le maintien d’unions inexistantes, ce qui est plus grave, on l’avouera, que la concession du bénéfice des articles 201 et 202. Ne s'en aperçoit-il pas ? Le contraste est piquant, qui éclate entre ces benoites solutions et les farouches déclarations de principe que l’on trouve ailleurs. Je renonce, quant à moi, à comprendre ces brusques changements d'opinion. S’expliquent-ils par ce simple fait qu'une cinquantaine de pages séparent les deux passages que nous avons entrepris ? Ne serait-ce qu'un fâcheux oubli ? Ou bien plutôt, l’auteur dont nous parlons, n’a-t-il pas craint de se trouver tout seul — et en mauvaise posture — là où personne, mème Zachariæ (2), n’a osé s’aventurer, je veux dire aux extrèmes confins où la logique rejoint l'injustice ?